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    La Valse des pantins
    note moyenne
    4,0
    2335 notes dont 183 critiques
    répartition des 183 critiques par note
    39 critiques
    94 critiques
    35 critiques
    9 critiques
    4 critiques
    2 critiques
    Votre avis sur La Valse des pantins ?

    183 critiques spectateurs

    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,5
    Publiée le 4 avril 2015
    "La valse des pantins" occupe une place à part dans la filmographie de Martin Scorsese. La tonalité jusque-là globalement noire des films du réalisateur, de "Who's that knocking at my door" (1967) à "Raging Bull" (1980) a longtemps fait passer "La valse des pantins" pour une comédie, sorte d'OVNI traversant une filmographie marquée par le sceau du désenchantement et du dérèglement social, incarnés par des individus en rupture de ban. Impression comique renforcée par la présence au générique de Jerry Lewis. En réalité, Rupert Pupkin le fan kidnappeur, joué par De Niro rejoint Travis Bickle (héros de "Taxi Driver") parmi les laissés pour compte de la société américaine. Le désœuvrement consécutif au retour mal géré des GI ayant combattu au Vietnam pour l'antihéros de "Taxi Driver", l'enivrement aux paillettes d'une jeunesse collée à l'écran cathodique pour Rupert Pupkin. Plus de trente ans après sa sortie, "The king of comedy" se révèle comme prémonitoire de ce qu'est devenu aujourd'hui le rapport à la célébrité, banalisé par la multiplication des reality shows et l'influence insidieuse de la toile sur la mutation des rapports sociaux vers une confusion névrotique entre un anonymat déculpabilisant et l'accès facile à une notoriété éphémère. La prophétie d'Andy Warhol concernant le "quart d'heure de célébrité" auquel chacun d'entre nous peut prétendre, se vérifie tous les jours un peu plus, faisant grimper sans fin la surenchère médiatique qui tourne souvent à l'absurde. Selon ce précepte et avec le recul, la question que l'on peut se poser est la suivante: Rupert Pupkin quand il kidnappe Jerry Langford célèbre showman (Jerry Lewis) souffre t'il d'un syndrome névrotique mégalomaniaque ou plus cyniquement n'est-il qu'un froid calculateur en avance sur son temps ? A y regarder de plus près, Pupkin dont le calme et la détermination sont à toute épreuve, semble avoir patiemment calculé son affaire, manipulant sa collègue groupie fortunée (Sandra Bernhard génialement hystérique) et aussi Jerry, comique à l'ancienne qui n'a visiblement pas intégré le rapport au public qui se modifie à grande vitesse dans les années 80. Cette thèse semble être accréditée par les rêves de Rupert qui montrent bien qu'à ses yeux Jerry n'est qu'un marchepied vers la gloire. Quand la collaboratrice de Jerry (sublime Shelley Hack) lui conseille de faire ses armes en passant par le circuit traditionnel mais très aléatoire des petits cabarets, Rupert n'en n'a cure, connaissant un moyen beaucoup plus efficace et rapide de rejoindre son héros sur le devant de la scène. Scorsese a longtemps hésité à porter à l'écran le scénario de Paul D Zimmerman qui lui avait été proposé au début des années 70 et qui échouera un temps à Milos Forman. Il faudra la détermination de Robert De Niro très sensibilisé au sujet pour que le réalisateur devenu davantage concerné par les revers de la célébrité se saisisse de l'affaire. Pupkin à l'image de Travis Bickle est certes un marginal vivant encore chez sa mère, conservant ses rites et manies d'adolescent mais son statut semble transitoire comme s'il était en couveuse, attendant l'heure propice pour enfin basculer dans sa vie d'homme. Il concentre sur sa seule personne les angoisses des deux complices désormais livrés aux affres de la vie sous les sunlights qui vous condamne à l'isolement sous peine de devenir la proie de tous les Rupert Pupkin qui arpentent les rues. John Lennon à l'époque du tournage venait d'être assassiné par Martin David Chapman (1980) et Jodie Foster l'actrice de "Taxi Driver" avait été harcelée de longs mois par John Warnock Hinckley Jr. l'auteur de la tentative d'assassinat sur le président Reagan (1981). Dans un tel contexte on peut comprendre le regain d'intérêt de Scorsese pour le sujet mais aussi y déceler la raison de la relative violence émanant de Pupkin, le réalisateur ne souhaitant sans doute pas susciter davantage de vocations criminelles. Il n'empêche que sous ses airs de gentille comédie un peu moqueuse, "The king of comedy" reste encore aujourd'hui un des films les plus troublants de son auteur. A voir pour mieux comprendre la transformation de nos sociétés occidentales où l'image est devenue une raison d'être mais aussi pour voir Jerry Lewis et De Niro à leur meilleur, jouer à front renversé.
    🎬 RENGER 📼
    🎬 RENGER 📼

