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Melissa
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4,5
Publiée le 24 mars 2026
Franchement, je ne pensais pas du tout aimer Harakiri. Ce n’est pas mon style de base, mais je me suis laissée tenter… et bonne surprise. Le film suit un samouraï qui vient demander à faire un hara-kiri, mais au fil de son histoire, on comprend que ce n’est pas aussi simple et que ça cache quelque chose de beaucoup plus dur.
C’est lent, mais on est vraiment pris dedans, et plus ça avance, plus ça devient marquant. Je ne m’attendais pas à accrocher autant.
Je vous avais prévenus. Je comprends désormais ce qu’est un chef-d’œuvre. Hara-Kiri est un film d’une maîtrise totale, parfait de la première à la dernière minute. Tout y est d’une cohérence et d’une perfection rares : la narration nous balade, nous amène d’un endroit à un autre ; la mise en scène est d’une élégance rigoureuse, et chaque image est travaillée tel un tableau de Piet Mondrian, tout est carré, rien ne dépasse, comme si, dans l’image, Kobayashi voulait nous dépeindre le Japon à cette époque. Et je ne vous parle même pas de la scène de fin, quand Nakadai, après avoir été calme durant tout le film, explose comme pour nous dire : « Regardez ce qu’est vraiment le malheur d’un homme et ce qu’est sa vengeance. »
Nakadai, dans le rôle principal, est tout simplement parfait. Son aura porte le film, mais sans jamais écraser les autres personnages. Sa présence à l’écran est à la fois fascinante et intimidante, un mélange de retenue et d’intensité qui rend chaque scène inoubliable.
La scène du premier seppuku (celui d’Akira Ishihama) est probablement l’une des plus marquantes que j’aie vues au cinéma. Je pense qu’elle va me hanter pour le reste de ma vie.
L’ambiance générale est constamment pesante. Masaki Kobayashi installe une tension qui ne retombe jamais, en grande partie grâce à une critique directe et dure des hautes instances japonaises de l’époque — un système féodal fermé et intouchable, au détriment de l’humain.
Bref, je n’ai pas les mots. Hara-Kiri est un film d’une puissance rare, aussi beau que majestueux.
J'ai jamais vu un film me HYPE autant pour finir comme ça. Je crois ne pas avoir totalement discerner la fin, mais comme certain film japonais de cette epoque, LA TENSION QU'ILS METTENT! j'adore! Si il y a bien un film que j'utiliserais comme argument pour montrer à qu'elle point un bon scénario et une bonne mise en scène sans budget surpasse n'importe qu'elle daube de notre air, j'utiliserais celui-ci
« hara-kiri » est parfois considéré comme le meilleur film de l’histoire du cinema. Il a obtenu la meilleure moyenne sur Letterboxd et a été classé, il y a quelques années, en tête du British Film Institute. Pour ma part, je ne le situerais pas sur de tels sommets. Certes, photographies, décors et costumes sont très beaux. Le film dégage un esthétisme remarquable. Nous sommes en 1963 et nous ne pouvons que constater la puissance de l’art japonais et la fascination qu’il exerce sur le monde culturel occidental depuis les impressionnistes. Au visionnage, je ne peux m’empêcher de songer à Mondrian et y discerner le rapprochement de la modernité occidentale avec l’architecture japonaise traditionnelle. Certes, des scènes sont remarquables : le premier sepuku, très intense, la scène de Tsugumo avec son petit fils, superbe de naturel, la scène précédent le duel de sabre, véritable peinture, lorsqu’ils traversent le cimetière ou lorsque le vent agite l’herbe du sol. L’utilisation de très gros plans sur les visages des protagonistes, nous plonge dans leurs émotions. Certes, le casting est parfait et Tatsuya Nakadai est formidable de justesse et aurait mérité un prix pour son interprétation. Beaucoup de « certes » qui abondent dans le sens du chef d’œuvre… oui mais voilà, il y a Kurosawa, chez qui ont retrouve les mêmes qualités avec, à mes yeux, un peu plus de brio
Seul un réalisateur japonais peut dénoncer le système dictatorial mise en place par "ce code d'honneur" qu est le Harakiri. Un des rares films remettant en question ce code avec une histoire sous tension. Son histoire est intelligemment bien écrite, faisant comprendre un point de vue clair et précis. Un film brillamment construit : Une première partie, montrant "le code d'honneur", suivi d'une impuissance, pour finir à dénoncer ce système inhumain. La mise en scène a permis ceci : Kobayashi a construit ces plans, faisant douter ces personnages aveuglés. Le personnage principal incarne "l'humanité" entouré d'un monde de distinctions sans saveur ! Un des plus grands films japonais et du cinéma tout entier
