La Valse des pantins
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JulienAllard
JulienAllard

39 abonnés 387 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 février 2015
Un film de Scorsese tout bonnement surprenant où l on va De Niro dans un rôle comique et Jerry Lewis dans un rôle sérieux. Le film, de plus, depeint plutôt bien les excés d'un certain fanatisme ici envers un comique. Un film sous estimé !
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 janvier 2021
Bien qu'amateur de Robert de Niro, je trouve ici son personnage des plus insupportables. Il a un gros débit de parole, un culot plus qu'agaçant que bienvenue et il court après un personnage antipathique, Jerry Lewis, lequel passe sont temps à faire la tronche alors qu'il est sensé être un comique. Bref, le scénario, les acteurs et le contenu m'ont beaucoup déplu, il est difficile d'aller au bout malgré mon attachement pour Robert de Niro.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 juin 2009
Une comédie irrésistible avec deux acteurs reconnus. J'ai beaucoup apprécié le personnage de De niro, qui nous inspire de la pitié et nous fait rire. Les situations comiques sont nombreuses et les plus drôles sont très certainement les fantasmes de Pupkin, lorsqu'il s'imagine être le grand ami de Jerry Langford ! Le comique de répétition avec le nom de famille de Pupkin, Popcorn etc est très amusant lui aussi ! Génial.
MoviesGeek
MoviesGeek

14 abonnés 479 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2011
Certainement pas le meilleur film de Scorcese, et loin d'être celui de DeNiro, "La valse des pantins" reste un film agréable, surtout grâce à un Robert DeNiro étonnant dans un personnage à mille lieux de ses rôles habituels.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 août 2025
Un film de Martin Scorsese assez peu connu dans lequel un jeune comique campé par l’excellent Robert de Niro tente de percer dans le milieu et voue une admiration à un célèbre comique qui n’est d’autre que l’incarnation de Jerry Lewis. Ce n’est pas tant le milieu du show-biz que le cinéaste égratigne que la quête obsessionnelle de célébrité et de recherche de reconnaissance. Si le film fonctionne aussi bien, c’est évidemment grâce à l’interprétation et la compassion qu’introduit le réalisateur pour ces personnages, jamais cynique mais toujours mordant.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 avril 2021
Signée par Martin Scorsese, “La valse des pantins” est une comédie mettant en scène Robert De Niro dans la peau de Rupert Pupkin, un comique qui rêve d’accéder au succès. Le comédien tente désespérément d’entrer dans le show-business et harcèle sans arrêt le célèbre animateur Jerry Langford pour se faire inviter dans son émission star. Essuyant les échecs, il décide de kidnapper la star. Plutôt méconnu du grand public, ce long-métrage se veut une satire de l’influence des talk show sur l’image. Bien joué et convenablement construit, “La valse des pantins” manque néanmoins d’ambition et de scènes hilarantes.
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Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 octobre 2020
Cinéaste au style généralement très affirmé, Martin Scorsese prouve avec La Valse des pantins qu’il est également capable de signer un grand film en adoptant une forme plus traditionnelle. En effet, si on excepte l’insertion de certaines scènes fantasmées par Rupert Pumpkin spoiler: (on peut même se demander, comme pour Taxi driver, si la conclusion n’est pas elle-même rêver par le personnage principal puisque, à l’instar de Tarvis Bickle, il devient une star suite à son acte criminel : cette fin est-elle une citrique de la société du spectacle et du public ou le délire d’un fou ?)
, le film possède une narration et un style de réalisation très classiques bien que très efficaces et tout à fait réussis. Cela explique peut-être pourquoi Scorsese trouve le film bon mais considère qu’il n’aurait peut-être pas dû le tourner.
C’est d’ailleurs un long-métrage qui a été amené à Scorsese par Robert De Niro après que celui-ci ait échoué à faire diriger le projet par Michael Cimino. Il faut dire que cette histoire d’homme désirant la célébrité à tout prix est avant tout un film d’acteurs. Si Robert De Niro est impérial en comique en manque de gloire, La Valse des pantins marque une première dans la carrière de Jerry Lewis car, pour une fois, il joue un rôle dramatique avec son personnage de star méprisante et peu sympathique. Même si cette rencontre entre deux géants du 7ème Art est le moteur principal du film, il ne faut pas pour autant oublier les belles prestations de Diahnne Abbott en femme qui regrette d’avoir rencontré Pumpkin et de Sandra Bernhard en groupie presqu’aussi folle que ce dernier. On pourra trouver que ces comédiens ne soient pas réellement mis en valeur par une version française assez décevante.
Ainsi, si elle est assez atypique dans la carrière de Martin Scorsese de par son classicisme, La Valse des pantins n’en demeure pas moins une grande réussite grâce à sa réunion de talents et sa critique de la folie amenée par le besoin de célébrité à tout prix. Une réussite de plus pour le réalisateur qui ne rencontra pas le succès à sa sortie mais obtint une véritable reconnaissance au fil des ans.
pfloyd1
pfloyd1

