Métal hurlant
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Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 mai 2025
Heavy Metal restitue à merveille le foisonnement graphique et narratif de la revue de bande dessinée Métal Hurlant, choisit un récit-cadre simpliste qui sert de prétexte à l’ouverture de fenêtres donnant accès à des univers disposant chacun de leur cohérence et de leur atmosphère : les tentatives de corruption d’une jeune âme pure s’incarnent à l’écran par des segments qui sont autant de moyens métrages déjantés revisitant avec humour et audace les codes de différents genres, depuis la dystopie futuriste d’un Metropolis (Fritz Lang, 1927) jusqu’à l’heroic fantasy confondant les civilisations premières, sans oublier le polar urbain à la Taxi Driver (Martin Scorsese, 1976).
Le film vaut aussi pour sa révision du héros traditionnel, décliné en un kaléidoscope de protagonistes ordinaires issus du peuple qui trouvent dans les mondes enchantés l’occasion de découvrir leur potentiel caché, de faire preuve de ruse et d’expérimenter leur force physique dans des corps bien charpentés. Les relations stéréotypées entre hommes et femmes, présentant les premiers comme des bourrus au grand cœur et les secondes comme des créatures aguicheuses, servent un comique de caractères et de situations – puisqu’il s’agit de caricaturer des genres rigoureusement codifiés – tout en contribuant à un discours progressiste visible, notamment, dans l’organisation des chroniques : spoiler: de la « jolie pépée » assise sur la banquette arrière du taxi naît Taarna, guerrière silencieuse qui domine les hommes en se jouant des clichés inhérents à son sexe
.
spoiler: L’érotisme omniprésent, fidèle en cela aux bandes dessinées, se mêle à la violence outrancière,
rencontre de la volupté et de la brutalité que retiendra, un an plus tard, Conan the Barbarian (John Milius, 1982). La partition instrumentale que signe Elmer Bernstein articule elle aussi l’épique et le lyrisme d’un thème principal mémorable, cohabitant avec des chansons rock et hard rock. Tous les ingrédients sont réunis pour l’obtention d’une œuvre culte, vibrant hommage rendu par des amoureux de la contre-culture française, Ivan Reitman en tête.
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 154 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2025
A sa sortie, je l'ai raté, j'avais 3 ans et je pensai par la suite que c'était un immense video clip animé du groupe Metal hurlant. Au final, je découvre que c'est un très bon film de SF, très ancré années 80 aux graphismes très beaux. On s'impressionne par la nudité des personnages féminins. Mais les histoires restent toutes captivantes. Au final, c'est trop court 1h30
Jacbar
Jacbar

8 abonnés 140 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 février 2025
Pour les connaisseurs de Métal Hurlant : le magazine, il fallait être né avant 70 pour apprécier pleinement cette pépite qui vous explose à la figure. c'est sûr qu'aujourd'hui c'est le flop assuré pour les jeunes.
Fait de petits film au graphisme différent et soutenu par une musique hard rock avec un fil rouge : une bille verte. Elle est la représentation du mal supreme qui peut nous tenter tous et voyage de mondes en mondes dans des histoires fantastiques.
Thierry Delarue
Thierry Delarue

