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Cysav78
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4,0
Publiée le 27 juillet 2026
Wolf est une relecture élégante et adulte du mythe du loup-garou. Plutôt qu’un film d’horreur traditionnel, il s’agit d’un thriller fantastique où la transformation du héros sert de métaphore aux pulsions humaines et aux rapports de pouvoir. Porté par un casting prestigieux, une réalisation soignée et la musique envoûtante d’Ennio Morricone, le film s’est imposé comme une œuvre singulière du genre.
Dans la tradition de la légende du loup-garou, le film de Mike Nichols tient une place honorable et le doit beaucoup à l'abattage de Jack Nicholson, habitué des transfigurations métaphysiques et physiques. Le film, s'il réserve quelques bons moments de suspense, montre en revanche peu d'originalité et de personnalité. Mordu dès le début du film, Will Randall constate l'évolution progressive de son mal, autant d'incidents spectaculaires mais attendus. Le réalisateur alterne ces dernières scènes avec une évocation assez superficielle de la vie professionnelle et conjugale de Randall, cadre de l'édition, vieillissant et docile, qui devient un battant, un loup en somme, sous l'effet de ses nouveaux pouvoirs. C'est la seule idée suggérée par ce film qui étire l'action de façon artificielle et compte une bonne demi-heure de trop, même si on se laisse parfois saisir par son atmosphère fantastique. Le dénouement spectaculaire tourne à la confrontation entre un bon et un méchant. C'est convenu et pas loin d'être grotesque. Les plus indulgents verront dans cette affrontement une parabole sur la concurrence des cadres puisqu'elle oppose le vertueux Randall à un jeune cadre dynamique et très ambitieux.
Du sur-mesure de la part du cinéaste Mike Nichols pour son comédien principal Jack Nicholson qui nous livre la une interprétation dont il a lui seul le secret d'un homme mordu par un loup qui, pendant les nuits de pleine lune, se transforme en loup garou à la recherche de gibier ou d'être humain sur son passage. Dans la vraie vie, il interprète un homme , sur le point de se faire piquer la place dans une maison d'édition, qui se trouve des dons de sentir les odeurs, d'écouter des voix de loin, de dormir toute une journée, bref une nouvelle forme de jeunesse mais aussi de découvrir des révélations comme l'adultère de sa femme avec un collègue. L'homme loup est aidé par la fille de son patron dont il tombe sous le charme. J'ai bien aimé la mise en scène de Mike Nichols très affûtée pour décrire l'univers de l'histoire. Les maquillages du loup garou sont superbement bien faits et Jack Nicholson est effrayant dans l'habit du loup nocturne. Il est entouré par la charmante Michelle Pfeiffer et dans les seconds rôles les excellents James Spader ou Christopher Plummer. La musique d'Ennio Morricone nous mets dans l'ambiance. Un très bon long métrage fantastique.
un film qui depuis est devenu un classique, en fait Jack N. peut rendre n'importe quel film classique, ce monsieur n'a jamais flop à mes yeux. une énième version de l'homme loup garou mais tellement bien interprété par Jack.
Métaphore de l’animalité résidant chez l’être humain et relecture de la belle et la bête, le réalisateur Mike Nichols signe avec « Wolf » un film mésestimé pourtant intriguant mais qui ne parvient jamais à emballer pleinement, faute d’un ton trop monocorde dépourvu de changement de rythme. N’en reste pas moins un long-métrage plaisant porté par la prestation animale de Jack Nicholson.
Wolf que j'avais vu au cinéma à sa sortie, m'avait laissé un bon sentiment à l'époque sans être non plus transcendant. Et le revoir bien des années après, suscitait un vrai enthousiasme, est-ce que celui-ci a été comblé ? Pas tout à fait. Certes, on a plaisir à retrouver Nicholson et Michelle Pfieffer au sommet de leur gloire, et James Spader qu'il ne faut pas oublier, mais le film a tendance à s'étirer en longueur, on ne bascule pas dans l'horreur, ou dans une atmosphère inquiétante, lugubre et qui pourrait nous faire partir dans l'univers de loups garous pur et dur. Ici, on est entre gentleman, alors pas question d'être trop violent, on s'adresse à un plus public plus large, donc on ne choque pas. Au lieu de cela, on va nous conter l'histoire de la belle et la bête, mais cette fois ci, c'est la belle qui succombera, et pour agrémenter le tout, on nous pimente cela à la sauce sociétale, où le jeune veut la place de l'ancien, tous les moyens sont bons, le mensonge, les coups de couteau dans le dos, c'est le succès à tout prix made in USA. Sans parler de certains effets spéciaux qui ne sont vraiment pas digne d'un film de cette envergure, les loups font plutôt gros toutou à sa mémère; et pourtant, Nicholson, on le sais à la carrure pour supporter une telle transformation. Sur ce, je vous dis à vos lecteurs et bon visionnage. Pour découvrir ma critique vidéo complète, et rétrospective classique rejoignez moi sur YouTube ! Et s'abonner à ma chaine : on se fait une toile ! où je publie régulièrement des vidéos.