177 abonnés 2 296 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juillet 2022
Brillamment interprété par ce jeune acteur en devenir, Mr De Niro, l'histoire de ce comique qui rêve d’apparaître et de se faire connaître dans la célèbre émission de jerry, est prêt à tout pour y arriver. On redécouvre l'acteur-humoriste Jerry Lewis, grande figure de cette époque, dans le rôle du présentateur célèbre que tout le monde s'arrache. Martin Scorsese signe là un véritable chef d’œuvre dans la mise en scène, la profondeur des personnages et de l'histoire .Robrert De Niro est un monstre, il joue à la perfection, sans faille, avec une justesse déconcertante, c'est fou. On se laisse vite embarqué dans les tumultes de ce jeune comique prêt à tout pour se faire connaître, une trame fluide, une interprétation fantastique.
Fabios Om
Fabios Om

71 abonnés 1 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 janvier 2023
Une comédie noire et grinçante,résumant bien l'état d'esprit de Martin Scorsese au moment où il la tourna."La valse des pantins" permet aussi à Robert De Niro de prouver qu'un simple comique raté au sourire avenant vissé aux lèvres peut être plus menaçant qu'un malabar surarmé.Un film au titre qui est étrange pour certains mais enfaite très évocateur de la société et de tous ce qui entoure le monde des humoriste mais'aussi la télévision et le succès. Bonne Réalisation de Martin Scorsese. Avec un rythme lent dans sa première partie, cette comédie dramatique met beaucoup de temps a prendre son envol. Le scénario piétine, navigant entre la bouffonnerie et le fantastique sur une BOF très jazzy avec de belles insertions du Genius Ray Charles, de Sinatra, Pretenders et même de Jim Morisson ... Après le personnage est vraiment pathétique, et j'ai souvent eu mal pour lui dans son ridicule, il n'est pas vraiment en phase avec la réalité.
Ceci dit, ce film n'a clairement pas la beauté, la puissance et le génie d'un Taxi Driver, à titre d'exemple.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2012
« Parenthèse » dans la carrière sombre de Martin Scorsese, « La Valse des pantins » n'est pas une comédie pour autant. On retrouve même à travers ce personnage déséquilibré la passion du réalisateur des « Affranchis » pour les « héros » pas comme les autres, violent et fascinant à la fois. Mais contrairement à d'habitude, Scorsese préfère tourner ici cela en dérision, sans pour autant tomber dans la grosse rigolade. Au contraire, il est difficile d'exprimer le malaise provoqué par certaines scènes, l'insistance dont fait preuve Rupert Pupkin à de nombreuses reprises faisant froid dans les dos. Il a beau être extrêmement aimable et poli, sa façon de quasiment harceler les producteurs tant il est persuadé d'être un génie est terriblement angoissante, d'autant que Robert De Niro le joue à la perfection. Son « affrontement » avec Jerry Lewis est d'ailleurs un remarquable moment de cinéma : ils ont beau ne pas avoir tant de scènes communes, cette façon qu'à Pupkin d'idéaliser son idole est saisissante face au quasi-mépris que ressent ce dernier pour lui. C'en est presque douloureux de voir ces deux hommes talentueux vivre de cette façon : l'un dans une sorte de psychose obsessionnelle complètement déconnectée de la réalité, l'autre dans une solitude quasiment inimaginable... La « comédie » laisse à ce moment totalement place au drame, même si l'ironie dont fait preuve Scorsese dans les vingt dernières minutes vient une fois de plus remettre en cause le « registre » dans lequel nous sommes. Celles-ci sont d'ailleurs étonnantes, ni pro ni anti-show business, même si celui-ci ne sort assurément pas grandi de cette œuvre atypique, à la conclusion aussi grinçante que réjouissante : un sacré tour de force cette « Valse des pantins ».
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 avril 2015
