Evidemment, le propos est très honorable, les conséquences que peuvent avoir un accident sur la vie de nombreuses personnes restant un sujet toujours passionnant. De plus, lorsque l'on connaît les incroyables difficultés qu'a connu « Margaret » pour voir le jour, privé ainsi de sortie en salles pendant des années, on ne peut être qu'indulgent. Reste que malgré des qualités réelles et de vrais beaux moments, on s'ennuie un peu. 143 minutes paraît une durée peu justifiée, et si cela permet à Kenneth Lonergan d'explorer pas mal de pistes et surtout le comportement des uns et des autres sur la longueur, on se dit qu'un peu de concision n'aurait vraiment pas fait de mal. Trop de détails, de sous-intrigues sans grand intérêt, de scènes n'ayant en définitive qu'un rapport très indirect... Si j'ai constamment compris où le réalisateur voulait en venir, et qu'une fois de plus ses malheurs après le tournage le rendent sympathique, ce n'est pas toujours convaincant pour autant. Reste une assez belle galerie de personnages et quelques vrais points forts, que ce soit la relation entre Lisa et sa mère ou pratiquement toutes les scènes au lycée. De plus, si les seconds rôles sont impeccables (J. Smith-Cameron en tête), Anna Paquin est exceptionnelle, apportant toute la complexité nécessaire à une héroïne loin d'être aussi sympathique qu'au premier abord... Frustrant donc, d'autant qu'il y avait la place pour un très grand film : nous en sommes hélas loin.
Lisa (Anna Paquin) est une adolescente new-yorkaise scolarisée dans un établissement huppé de l'Upper West Side. Ses parents sont divorcés : son père est parti s'installer en Californie avec sa nouvelle compagne ; Lisa est restée à New-York avec son petit frère et sa mère (J. Smith-Cameron), une comédienne à succès que courtise un riche Colombien (Jean Reno). Son instabilité émotionnelle l'a conduite à multiplier les aventures : avec un camarade de lycée, puis avec son professeur de mathématiques (Matt Damon). La vie de Lisa éclate lorsqu'elle cause un accident de la circulation et qu'une passante, Monica (Allison Janney), est fauchée par un bus dont Lisa avait distrait l'attention du conducteur (Mark Ruffalo). La jeune femme, écrasée par la culpabilité, part à la recherche de la famille de la victime pour l'inciter à entamer une procédure contre la régie des transports de Manhattan.
"Margaret" est un film maudit, tourné en 2005, mais sorti seulement six ans plus tard. La cause de ce retard : la bataille dantesque entre le réalisateur, Kenneth Lonergan, qui, fort de sa réputation de dramaturge à succès à Broadway, avait obtenu le director's cut, et le studio Fox Searchlight qui n'avait pas accepté de distribuer le film dans sa version initiale de trois heures. C'est finalement une version amputée, de deux heures trente quand même qui sortait en catimini aux Etats-Unis en 2011, puis en France, fin août 2012 (en vf et sans projection de presse). "Margaret" n'en acquérait pas moins une réputation de film culte, trouvant même sa place dans la liste de la BBC des cent meilleurs films du siècle. Cet argument n'était pas le moindre qui me poussait à le voir.
Force est d'avouer que je fus déçu. Sans doute "Margaret" est-il remarquablement interprété, notamment par son héroïne, la jeune Anna Paquin, découverte face à la caméra de Jane Campion en 1993 dans "La Leçon de piano". Elle est entourée d'une pléiade de stars plus habitués aux premiers rôles qu'aux seconds : Matt Damon, étonnamment effacé dans un rôle ingrat, Mark Ruffalo (dont le premier film de Kenneth Lonergan avait lancé la carrière) et Matthew Broderick, le professeur de littérature de Lisa qui lit le poème qui éclaire le titre du film.
Mais "Margaret" ne justifie pas sa réputation sulfureuse. Le montage est très rapide, qui témoigne des efforts inlassables pour en ôter les intrigues secondaires et les secondes superflues. Mais la durée du film, anormalement obèse, ne se justifie pas. Si Lisa traverse une époque chaotique de sa vie et cristallise autour de la mort de Monica toutes les émotions que la fin de son enfance suscite (la relation houleuse avec sa mère, l'éloignement de son père, la perte de sa virginité....), son histoire aurait pu être racontée plus brièvement.
Excellent travail de la part du réalisateur et de l'ensemble des acteurs. On est complètement captivé par cette recherche de justice de la part de cette adolescente.