4 abonnés 307 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 février 2025
Un voyage fantastique qui d'une vision gore, fantasmagorique, pharaonique, bizarre, et bien d'autres thèmes encore, jusqu'alors rarement présentés à l'écran, nous emmène dans une autre dimension. On dénonce dans ce film comme dans tout ce nouveau monde de la BD SF, l'injustice et se moque de l'imbécile et prétentieuse cruauté humaine. C'est un mal à l'univers du nom de Loc Nar qui va sévir dans toutes les galaxies. C'est un peu l'anneau des Seigneurs, à la fois redouté et désiré. Les dessins ont bien vieillis, l'animation en 2D nous semble venir d'un autre temps. C'est toute la BD des années 80 qui transpire ici, et qui fait tout l'irrésistible charme du film. Toutes les thématiques cinématographiques à suivre n'auront d'inspiration que le génie artistique de cette mouture là ! Du futur apocalyptique, de l'érotisme, de la parodie, de la caricature, du fantastique, de l'humour, sont savourés à la même sauce, et on se régale. Les nombreuses références ciné sortent leurs scénarios des planches de BD fantastique de ce temps qu'on pourrait croire révolu. Sans tabou, mais dans un art graphique qui a marqué son époque, rappelons nous ces grands noms, Caza, Pétillon, Moebieus, Mandryka ; … Des magiciens, des créateurs sans limite imaginative. Et cerise sur le gâteau sur un plateau final on nous sert la super héroïne Taarna, l'héritière. C'est une femme d'une beauté exceptionnelle qui nous protégera du mal et de sa folie masculine gonflée à la testostérone. La leçon
sera retenue car vous aurez dans les années qui suivront quelques longs métrages alimentant cette légende. Mad Max, Alien, Blade Runner, Le Cinquième élément …) Une note de 5 sur 5. Parce que j'en rêve encore.
jean-pierre guillery
jean-pierre guillery

6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 août 2024
Excellent dessin animé des années 80 on en fait plus des comme ça de l'imagination un peu de sexe et beaucoup de science-fiction j'ai adoré.
PilouteOnFire
PilouteOnFire

3 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 juillet 2024
Une véritable pépite oublié

Petit trésor culte souvent injustement méconnu, le film Metal Hurlant est un plaisir coupable dont je ne me lasse toujours pas et que j'aime regarder de temps à autre avec un plaisir certain ! Dire que c'est une œuvre culte est un euphémisme, conçu comme un film à sketchs avec un sympathique fil rouge, c'est avant tout un condensé d'histoires fantastiques plus barré les unes que les autres mélangeant de nombreux styles d'animation bien avant le fameux Animatrix. Tous le monde aura son segment préféré mais personnellement, je les trouve tous aussi géniaux les un que les autres et je ne peu que vous conseiller le visionnage au plus vite.

Génial cocktail d'humour, d'horreur et de science-fiction dans la subversion la plus totale, ce film est un peu le condensé génial du magasine du même nom qui à plus que marqué son temps devenant autant un ovni, qu'un phénomène. Dessiné par les plus grands auteurs de BD fantastique française de cette époque (Moebius, Druillet ou Jodorowsky pour ne citer qu'eux, mais ils sont bien plus nombreux...) toutes leurs histoires ont influencés le cinéma hollywoodien des années 80 ! Et si vous voulez connaître les inspirations et origines d'Alien, Mad Max, du 5éme Élément où encore Star Wars, alors foncez ! Vous allez vous régaler.

Le film reste un véritable petit bijou méconnu que je ne peu que vous conseiller !! (Bon ok je suis peu être un peu fan :D) D'ailleurs pour ceux qui souhaite ce replonger dans cet univers, sachez que le magasine est revenu d'entre les morts il y a quelques années et vous pouvez le trouver aujourd'hui chez votre buraliste. C'est encore aujourd'hui un véritable vent de fraîcheur et d'originalité qui fait un bien fou.
Cygnor Dinaire
Cygnor Dinaire

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 novembre 2023
Scénarios, musiques, fluidité...quand un groupe d’artiste arrivent à créer un parfait chef d’œuvre.
A voir et à revoir sans jamais se lasser. C'est le meilleur film de tous les temps.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2020
La science-fiction a ouvert de nombreuses frontières dans la narration visuelle et a connu une expansion prolifique avec « Les Humanoïdes associés », une maison d’édition française. Lancé par Jean-Pierre Dionnet, qui aura regroupé les dessinateurs Moebius et Philippe Druillet notamment, la révélation d’une grande série de revues n’aura pas tardé à se faire connaître. Bien que son exploitation repose essentiellement sur le territoire outre-Atlantique, son influence lui est universelle. Que ce soit la bande dessinée ou ce film, réalisé par Gerald Potterton et tant d’autres, on en retrouve la substance dans des monuments de la pop culture et du 7ème Art (Blade Runner, Alien, Star Wars, Mad Max, le Cinquième Elément, etc.). Mais il ne faut pas s’arrêter au style graphique pour se convaincre de son potentiel, car il s’agit avant tout d’une aventure qui traverse les époques et les mondes fantastiques, dans le but de révéler la nature humaine et la nature absolue du mal.

