16 189 abonnés
13 142 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 17 janvier 2015
Une rèplique suffit parfois pour installer l'ambiance d'un film : « J'aime ce qui se donne et se rend. C'est ça la vèritè du boomerang ! »...Emmanuelle Bèart, Harvey Keitel et Norman Reedus dans un film ambigu à souhait où la vie, l'amour et la mort sont au rendez-vous de ces trois enfants perdus, de ces trois êtres qui se ressemblent finalement! Si vous voulez du trash, Keitel peut vous en donner mais son personnage reste franchement dans le "dèjà vu" ("Lulu on the Bridge", "Holy Smoke"...). Un taxi driver au charme vènèneux (n'est pas Robert De Niro qui veut) qui aime donner et recevoir en se prenant un peu trop pour Travis Bickle! Presque tout "Un crime" lorgne d'ailleurs vers le film de Martin Scorsese (les rues de New York, les jeux du pèchè et de la damnation...). Un troisième film de Manuel Pradal pavè de bonnes intentions avec des qualitès formelles, une atmosphère de films noirs et des prises de vues inhabituelles desservi malheureusement par une histoire d'une rare banalitè! Dommage car Bèart, belle et mystèrieuse, s'en tire plutôt bien en explorant de fond en comble les bas-fonds de Brooklyn...
On suit des personnages sombres et plutôt tordus et ils nous entraînent au final dans une belle histoire d'amour car ici derrière les apparences tout est question d'amour et jusqu'où il nous pousse à aller !!!
Film lent et monotone mais les acteurs, la mise en scène et les décors rendent le tout intriguant et prenant. New-York est vraiment magnifique dans ce film.
Dans la série des films américains, grosses productions nulles, en voici un de plus. Emmanuelle Béart est vulgaire (comme d'habitude) et en fait beaucoup trop. Son personnage est-il celui d'une femme qui tente de conquérir son voisin ou bien celui d'une prostituée?...on se demande. Le film est mou, lent. On attend un quelconque rebondissement qui viendrait dynamiser tout ça, mais il n'y en a pas. Du coup, on s'ennuie pendant tout le film.
L'histoire d'une nana qui était belle avant d'être refaite et qui maintenant me dégoûte film après film. Oh pardon, c'est pas l'histoire du film que je raconte là. Mais comme c'est une pâle copie de « In the cut » et autres polar New Yorkais vus 20 fois les dimanches de pluie parisienne, c'est même pas la peine d'en parler. Béart ne décolle jamais de son look morphinomane de son jeu tout sauf naturel, Harvey n'est pas très frais, et son rôle ne lui donne pas le choix dans l'absurdité. C'est bien nul.
Ouf ! On ressort de "Un Crime" comme lessivé : fin prévisible dès la rencontre entre Harvey Keital et Emmanuelle Béart, images sans intérêt, bref, une absence totale de recherche et d'originalité ! De grandes longueurs, une violence crue qui ne sert en rien l'action, et enfin des personnages plats, plats, mais plats...l'intrigue ne décolle pas, nous non plus, et "Un Crime" ne nous arrache qu'un bâillement...A éviter !
Film très noir de Manuel Pradal jeune réalisateur américain que je ne connaissais pas. Il s’agit d’une très bonne surprise. Film de machination, thème cher au film noir des années 40. Tel une Barbara Stanwick tout droit sortie d’ « Assurance sur la mort » Emmanuelle Béart se joue d’un pauvre quidam pour assouvir son plan machiavélique et à vrai dire complètement fou : fournir à l’homme qu’elle aime un coupable pour qu’il oublie le meurtre non élucidé de son épouse. L’ambiance est poisseuse à souhait et contrairement au célèbre film de Wilder les personnages n’évoluent pas dans un monde petit bourgeois. Keitel paumé comme ce n’est pas permis s’accroche à cette mante religieuse même après qu’elle ait tenté de le tuer. Il essaiera de tirer partie de la situation pour s’attacher cette femme plus jeune que lui qui en réalité constitue son seul espoir de retour à un semblant de vie normale. Rêve impossible voué à l’échec et la mante religieuse s’y prendra à deux fois pour enfin retrouver son amour tant convoité. La scène finale où les deux amants se retrouvent lié par un secret qu’ils devront partagé à la vie à la mort est assez glaçante. Belle réussite passée inaperçue qui renouvelle un peu le genre au goût des années 2000 tout en respectant une grande part de ses canons.