"La valse des pantins" occupe une place à part dans la filmographie de Martin Scorsese. La tonalité jusque-là globalement noire des films du réalisateur, de "Who's that knocking at my door" (1967) à "Raging Bull" (1980) a longtemps fait passer "La valse des pantins" pour une comédie, sorte d'OVNI traversant une filmographie marquée par le sceau du désenchantement et du dérèglement social, incarnés par des individus en rupture de ban. Impression comique renforcée par la présence au générique de Jerry Lewis. En réalité, Rupert Pupkin le fan kidnappeur, joué par De Niro rejoint Travis Bickle (héros de "Taxi Driver") parmi les laissés pour compte de la société américaine. Le désœuvrement consécutif au retour mal géré des GI ayant combattu au Vietnam pour l'antihéros de "Taxi Driver", l'enivrement aux paillettes d'une jeunesse collée à l'écran cathodique pour Rupert Pupkin. Plus de trente ans après sa sortie, "The king of comedy" se révèle comme prémonitoire de ce qu'est devenu aujourd'hui le rapport à la célébrité, banalisé par la multiplication des reality shows et l'influence insidieuse de la toile sur la mutation des rapports sociaux vers une confusion névrotique entre un anonymat déculpabilisant et l'accès facile à une notoriété éphémère. La prophétie d'Andy Warhol concernant le "quart d'heure de célébrité" auquel chacun d'entre nous peut prétendre, se vérifie tous les jours un peu plus, faisant grimper sans fin la surenchère médiatique qui tourne souvent à l'absurde. Selon ce précepte et avec le recul, la question que l'on peut se poser est la suivante: Rupert Pupkin quand il kidnappe Jerry Langford célèbre showman (Jerry Lewis) souffre t'il d'un syndrome névrotique mégalomaniaque ou plus cyniquement n'est-il qu'un froid calculateur en avance sur son temps ? A y regarder de plus près, Pupkin dont le calme et la détermination sont à toute épreuve, semble avoir patiemment calculé son affaire, manipulant sa collègue groupie fortunée (Sandra Bernhard génialement hystérique) et aussi Jerry, comique à l'ancienne qui n'a visiblement pas intégré le rapport au public qui se modifie à grande vitesse dans les années 80. Cette thèse semble être accréditée par les rêves de Rupert qui montrent bien qu'à ses yeux Jerry n'est qu'un marchepied vers la gloire. Quand la collaboratrice de Jerry (sublime Shelley Hack) lui conseille de faire ses armes en passant par le circuit traditionnel mais très aléatoire des petits cabarets, Rupert n'en n'a cure, connaissant un moyen beaucoup plus efficace et rapide de rejoindre son héros sur le devant de la scène. Scorsese a longtemps hésité à porter à l'écran le scénario de Paul D Zimmerman qui lui avait été proposé au début des années 70 et qui échouera un temps à Milos Forman. Il faudra la détermination de Robert De Niro très sensibilisé au sujet pour que le réalisateur devenu davantage concerné par les revers de la célébrité se saisisse de l'affaire. Pupkin à l'image de Travis Bickle est certes un marginal vivant encore chez sa mère, conservant ses rites et manies d'adolescent mais son statut semble transitoire comme s'il était en couveuse, attendant l'heure propice pour enfin basculer dans sa vie d'homme. Il concentre sur sa seule personne les angoisses des deux complices désormais livrés aux affres de la vie sous les sunlights qui vous condamne à l'isolement sous peine de devenir la proie de tous les Rupert Pupkin qui arpentent les rues. John Lennon à l'époque du tournage venait d'être assassiné par Martin David Chapman (1980) et Jodie Foster l'actrice de "Taxi Driver" avait été harcelée de longs mois par John Warnock Hinckley Jr. l'auteur de la tentative d'assassinat sur le président Reagan (1981). Dans un tel contexte on peut comprendre le regain d'intérêt de Scorsese pour le sujet mais aussi y déceler la raison de la relative violence émanant de Pupkin, le réalisateur ne souhaitant sans doute pas susciter davantage de vocations criminelles. Il n'empêche que sous ses airs de gentille comédie un peu moqueuse, "The king of comedy" reste encore aujourd'hui un des films les plus troublants de son auteur. A voir pour mieux comprendre la transformation de nos sociétés occidentales où l'image est devenue une raison d'être mais aussi pour voir Jerry Lewis et De Niro à leur meilleur, jouer à front renversé.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 septembre 2025
Qui est le film ?
En 1983, Martin Scorsese signe un film inattendu, presque à contre-courant de sa réputation alors associée à l’énergie brute, à la violence et aux gangsters. La Valse des pantins est une comédie noire qui met en scène Rupert Pupkin, apprenti comédien sans public, obsédé par Jerry Langford, star de la télévision incarnée par Jerry Lewis. Le film, mal reçu à sa sortie, est aujourd’hui considéré comme l’un des plus prophétiques de Scorsese. Sous ses dehors de farce grinçante, il explore un thème qui hantera tout le cinéma moderne : l’obsession de la visibilité, le culte de la célébrité, la transformation du rêve en pathologie.