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    4,0
    Publiée le 12 février 2009
    Cinquième participation pour Robert De Niro (sur les huit), dans lequel on le retrouve grimé en humoriste méconnu qui décide d’enlever le présentateur vedette d’un show télévisé afin de pouvoir faire son numéro devant les caméra (en échange de sa libération) !
    Finis les rôles de mafioso ou de macho, cette fois-ci, il campe un américain lambda (en apparence) mais qui en réalité, cache de graves troubles de la personnalité. Il s’imagine être célèbre, être ami avec un très grand présentateur télé, avoir du talent, il ne va reculer devant rien pour parvenir à ses fins, c’est à dire, être célèbre !
    Son personnage est à la fois mystérieux et persévérant, vivant toujours chez sa mère (alors qu’il a la trentaine), il est aussi mégalomane, virulent ou sympathique par moment, Robert De Niro campe un personnage qui à la capacité d’endosser diverses personnalités, toutes plus marquantes les unes que les autres.
    Le scénario est brillant et la composition de la distribution parfaite, aux côtés de Jerry Lewis & Sandra Bernhard.
    Une œuvre remarquable de la part de Martin Scorsese, on regrette qu’à l’époque de sa sortie, elle n’ait pas rencontrée le public espéré (le film fut un échec cuisant) !
    Akamaru
    Akamaru

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    3,0
    Publiée le 21 juillet 2010
    Une comédie noire et grinçante,résumant bien l'état d'esprit de Martin Scorsese au moment où il la tourna."La valse des pantins" permet aussi à Robert De Niro de prouver qu'un simple comique raté au sourire avenant vissé aux lèvres peut être plus menaçant qu'un malabar surarmé.Ce dont parle Scorsese,c'est du "quart d'heure de célébrité" auquel chaque individu est censé avoir accès au cours de sa vie,dixit Andy Warhol.Il est clair que le pouvoir des médias est surestimé,et peut conduire à se rendre malade d'illusions.Pupkin ne se rend pas compte que Jerry Lanford(Jerry Himself,en clone fatigué et ombrageux de lui-même),star d'un show télévisé,l'a éconduit.Il s'accroche à lui,pénètre de force dans son intimité,s'invente une amitié avec son idole,puis force sa gloire éphémère par ruse et immoralité.La fin,discutable,est un contre-pied à ce qui a précédé.En tout cas,une impression de malaise tenace est là.Le fait de forcer les choses,de dépasser les frontières,d'enfreindre les règles,tout cela derrière l'apparence agitée d'un De Niro,parfait en être solitaire,hors de la réalité.Un homme qui se cherche une consistance,la trouvant dans un acte déraisonné.Scorsese condamne sans appel l'importance accordée à la télévision,et stigmatise l'exclusion sociale.Une oeuvre mineure dans sa filmographie,mais une thématique obsédante.
    Plume231
    Plume231

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    4,0
    Publiée le 18 octobre 2011
    Juste après le film poil à gratter de Spielberg avec "1941", paf voici celui qui peut prétendre au même titre pour la filmo de Scorsese. Ici pas d'audace technique comme nous a souvent habitué le réalisateur, qui là se montre vraiment très discret niveau mise en scène, mais qui est largement contrebalancé par la très grande audace de son sujet et surtout de son traitement. Martin Scorsese réalise une oeuvre très sardonique sur la célébrité et la fascination, et inévitablement la surestimation, qu'elle exerce en opposant deux acteurs au sommet de l'art. Robert De Niro, totalement à l'aise dans le rôle d'un comique loser qui en dépit de, ou grâce à, son apparente bonhomie réussit pourtant à mettre encore plus mal à l'aise que son personnage de Bickle Travis dans "Taxi Driver". Face à lui, Jerry Lewis assume courageusement le rôle d'une grande vedette comique misanthrope et colérique, à qui il a peut-être ressemblé, et fait montre d'un très grand talent dramatique dans ses scènes. L'ironie comme quoi le comique loser fait plus rire que la vedette comique est très bien soulignée. Sandra Bernhard, en furie nympho, complète parfaitement la distribution. Une oeuvre au vitriol qui s'assume donc pleinement et c'est tant mieux.
    oranous
    oranous

