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Artriste
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4,5
Publiée le 30 janvier 2011
Film somptueux. De la poésie à l'état pure dans un environnement peut exploité et encore moins maitrisé, Audiard arrive à nous faire vivre une histoire forte en émotion. L'histoire monte crescendo et chaque plans sont travailler. L'histoire est tellement riche qu'il aurait pu se passé pleins d'autres chose et évolué dans divers sens. Tahar Rahim y est magistral ainsi que Niels Arestrup. Les pesrsonnages secondaires ne sont pas en reste et nous livre de très bonne préstations. Ajouter à ca une b.o. eclictique et très bien ajusté. Un film grandiose à voir absolument.
Un film parfaitement maitrisé, réfléchi et très impressionnant sur un univers carcéral d'une violence et d'une noirceur à la limite de l'insoutenable. Magnifiquement interprété, Niels Arestrup frise le sublime. Du grand art. A la fois costaud et édifiant.
Dans la famille Audiard je demande le fils, Jacques... Ce réalisateur de talent n'a strictement rien à envier à l'immense talent de son père et, bien que peu nombreuses, ses œuvres sont régulièrement récompensées, tant en France qu'à l'étranger. « Un prophète » ne fait pas exception et l'histoire de ce jeune homme de 19 ans, incarcéré en Centrale pour 6 ans, obtiendra le grand prix du festival de Cannes et pas moins de 9 Césars dont celui du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur acteur... C'est donc peu dire que le film a rencontré un immense succès, tant critique que populaire. Cet accueil triomphal est d'ailleurs largement mérité tant les qualités de ce 5ème long métrage sont nombreuses. L'univers carcéral y est reproduit avec une efficacité et un réalisme hors du commun, tout comme les relations entre prisonniers et les luttes d'influence qui règnent au sein des prisons. Pendant 2h30, on est plongé dans cet enfer de béton, cruel et oppressant ; Le côté immersif est encore accentué par la qualité de l'interprétation ; Tous les acteurs sont parfaits, mais le jeune Tahar Rahim crève littéralement l'écran. Sa prestation, toute en nuance et en sincérité, lui permet de faire un doublé historique aux Césars en remportant conjointement les titres de meilleur acteur et de meilleur espoir masculin.
C'est long, long, très long, terriblement long, terriblement très long ! Bref, vous l'avez compris, je n'ai absolument pas été emballé par ce navet des plus navrants... Certains (probablement des socialo-communistes nourris à la sauce Rue89), y verront-ils une fable contemporaine dans laquelle le milieu carcéral relève toutes ses ambiguïtés sociales ainsi que les dures réalités de la vie quotidienne d'un pauvre détenu lambda qui mange du saucisson (dixit Rue 89 !!!), mais bon... Après tout le bruit que l'on nous a fait manger ses dernières années, je dois dire que la soupe est on ne peut plus amère ! Circulez, il n'y a rien à voir !
Pouvait-on crée l'exploit de faire pire que "De battre mon coeur s'est arreter"? Eh bien oui, Jacques Audiard l'a fait avec "un prophète". L'idée était pourtant intéressante et le début du film convaincant. Mais l' histoire n'évolue jamais et il ne se passe rien durant plus de deux heures. Dommage !
Waouh ! Des films qui savent monter en puissance comme ceux là, moi, j’en veux tous les jours ! Allant chercher son personnage là où il se trouve – au fond du trou – ce "Prophète" commence par nous faire un petit peu peur tant il nous la joue cinéma à la limite de l’anti-art : réalisation minimaliste, cadre douteux, jusqu’au misérabilisme outrancier qui fait le fond de commerce des Dardenne… Là déjà, le spectre du miteux "Hungry" se laisse entrevoir et on sent l’ennui pointer. Mais voilà… De l’autre côté de la caméra il y a Jacques Audiard, et très vite la réalisation sait se mettre au diapason de son personnage. Une demi-heure à attendre seulement et le film s’emballe enfin. Soudainement, au milieu de cette bouillie dardiennienne, une véritable intrigue se pose, des personnages forts et subtils se dessinent, des cadres cinglants viennent saisir l’esprit… En un mot un monde se créer. La voilà la prophétie d’Audiard : créer de l’art au milieu de l’apathie cinématographique ambiante. Voilà un film qui n’a pas peur de créer des moments d’onirisme au milieu du pire, qui n’a pas peur des artifices plastiques et musicaux pour transcender son récit. Et c’est cela le vrai cinéma : le cinéma qui cherche à faire vibrer ! Et ce vrai cinéma se ressent au plaisir qu’il suscite. Oui, on pénètre cet univers ; on dévore ses personnages (Tahar Rahim et Niels Arestrup : sublimes !) et on se passionne de ses relations de plus en plus ambiguës et riches de sens. Voilà un grand film comme on les aime ! C’est des films qui savent nous travailler au corps et nous enivrer par leur rythme et leur science de la mise en artifice qu’il nous faut ! Ce « prophète » le fait avec génie, et on ne peut se prosterner devant lui pour la qualité du spectacle qu’il nous a fourni. Nul doute là-dessus : le chantre du beau cinéma ne s’est pas laissé prendre par les mauvaises modes du moment : Jacques Audiard est bien encore là pour nous servir un nouveau chef d’œuvre qu’il serait bien malheureux d’ignorer…