Les intentions sont louables, mais la démarche peut en choquer plus d’un, car l’extravagance des intrigues se conjugue au rythme et à l’intensité de l’ambiance rock, voire hard rock des années 70. A la frontière de l’intrusif et de la curiosité, l’animation s’autorise des libertés que l’on ne peut soumettre au jeune âge. On s’adresse ainsi à ceux qui vivent une transition morale et ceux qui abordent la révolution culturelle, par le biais d’une violence qui les dépasse. En introduisant une sphère maléfique verte, le Loc-Nar, on reconnaît la thématique du mal qui se développe dans les esprits, pervers, avares et soucieux de leur statut dans leurs mondes respectifs. Certains personnages ne seront qu’éphémères dans ces récits qui ne font pas de pitiés à ses antihéros, ni à ses antagonistes. Rien que d’évaluer l’aspect des dessins, on peut palper la crasse dans ces vignettes en mouvement. Peu d’éléments du décor peuvent séduire, mais ce mélange de cultures et de ton n’hésite pas non plus à exploiter au maximum son univers médiocre, violent et envoutant.

Ce qui n’est pas non plus homogène, car on sent que les six segments ont été confiés à différentes équipes, voire différents studios. Chacun ajoute tout de même des propositions intéressantes, tandis que d’autres nous apparaissent maladroitement ou par accident. La caractérisation de la femme, hypersexualisée et constamment dénudée nous ramène peut-être à la création, le côté poétique en moins. Cela est très représentatif des figures idolâtrées par le public, où le modèle masculin domine, mais il se révèle sensiblement macho. Mais le Loc-Nar reste au centre des attentions, car il continue de corrompre les innocents comme les pires criminels de l’univers. On en vient même à intercaler le capitalisme américain, sous les traits d’un super-héros connu et qui ne démord pas de ses valeurs, même les plus sournoises. Il fallait pourtant conclure sur un acte qui tranche avec la déchéance, sans négliger le fondamental dans la description des vices. Animée par la vengeance, tel un western fantastique, Taarna est l’ultime guerrière de son espèce, qui ne craint pas la peur et qui se révèle décisive dans la lutte. Elle s’approprie la virilité masculine, en levant le glaive et en repoussant les assauts ennemis et répond justement à un appel d’hommes, dépourvus d’autorités, de contrôle et de pouvoir.

« Métal Hurlant » (Heavy Metal) aura laissé un héritage et beaucoup d’ambitions, même dans le Dune de Jodorowsky. Le mal ne vient pas des cieux, il est confiné en nous et le Loc-Nar défait simplement les verrous pour laisser nos pulsions s’exprimer au premier degré, à l’état primitif. On laisse tout de même de la conscience dans ces êtres que l’on observe, mais ces derniers restent souvent fidèles à eux-mêmes, dans l’insolence de leur devoir et dans la négligence d’autrui. Pas question de collectif, juste des individus face à des dilemmes où la tentation semble trop grande pour ne pas épouser la violence, le sexe, la drogue et l’immortalité.
Objectivons

404 abonnés 3 086 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 novembre 2020
C'est... étonnant. Visuellement déstabilisant au début, jusqu'à ce qu'on s'y habitue. Cela a esthétiquement vieilli, mais finalement, c'est un style. C'est délirant dans les histoires, avec moultes femmes au gros seins, fréquemment nues à un moment ou à un autre, avec de bonnes musiques dont certaines m'ont rappelé les Conan.
A savoir : cet animé a inspiré un épisode de South Park (le fameux "Planète gros nibards" et snif de pisse de chat).
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2024
Une petite claque à l’animation impressionnante tout droit sortie d’un clip de Pink Floyd ou Tool. Même si l’émigré traine en longueur son écriture passionnante autour de ce Métal Hurlant est culte.