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    4,0
    Publiée le 4 septembre 2008
    Quand on pense a Scorsese, La Valse des Pantins n’est pas le premier film qui nous vient a l’esprit. Même chose quand c’est le nom de Robert de Niro qui nous est cité. Et c’est bien dommage car Scorsese dans ce film très peu connu exploite un thème qu’il n’a peu, pour ainsi dire jamais, développé, la comédie. Comédie certes mais sombre. De Niro est excellent dans ce rôle de paumé, prêt a tout pour réaliser son rêve, être la star d’un jour. La Valse des Pantins est drôle, amère et a voir.
    JamesDomb
    JamesDomb

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    5,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Présenté en competition au Festival de Cannes en 1983,The King of comedy est un des flops commerciaux les plus retentissants pour Scorsese.C'est pourtant à mes yeux un Chef d'Oeuvre denoncant les idées de l'American Dream où les frustrations se traduisent par la violence.Violence graduelle traduite dans le film à travers le personnage de Rupert Pupkin,Robert DeNiro qui cassait son image de macho et d'homme violent pour la première fois de sa carrière.Ce film est donc une etape essentielle dans sa carrière.Jerry Lewis dans son premier role dramatique est tout aussi bon,incroyable de sobriété,ce qui ne l'emèche pas d'etre très drole.Dénoncant à la fois le show-business,le pouvoir de la télévision,le fanatisme,Scorsese réalise un film qui sous ses allures de comédies,est un veritable pamphlet.Chef d'Oeuvre.
    cylon86
    cylon86

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    5,0
    Publiée le 11 février 2014
    Dans la lignée des films les plus méconnus de Martin Scorsese, voici "La Valse des pantins", l'histoire de Rupert Pupkin, un homme qui veut devenir comique et qui rêve de participer à l'émission de son idole, Jerry Langford. Avec cette comédie cynique et grinçante, le cinéaste pose un regard implacable sur la célébrité, ses conséquences et ses influences sur les autres personnes. Pour Pupkin, mieux vaut être le roi d'un soir plutôt que d'être un minable toute sa vie et c'est pour cela qu'il ne va pas hésiter à kidnapper son idole pour arriver à ses fins. Dans un rôle aussi drôle qu'effrayant, Robert De Niro s'en sort à merveille face à un Jerry Lewis très convaincant dans son premier rôle dramatique. Satire qui oscille toujours entre le rire et les frissons, "La Valse des pantins" se range aisément aux côtés des grands films mésestimés de son réalisateur, entre "A tombeau ouvert" et "After Hours".
    Sergio-Leone
    Sergio-Leone

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    4,0
    Publiée le 28 janvier 2009
    Scorcese se lance dans la comédie acide où le monde cruel du show business est saigné à blanc sans vergogne; et c'est plutôt une réussite notamment grâce à la grande performance de Robert de Niro en personnage pathétique complètement schizophrène qui persuadé de son talent est aussi persuadé que Jerry Lewis : "the king of comedy", a vu en lui son fils spirituel. S'ensuit une inévitable dégringolade dans la mythomanie extrème qui le poussera aux actes les plus fous. Une comédie intelligente parfois grinçante mais convaincante.
    Julien D
    Julien D

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    3,5
    Publiée le 19 août 2012
    C’est une vision très cynique que nous donne ici Martin Scorsese du show-bizness et des abus auxquels peut pousser le rêve suscité par le star-system. Ce film surprenant, dont l’échec commercial fut vraiment injustifié, se base sur le malaise existentiel du personnage de Rupert Pupkin, joliment mis en avant par la mise en scène alternant scènes réelles et fantasmatiques ainsi que sur un face-à-face entre deux acteurs mythiques. D’un coté, Jerry Lewis est génial en interprétant une star de la comédie désabusé et harcelé par ses admirateurs (un rôle de composition?) et, de l’autre, Robert De Niro est éblouissant dans ce rôle littéralement tragicomique du fan violemment excentrique en quête de la reconnaissance du public malgré son manque de talent.
    Kiwi98
    Kiwi98

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    4,0
    Publiée le 9 mai 2015
    Après "Mean Street", "New York, New York" et "Taxi Driver" Martins Scorsese enchaine les collaborations mythiques avec Robert De Niro, qu'il s'agisse de "Casino", "Les Affranchis" ou "Raging Bull", des films qu'on ne présente plus, mais après son chef d'oeuvre coup de poing sur la boxe le couple le plus célèbre du cinéma américain aura enchainé avec "La Valse des Pantins", injustement oublié et qui se démarque admirablement du lot.