Triomphe de la forme sur le fond,Un prophète laisse hautement perplexe après sa vision,et ni les acteurs sublimes,ni la mise en scène abouti ne parviennent à inverser cette sensation. Car que reste il vraiment du film d'audiard une fois dépouillé de ses artifices si ce n'est une vision bien fantaisiste de l'univers carcéral et de ses occupants. Et parlons en de ses occupants. Nul doute qu'à force de vouloir jouer de la rhétorique claustrophobe,c'est toute la crédibilité du propos qui en prend un coup. C'est en effet peu dire que les prisons française ne sont pas les prisons américaines et que les clivages ethniques ne sont pas aussi prononcés ici que là bas (on mettra ça sur le compte d'une propbable consommation exagérée de la série OZ!) Que dire aussi de ces trous scénaristiques béants tel que le changement de comportement inexpliqué de l'ami du personnage principal,sans parler des motivations bien obscures de ce dernier visiblement bien incapable d'envisager une vie au delà de la prison (6 ans de peine c'est quand même pas la même chose que perpète!) Passons sur le "fantôme" qui le hante,véritable transfuge du personnage de jack du "loup garou de londre" également inspiré de la juno du film beetlejuice (pour le coup de la fumée qui s'échappe par la gorge tranchée!) Passons également sur le thème du meurtre symbolique du père dans le duel psychologique entre malik et le parrain corse. Au final,un prophète (titre par ailleurs très mystérieux au vu de l'explication qui est donné dans le film) se révèle bien décevant,ne trompant que la presse spécialisé s'imaginant trouver là le film de prison "made in france" ultime,de par sa justesse de ton présumé. De là à ce qu'un film sur les prisons américaines (le modèle inavoué) puisse trouver son équivalent français,au regard de ce qu'il s'y passe réellement n'est peut être pas pas vraiment souhaitable,voir carrément pas souhaitable du tout!
Loin de le rendre sombre et oppressant, Jacques Audiard décrit le monde carcéral de façon totalement libre dans "Un prophète". Il en résulte un film d'une énergie folle, représentant l'ascension d'un jeune délinquant illettré sans misérabilisme mais avec passion. Tahar Rahim incarne ce personnage avec un mélange de naïveté et de détermination qui en fait un individu auquel on s'identifie assez facilement. Il est particulièrement impressionnant lors des scènes d'illuminations prophétiques, pendant lesquelles le monde intérieur qu'il essaye autrement de dissimuler déborde de son regard pour envahir l'écran. Ses visions de Reyeb prolongent ce mouvement en renforçant l'ancrage dans le fantastique. De cette façon, si la prison semble bien un monde clos, il n'est en aucun cas repoussant. Les flammes s'échappant des fenêtres après le premier meurtre forment ainsi une image poétique forte prouvant que la beauté existe aussi dans les lieux les plus sordides. Le grand attrait du film provient bien sûr de la relation qui se crée entre Malik et César, magistralement interprété par Niels Arestrup. Là aussi, quelque chose de très fort se crée, esquissant une théorie des rapports entre maître et serviteur. C'est ainsi qu'"Un prophète" se démarque de la plupart des films naturalistes français de cette manière, grâce à l’émotion qu'il procure et à la réflexion qu'il suscite.
A son arrivée en prison, Malik, à peine majeur et analphabète, entre malgré lui au service de César, chef mafieux corse respecté. Mais au fur et à mesure de ces six années de détention, Malik se trouve et se construit sa propre place.
Adepte d'une réalisation subtile, sans fioritures, Audiard s'en est enfin vu récompensé au dernier festival de Cannes. Lauréat du Grand Prix, le cinéaste français a bien mérité cet honneur. Sa sincérité transparaissant à chaque instant à l'écran et son aptitude à trouver des acteurs capables de se surpasser émotionnellement en font un réalisateur indispensable au cinéma français. Une Palme d'Or n'aurait pas été de trop. Souvent décrit comme un film dur, "Un prophète" ne regorge pas non plus de scènes chocs. En matière de trash et de gore, on a vu pire. Mais finalement, il mérite bien ce qualificatif. Car tel un oisillon tombé de son nid, Malik, jeune homme seule et apeuré, se retrouve malgré lui entre les griffes acérées de César, rapace féroce et sans scrupules. Niels Arestrup, absolument terrifiant, est impeccable dans la peau de ce chef mafieux corse usant de la supposée faiblesse de Malik. Supposée car derrière son analphabétisme se cache une volonté, une patience, et finalement une intelligence naturelle sans pareilles. Prenant son temps, s'éduquant, utilisant toutes les ressources mises à sa disposition, l'élève finit par dépasser le maître. L'ado terrifié du début déploie ses ailes au contact de l'âpreté même de la vie. "Un prophète" n'est pas un film sur la prison mais un film sur une naissance. Celle d'un jeune homme que la vie maltraite et qui finit par prendre sa revanche. Peu importe les moyens mis en oeuvre. Mais l'ascension de Malik n'aurait pas été aussi incroyable si Tahar Rahim ne lui avait pas prêté ses traits. Acteur inconnu quasi inexpérimenté, il se plante devant Arestrup et ses quarante ans de métier tel un David face à Goliath et lui donnerait presque une leçon. Il a tout simplement le métier dans le sang.