https://hitek.fr/actualite/classe-15-meilleurs-films-science-fiction-annees-1980_49981
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 11 septembre 2018
Du Hard-Rock, une histoire de science-fiction tirée par les cheveux, une animation laborieuse, bienvenue dans "Metal Hurlant". Je ne suis pas sensible à ce genre de film d'animation, et je n'ai pas passé un bon moment.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mars 2016
Je suis assez déçu par ce film, sans doute aussi parce que je ne suis pas du tout le public cible, mais aussi parce que c'est assez mou. Je ne savais rien sur le film avant de le voir, je ne connaissais même pas le magazine, bien que le nom Métal Hurlant me dise quelque chose. J'ai donc embarqué dans un univers que je ne connaissais pas et qui si au début peu paraître assez attrayant devient vite vraiment trop abscons tout en peignant un univers plaisant mais bien trop vide pour être réellement prenant.

Je m'explique, si la première histoire je la trouvais assez sympa avec son côté film noir et nihiliste, très vite la qualité se dégrade, lors du visionnage du second segment ça commence assez vite à n'avoir ni queue ni tête, et puis bien que j'ai vu le film hier soir je n'ai aucun souvenir des autres histoires... c'est dire à quel points elles sont marquantes... à part pour la dernière qui dure des plombes.

Et si j'ai envie de rentrer dans ce film à l'aspect SF/héroïc fantasy un peu kitch qui rappelle forcément des univers qu'on aimait lorsqu'on était petit, tout ça peine à me convaincre, déjà parce que c'est très vain et parce que ça s'adresse à un public de niche qui pourra passer outre les problèmes de rythme et qui voudra tout faire pour rentrer dans ce beau délire qui moi ne me parle absolument pas.

Pourtant l'animation a un certain charme avec son côté fauché... mais pour justement réussir à faire vivre l'univers il faut quelque chose en plus derrière, sinon je vois juste des dessinateurs qui se sont lâchés et qui ont fait un peu n'importe quoi.

Donc sans que ça soit fondamentalement mauvais, je peux quand même dire que le fait de le découvrir assez jeune et de grandir avec ça doit jouer un rôle tout particulier dans son appréciation.
Jahro
Jahro

67 abonnés 684 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 avril 2015
Une boule de billard vert fluo sème le trouble partout où elle s’en va rouler : devant elle les uns mutent, les autres fondent, certains explosent et d’autres disparaissent – mais tous, tels des insectes devant un halogène ou Gollum en face de son précieux, commencent par se prendre d’obsession pour ce qui pourtant sera leur testament. Loc-Nar, puisque c’est son nom, est le chewing-gum qui englue ensemble les huit sections de cet hommage au magazine qui révélera Moebius et Philippe Manœuvre. En fait c’est plutôt à son pendant outre-Atlantique Heavy metal qu’il est fait référence ; ici, pas de Jean-Pierre Dionnet et juste un clin d’œil à Jean Giraud, on laisse place aux comics US et à quelques scénaristes pro – notamment Dan O’Bannon, à l’œuvre sur Alien et Total recall. Hélas, que ce soit dû au superviseur Gerald Potterton, inconnu au bataillon, ou au manque d’expérience de l’équipe avec une caméra : la réalisation est loin du compte. D’inspirations inégales et sans grande cohérence, les sketches ne se rejoignent qu’à leur univers punk très porté sur le sang et les grosses poitrines et à leur graphisme pour la plupart hideux. Tandis que résonnent les hymnes trash et musqués de sous les aisselles, on patiente en se rappelant le culte qu’en font les quarantenaires encore verts et on tente soigneusement d’éveiller le hardos qui sommeille en nous. Une rude épreuve.
Florie
Florie

35 abonnés 109 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 octobre 2014
OVNI visuel et musical. Ce "truc" est à voir pour comprendre toute une époque esthétique qui s'éloigne. C'est généreux, tripant, écœurant, plaisant... Bref, pour tous les goûts prêts à abandonner leurs petites habitudes confortables.
François C
François C

9 abonnés 54 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mars 2014
Daté, sexy, vieillot,futuriste, drôle, décousu, débridé, démodé,avant-gardiste, un peu tout ça en même temps, complètement le contraire également...
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