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DAVID MOREAU
160 abonnés
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1,5
Publiée le 21 septembre 2017
STUPEUR ET TREMBLEMENTS. Ca sent trop le pognon: les images, les décors, les costumes, les acteurs, la mise en scéne, la lumiére, les ralentis... tout ça finit par nous donner la nausé.
Un film lent, très ennuyeux, des acteurs modestes. Cantona et Dutronc nullissimes. Le deuxième souffle. Un remake du film de 1966. Mal tourné et mal filmé. Du rouge, trop de rouge. Un film qui en boucle sur la chaine action.
Nul doute qu’Alain Corneau entend ici assumer jusqu’au bout la dimension désuète et pastiche de cet hommage aux films policiers faits à l’ancienne. On veut donc bien être indulgent avec l’ami Corneau parce qu’il est gentil et parce qu’il nous a sorti quelques films chefs d’œuvres, mais il est ici impossible de prendre un quelconque plaisir à ce " deuxième souffle" (ou alors il faut être un grand adepte des téléfilms de France 3). Le film est construit autour d’une intrigue honteusement creuse, qui peine d’ailleurs à se dérouler, et que Corneau entend nous masquer derrière une atmosphère grotesque faite de couleurs criardes d’un mauvais goût inqualifiable, et d’un casting de stars dans le brouillard duquel seul Michel Blanc parvient à émerger tant bien que mal. Ajoutons à cela une réalisation d’une incroyable incohérence, qui s’emmêle les pinceaux à chaque effet et chaque plan, et vous comprendrez que l’ami Corneau n’y était pas du tout pour ce coup-là. Bref, voila bien un incroyable fiasco que ce "deuxième souffle" !
"Le deuxième souffle" est le remake dispensable d'un film culte de Jean-Pierre Melville.Un polar hybride,qui se veut stylisé et rendant hommage aux films de gangsters des années 50.Mais en réalité,difficile d'ètre séduit par cette esthétique criarde et ces longues scènes sentencieuses.Il n'y a aucune ame.C'est froid,distancié,avec des personnages statiques et dépourvus d'intéret.Alain Corneau,veut suivre les traces de Johnny To,le maitre du genre hong-kongais.Très bien.Mais il oublie de faire son propre film,et se sert d'artifices pour approfondir une histoire vue et revue.le comble,c'est que le casting long comme le bras ne sait pas du tout ou se placer.On dirait une réunion d'anciens combattants venus cachetonner.Totalement inutile.
Le cinema francais moderne a définitivement reussi à trouver un moyen de se ridiculiser encore plus qu'avec les bonnes comedies bien franchouillardes tel "Bienvenue chez les chtis" en la production d'un remake d'un grand films noir de la nouvelle vague. Tout d’abord, erreur dans le casting avec un Auteuil pas crédible du tout et qui visiblement n’en a pas foutu une pour. Comment expliquez vous le gars est gras comme un saucisson alors qu’il sort de prison ? Doit on rappeler que certains ont perdu plus de kilos pour faire leur travail (Choi Min-Sik dans « Old boy » par exemple), aucun charisme et pale doublure de Lino Ventura qui lui avait une « gueule ». Cantona et Belluci, nullisimes mais « bankables », devraient prendre des cours de théatres pour débutants avant de se la ramener sur grand écran. Meme s'il n'est pas mauvais dans son jeu, Michel Blanc (ou plutot son personnage),dixit le commissaire qui parvient à anticiper toutes les faits et geste du fugitif et a qui on la fait pas, est insupportable, . Le plus pathetique restent les scenes d’actions qui trainent en longueur la faute a des ralentis à la john Woo trés mal maitrisés. Ajoutez un rythme lent, une espece de photographie en couleur rouge/orange (pour un film noir ---> bizarre) et la coupe est définitivement pleine...
Ralalaaa.. la prétention du cinéma francais à vouloir faire de "grand film" qui au final se retrouvent être de bien bel et beau navet, sur joué (mal joué). Et que dire des erreurs de casting....
Les personnages sont bien campés, notamment Daniel Auteuil en gangster à l'ancienne, Michel Blanc en commissaire cynique, Éric Cantona en porte flingue dévoué et Gilbert Melki en truand hâbleur. L’image glauque aux couleurs jaunasses et les décors en carton-pâte agacent cependant et diluent la force des personnages. C’est lent et long, l’avoir vu aiguise le souhait de découvrir l'original de Melville.
Alain Corneau a tenté de "reprogrammer" un film français "classique". ça frôle la parodie voir l'absurdité ! ça reste un bon film mais le style artistique est lourd parfois : Des hauts et des bas ! Avis partagé ! Fifty - Fifty !
Je vois ce film avec retard, mais l'envie manquait... et je n'ai pas été déçu sur ce point. Dès le début, je ne crois pas à la tête d'Auteuil, fronçant les sourcils, en gangster redoutable. Que dire de Michel Blanc, que je trouve risible en commissaire. Il compose son rôle, et ne sait être bon que quand il se joue lui-même. A oublier. Les autres sont passables, mais les images sombres finissent de décourager, et on ne comprend pas toujours bien les dialogues marmonnés. Le côté gore des assassinats sacrifie à la mode Tarentino, et pouvoir receuillir les derniers mots de victimes déchiquetés à la mitraillette est un grand privilège... dont on peu se passer sans regret. Corneau a voulu se frotter à Melville, la confrontation laisse Corneau sur le tapis.
Je ne suis pas fan des remakes, dont souvent je ne comprends pas l'intérêt. Mais là en plus on est quasiment sur du copié collé. Que ça soit en terme d'histoire, de plans et même de dialogues ! Et passer derrière Melville, Ventura et compagnie ça fait mal.
Alain Corneau réalise un polar à l'ancienne, avec toute la nostalgie des gangsters old school et de la France des années 50. Sa vision ripolinée paraît un peu vieillotte malgré la superbe photo qui dénote par rapport au reste du film. L'histoire, les acteurs, les dialogues sentent bon la naphtaline alors que la mise en scène et la photo sont plutôt "modernes". Une dichotomie qui dessert le film d'autant qu'on a du mal à se passionner pour l'histoire qui manque de charisme. Ce côté désuet, à l'heure du style nerveux que l'on retrouve jusque dans les séries (24, et même Prison Break), ne tient pas vraiment la route. Le film en tant que tel n'est pas désagréable, mais il passe sans laisser de trace.
Le deuxième souffle est un film difficile. Difficile pour plusieurs raisons. Je l'ai regardé " à froid, c'est à dire que j'ignorai tout du passé de ce projet. Je ne connaissais pas le film original, ni le réalisateur. Un visionnage difficile à cause de la mise en scène en particulier de la lumière : trop prononcée par moments, trop sombre dans d'autres scènes. Bref, un style particulier plus digne d'une bande dessinée. Deuxièmement, les acteurs en font trop, beaucoup trop. Quant à Daniel Auteuil, l'acteur surjoue énormément en essayant en vain de copier Lino Ventura.
Pour finir, le deuxième souffle comporte une violence exagérée et inutile qui vulgarise le style classe que le film veut se donner. Mais en jouant sur les deux tableaux ce dernier perd son identité et rend son visionnage pénible dès le début.