Un chef d'œuvre, ça ? Je n'ai pas eu cette impression, quand on voit un chef d'œuvre on ressort de la projection avec un sentiment de bonheur et on se râpasse les meilleurs moments du film dans la tête. Là on en est très loin. Alors évidemment le ban et l'arrière ban des louangeurs de la lenteur s'en donnent à cœur joie sur l'air de "plus c'est lent plus c'est bon". Ben non, ce scénario extrêmement tenue n'avait nul besoin de 160 minutes pour exister. Alors on a droit à des tics d'auteurs, du début en muet (qu'est-ce que ça apporte ?) jusqu'à la fin complétement déglinguée. On éprouve de l'empathie pour personne, on est à limite de l'ennui. Et puis la musique ? Si on peut appeler ça de la musique, une horreur ! Il faut bien sûr parler de l'interprétation totalement habitée de Daniel Day-Lewis, seul point positif que j'ai retenu. Je n'en dirais pas auteur de la prestation de Paul Dano, trop fade pour son rôle.
J'ai mis du temps à me décider de regarder ce film et bah j'aurais même du ne pas me décider du tout. C'est ennuyant, lent, long, sans intérêt, le genre de film qui nous donne envie de lacher l'affaire au bout de 30/40 minutes... Bref, "chef-d'oeuvre".... à d'autres !
Une adaptation qui pue le pétrole et le sang réussie et un oscar pour Daniel Day Lewis amplement mérité. Dans la peau de Daniel Plainview, magnat du pétrole complètement perverti par l'argent, il prouve ici qu'il est l'un des meilleurs acteurs de tous les temps (rien que ça). Pour ce qui est de la réalisation, Paul Thomas Anderson confirme toutes les attentes que l'on avait pu placer en lui, notamment suite à son chef d'oeuvre Magnolia. La photographie est on ne peux plus impec', l'ambiance parfaitement maîtrisé, une tension omniprésente pendant 2h30 jusqu'à ce dénouement dantesque... Du très, très, très grand Cinéma.
Un film impeccable et dont la prestation de DDL est tout simplement magique on croît à ce personnage aux multiples facettes. Le scénario et la réalisation ne sont pas en reste, mais au final il ne restera que Daniel Day Lewis dans nos esprits qui ressortent de ce film totalement époustouflé ! le final est tout simplement magique. Un bon film vraiment, mais qui aurait perdu de sa saveur avec un autre acteur, qui mérite largement son oscar.
J'attendais ce film avec impatience. Je pensais voir une grande fresque de l'Ouest Américain : une grande Saga familiale sur plusieurs générations. Mais RIEN. Quelle déception ! On voit Daniel Day-Lewis dans chaque plan. Tout repose sur ses épaules. Pas de rôle secondaires. Très peu de dialogues. Pas vraiment de scénario. Des longueurs à s'endormir.... Et une musique de fond insupportable. En fait, ce n'est pas de la musique, ce sont des sons électroniques anxiogènes qui ressemblent à des bruitages de documentaires débiles de la TNT : ça m'a sérieusement tapé sur le nerfs et ça m'a complètement gâché le film. A fuir !
Paul Thomas Anderson, ce génie, nous sort là un monument irréprochable, l’Amérique bercé par l'argent, par l'or noir autrement dit le pétrole. Une fresque fascinante, durant près de 2h40 on suit Daniel Plainview magistralement interprété par un Daniel day lewis époustouflant, on suit ses premiers petits forages puis sa monté pas très honnête dans l'industrie du pétrole, en se servant de son fiston (adopté) et de son bon parlé il attendrit les gens possédant des terres remplies du précieux or noir pour leur acheter et en extirper le fameux pétrole, il devient ainsi riche, riche, riche mais tout n'a pas été aussi facile, car durant ces forages le fils de Daniel perdit l'ouïe et un certain Eli, frère de Paul, celui qui avait conseillé les terres pleines de pétrole à Daniel, prêtre prônant la bonne parole eu quelques différents avec lui. Paul et Eli tous deux interprétés par un Paul Dano carrément incroyable, franchement le duo Day Lewis/Dano est juste parfait, y'a rien à redire, et le petit Dillon Freasier est lui aussi excellent.
Paul Thomas Anderson nous livre une réalisation doté de quelques plans séquences comme à son habitude fabuleux, de plus les décors et paysages sont sublimes, tout comme la bande son, et le scénario est irréprochable comme dit plus haut, y'a juste carrément aucun défaut, PTA signe là encore un film parfait.
Et pour conclure je vais répéter la dernière phrase du film cité par Day Lewis: - J'ai fini !