Que cherche-t-il à dire ?
Scorsese ne filme pas seulement l’itinéraire d’un fan dérangé : il interroge un système. Celui où l’image publique, la médiatisation et la reconnaissance remplacent l’expérience intime et la relation humaine. L’ambition du film n’est pas d’alerter sur un « cas isolé », mais de montrer comment une société tout entière fabrique des Rupert Pupkin, comment l’économie du spectacle absorbe jusqu’à la transgression et finit par la transformer en marchandise. C’est une réflexion sur le désir d’être vu, sur la frontière entre légitimité et délire, sur la manière dont le rêve américain se renverse en cauchemar médiatique.

Par quels moyens ?
Rupert Pupkin incarne la figure paradigmatique du "parasocial relationship" : il entretient un lien unilatéral, intime et fantasmatique avec Jerry Langford, relation qui remplace toute sociabilité réelle. Sa vie est peuplée de répétitions (sketches répétés, fantasmes, enregistrements) : le fan devient performeur en permanence pour un public imaginaire.

Le film incarne à sa manière La Société du spectacle de Debord : ce qui compte n’est plus l’art mais la notoriété. Pupkin ne rêve pas d’écrire des textes plus drôles, mais d’être "passé à la télé". Scorsese filme la célébrité comme une monnaie sociale qui vaut plus que la compétence elle-même.

La mise en scène rend poreuse la frontière entre délire et stratégie. Quand Pupkin imagine ses sketchs devant un faux public, la caméra épouse ses visions. On ne sait plus si on assiste à des hallucinations ou à des répétitions minutieuses. Ce flottement nous met face à l’ambiguïté du personnage : pitoyable ou dangereux, ou les deux à la fois.

Les talk-shows apparaissent comme des dispositifs thérapeutiques pervertis. Jerry Langford n’est pas seulement un animateur : il est figure d’autorité morale, quasi confessionnelle. Le plateau devient lieu de validation de soi, confession publique qui guérit autant qu’elle dévore. Scorsese montre que l’industrie du spectacle s’approprie la vulnérabilité pour la transformer en produit consommable.

Le film est une satire féroce du rêve américain. Nous sommes dans l’Amérique de Reagan, où la mobilité sociale passe désormais par la visibilité médiatique. Pupkin le comprend : n’importe quel acte (même criminel) peut devenir une rampe d’accès vers la reconnaissance. L’enlèvement de Langford, mis en scène comme un "numéro" illustre ce retournement cynique.

Scorsese adopte un dispositif formel qui trouble la réception. Sa caméra colle à Pupkin, épouse son rythme, lui donne une forme de dignité par le cadrage. Mais en contrepoint, le montage et la lumière opposent les chambres sordides aux studios éclatants. Ce contraste révèle la fragilité de son rêve et la puissance anesthésiante du spectacle.

Enfin, le comique fonctionne comme arme à double tranchant. Le rire, chez Pupkin, est à la fois son seul talent et un voile jeté sur le vide de son existence. Le système médiatique, en relayant cette transgression, démontre sa capacité à absorber tout ce qui se transforme en image.

Où me situer ?
J’admire la lucidité du film, sa capacité à anticiper l’époque des réseaux sociaux et des téléréalités. J’admire aussi la précision de Robert De Niro, qui compose un personnage d’une naïveté terrifiante, où l’on rit et où l’on tremble en même temps. La force subversive du film tient à cette mise en accusation collective : Pupkin est à la fois coupable et produit d’un système.

