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annastarnomberon
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3,5
Publiée le 15 février 2012
Winding Refn a dans Pusher un parti pris très intéressant, celui de ne pas esthétiser le milieu de la mafia et de la contrebande. Les personnages ne sont pas travaillés et mis en scène avec splendeur comme chez Scorcese par exemple (par contre l'intrigue fait penser à celle de Mean Streets), ici on a presque une impression documentaire. En découle un film très épuré, hyper réaliste. Cette approche, assez novatrice pour un film du genre (mais qui, dans un registre parallèle, rappelle un peu Kassovitz avec la Haine ou Noé avec Irreversible) est très efficace et nous plonge au plus près de l'enfer de la drogue, là où c'est chacun pour sa peau et où chaque jour est une survie. Tout le monde peut s'identifier à Frank, dont le physique est particulièrement anodin, le look particulièrement banal, et la vie particulièrement simple. Le film est donc probablement un de ceux qui semble coller au mieux à une réalité crue et moche (on ne peut pas dire que la photographie soit magnifique, même si elle bien maitrisée). C'est drôle, le réalisateur semble ici avoir fait le choix inverse par rapport à Drive : on privilégie le scénario et son réalisme à la mise en scène. Intéressant donc, j'ai hâte de voir les deux autres. 3.5 étoiles parce que j'ai mis du temps à rentrer dans le film et parce que je ne suis pas non plus clouée à mon canapé.
Autant j'adore "Drive" et j'ai trouvé "Bronson" excellent, mais "Pusher", premier film de Nicolas Winding Refn m'a ennuyé par son approche documentaire, loin du grand crime organisé. Pourtant sur papier ça semblait interessant. Narrant la semaine d'un petit pusher ( dealer en anglais ) endetté et contraint de fuir pour échapper à ses amis qui veulent sa peau. C'est logique quand un ami nous doit de l'argent on le zigouille. Histoire simple mais efficace, "Pusher" pouvait tomber dans la facilité ou l'overdose du genre en singeant le maître du genre Martin Scorsese, mais préfère aller à contre sens en adoptant une approche ultra réaliste, non pas à la Michael Mann mais de manière documentaire ou reportage en suivant des personnages banals et non fantasmé. "ça m'a l'air interressant tout ça" me dis-je naivement, avant que je ne sois devant ma télé à me rendre compte que finalement c'est cette approche que je n'aime pas. Mais le pire survient à la fin, quand on voit que ça ne finit pas. Pourquoi faire un flm ou il n'y a pas de fin ou qui amène une suite directe ? Moi pas comprendre. Je vais rester sur Scorsese ou "Le parrain".
Pusher est une plongée réaliste dans la petite criminalité , l'énorme point fort réside dans la qualité naturelle des acteurs (Pusher a permit de révéler Madds Mikkelsen) et la tension grandissante de l'histoire. En effet, le début du film m'a laissé un peu indifférent, c'est filmé comme un amateur et il se passe pas grand chose mais la succession d'évènements très maîtrisé de Nicolas Winding Refn nous permet à nous spectateurs de ne pas décrocher du film une seule seconde. Sombrement génial , NWR casse l'image charismatique du trafiquant de drogue toujours sur son 31 , c'est donc forcément plus réaliste. Ajouté à cela des acteurs qui étaient tous inconnus, un réalisateur presque tout autant et une façon de filmé proche de l'amateurisme mais bien évidemment voulu et on a presque d'avantage l'impression d'être en face un docu hyper prenant qu'un film. Culte dans son genre.
J'aime beaucoup Nicolas Winding Refn, c'est pourquoi j'étais curieux de découvrir la trilogie Pusher. Effectivement, ce premier volet est franchement très sympa : une ambiance assez angoissante avec du suspens et de la violence, une histoire de deal de drogues assez classique mais qui fonctionne bien. Ce n'est pas le film le plus mémorable du monde nde selon moi mais c'est franchement divertissant, même si je regrette la fin abrupte et qui appelle directement à voir la suite.
Un style à part est mis à l'épreuve dans ce film danois assez réaliste.Méme si le pitch de départ ne casse pas des briques,les acteurs et la mise en scéne rend le film surprenant d'authenticité.Le scénario prend les routes les plus empruntées du cinéma de gangster mais d'une facon plus aboutie.Cependant,la fin est une des plus imprévisibles qu'on ait pu voir dans ce genre de film.
Un très bon film de Winding Refn tout en puissance avec un Mikkelsen naissant et un jeu de caméra à l épaule assez percutant rendant un réalisme inattendu au film. Moi qui m attendait selon les dires a un bon film mais ou la violence devient pesante je remarque que celle ci est très peu présente mais extrêmement malsaine et bien faite, l impression d un documentaire mais avec un aspect plus glauque. Une réussite.
Très bon film de Nicolas Winding Refn, qui sera le premier de la trilogie Pusher s'étalent de 1996 à 2005. L'histoire de Frank et de son ami Tony relate l'histoire super violente de petits dealers de Copenhague. Frank vend de l'héroïne et fréquente le milieu de la petite criminalité. Au cours d'une livraison qui tourne mal, celui-ci se fait arrêter par la police avant de se débarrasser de la marchandise. Ce dernier relâché, n'ayant plus la marchandise ni l'argent à une grosse dette envers Milo, trafiquant serbe notoire. Frank, alors aux abois, va alors par tout les moyens, tentait de récupérer de l'argent s'engouffrant au fur et à mesure dans une spirale infernale d'une fuite en avant sans fin, transmettant au spectateur, son angoisse, son oppression et son mal être omniprésent.