Le genre de film qui débute à 21h et 3 heures après, tu regardes ta montre, il est 21h15 ! Toujours hésité à le visionner, sans doute un mauvais pressentiment et là finalement je me suis laissé tenter : l’erreur ! C’est long, c’est pénible et en plus, cette musique totalement insupportable… celui qui l’a composé doit être en fuite. Bref, à éviter
Je souscris à 150 % à la critique de Tholkan. Ce film pour pseudo intellos qui crient au génie, c'est vraiment hallucinant. On dirait l'oeuvre d'un échappé d'hopital psychiatrique. Certes, c'est bien filmé, l'époque est superbement retranscrite, mais le reste, quelle prétention, et cet accompagnement musical insupportable. A fuir. Un mauvais film pour gens qui se croient intelligents.
Pour moi ce film est une imposture. C'est le genre vendu comme "Attention chef d'oeuvre" simplement parce que la photographie est belle. Pour le reste c'est du grand n'importe quoi. Le réalisateur se contente de poser sa caméra et laisse les acteurs faire ce qu'ils veulent ce qui donne un surjeu permanent de D. Day Lewis et Paul Dano. Le scénario (le quoi?) est ...inexistant , la narration sans queue ni tête (restait sans doute plus de budget pour payer les scripts) et les personnages monocordes. Je ne parle même pas de la BO qui est carrément aussi agréable qu'une journée de 8h sur un chantier. A moins d'être fan d'art et essais ou de cinéma moldave, passez votre chemin braves gens....
Le film de Paul Thomas Anderson que j'ai préféré. Une œuvre vraiment impressionnante autant par la réalisation avec des plans de folie et une photographie extraordinaire que pour l'interprétation générale, Daniel Day-Lewis excellent comme toujours et Paul Dano, que je découvrais à cette occasion, est tout simplement exceptionnel. Une mise en scène d'une rare intelligence est aussi à signaler.
Un très très bon film porté par la présence et le charisme incroyable de Daniel Day-Lewis (récompensé par un oscar totalement justifié), il est, comme à son habitude, habité par son personnage. Le film se finit en apothéose avec un dernier plan qui est comme la cerise sur un gâteau.
Entre Paris Match qui brame à l’apparition d’« Un nouveau cinéma qui refuse les formules », le Nouvel Obs qui bêle au prodige « dans la meilleure tradition du cinéma populaire ambitieux », ou Libération déblatérant que ce film était « l'un des plus hypnotisants de la décennie», il existe un point commun. Aucun de ces critiques unanimes n’est capable de justifier ses propos et de relever un seul exemple d’originalité ou d’innovation dans ce film. Les cinéphiles éveillés comprendront d’autant plus difficilement les élucubrations extatiques portées sur la composition de Day-Lewis que son personnage est profilé de manière confuse. L’histoire s’enlise, le suspense est poussif car les ressorts dramatiques sont mal amenés. Les centres d’intérêt de l’histoire sont complètement bâclés. Les aspects du charlatanisme revivaliste de l’époque sont caricaturaux, et on est bien loin de l’intelligence déployée dans « Elmer Gantry ». Le traitement accordé à ce film sur la pénibilité des débuts de l’exploitation pétrolière fait peine à voir par rapport à l’excellence de « Giant » et de bien d’autres films sur la question. La musique est ostentatoire et criarde. Ce n’est pas tant la médiocrité d’un film moutonnement ovationné qui surprend. C’est le ridicule des critiques professionnels, qui pour éructer dans le sens du vent rivalisent dans l’hyperbole et la vacuité. Trouver un titre français au film semble avoir terrassé les cerveaux des membres de l’équipe française de la production. L’allusion à la citation biblique est pourtant aussi connue en français qu’en anglais : « …Et Le Sang Coulera…» aurait pourtant donné au spectateur non anglophone une meilleure vue d’ensemble sur la portée symbolique de l’intrigue.
En voyant la multiplication de critiques négatives envers ce monument du cinéma modernes, j'ai re-regardé There Will Be Blood une troisième fois. Et le verdict est toujours le même, on est toujours face à une leçon magistrale de cinéma. Les acteurs sont plus qu'excellents (Day-Lewis comme à son habitude fait exploser le talentomètre, mais aussi le sous-estimé Paul Dano). Les dialogues sont écrits à la perfection. La réalisation est irréprochable, offre certains plans très beaux plans mais arrive à asseoir une ambiance angoissante et poisseuse, appuyé par la musique qui déroute au début mais arrive à nous influencer inconsciemment et instaurer chez le spectateur un profond malaise à certains moments (les dangers du métier de mineur dans une exploitation pétrolière sont parfaitement retranscris à l'écran). Cette ambiance sert une histoire passionnante, celle d'un exploitant misanthrope (de plus en plus détestable) sombrant dans la folie et qui ne cherche qu'une chose: être assez riche pour pouvoir vivre coupé du monde. Tout est parfait, rien que la scène de fin (grand moment, interrogation sur la foi religieuse, le dévoilement de la vraie nature des personnages principaux, le milk-shake, etc) devrait suffire nous faire aimer There Will Be Blood, ou au moins lui reconnaître ses indéniables qualités.