    Ici point de violence esthétisée, ni d'éjaculation de sang, "La Valse des Pantins" suit juste un comédien au nom attachant qu'est Rupert Pupkin (Robert de Niro), obsédé par la célébrité et qui veut à tout prix participer au "Jerry Langford Show", il va donc commencer à harceler le présentateur de l'émission (Jerry Lewis) jusqu'à le prendre en otage.

    Outre le fait que Jerry Lewis trouve son premier rôle dramatique "La Valse des Pantins" offre surtout une critique de l'obsession humaine pour la célébrité et la reconnaissance de sa personne, emmenant le tout dans une comédie burlesque et cruelle qui explore la société du spectacle et le harcèlement médiatique que le héros va prendre pour un jeu. Scorsese, ultra féroce explose ici tout ce qui fait le charme de son cinéma, légèreté, second degré et talent et une grande pertinence.
    Rupert Pupkin n'est qu'un hurluberlu parmi tant d'autres et ne semble pas se rendre compte qu'il s'attaque à quelque chose de sérieux et se donne sans cesse à des drôles de quiproquos autant improbables que jubilatoires, mais finalement, est-ce que Pupkin a du talent ? La question qui rend probablement le film aussi grand. Car finalement Pupkin ne connait de la célébrité qu'une illusion et ne se rend meme pas compte de ses actes criminels. Pratiquement à la meme hauteur que "Taxi Driver", "La Valse des Pantins" offre un aperçu noir et tragique de la solitude de l'homme moderne, de sa naïveté et sa raison perdue qui conduit au drame.

    Scorsese et De Niro forment donc un duo de génie comme rarement ils l'auront fait dans une comédie sociale et paranoïaque absolument magistrale. Un drame de l'image pétillant et névrosé.
    shmifmuf
    shmifmuf

    Suivre son activité 123 abonnés Lire ses 1 761 critiques

    4,0
    Publiée le 19 mars 2013
    A première vue différent par son sujet des autres films de Scorcese, "La valse des pantins" est au contraire emblématique du réalisateur par son personnage principal totalement obsessionnel capable de tout pour arriver à ses fins.
    Faussement léger, ce film véhicule un malaise qui va crescendo à mesure que l'affrontement psychologique entre De Niro (exceptionnel) et Jerry Lewis s'intensifie.
    ElAurens
    ElAurens

    Suivre son activité 44 abonnés Lire ses 585 critiques

    4,0
    Publiée le 8 novembre 2011
    Je me demande bien pourquoi ce film a connu un échec commercial à sa sortie, j’en ai vu quelques-unes des œuvres de Martin Scorsese et cette valse des pantins est un de ses films qui m’a le plus plu, j‘ai adoré. De Niro est formidable dans son personnage de looser, on compatit beaucoup pour lui dans la première partie du film, il montre une fois de plus pourquoi il est considéré (à juste titre) comme un des plus grands acteurs de l’histoire du cinéma. J’ai trouvé l’histoire géniale et intéressante, on sourit beaucoup, aucune longueur, un très beau final, en gros un excellent film.
    MoviesGeek
    MoviesGeek

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    3,5
    Publiée le 16 octobre 2011
    Certainement pas le meilleur film de Scorcese, et loin d'être celui de DeNiro, "La valse des pantins" reste un film agréable, surtout grâce à un Robert DeNiro étonnant dans un personnage à mille lieux de ses rôles habituels.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 19 octobre 2015
    Avec La valse des pantins, film assez méconnu de son auteur, Martin Scorsese livre une vraie satire sociale questionnant notre rapport aux stars, et nos désirs de célébrité, à travers des personnages excessifs, fous, effrayants et risibles. Robert De Niro et Jerry Lewis livrent tous deux d'excellentes prestations, sans compter le fait que Scorsese, en brouillant habilement les frontières entre fantasmes et réalité, donne au film plusieurs clés de lecture. Pour finir, l'esthétique du film est assez sympathique : colorée et assez kitch.
    Un film sympathique et bien rythmé, qui fait réfléchir. À voir.
    anonyme
    Un visiteur
    2,5
    Publiée le 4 décembre 2007
    Encore une oeuvre de martin scorsese assez simpa, robert de Niro toujours aussi bon .Le roi de la comédie est marrant, divertissant et nous introduit dans le monde de la télé avec un jerry Lewis qui ne manque pas de cynisme en dehors de ses shows télévisés.
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