Anna Paquin est bluffante, et pourtant j'ai eu du mal à croire en la sincérité de sa culpabilité. Les émotions sont là et la lenteur du film est convenable de justesse. Cependant le tout passe très bien, c'est le genre de drame qui m'atteint facilement.
Un accident de la circulation au bout de 10 minutes vous écœure pour le reste du film. Anna Paquin joue très bien la jeune fille écœurée, mais la vie banale et les états d'âme d'une adolescente juive New Yorkaise d'aujourd'hui filmés tels quels n'apportent rien.
Une réflexion sur la morale et la justice au travers du regard d'une adolescente forte de sa naturelle naïveté et de son logique désarroi, qui l'emporte vers un inéluctable désenchantement...Et long... Très très long! ;-(( L'indéniable talent de la réalisation n'y fait rien... Ravie de retrouver Matt Damon en pleine forme... Et une interprétation de Jean Reno à souligner... Un bon film quand même dans la veine de Like Crazy... Décidément, une moisson de films pour ados très riche cette année!
Film très, ...., très long et ennuyeux ! Les nombreux ralentis et travelling circulaires n'apportent rien et allongent inutilement la durée du film. Une heure aurait largement suffit pour traiter le sujet. Lisa s'acharne contre le chauffeur de bus, cherchant à le faire inculper, oubliant qu'elle fortement impliquée dans l'accident. Que viennent faire Jean Reno et Matt Damon dans cette galère ??? D'autant plus qu'ils jouent plutôt mal. Ce film mérite quand même une étoile pour l'interprétation d'Anna Paquin.
La tête d'affiche Anna Paquin m'avait tout de suite séduit, mais le film faussement indé est d'une lenteur abominable. C'est simple, il ne se passe rien ! Mais je ne doute pas que ce film séduira ARTE qui s'empressera de nous diffuser cette daube en première partie de soirée et les vieux d'acclamer en croyant voir un chef d'oeuvre.
Film très long... trop même. Dommage ça partait bien, la scène de l'accident est plutôt saisissante mais après ça devient vite bordélique, avec des scènes qui ne servent à rien et ne font que ralentir le déroulement de l'histoire principale. Puis tout cette obsession pour la morte qu'elle ne connaissait pas c'est malsain et elle en fait tout un drame personnel bien plus que les personnes qui sont concernées. Excessive en tout point, que ce soit pour son côté manipulatrice, ado pleurnicharde, sa soif de pseudo-justice alors qu'elle devrait se juger elle même en premier lieu.
La plupart des personnages sont insupportables et se gueulent dessus tout le long du film... un vrai concentré de mégères à en donner mal au crâne (sans aucune pensée misogyne). Heureusement Jean Reno et Matt Damon tentent à bien des reprises de calmer le jeux...
Bref, plus de deux heures, tout ça pour un accident de bus enroulé d'hormones d'adolescente... car c'est ce qu'il reste du film. Je suis déçu car je m'attendais a un film beaucoup plus fort vu le sujet traité.
J'ai la mauvaise sensation d'avoir perdu mon temps... sans parler de la fin qui est pure escroquerie.
Aucun intérêt...La première demi-heure est pas trop mal mais après on s'ennuie, j'hésitais même à couper avant la fin. Il y a des scènes qui ne servent strictement à rien. Le film est bien trop long, il dure 2H30.
Vous critiquer tous la lenteur du film, mais je trouve que c'est ce qui fait le film justement. Ce n'est pas un chef d'œuvre mais on doit reconnaitre que la mise en scène et la photographie sont par moments exceptionnelle et que les acteurs, notamment les seconds rôles, sont pour la plupart bons. Je comprend que l'on ne puisse pas aimer, ce film n'est pas à mettre en toutes les mains, surtout ceux qui ont peur de s'ennuyer.
Intéressante plongée dans la vie d'une jeune adulte new-yorkaise, perdue dans ses doutes, jusqu'au jour où elle est le témoin d'un accident de bus qui donne un sens à sa vie. Anna Paquin est parfaite dans ce rôle délicat mais le réalisateur tire en longueur un film qui aurait gagné à être raccourci. Pour sa deuxième réalisation, Kenneth Lonergan se perd un peu dans la densité de son scénario. A trop vouloir en dire, il n'en montre peut-être pas assez. A noter le rôle de Jean Reno qui justifie ici ses origines espagnoles…
Je suis bete ou quoi ? Pourquoi ce film s'appelle ''Margaret'' Ce n'est ni le prenom de la morte ni celui de la fille, ni la mere ni l'amie ni la cousine.....