Il est des films que l'on découvre avec des attentes très élevées. "Seppuku" (ou "Harakiri" en VF) est clairement de ceux-là. Disposant d'une note moyenne stratosphérique, apparaissant dans les cimes du fameux top 111 de Sens Critique : il y a de quoi intriguer. Et bien j'avoue que le film a tout à fait répondu à mes attentes ! On suit Tsugumo, un ronin qui vit dans la misère depuis la disparition de son clan. Il se présente dans la demeure d'un autre clan, pour demander un cadre adéquat afin de se suicider par harakiri (!). Mais rapidement, on comprendra que sa démarche est plus complexe... "Seppuku" est un film de samouraï sombre et amer. Dépeignant une époque maussade, où la paix a contraint le shogun à dissoudre de nombreux clans, et transformer ainsi des milliers de samouraïs en ronins. De fier guerrier, ils sont passés à indésirables. La fin d'un monde. En outre, le scénario critique ouvertement la rigidité et la futilité du code d'honneur des samouraïs. Le dépeignant comme une entrave aux émotions humaines, ou au bon fonctionnement de la société. Et pointant du doigt l'hypocrisie et la malveillance dont peuvent faire preuve certaines, utilisant ce code avec de mauvaises intentions. Des idées sombres et parfois dures, à l'image de la forme qui frappe. Masaki Kobayashi maîtrise parfaitement son récit. Entre une histoire qui se dévoile peu à peu, par flashbacks et révélations, gardant tout son suspense jusqu'au bout malgré un postulat en apparence simple. Et une mise en scènes aux petits oignons. Le réalisateur oscille entre gros plans puissants, et compositions larges savantes (placement des figurants, jeux sur les décors d'intérieurs...). Le tout très bien éclairé. L'essentiel de l’œuvre sera finalement un duel psychologique corsé (merci à Tatsuya Nakadai et son jeu intense !). Néanmoins le réalisateur n'oublie pas le spectaculaire, avec une dernière demi-heure riche en croisements de sabres qui font largement leur effet. Il me faudra sans doute un autre visionnage pour le qualifier de chef-d'oeuvre, mais pour moi "Seppuku" est assurément dans le sommet des films de samouraï.
Apparemment un clsssic du genre donc je l'avais note ajouté dans ma liste des films à voir. Mais, ce n'est pas ma came. C'est long, lent, les dialogues ne sont pas intéressants. L'histoire est bonne, et c'est bien raconté. Mais 2h de film c'est trop long pour ça. La chorégraphie des combats est mal travaillée aussi. Dommage.
Critique âpre de l'appropriation hypocrite du code d'honneur des samouraïs par des usurpateurs étrangers à la réalité de la vie du ronin déchu, l'intrigue manifeste la violence éprouvée par ceux qui de héros deviennent hères, désormais laissés pour compte face à une réalité reniant leur(s) valeur(s). Sarcastique, le récit se complait cependant dans une partie larmoyante à la tonalité théâtrale, emphatique, qui déborde sur certaines interprétations. Or, la réalisation épurée en un élégant noir et blanc mettant en exergue des éléments symboliques, d'un combat entre brise venteuse et cimetière à une armure de guerrier vidée de toute substance ainsi qu'un fascinant Tatsuya Nakadai confèrent force et attrait à cette histoire de revanche amère dont la quête de rédemption s'efface derrière les enjeux politiques d'une histoire manipulée au service du clan régnant. Lucidement pessimiste.
Mon film japonais préféré après Nobody Knows. Parfait à absolument tous les niveaux. Les acteurs délivrent chacun une performance d'une extrême intensité, la photographie est subliSSIME, et que dire de la réalisation... C'est tout simplement le gâteau sous la cerise ! J'ai été abasourdi devant tant de modernité. Il s'agit là à mon avis du film qui utilise le mieux les plans débullés (ou "dutch-angles"), et les mouvements sont chirurgicaux, millimétrés. Pour ce qui est du fond, le film questionne avec finesse l'honneur et autres principes si chers à tout samouraï qui se respecte. Il nous montre des personnages humains et faillibles, loin du cliché du héros solitaire et téméraire au sabre capable de vaincre 10 hommes en même temps, ce qui est vraiment appréciable. Le film est entaché par un léger détail : je trouve vraiment dommage le fait que l'apogée de la tension sois déjà atteinte dès les 25 premières minutes du film (dans une scène d'anthologie).
