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max6m
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1,0
Publiée le 8 décembre 2008
Après 10 ans d’absence, «L’homme sans âge» marque le grand retour de Coppola à la réalisation, hors des sentiers battus hollywoodiens. Le cinéaste est parvenu à s’autoproduire, échappant ainsi aux brides et aux exigences de la grande «usine à cinéma» qui l’avaient, de son propre aveu, acculé à une forme de retraite anticipée. Le cinéaste peut désormais se laisser aller à une certaine liberté artistique et on se dit qu’on va avoir droit à une œuvre intéressante, laissant libre court au grand talent du monsieur. Le résultat est malheureusement inverse. «L’homme sans âge» apparaît comme un film de débutant, complètement dépassé par ses propres ambitions, cherchant à faire ce qu’indéniablement, il n’a pas les qualités de faire. Coppola fait sa petite révolution cinématographique 20 ans après les autres, et son film fait bien pâle figure face à sa nouvelle concurrence. L’imagerie numérique qu’il déploie est déjà largement datée, et, comme un jeune premier qui voudrait briller et se faire remarquer par l’audace d’une mise en scène stylisée, mais en réalité d’une terrible vacuité, il filme de côté, à l’envers, et multiplie les effets inutiles, donnant plus dans la ringardise que dans la prétention. Quant au contenu, ne parvenant jamais à effleurer la profondeur suggestive et réflexive qu’il aimerait atteindre, le film tourne autour de son sujet sans jamais trouver la porte d’entrée de l’intelligence, de l’émotion ou de la poésie. En voyant «L’homme sans âge», on ressent presque une certaine compassion pour le cinéaste, qu’on sent animé des meilleures intentions, et on peut finir par trouver au film un certain charme passéiste. En revanche, la conclusion est assez dure pour Coppola : celui qui cherchait à s’émanciper de la tutelle hollywoodienne, nous a ici prouvé qu’il n’en n’avait pas les moyens.
Après 10 longues années d'abscence, F.F. Coppola revient avec un film étrange. L'homme sans âge est très intéressant, très complexe aussi, mais la complexité du scénario existe car les questions que se pose Dominique n'auront ( à priori ) jamais de réponses. C'est une quête sur l'origine de l'Homme, du langage, de la vie... Cependant, là où Coppola déçoit, c'est dans la réalisation : hermétique et immobile. En attendant Tetro...
Drôle de sensation que d'avoir ce sentiment d'être passé à côté de quelque chose, d'avoir ce sentiment de ne pas avoir su saisir le sens même du film. Je dois avouer que je me sens un peu frustré. Je peux pas dire que j'ai eu un profond déplaisir à voir ce film, ce serait même le contraire mais la fin m'a quand même laissé perplexe. Beaucoup trop de questions et très peu de réponses, j'ai vraiment cette impression que quelque chose m'a échappée. J'ai cru comprendre aussi qu'il y avait un lien assez étroit avec l’œuvre même de Coppola, œuvre que je connais au final assez mal... Je m'avoue pas vaincu et je pense revenir assez vite sur le film, le revoir à tête reposée (il était plus de minuit quand je l'ai commencé) et déceler certaines choses que j'aurais pu zappé. Je crois que le film a vraiment un message à faire passer et il ne me reste plus qu'à le saisir....