Un film fantastique subtil porté par un immense acteur. Revu récemment, Wolf m’a laissé une très bonne impression. J’ai passé un très bon moment devant ce film. Il est sorti il y a plus de trente ans mais il a plutôt bien vieilli. Jack Nicholson y est remarquable, comme souvent : il incarne un homme vieillissant qui retrouve peu à peu ses instincts, sa combativité, un certain appétit de vivre — et le film repose clairement sur sa performance, à la fois subtile et magnétique. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que la transformation en loup ne soit pas traitée de manière purement spectaculaire ou horrifique. On sent bien l’exacerbation des sens, le regain de vitalité, presque une renaissance animale, et le film prend le temps de montrer les effets intérieurs de cette mutation, dans une approche plus symbolique que classique. Le loup, figure de liberté et d’instinct, devient ici un miroir d’un homme qui se réveille à lui-même et devient pleinement vivant. spoiler: Face à Nicholson, Michelle Pfeiffer incarne une femme forte, mystérieuse, un peu sauvage elle aussi. Sa beauté et son charisme crèvent l’écran — c’est peu dire que bien des hommes rêveraient de la séduire. Leur relation apporte au film une tension sensuelle et inattendue.
Visuellement, les effets spéciaux tiennent encore la route pour un film de 1994, et la réalisation de Mike Nichols, sobre et efficace, contribue à donner à l’ensemble un certain cachet. Et surprise amusante : David Schwimmer apparaît dans un petit rôle, juste avant de devenir célèbre avec Friends la même année ! Un film un peu à part, porté par un très grand acteur, et qui mérite d’être redécouvert.
Exploitant ombres ou reflets pour annoncer la transformation en lycanthrope, la mise en scène (aux ralentis fort désuets!) insiste sur l'animalité que la morsure révèle en chaque individu, rendant l'agneau plus audacieux (Jack Nicholson torturé par le déchainement de ses démons intérieurs) et le loup plus brutal (James Spader en charmeur arriviste). Ajoutant romance (délicieusement déterminée Michelle Pfeiffer) et enquête policière au récit de métamorphose légendaire, l'intrigue y perd en attrait voire en originalité, l'aspect psychologique s'effaçant devant des combats peu inspirés - bien qu'accompagnés d'une partition signée Ennio Morricone. Une itération tout de même agréable!
On savait depuis Shining que Nicholson pouvait avoir un regard diabolique. Il est ici bien utilisé dans une interprétation corporate originale du mythe du loup-garou. Ambiance lycanthropique réussie donc, à part les effets spéciaux qui ont mal vieilli (ralentis façon L'homme qui valait 3 milliards, lentilles de contact fauves). Pfeiffer est belle mais ses expressions se limitent à s'humecter les lèvres. Pas la meileure interprétation du mythe, mais une des plus romantiques.
Quant le film de loup garou rencontre le registre d'auteur, un mélange de développement personnel, d'échanges nourris et de réflexions sociales conduisant peu à peu à une métamorphose cinglante. Jack Nicholson ("Shinning", "Batman"...) dévoile ici toujours plus de son talent, sa personnalité et donne la réplique à une autre star, Michelle Pfeiffer ("Scarface", "Batman Return", "Maléfique 2", "Ant-Man 3"...) spoiler: jouant d'une sensualité déconcertante, jeu de regard et jeu verbal, adorant échangée avec son futur "fauve" qui, ne le cachons pas, aura un mal de chien à dompté la bête qui sommeillera de jour en jour en lui. Un film d'auteur donc qui ne laissa pas beaucoup de place au fantastique brut (normal), beaucoup au verbal mais curieusement ces nombreux échanges nous permettent quand même une nouveauté totalement inédite dans ce registre, les conséquences morales et psychologiques du principal intéresser face à cette métamorphose qui va donc le détruire intérieurement. Autre surprise, voir quasiment ses débuts sur grand écran avant la consécration télé, James Spader ("Black List", "Avengers 2"...) en seconde victime morale de l'arrogance de son patron, également en transformation pour les préparatifs d'un final très bien maîtriser, superbement filmé avec un plan très soigné (allusion au viol, allusion aux accouplements féroces des canidés). Pas de visuel numérique, ni de maquillage d'ampleur mais des poils quasi naturels, barbe épaisse soignée qui change royalement des prothèses XL et maquillages certes magiques et surenchéris mais comme quoi, pour une fois, cela fut une excellente chose. De temp à autre, inviter le style intimiste au style fantastique / horreur n'est pas chose négative, après, à ne pas abuser évidement.