Regarde les hommes tomber, Un héros très discret, Sur mes lèvres, De battre mon coeur s'est arrêté, Un prophète. La filmographie de Jacques Audiard est éloquente : non seulement elle est impeccable mais elle traduit une montée en puissance qui le place incontestablement aujourd'hui au sommet des cinéastes français. Un prophète est un aboutissement, un film de prison, soit, mais qui raconte avant tout une ascension sociale, lente et implacable. D'une noirceur sans nom, le film est d'une intensité invraisemblable et, pour montrer cette jungle humaine, la mise en scène d'Audiard s'est épurée à la manière d'un Jacques Becker ou d'un Melville (avec la virtuosité d'un Scorsese dans les scènes de violence). Une oeuvre dense (avec les loups), qui s'offre des embardées oniriques somptueuses (les cerfs) et qui s'inscrit instantanément au fronton des plus grandes réussites du cinéma français, toutes époques et tous genres confondus. Respect.
Marre des services de pub, des festivals de copinage.
Audiard avec son dispensable prophète (le titre, ne correspondant à rien de concret avoue l'absence d'un réel sujet dans ce film trop long) est très loin de mériter la multitude de louanges qu'il récolte.
Les spectateur lambdas, véritables moutons à tondre, remplissent les salles et se mettent à espérer dans les deux heures à venir.
Quelle tristesse. Autant se l'avouer tout de suite. Vous ressortirez de la salle sans avoir appris quoi que ce soit , sans avoir ri, sans avoir été ému, sans avoir eu vent d'une quelconque modernité, ni été gagné par une philosophie quelconque.
Jacques Audiard n'a inspiré aucun de ces sentiments dans ces récents films et n'y arrive pas plus en cette occasion.
A décharge, ce qu'on peut lui accorder c'est de réussir à abattre ses cibles. Deux personnes dans mon périmètre ont bien dormi. Moi, je suis resté réveillé sans entousiastme contemplant le parcours de ce détenu prodigue et me demandant à quel moment la mince intrigue allait décoller. A nouveau, à l'instar de l'action du précédent long métrage du réalisateur, il ne s'est rien passé. Un tour de passe passe grotesque viendra clore une histoire qui avait besoin de plus que ça pour exister. Et puis fini. Grand prix du festival. Cool.
Alors marre que l'on crédite ce genre de faiseur de génie. La pauvreté du scénario, de l'histoire, des propos plus globalement posent vraiment problème. Jacques Audiard mange son pain blanc comme Luc Besson en son temps et ça ne vaut pas mieux.
Que le papa ait marqué l'histoire du cinéma français soit, que l'on reverse sur son fils son aura et son génie, zut. Encore une mauvaise manie du cinéma et de l'art hexagonal.
Ne cherchons pas plus loin la raison pour laquelle la création française est complètement dépassée dans la plupart des domaines.
Attachées de presse, services de communication, critiques/hagiographes ont bien fait leur travail. Quand on est attendu comme un messie, on ne peut que décevoir (comme Obama)! C'est le cas ici, pour un film sans point de vue, qui se sert du réel comme matière première, pour au final n'être qu'un pauvre conte à la musique déjà familière (voir et revoir la série OZ...) Il faut voir aussi et revoir la conférence de presse d'Audiard à Cannes et donc écouter "Dieu" plutôt que ses saints : "ce film n'est pas un documentaire, c'est une fiction, ce n'est pas la vie des prisons..." Audiard dit tout et son contraire. Plus grave, il assène une vérité, la prison est une école de la vie...quelle vie, quel modèle de société? Il idéalise et ne propose que du mythe aux jeunes des banlieues en mal d'identité. Audiard démago, surfe sur la vague, sans savoir nager, ni connaître le principe de responsabilité. Restent les acteurs magnifiques, et bien dirigés. Un prophète peut attendre et n'est pas l'indispensable que l'on nous a vendu une fois de plus. Toujours se méfier de ce qui fait consensus et de qui le fait...
Un film largement surestimé! La première demie-heure est plutôt réussie mais le reste est long et laborieux ! Les acteurs ne sont pas mauvais mais l'évolution de leurs personnages est creuse! De plus les scènes d'action sont irréalistes et mal filmées!
Jacques Audiard ne se préoccupe que de la forme, et oublie l'essentiel : qu'elle n'a de sens que si elle est mise au service d'un fond, d'une certaine vision du monde, d'une pensée qui lui soit propre. Pour une raison simple : Audiard n'a rien à dire.