Les cliquetis d’une horloge, objet du temps, sonnent dans la pénombre d’un écran noir. Tout va très vite s’accélérer dans le tunnel temporel de «Youth without youth» (USA, 2007) de Francis Ford Coppola. L’odyssée de ce linguiste universitaire dans l’espace temporel de son inconscient est l’occasion pour Coppola, sur son retour, d’ériger une expérience nouvelle. Nouvelle en un sens, par son format vidéo haute-définition. L’esthétique du film se voit donc libéré par une aisance de tournage, fournissant un format cinématographique plus malléable. La révolution numérique est en marche, bien que le fantôme de la pellicule hante encore le terrain du film. Notamment lors de la scène en Inde où une caméra de 1960 filme, le bruit de la pellicule s’adjoignant au monde enregistré. Comme le cinéma qui s’acquitte de contraintes grâce à la «légèreté» du numérique, Dominic Matei (Tim Roth), personnage central, se dégage de son enveloppe corporel pour naviguer dans le fleuve du temps. La scène est belle quand Matei, frappé par un coup de foudre spectaculaire et outrageusement numérique, gît calciné sur le parvis en même temps que s’embrase la toile de son parapluie, n’exposant plus que les os de l’objet, que l’essence de l’être. Le voyage, on peut même parler d’odyssée, de l’homme dans son inconscience permet au temps de se ralentir. A un tel point qu’il recule. C’est ainsi que Matei rajeunit, revient sur ses erreurs, refait sa vie. Le film ne serait que cet instant limitrophe à la mort où l’on voit, comme le dit l’expression, «sa vie défiler devant soi». Coppola donne la chance à son personnage, probablement comme il aimerait se la donner, de revenir sur ses erreurs pour ne plus les commettre. Matei doit, pour donner un meilleur aspect à sa vie, faire montre de sacrifice, perdre une deuxième fois son amour. Il n’y aura pas de troisième tentative, de troisième rose, pour la reconquérir. C’est bien là la question qui reste en suspens : où mettre la troisième rose ?
C'est avec un certain scepticisme que je suis rentré dans la salle, pas sûr de la qualité d'un nouveau Coppola qui ne me disait pas grand-chose... Bien mal m'en prit puisque deux heures plus tard, mon impression était complètement opposée, et ce, pour mon plus grand bonheur. "Youth without Youth" n'est absolument pas le film fantastique à effets spéciaux que promettait la bande-annonce mais une expérience étonnante offerte par un auteur inspiré, parfois à la limite de l'expérimental avec quelques séquences abstraites visuellement, néanmoins riches de sens et alimentant une profonde recherche sur soi entreprise notamment à travers le personnage incarné par Tim Roth, à mes yeux véritable alter-ego du cinéaste. Coppola démontre une fois de plus son impressionnante maîtrise avec un ton esthétique particulier, aux lumières et couleurs envoûtantes, dans un style au service du projet tel qu'il se plaît à régulièrement l'énoncer. Les repères chronologiques s'avèrent brisés, les notions d'espace-temps mises en suspens... Faux thriller, véritable réflexion sur l'identité, "Youth without Youth" souffre d'une transition fumeuse au milieu avant de repartir sur de nouvelles bases : le metteur en scène s'attaque à une romance introspective, analyse son couple de manière originale sans tomber dans la caricature et se permet de belles envolées lyriques. Il dirige en outre magistralement ses acteurs, Roth bien sûr et surtout Alexandra Maria Lara, déjà vue dans quelques productions européennes et qui crève ici l'écran. Coppola a signé un retour médiatique relativement discret malgré les évidentes qualités de ce dernier opus. Certes, celui-ci n'est pas exempt de tous reproches (un quart d'heure en trop et une conclusion pas totalement convaincante) mais les pistes explorées laissent augurer de bonnes choses pour les quelques oeuvres restantes, grâce notamment aux divers niveaux de lecture proposés par ce long-métrage passionnant.
Coppola, c'est la classe. Une certaine maîtrise du cinéma a regarder avec attention. Une bonne mise en scène, des plans réfléchis. Un délice au visionnage !
Même si il nous arrive de nous perdre parfois dans le scénario, ça reste grand: Bravo.
Incompréhensible, long, ennuyeux, mensongeur, pas drôle, propagandiste, pas creusé, incomplet, manque de volonté, pas ambitieux, acteurs mauvais, violence gratuite!
Mention spéciale pour le blabla incompréhensible de Rupini.
Une histoire qui semblait attrayante, tim roth qui est un acteur au poil et francis ford coppola qui fait du cinéma comme on fait l'amour, avec passion...hélas le scénario part dans tous les sens et j'ai eu du mal à suivre, bien que certains moment m'ont replongé dans l'intrigue on s'en détaché à la scéne suivante, c'est vraiment dommage.
