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    Pour aller au ciel, il faut mourir
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Pour aller au ciel, il faut mourir" et de son tournage !

    Présenté au Festival de Cannes 2006

    Pour aller au ciel il faut mourir a été présenté en Sélection Officielle au 59ème Festival de Cannes, dans le cadre de la section Un Certain Regard, en 2006.

    Troisième opus

    Pour aller au ciel il faut mourir est le troisième long métrage de Djamshed Usmonov après Le Vol de l'abeille (co-réalisé par Min Biong-hun) et L'Ange de l'épaule droite, très remarqué à Cannes en 2003. Le héros de ce film, Maruf Pulodzoda, apparaît d'ailleurs dans ce nouvel opus.

    Loin du folklore

    Le cinéaste explique pourquoi il a choisi d'ouvrir son film par un plan fixe du héros qui se déshabille : "(...) j'aimerais que le spectateur arrive à entrer dans le film par cette scène, qu'il soit intrigué par ce garçon avec simplement ce plan fixe. Dans L'Ange de l'épaule droite, on était dans un univers un peu exotique, folklorique. On voyait comment les gens de ce pays mangent, parlent... Cette fois-ci, j'ai coupé avec cette dimension un peu pittoresque. Dans ce film, il me semble que mes personnages sont plus universels, moins marqués. Kamal habite dans un village mais ce n'est pas une caricature de villageois. Il pourrait tout aussi bien être citadin... et mon film issu de n'importe quelle cinématographie. Cela me fragilise en même temps : je ne peux plus me cacher ou me distinguer par le biais du folklore."

    Les surprises du chef

    Le cinéaste livre quelques clés sur ses méthodes de travail : "Mon scénario est une liste que je change chaque jour. Une liste que je donne à mon premier assistant et qui comporte les scènes à tourner, décrites assez succinctement. La première scène, par exemple, il était juste écrit : "Homme nu". Et cela suffit pour l'équipe, qui sait alors de quoi j'ai besoin, de quel décor, de quels objets. Le travail passe par des choses très concrètes. Le scénario est juste là pour donner la direction à l'équipe (...) Quand je fais du cinéma, tout est cinéma autour de moi : monéquipe, ma vie, quand je mange, quand je parle avec les gens... On est tous plongés dans le film et sa production, on ne pense qu'à ça et je peux bousculer le planning. Parfois, si on tourne dans le rue, je peux changer un comédien par quelqu'un qui passe et que je remarque. Sans explication, sans rien. Quand mes producteurs français m'ont demandé ce que je voulais faire exactement, ce que je voulais changer du scénario original, je leur ai simplement dit : "Je veux faire un film-surprise pour vous !""

    En famille

    Le héros, Kamal, est interprété par un certain Khurched Golibekov, qui n'est autre que le frère du réalisateur. Celui-ci a par ailleurs fait appel à son neveu pour jouer le rôle du bandit : "J'aime beaucoup tourner avec ma famille : ils me croient et je les crois. Au départ, j'avais écrit le rôle de Kamal pour un autre acteur. Mais il allait se marier et il n'a pas voulu connaître l'expérience d'un tel rôle avant son mariage... Tout de suite, j'ai alors pensé à mon neveu. On travaillait ensemble et on partageait la même chambre pendant le mois de préparation du film. Mais je ne lui ai rien dit. Juste je parlais beaucoup avec lui. C'était ma manière de le préparer au film, sans qu'il s'en rende compte. On parlait de la vie, je lui faisais aussi prendre conscience de certains gestes, tics ou expressions qu'il avait, que je ne trouvais pas beaux. Je lui disais : "Ce n'est pas beau, tu es un homme maintenant." Et un jour, je lui ai dit : " Maintenant, je crois que tu es prêt pour jouer dans le film. Tu veux bien ?" Et il a accepté."

    Sur la route d'Omirbaev

    Djamshed Usmonov parle de l'influence qu'a exercée sur lui un autre cinéaste d'Asie centrale : "Pendant le tournage, je pensais (...) aux films de Darejan Omirbaev, avec qui j'ai joué dans La Route. Il m'a donné beaucoup de choses, appris à ouvrir les yeux. Je pensais à lui, à son univers parfois (...) Dans les films de Darejan, il y a de la pureté. Chaque fois que je revois ses films, j'ai l'impression que le temps du film est neuf, qu'on peut le toucher. Il y a chez lui une présence au temps très forte...

    Des Français au générique

    On remarque la présence dans l'équipe technique de plusieurs collaborateurs français, tels que Pascal Lagriffoul (qui a travaillé notamment avec Jérôme Bonnell) ou le monteur Jacques Comets, dont on retrouve le nom au générique de succès du cinéma d'auteur comme Vénus beauté (institut) ou Le Petit prince a dit. Les spectateurs français connaissent bien le visage de Dinara Droukarova, comédienne découverte, adolescente, dans Bouge pas, meurs, ressuscite de Vitali Kanevski, et nommée au César du Meilleur espoir féminin en 2004 pour Depuis qu'Otar est parti.
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