L'une des rares réussite du film est d'arriver par moment à nous offrir des plans magiques de la ville de New-York. Pour le rêste on repassera, histoire inutilement tarabiscotée (difficile de ne pas rire devant le grotesque de certaine situation), ennuyeux,..
Le scénario finit de manière invraisemblable, Emmanuelle Béart continue de nous faire regretter son visage d'avant, mais joue juste; Harvey Keitel est bon...C'est quand même bien fait et on ne s'ennuie pas une seconde. A voir en se disant que tous les hasards sont possibles au cinéma...
Je suis allé voir ce film sans savoir ce que c'était, en y allant juste parce que le nom était accrocheur-une erreur. Non pas que le film soit complètement mauvais mais il n'est clairement pas bon. On s'ennuie dans ce film où on a l'impression que l'on nous sert les "recettes" holywoodiennes sans prendre la peine de faire le lien entre elles: meurtres, sang, pseudo-suspense, angoisse horrible des personnages (une partie du film particulièrement mal jouée par E. Béart, à mon avis dans des scènes d'insomnie où l'on croit qu'elle vient de prendre un café), sexe, fesses, alcool, et parler cru. Bref un film bien décousu où on est juste surpris par le manque de cohérence et de transition.
Sans être mauvais, ce film est juste fade et prendra une place dans nos esprits pendant 2 heures, le temps de celui-ci, puis on l'oubliera tant il est banal.
Ça manque d’intérêt et de rythme. D’ailleurs le scénario est vraiment tordu, aussi tordu que le rôle d'Emmanuelle Béart qui ne livre pas sa meilleure performance.
Le scénario est cosigné par Manuel Pradal et Tonino Benacquista, l'auteur de "Saga", "Les Morsures de l'Aube" et "De battre mon Coeur s'est arrêté". Il s'agit d'un scénar à l'ancienne, une histoire de vengeance et de machination, ayant pour cadre un New York plus noir que jamais, noir parce que souvent capté la nuit, mais aussi parce que filmé loin de Broadway et de Time Square et sublimé par la photograhie de Yorgos Arvanitis, le chef-op d'Angelopoulos. Les fenêtres sur cour ne servent pas à assister à l'accomplissement d'un meurtre, mais permettent à Alice d'observer la douleur intacte de Vincent, douleur qui l'empêche de tourner la page, et de s'intéresser à elle autrement que comme la bonne copine d'à côté.
Elle comprend que seule la découverte de l'assassin de sa femme pourra mettre fin à cette douleur. Et comme la police a clos depuis longtemps l'enquête, et qu'il y a 12 000 taxis à New York, il ne lui reste plus qu'à prendre un chaufeur au hasard, et à le transformer en coupable idéal. Elle choisit donc Roger, une sorte de Travis Bickle qui n'aurait pas basculé dans la folie meurtrière trente ans plus tôt. Mais comme lui, on sent des failles, un rapport à la violence et à la soufrance peut-être né aussi au Vietnam, ce qui expliquerait sa phobie de Chinatown. Le choix d'Harvey Keitel n'est d'ailleurs sans doute pas un hasard, lointain écho de sa participation au chef d'oeuvre de Scorsese.
Jusqu'à la réalisation du plan de la jeune femme, l'histoire fonctionne bien et les non-dits de Roger et d'Alice, ainsi que les ambiguités de leur relation réussissent à maintenir une tension propre au genre. Malgré certaines facilités, comme la description de ces bars glauques que fréquentent Roger ou de son loft avec passage du métro aérien qui ponctue ses coups de reins, on peut croire à ces trois personnages abimés par la vie.
Malheureusement, la dernière demi-heure s'enfonce dans l'invraisemblance, tant par rapport aux événements qu'à la psychologie des personnages. Et justement, ce qui manque dans ce film, c'est le doute qui planait sur le sens à donner à la dernière scène de "Taxi Driver" ; à la place, on a le droit à un happy end préfabriqué, loin de la rédemption scorsesienne, et contradictoire avec le propos même du film, à savoir l'inéluctabilité du mal pour guérir d'un autre mal.