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oranous
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4,0
Publiée le 21 décembre 2008
Voilà un film de Gaspar Noé bien intriguant. On ne sait pas si c’était du lard ou du cochon (sans mauvais jeu de mot). Si c’est un film purement et ouvertement raciste et homophobe ce qui serait bien sur réducteur. C’est en tout cas un film pour le moins provocant. Malgré tout, « Seul contre Tous » est assez envoutant. Tout d’abord par ce montage absolument génial que ce soit visuel ou auditif avec ses coups de feu incessants. Mais aussi par cette voix off plus que présente. Il doit y avoir plus de voix off que de voix « in ». Et une voix « in » qui ne dit pas que des bêtises si on retire bien évidemment les propos racistes et homophobes du personnage. N’oublions pas surtout de mentionner Philippe Nahon, assez incroyable. On retiendra la scène d’ouverture et surtout cette fin très immorale. Un film donc étrange sur lequel on a bien du mal a se positionner mais qui ne peut pas laisser de marbre.
Je citerais cette phrase d'un certain Mathieu Kassovitz illustrant parfaitement ce que je pense de ce film d'une réalité hélas... réelle ! : "Toute société a les films qu'elle mérite". Incontestablement percutant. Il n'y a rien d'autre à dire.
Film coup de poing, c'est bien la tête du spectateur qui est visée. Noé va jusqu'à le mettre en garde d'une suite particulièrement insupportable et prévenir qu'il est encore temps d'en abandonner la vision... gonflé. Et effectivement on est proche du KO tant la plongée dans l'esprit du boucher est malsaine. Le monologue intérieur du 'héros', souvent sans rapport avec ce qui se passe à l'écran, n'est que violence extrême et haine viscérale. On vit une descente aux enfers comme rarement au cinéma. A la fois fascinant et dégoutant, on peut regretter le radicalisme de Noé - comme montrer pendant quelques minutes ce que le personnage voit à l'écran dans un cinéma porno, ou encore l'agonie hyper-réaliste d'une femme mortellement blessée -. Cinéma extrême donc, et sans équivalent, on ne ressort pas indemne de la vision de ce film, mais pas conquis non plus.
Le personnage principal est un des plus gerbant de l'Histoire du cinéma et est l'atout numéro un du film. Le scénario est pas grandiose mais tout de même intéressant. La réalisation est marquante, des gros plans, des cadrages bizarres et j'aime bien aussi les messages diffusés pendant la durée, c'est original.
Suite du moyen-métrage "Carne", "Seul contre tous" a reçu le prix très spécial du jury Cannois en 1998. Et pour cause, le film qui donna à Gaspar Noé une cote de popularité élevée auprès de quelques fans se réclame comme étant marginal à l'égard d'un système visiblement détesté. Philippe Nahon y reprend son rôle de boucher qui a depuis évolué, passé du pauvre gars n'ayant pas grand-chose dans la tête et parfois pris de pulsions violentes à un exclu raciste, incestueux, misogyne, homophobe (entre autres) dont la haine tant contenue va littéralement exploser pour le plus grand malheur de ses quelques proches. Comme d'habitude, Noé joue la carte de la provocation, à qui craquera la premier entre lui et son public. Agressant le spectateur, le menaçant (par le biais d'intertitres explicites), il lui délivre un portrait excessivement assombri d'un univers déjà peu reluisant en temps normal pour tenter de le faire culpabiliser, le traitant implicitement de nanti au fond de son siège et regardant avec une pseudo-compassion le destin d'hommes qu'il méprise éperdument. En cela, son film possède des qualités car il atteint complètement une cible qu'il a voulu très précise. La voix-off si bien écrite l'aidera à décharger sa rage et à parfois secouer gentiment celui qui visionne "Seul contre tous". On pourra également compter sur un dernier quart d'heure très réussi quoique difficilement acceptable moralement. Cependant, le cinéaste fait parfois preuve de puérilité, croyant pouvoir dénoncer tous les maux de la terre en montrant un mix de ce qu'il pense être vilain-pas-beau. Le rythme de son long-métrage accuse le coup dès lors que le récit hors-champ devient monotone car trop littéraire et pas en adéquation avec les images. Répétitif, ses effets de style peuvent en outre agacer. Tout comme cette conception erronée de l'art consistant à filmer plusieurs minutes durant un porno en gros plan. Noé a du talent mais aussi de grosses limites. A voir car possédant un ton anticonsensuel.
Pfff, pauvre France ! Vide, aussi vide qu'irréversible. On passe vraiment pour des cons à cause d'un abruti qui se prend pour un grand réalisateur. S'il te plaît Noé, pour l'honneur de notre pays change de métier ou bien retourne chez ta maman ... si tu en as une !