Quelle lecture en tirer ?
La Valse des pantins est une fable noire prophétique : portrait d’un individu façonné par la parasocialité et le spectacle, et par l’ironie et la compassion froide, d’une culture qui finit par normaliser la transgression quand elle devient spectacle. Car ce qui fait peur n’est pas seulement son délire, mais la facilité avec laquelle le système médiatique l’intègre, l’avalise, le récompense.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2009
Cinquième participation pour Robert De Niro (sur les huit), dans lequel on le retrouve grimé en humoriste méconnu qui décide d’enlever le présentateur vedette d’un show télévisé afin de pouvoir faire son numéro devant les caméra (en échange de sa libération) !
Finis les rôles de mafioso ou de macho, cette fois-ci, il campe un américain lambda (en apparence) mais qui en réalité, cache de graves troubles de la personnalité. Il s’imagine être célèbre, être ami avec un très grand présentateur télé, avoir du talent, il ne va reculer devant rien pour parvenir à ses fins, c’est à dire, être célèbre !
Son personnage est à la fois mystérieux et persévérant, vivant toujours chez sa mère (alors qu’il a la trentaine), il est aussi mégalomane, virulent ou sympathique par moment, Robert De Niro campe un personnage qui à la capacité d’endosser diverses personnalités, toutes plus marquantes les unes que les autres.
Le scénario est brillant et la composition de la distribution parfaite, aux côtés de Jerry Lewis & Sandra Bernhard.
Une œuvre remarquable de la part de Martin Scorsese, on regrette qu’à l’époque de sa sortie, elle n’ait pas rencontrée le public espéré (le film fut un échec cuisant) !
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2018
Au début on se demande vraiment dans quoi on s'embarque, ça paraît lourd, facile, dérangeant, bavard, puis au fur et à mesure que le film s'installe on se rend compte qu'on est en train de visionner un chef d'œuvre d'une richesse extraordinaire. Le film fait preuve d'un cynisme assez réjouissant qu'on avait plutôt l'habitude de voir dans les comédies italiennes. Sauf que là ce n'est pas vraiment une comédie (même si certains passages sont burlesques) mais une vision de ce que la "société du spectacle" (je n'aime pas ce terme) peut faire d'un individu, en l'occurrence deux cas, celui de De Niro où le désir de paraître le rend schizophrène et celui de Sandra Bernhard embarquée dans une logique fétichiste et sexuelle qu'elle est incapable de contrôler. Il est d'ailleurs assez pathétique que le spectateur puisse jouir de la situation dans laquelle de Niro se met, alors qu'en fait c'est assez triste. Quelques mots sur la distribution, en un mot c'est un sans-faute, De Niro est parfait, Jerry Lewis extraordinaire, époustouflant. Sandra Bernhard complètement déjantée (entre la scène du pull-over et celle où elle est à deux doigt de spoiler: violer Jerry Lewis
, qu'elle actrice !) Quant à Diahnne Abbott (Madame de Niro à l'époque) son rôle est bien plus effacé, mais quelle belle femme ! Plusieurs scènes sont cultes, l'ouverture, le kidnapping, bien sûr, Lewis marchant dans les rues, mais le must reste la scène dans la maison de campagne de Lewis, où les acteurs n'en peuvent plus tellement c'est bien joué ! On lit çà et là que la réalisation est peu inventive ! Je conseille à ceux qui le pensent d'observer comment Scorsese traite la scène où De Niro est poursuivi dans les couloirs de la maison de production, tout simplement génial. Je m'attendais à un petit film un peu sympa, j'ai vu un chef d'œuvre.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2011
Juste après le film poil à gratter de Spielberg avec "1941", paf voici celui qui peut prétendre au même titre pour la filmo de Scorsese. Ici pas d'audace technique comme nous a souvent habitué le réalisateur, qui là se montre vraiment très discret niveau mise en scène, mais qui est largement contrebalancé par la très grande audace de son sujet et surtout de son traitement. Martin Scorsese réalise une oeuvre très sardonique sur la célébrité et la fascination, et inévitablement la surestimation, qu'elle exerce en opposant deux acteurs au sommet de l'art. Robert De Niro, totalement à l'aise dans le rôle d'un comique loser qui en dépit de, ou grâce à, son apparente bonhomie réussit pourtant à mettre encore plus mal à l'aise que son personnage de Bickle Travis dans "Taxi Driver". Face à lui, Jerry Lewis assume courageusement le rôle d'une grande vedette comique misanthrope et colérique, à qui il a peut-être ressemblé, et fait montre d'un très grand talent dramatique dans ses scènes. L'ironie comme quoi le comique loser fait plus rire que la vedette comique est très bien soulignée. Sandra Bernhard, en furie nympho, complète parfaitement la distribution. Une oeuvre au vitriol qui s'assume donc pleinement et c'est tant mieux.
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