Une intrigue très intéressante et qui tient en haleine, malheureusement le dénouement est décevant. José Garcia est moyennement convaincant dans un registre tragique, Olivier Gourmet un peu caricatural et Marie Gillain pas bonne actrice à mon goût. Seul Michel Serrault trouve grâce à mes yeux. C'est dommage, pour une adaptation d'un roman de Fred Vargas on aurait pu s'attendre à un peu mieux.
Ayant recu un accueil fort moyen de la part des spectateurs et des critiques, c'etait avec une certaine appréhension que j'étais allé voir ce film. Mais finalement, c'est avec une certaine satisfactio que j'en suis sorti. Il est vrai que le film est inférieur au livre de Vargas, du fait que Régis Wargnier n'a pas vraiment réussi à retrouver cette fantaisie, cette poésie si chère à l'auteur. Ici, tout est noir, à commencer par José Garcia, qui, bien que très convaincant si on n'a pas lule livre, n'est pas vraiment représentatif du commissaire Adamsberg, personnage particulièrement lunaire; c'est un peu mieux pour Lucas Belvaux, qui, sans signer une grande performance, s'en sort honnêtement. C'est incontestablement Olivier Gourmet qui s'en sort le meiux ici, par son ambiguité et sa décontraction, il semble réellement tiré d'un livre de Vargas. Par ailleurs, n'en reste pas moins que Pars vite et reviens tard est un polar des plus honorables. L'enquête est faite de manière assez solide, plutot bien mise en scène, avec une certaine noirceur plutot bien rendue. Mais ce qui nous convainct vraiment, c'est la manière dont Régis Wargnier à photographié Paris, de manière insolite, avec des angles pour le moins originaux et surprenants, arrivant à donner à ces moments là une réelle dimension à la capitale. Pas un grand film certes, mais un polar tout à fait correct et c'est déja plutot pas mal.
" Tiens José Garcia, en plus il est pas mal celui là ! " Peine perdue, l'ennui et la monotonie sont l'essence de ce film comme un coussin en est à son fauteuil...
Malgré une intrigue assez alambiquée, Régis Wargnier a su créer une ambiance oppressante dans un Paris par ailleurs plutôt bien filmé. On suit avec intérêt ce bon thriller dans lequel José Garcia joue avec application un commissaire Adamsberg très austère. Un thriller d'atmosphère au rythme finalement assez lent avec quelques accélérations mais l'ensemble reste cohérent sans être exceptionnel.
La caméra hésitante de Régis Wargnier n'arrive jamais à faire honneur à la plume de Fred Vargas et à susciter notre intérêt dans un film qui se transforme vite en un thriller boursouflé à la française. Pars Vite Et Ne Revient Jamais aurait été un titre plus judicieux à mon avis.
Un scénario a dormir debout et le plus mauvais titre de film de l'histoire du cinéma mondial, malgré une bonne mise en scène et des acteurs irréprochables, et en particulier un acteur qui ira loin: Olivier Gourmet.
C'est vraiment du grand n'importe quoi. Peut-on faire des films aussi nul. Le cinéma français a vraiment besoin de nouveaux talents parce que là on rentre dans le mur.
Adapté du roman de Fred Vargas, un polar romanesque à l'atmosphère oppressante, desservi par une intrigue alambiqué et rocambolesque, malgré l'interprétation excellente de José Garcia.
DEBOUT LES MORTS. La peste comme justice et ce film comme fléau. Le couperet pour Régis Wargnier. Film brouillon, confus et amputé. Ne réveillez pas un flic qui dort. Des idées que l'on retourne, que l'on use. L'épidémie jusqu'au bout. Et pendant ce temps, l'océan pars et reviens. C'est ce que j'ai observé et ça me cultive.
Le Paris néo-médiéval dépeint dans 'Pars vite et reviens tard' est assez convaincant, et tient le film à bout de bras jusqu'au dernier tiers, malgré la faiblesse de l'interprétation de la plupart des acteurs et des dialogues d'une rare médiocrité. Le dénouement, cependant, est absolument grotesque, et gâche presque tout ce qui aurait pu être sauvé dans cette adaptation très maladroite du polar de Fred Vargas.
Ce n’est vraiment pas le meilleur polar qu’il m’ait été donné de voir. L’intrigue est totalement bancale tout comme son dénouement. Le film se laisse regarder mais il déçoit et ne marque absolument pas les esprits. C’est dommage car la première partie était intéressante mais ce policier s’essouffle rapidement malgré les efforts notables de son principal acteur : José Garcia.
Pars vite et reviens tard n’est qu’intentions de thriller sur fond de retour de peste, que figuration de l’effroi suscité par une épidémie que peinent à résorber les enquêteurs, que démonstration de noirceur alors même que tout est excessivement écrit et mal joué, la faute à une direction d’acteurs calamiteuse. Régis Wargnier est à n’en pas douter l’un des plus mauvais réalisateurs français : sa mise en scène impersonnelle que tente de dynamiser le montage n’incarne aucun des enjeux du récit, glisse sur les places et les rues de Paris comme elle fétichise avec outrance les poses de ses comédiens. Son seul atout est Patrick Doyle, compositeur écossais de talent qui signe une partition forte d’un thème mémorable, apte à diffuser un climat de tension que désamorcent les interventions ultra-rapides des forces de l’ordre, sur terre comme sur fleuve – aussitôt une chasse à l’homme commence-t-elle qu’elle donne lieu, dans les secondes qui suivent, à leur arrivée fracassante. Il ne s’agit pas là de la seule incohérence, tant le dénouement procède par révélations maladroites et peu crédibles.