Je m'attendais à du trash. Je n'avais jamais vu "du Gaspard Noé". Finalement, l'ambiance oscille entre Bernie et Delicatessen. Le ton est donné d'entrée de jeu: On se laisse embarquer dès les premières secondes. Ce film, c'est d'abord un acteur, phénoménal: Phillipe Nahon; Un présence et un jeu à la Gabin, la gouaille essentiellement vengeresse et intériorisée, puisque les dialogues sont ici presque absents, remplacés par des monologues intérieurs, des pensées, et quelles pensées! Des pensées qui font rire et qui choquent, par la violence sans concession de leur formulation; Mais surtout, des pensées universelles qui ne laissent personne indifférent. Car elles parlent avant tout de l'impuissance d'un homme face à sa propre existence. Des questions existentielles face à la médiocrité de sa vie, qui ne s'en est jamais posées? Il était une fois un ex-boucher au chômage, bouillonnant d'une colère sourde qui peu à peu va exploser; Un homme qui cherche à tout prix à donner un sens à une existence objectivement ratée. Avec des méthodes extrêmes qui heureusement l'éloignent du quidam: C'est cette distance d'avec nous qui rend le film supportable.
A un moment donné, on doute: Le film va t-il nous entrainer quelque part? On commence à s'habituer à ce personnage, à ce qu'il véhicule, il ne nous choque plus. Va t-il avancer, et nous avec? C'est là qu'est le tour de force: Gaspard Noé nous endort un peu, puis tout s'accélère jusqu'à ce qu'il nous emmène finalement vers une émotion à laquelle on ne s'attendait pas. A voir jusqu'au bout, avec la main devant les yeux durant quelques minutes peut-être, mais jusqu'au bout. Rien que pour la justesse psychologique du personnage et l'interprétation libre et personnelle que vous serez forcément amené à vous en faire.
si vous aimez le malsain et l'ultra realisme daans le cinema ,alors n'hesitez pas ,regardez le,par contre personne sensible et romantique s'abstenir,vous risquerez de gerber
Il est difficile de faire plus réaliste que ce film. Certaines scènes sont terribles, dérangeantes et parfois vraiment malsaines. Mais ce que nous montre Gaspar Noé existe! La descente aux enfers de ce boucher (incroyable Philippe Nahon) nous montre comment un homme peut réagir quand il n'a rien, quand il se sent oppressé par la societé. Lorsqu'on regarde ce film, on vit le calvaire de cet homme raté et oublié par les autres. C'est cela qui fait la force du film.Je suis entièrement d'accord avec la phrase de Poelvoorde qui disait "Un film trop fort mais incontournable et indispensable". Gaspar Noé a du talent, ce n'est pas un dérangé et il ose montrer les choses avec justesse et réalisme.
Je tiens à rajouter que la scène finale est d'une rare beauté, le monologue de Philippe Nahon est terriblement émouvant...
La derive d'un ex-boucher chevalin, raciste violent et incestueux. A force de trop vouloir entrer dans la provoc' gratuite et de tout pousser à l'extrême, Noé lasse et laisse de marbre. Oui, la 'morale' est ambigüe, certes quelques réflexions sont intéressantes, mais ensuite ?? Ce n'est pas en voulant faire un truc violent et dégueulasse que l'on parvient à coup sur à faire réfléchir le spectateur. Ajouté à cela des effets (son & montage) assommants et qui en deviennent ridicules. Un film que je n'aurai aucun mal à oublier . "Irréversible" s'avère heureusement un peu plus interessant .
Un film coup de poing sur la société française. Des scènes insoutenables mais nécessaires. Un grand film, un grand réalisateur qui ne fait aucun compromis. A voir absolument si vous n'êtes pas une âme sensible...
ce film choque, mais c'est sa volonté, je trouve le début vraiment accrocheur, mais hélas ça ne tiens pas la distance ! En tout cas malgré les thèses racistes du personnages principal et son comportement de cochon on s'attache à lui et on espère ne jamais lui ressembler !
Faisant suite à « Carne », le film raconte les nouvelles mésaventures du boucher qui en était le héros. Un récit essentiellement en voix off, voix traduisant les pensées de ce commerçant qui va à la dérive, et dont la haine croît au fil des infortunes. On subit donc pendant les deux tiers du spectacle un monologue axé sur la violence, le sexe, et l’abjection de la société. A aucun moment notre homme ne s’attribue de responsabilité dans ses déboires, et sa philosophie sommaire crée progressivement de la répugnance à son égard. Pour ceux ayant vu l’opus précédent, le résumé qui commence le film est déjà pénible car trop long, c’est dire si la suite est difficile à supporter. On dirait que le metteur en scène cherche à créer l’exaspération et l’ennui : monologues répétitifs dits d’une voix monocorde, décor quasi unique de banlieue pouilleuse, personnages secondaires de ratés égoïstes. Malgré un ton original et des effets de mise en scène intéressants, c’est la déception qui domine, jusqu’à l’apparition de Cynthia, la fille muette du héros. Commence alors la dernière partie du spectacle, une partie d’une telle démesure, d’une telle intensité qu’elle fascine, et montre que le talent de Gaspar Noé ne se réduit pas à de la provocation et à de la recherche formelle.