8 ans. C'est le temps qu'a mis Francis-Ford Coppola pour réaliser ce projet, son projet plus exactement car "L'Homme sans âge" est, de toute sa filmographie, son oeuvre la plus personnelle et la plus onirique. L'histoire ne peut être expliqué et le montage est totalement désordonné mais le film renferme une telle puissance visuelle et créatrice que l'on ne peut rester insensible devant le parcours de ce professeur de langues roumain, frappé par la foudre, qui va brusquement rajeunir et dont la mémoire et l'intelligence seront décuplées. Tim Roth se laisse parfois dépassé par l'importance du rôle mais il lui apporte une aura exceptionnelle, bien aidé, il est vrai, par des seconds couteaux de grande classe. Dans ce portrait tragique d'un homme à part et obnubilé par la quête visant à découvrir les origines du langage, on peut y voir la représentation de Coppola lui-même dont l'obsession est d'arriver à l'oeuvre parfaite, le film ultime qui viendrait parachever une carrière hors-du-commun. Ce n'est peut être pas le cas avec "L'Homme sans âge" mais l'entreprise se révèle terriblement envoûtante de par son irréalité et sa noirceur absolue. Un film inclassable aussi démesuré que son auteur.
Lorsque Coppola tente de faire du Lynch, ça donne ça. Un film qui démarre déjà très bizarrement avec une histoire tellement farfelue qu'on y croit pas une seconde. Un vieil homme de 80 ans foudroyé se réveille à l’hôpital avec un corps de quarantenaire et un esprit surhumain qui jours après jours accumule les connaissances sans effectuer aucun effort. Il arrive même à lire un bouquin sans le lire mais juste en le passant devant son visage. Il devient un devin, un surhomme, Superman quoi ! Puis l'histoire ne se fixe a aucune intrigue et fait absolument tout pour qu'on soit paumé. Les nazis veulent ce phénomène surhumain, puis il s'échappe en Suisse ou il se sert de ses pouvoirs pour tricher au casino, là bas il rencontre un mec du gouvernement américain qui veut le protéger interprété par un Matt Damon qui apparaît 5 minutes top chrono à l'écran. Si vous avancez dans le film, l'histoire ne sera plus du tout la même. C'est impossible à résumer, c'est sans aucune intrigue, sans aucune explication, sans aucune théorie possible et surtout sans aucune réelle idée ou message caché. Ça va un peu dans tous les sens, ça explore des bizarreries sans nom et c'est tout simplement du grand n'importe quoi. En plus je suis pas fan de Tim Roth.
Fuite de soi même, rajeunissement expérimental ? J'ai été perdu dans ce scénario qui propose au héros de se retrouver avant de se perdre complètement. Je me suis ennuyé.
je sais, je ne suis pas objectif. Je mets une étoile parce que c'est un film de Coppola, sinon je crois bien que je lui aurait mis 0 ! Un film qui pour moi est dans la lignée d'un "The Fountain" une allégorie sur le temps qui passe ! D'accord mais encore une fois, suis je vraiment bête ou bien ce film est incompréhensible ? Que vient faire cette réincarnation de Ruppini dans ce film ????? Pourquoi a t-il des "super pouvoirs", comme lire les livres sans les ouvrir ? Merci quand meme a Tim Roth qui porte bien le film sur ses épaules et qui joue une fois de plus très bien.
Coppola revient après de longues années d'absence avec une fable fantastico-philosophiques assez personnelle même si le résultat est particulièrement ampoulé et décousus. Ca part un peu dans tous les sens on commence par une sorte de thriller avant de finir par une romance, ce voyage initiatique se perd complètement en route et se montre particulièrement déroutant tant on a l'impression que le récit n'est pas tenu et se perd dans un tourbillon de paroles un brin prétentieuse. De plus il faut bien le dire le film est assez moche alors que son réalisateur nous avait habitué à des trucs splendides visuellement. C'est donc un retour en demi teinte pour un cinéaste sacré qui s'est peut être un peu trop écouté.
Le film, dans sa première partie, est génial on sens un suspens naitre digne du meilleur Coppola. Ensuite il se perd... incompréhension ou pour initié ?
Plutôt déçu par ce film... seule la réalisation est très bonne, avec une photographie très réussite et une mise en scène soignée, les acteurs sont convaincants.. mais côté scénario, on tourne en rond, l'idée de départ est pourtant intéressante, mais le film perd de l'intérêt au fil du temps, accentué par des scènes longues, parfois ennuyeuses et une fin pas très claire.