Le film aurait pu etre un petit chef d'oeuvre... malheuresement le film démarre vraiment à la 45 eme minutes. C'est très bien mais je trouve le film surestimé.
Une tragédie classique à la japonaise, dans un N&B fascinant, qui dresse le récit captivant et émouvant de la vengeance d'un samouraï, dans un pays où le déshonneur est pire que la mort. 4,25
Seppuku, film d'un certain Masaki Kobayashi que je découvre tout de suite m'a littéralement crever le bide ! Non le jeu de mot n'est vraiment pas de trop.
Que se soit dans son déroulée, dans sa narration non linéaire oscillant entre les histoires avant croissement, dans sa conception, son huit-clos obsédant, dans ses images, ses mouvements, de par sa direction ou que se soit de par cette intrigue sur fond de drame sur une condition humaine si trouble, j'en suis bouche bée ...
spoiler: La violence de ce Seppuku en début de film, avec son sabre en bois est d'une violence inouï ... L'horreur de ce jeune homme s'évertuant à se donner la mort par ce moyen coupe le souffle de toute personne momentanément touché par le sort atroce qu'il s'inflige. La tragédie qui le frappe en amont, celle que l'on découvre au fil du récit de son " successeur " ne fait qu'encore plus de peine. L'agonie du petit enfant, Kingo, tué par une fièvre dont tous sont témoins est une autre séquence absolument insoutenable de ce film qui n'aura de cesse de me poursuivre à l'avenir je le sais ...
Je ne vais pas tarir d'loges chaque protagonistes de film au cas par cas. Je les englobe dans mon admiration la plus totale ! Chacun opère à rendre inoubliable son visage, dans la vie comme dans son départ ...
Un film grandiose, un pur Chef d'Œuvre de Cinéma ! Une chance de finir cette année 2022 avec cette découverte, un monument en soi qui date et dont j'ignorais à ce jour l'existence, j'y reviens vite, très vite.
En 1962, le réalisateur japonais Masaki Kobayashi signe une fresque historique et humaine passionnante malgré son caractère austère. Au XVIIème siècle, le Japon féodal est frappé par la pauvreté et la famine. Pour en finir avec cette misère, un samouraï errant demande alors au maître du clan li à se faire hara-kiri dans son château. A l’exception de la dernière partie, l’intrigue de ce film repose sur de longs dialogues à la fois réfléchis mais également codifiés par une culture étrangère à la nôtre. Ces monologues sont toutefois rendus captivants en raison d’une mise en scène théâtrale renforçant leur caractère dramatique. L’action reste avant tout cérébrale, mais ne cesse de monter crescendo. Bref, une œuvre puissante sur le sens de l’honneur et de la vengeance.
La beauté des images, la qualité de la mise en scène et l'intensité des scènes de combat sont réelles mais un peu mises à mal par des dialogues redondants et moralisateurs. La séquence la plus belle reste, selon moi, celle de l'affrontement du héros avec le maître d'armes du clan, dans la plaine balayée par le vent. Une œuvre qui a vieilli mais qui mérite le détour.
Hara Kiri était un film pour lequel j'attendais beaucoup, mais j'ai été assez déçu malheureusement. Pourtant dès le début ça donnait envie, dès le premier plan même : un homme solitaire vient remettre en cause l'autorité d'un clan entier. J'ai beaucoup aimé le personnage principal, qui se trouve étrangement très attachant. Son entêtement vis à vis de son suicide et la manière dont il parle de sa mort de manière nonchalante en font un personnage hors du commun à bien des égards. Hara Kiri, au delà du suicide, va également parler de l'honneur et du courage, choses clefs pour un samouraï. La mise en scène est captivante, de même que la musique, les deux s'ajustant parfaitement au rythme du film. Les rares scènes de combats sont assez magistrales, il y a un mélange d'art (les plans sont magnifiques) et de violence crue et réelle (mais jamais dans l'outrance). Mais mon problème réside dans la narration, que j'ai trouvé mal équilibré et peu intéressante. Ce n'est vraiment pas objectif, mais je ne me suis jamais vraiment senti impliqué dans le scénario. D'autant plus que les flashbacks sont un peu trop longs pour ce qu'ils ont à raconter.