Jack Nicholson dans la peau d'un loup-garou peu vite faire ridicule, surtout au milieu des années 90 où le sous-genre était déjà bien abîmé par les suites de "Hurlements" toutes plus mauvaises les unes que les autres. Mais c'est sans compter sur le savoir-faire de Mike Nichols dont l'habitude n'est pourtant pas de toucher au fantastique. Et c'est justement là que le film, sorti en 1994, est intéressant car ce n'est pas juste un film de loup-garou. Nous suivons ici Will Rendall, travaillant dans le monde de l'édition, dont le poste est menacé par un petit nouveau, Stewart, qui couche en plus avec sa femme. Alors oui, jusque là, rien à voir avec la lycanthropie simplement car je n'ai pas précisé que Will a été mordu par un loup dans la scène d'introduction et va ensuite développer des capacités hors du commun en développant notamment ses sens comme l'odorat et l'ouïe par exemple. Mais pourtant, ce côté fantastique n'arrive pas tout de suite (hormis la scène introduction), nous suivons en effet Will et Stewart dans le monde du travail bien trop longtemps pour que ce ne soit simplement qu'un élément de contexte. En effet, de qui intéresse réellement Nichols ici, c'est l'univers du travail américain et le monde de requin qu'il représente. Dans le film, il faut littéralement se battre pour obtenir ou garder son poste, toujours être dans le dépassement de soi jusqu'à s'esquinter la santé. D'ailleurs, Will n'est pas dupe : il a retrouvé une seconde jeunesse mais il a conscience qu'il y aura un prix à payer, finalement comme les travailleurs américains de Wall Street qui consomment de la drogue pour tenir la cadence. Et ainsi, avec cette parabole sur le monde du travail, le film n'est finalement pas si éloigné des thèmes de Mike Nichols, on peut même le définir comme étant un "Working Girl" fantastique. Néanmoins, le réalisateur n'en néglige pas l'aspect horrifique pour autant ; alors certes le film n'est pas effrayant et il n'y pas de gore mais l'ambiance inquiétante est là et les personnages le sont d'autant plus, notamment Stewart auquel James Spader apporte un regard particulièrement perçant et angoissant. Pour rester rapidement sur les acteurs, nous avons également Jack Nicholson qui joue très bien, de même que Michelle Pfeiffer. L'aspect angoissant du film passe également par la mise en scène, toujours aussi maitrisée chez le réalisateur, qui se fait de plus en plus nerveuse à mesure que l'intrigue progresse. "Wolf" est donc un film maitrisé, autant dans son sujet, son thème et ses-textes que dans sa mise en scène.
enfin, ce film est a tout a fait admirable, mais j'ai juste pas aime la fin! en voyant les ramassis de connerie réalisé de nos jours, je préfère les antiquités, j'ai regardé Bad Moon 1996 ( la lune de sang) c'est sans regret, les anciens films sont souvent parfait que les travaux bâclés d'aujourd'hui et souvent psychologique qui est soûlant finalement, j'étais hyper con de méprisés les anciens films mais je me suis trompé gravement!
Vu à sa sortie au cinéma en 1994, je le revois pour la première fois depuis ... et il a pris un méchant coup de vieux. Les effets spéciaux ont l'air vieillots et les séquences au ralenti passent mal. Heureusement il reste l'excellente prestation de Jack Nicholson qui est parfait en carnassier. Michelle Pfeiffer offre une prestation honorable. L'ensemble se laisse voir mais manque de punch et souffre vraiment d'effets spéciaux datés.
Le film a un peu vieilli cela se ressent, mais il arrive à échapper au ridicule. Franchement je m'attendais à bien pire au vu du scénario et j'en ressors même agréablement surprise. Le duo Nicholson - Pfeiffer fonctionne très bien, et la musique de Morricone est vraiment sublime.