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haciol
11 abonnés
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4,0
Publiée le 10 mai 2009
Un film très marrant, un bon rythme, une bonne musique. J'ai vu que Hisaishi avait réenregistré les musiques, j'aimerais bien le voir dans cette version.
Tourné 50 ans après la fin de la guerre de sécession, le film a du cartonner dans les états du Sud. Car en bon réac qu'il est (voir "Seven Chances") Keaton prend le parti des sudistes (et sans dentelles) ça c'est la première casserole. La seconde c'est que le foultitude de gags tombe intégralement à l'eau (j'aime bien rigoler mais ceux qui se forcent à rire au ciné me font pitié). Un mauvais film donc ? Et bien pas du tout, malgré tout ça, c'est super agréable à regarder, c'est ingénieusement réalisé et on passe un super bon moment, parce que ça n'arrête pas, ça bouge tout le temps, c'est un vrai catalogue d'inventivité, et comme disait ma voisine, c'est pas drôle, mais c'est marrant. Ce doit être ça, la magie du cinéma.
Mais quel ennui...! Certes le cinéaste recourt à des trésors d'inventivité pour varier les péripéties autour de cette course poursuite improbable mais nulle n'est crédible; le burlesque n'impose pas l'absurdité, surtout quand elle ne provoque pas le rire! Car il est ici question de gags, bien plus que de comiques, d'une puérilité confondante - ce qui se révèle d'autant plus dommage que les premières séquences semblaient équilibrer humour, romance et ancrage historique. Finalement les Unionistes sont ridiculisés, l'histoire sentimentale désintéresse (sans doute à cause du manque de profondeur du couple ou des nombreuses touches d'une misogynie peu amène...) et le scénario n'est qu'un prétexte à un trajet ferroviaire trop long! Bien que Buster Keaton emplisse l'écran de sa présence singulière et ne puisse être blâmé dans sa réalisation, cette adaptation d'un fait de guerre marque cruellement son âge. Si désuet... Voyez plutôt Sherlock Jr ou les pépites de Chaplin!
Réalisé par Buster Keaton dans les années 20, le Mecano de la Général est l'une des comédies les plus rejouissantes du 7ème art. L'histoire est passionnante de bout en bout et le film est rempli de séquences à la fois cocasse, tendre et aussi de suspense. Buster Keaton incarne parfaitement son personnage qui veut s'engager coûte que coûte dans l'armée nordiste pendant la guerre de Sécession. Il s'agit d'un film mi-serieux et mi-comique, et qui fera du personnage de Buster Keaton, un des héros les plus attachants et humains que le cinéma nous ait offert. Une des plus belles oeuvres du cinéma muet et qui possède en plus une magnifique photographie pour l'époque et une musique de Joe Hisaishi en parfaite harmonie avec le sujet. Un immense classique a voir et revoir sans modération.
Il faut voir ce film, un chef d’œuvre du genre, tout y est, de l'humour, de l'action avec une course poursuite en train énoorrrme!! Un film juste, intelligent, des gags et des gags, un Buster Keaton au sommet de sa forme. Ce film n'a pas pris une ride.
Le Mécano de la "General" (1926), réalisé par Buster Keaton et Clyde Bruckman est très certainement la plus grande comédie burlesque du 7ème art. Le film nous présente Johnnie Gray, mécanicien sudiste qui, en pleine guerre de Sécession, reprend avec succès sa locomotive aux troupes du Nord, emportant par la même occasion le cœur de sa fiancée Annabelle Lee. Avec ce film iconoclaste (on y célèbre les perdants de l'histoire américaine), Buster Keaton, dont le principal concurrent et rival en notoriété est Chaplin, est au sommet de son art fondé sur le combat perpétuel de son personnage. Baptisé "l'homme qui ne rit jamais", il se concentre sur ce qu'il fait : quels que soient les obstacles rencontrés sur le chemin de la General, Johnnie conserve toujours son visage impassible avec les éléments où se lit seulement la volonté de ne pas renoncer. Le souci de l'authenticité dans les moindres détails est donc, aussi, dans le décor et dans les incroyables acrobaties comiques auxquelles se livre, sans aucun trucage Buster Keaton. Face à une traverse, un canon, un sabre ou un réservoir d'eau, Keaton invente une mécanique corporelle délirante qui domine les objets en déclenchant de nombreux gags visuels et burlesques. Un classique indémodable !
Film ennuyeux ... certes, il y a quelques points humoristiques ; mais cela ne sauve pas ce film : un muet, pour maintenir l'attention, doit être dynamique ; et là, rien ... une simple histoire muette, qui manque de souffle. Reste, une mise en scène plutôt bien faite. Ceux qui espéreraient voir les célèbres gags de Buster Keaton seront bien déçus.
Ce film étant considéré comme un chef d’œuvre du film burlesque, je n'en ressors pas avec la même sensation. J'affirme tout de même beaucoup de points positifs comme Buster Keaton qui fait littéralement le film. certaines scènes sont très drôles et représente le côté burlesque mais ça ne vaut pas les chefs d'oeuvre du cinéma CHAPLIN.
Western burlesque où Keaton réalisateur tisonne Keaton comédien et consort. «The General» (USA, 1927) de Clyde Bruckman et Buster Keaton illustre une bataille de la Guerre de Sécession entre les Nordistes et les Sudistes. Keaton adopte le choix de prendre la position des Sudistes, perdants finals de cette guerre. Cette option raffermie lagencement de «The General» qui comprend à ériger limpétuosité jocrisse du faible. Ainsi en articulant, dun apprêt faussement primesautier les actions du film, Keaton donne au style de «The General» une grivoiserie, une aisance de mouvement, une fluidité dassujettissements. Procédé patent de Keaton, nul quiproquo ne vient entacher son parcours (comme le fait Chaplin avec son vagabond), cest le personnage lui-même qui vient éveiller le destin, le burlesque naissant de limprobabilité du fruit de cette provocation. Si certains plans fixes bissent directement les codes des débuts du western et notamment de «The Great train robbery» (USA, 1903) dEdwin S. Porter, Keaton, le film réussit à jouer avec lespace de son cadre et encastre les plans pour jointoyer le tout, maillon par maillon produisant lharmonie molaire du film. Malheureusement, la version musicale autre de celle, dernière, de Joe Hisaishi confère aux scènes une bêtise glorieuse sans conteste inverse au propos de Keaton et Bruckman. Ceci terni luvre, va même jusquà sembler contorsionner les actions, si bien que le muet semble alors seoir davantage. Ainsi «The General» convoyé dune musique en trompettes, ingénument reproductrice des cliques de bataillons, cingle vers deux horizons : lattrait gracieux et burlesque inimitable où le faciès keatonien vient brider la frénésie saugrenue pour mieux lassener, et la lyre castrée par une mélopée belliqueuse et absconse défigurant Keaton et sa «General». Indécision donc pour cette mouture de «The General», ceci namputant cependant pas à luvre un génial attribut.
Un film avec d'énormes moyens humains, des explosions, des cascades, des courses poursuites de trains mais l'intérêt de le voir aujourd'hui est très limité. Les gags ne sont pas drôles, aucune émotion ni fond moral. Aucune comparaison avec le génie de Chaplin.
Avant d'être considéré comme un classique du cinéma muet, "The General" fut un échec en son temps. Malmené par les critiques, peu apprécié du public. A tel point qu'il endommagea la carrière de Buster Keaton. Difficile de comprendre un tel échec aujourd'hui. Car "The General" demeure un mélange détonnant. Une course poursuite en locomotives pendant la guerre de Secession, sur fond d'histoire(s) d'amour, avec pour un héros un mécano aussi zinzin que déterminé. Qui aime sa dulcinée autant que son engin à vapeur ! C'est inventif, ambitieux, plein de rebondissements, drôle, et dynamique. Les plans sont originaux et très bien découpés, mettant allègrement l'accent sur les incroyables cascades de Buster Keaton et ses pitreries attachantes autour des trains. Le budget se voit, figurants à l'appui. Ainsi qu'avec cette incroyable et célèbre scène de crash de locomotive ("Mission Impossible Dead Reckoning" n'a rien inventé). Ironiquement, ce coût est aussi l'une des raisons de l'échec du film...