Beaucoup encensé, ce film est une déception pour moi. Certes, l'approche psychologique du genre est intéressante mais je préfère les héros scorsesiens. De plus, le scénario trâine un peu longueur et l'esthétique est vraiment affreuse. Par contre, la mise en scène est dynamique et la BO vraiment classe. L'interprétation est irréprochable mais rien d'exceptionnel pour moi.
Bienvenue en enfer ! Pusher est une plongée sèche et sans retour dans le monde de la drogue. Et pas besoin d'artifices pour être efficace. Le film est à l'image du personnage principal : ultraviolent, imprevisible. Tourné caméra à l'épaule, et avec un grain assez gros, ce qui rend l'ensemble très réaliste, le film atteint des sommets dans le final. En effets, les derniers plans, sombres et glacials, transpirent carrément la mort.
Me voilà enfin aux affaires avec la fameuse trilogie de Nicolas Winding Refn, Pusher. J’attends énormément de cette trilogie, largement plébiscitée par la presse et les spectateurs. De plus NWR est un réalisateur que j’apprécie, il a eu des bonnes et des mauvaises périodes dans sa carrière mais force est de constater qu’il va falloir compter sur lui à l’avenir. Déjà il y a une quinzaine d’années le jeune réalisateur s’était fait remarquer avec son premier Pusher. Caméra à l’épaule, filmé sous une forme tellement réaliste qu’on est à mi-chemin entre le film amateur et le documentaire. Intrigant donc, mais des plans qui donnent parfois mal à la tête tellement la caméra va vite, surtout lors des dialogues où elle divague d’une bouille à l’autre. En gros j’ai eu ce à quoi je m’attendais, un film poignant sur le milieu de la poudre à Copenhague. Rien d’autre ? Ben pas vraiment, c’est un bon film, sans non plus être un chef d’œuvre. On suit la descente aux enfers d’un type influençable qui peine à trouver sa place dans cet environnement malsain où deal peut rimer avec traitrise. C’est bien fait mais le dernier tiers m’a un peu lassé ; alors que la majeure partie du film est assez bien rythmée et maitrisée ; je suis un peu resté sur ma faim… Mais que Dieu bénisse Nicolas Winding Refn, la suite de la trilogie devrait encore plus me plaire et plaider en sa faveur.
Premier de la trilogie, 'Pusher' raconte les déboires de Frank, un dealer qui essaie difficilement de se faire une place dans la petite criminalité au Danemark. Filmé de manière ultra-réaliste, caméra à l'épaule, 'Pusher' nous absorbe littéralement dans cet univers malsain, où l'ambiance très sombre, nauséabonde des rues de Copenhague infestées par le crime et le trafic de drogue se ressent tout le long du film. Refn impose par ailleurs un rythme qui monte crescendo, marqué par des moments de suspense intense, mais également une mise en scène stylisée qui lui est propre, que l'on retrouve dans ses autres films.
Premier film d'une trilogie mais surtout première partie d'une chronique décrivant le milieu du crime à Copenhague. On y fait la connaissance de Frank, dealer de moyenne importance et de son acolyte Tonny. Tout roule pour Frank, il est proche de Milo, baron de la drogue qui le fournit, son affaire marche. On le voit vivre dans une certaine insouciance mais très vite sa vie va devenir un enfer. Trop appâté par le gain, il va prendre un risque considérable en contractant une énorme dette envers Milo. Ça aurait pu être une affaire en or mais ça va être le début d'un véritable enfer pour lui. Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche, le film se dévoile tel quel. Une semaine pour se foutre dans la merde, une semaine pour voir son monde s'écrouler sur soi et se retrouver seul, une semaine pour voir sa vie ne tenir qu'à un fil. Mais une semaine pour s'en sortir, une semaine pour trouver une solution et peu importe à quel prix, ici la fin justifie les moyens et rien n'arrêtera Frank parce que après tout c'est belle et bien sa vie qui est en jeu...
Nicolas Winding Refn est probablement le cinéaste danois le plus en vogue dernièrement ; cependant, bien avant de mettre en scène Ryan Gosling dans le triomphal Drive, celui-ci s’était illustré en 1996 avec Pusher, premier volet d’une trilogie centrée sur la criminalité danoise. Et l’on remarque, avec ce long-métrage coup de poing, que Refn possédait déjà son indubitable talent consistant à littéralement transcender un contenu en soit simple ; en ce sens, si Pusher nous conte les tribulations d’un petit dealer de drogue répondant au nom de Frank, le tout n’en est que plus passionnant au terme d’une immersion totale aux côtés du personnage … on suit donc avec un intérêt grandissant les contours de son univers, formé de tractations litigieuses et de ses fréquentations, avec le notable Tonny (son acolyte) ou encore Milo (un dangereux mafieux serbe). Au bout du compte, c’est un réalisme percutant qui confère au long-métrage un caractère à proprement parler unique ; et pour ce faire, Pusher arbore une mise ne scène excellente (avec une prédominance de la caméra à l’épaule), des dialogues acérés et enfin surtout des protagonistes tous plus authentiques les uns que les autres. Et tandis que l’on pourrait également souligner la présence d’une BO des plus correcte (bien que discrète), on reste scotché face à la lente descente aux enfers de Frank, véhiculant tout du long une tension croissante et palpable ; le tout en devient donc fascinant, déroutant même. Enfin, Pusher compte de superbes interprétations allant de pair avec le réalisme de ses personnages ; aussi on peut féliciter ces acteurs méconnus que sont Kim Bodnia ou encore Zlatko Buric (et un certain Mad Mikkelsen, à bien des lieux ce que l’on connait aujourd’hui de lui, et non en mal). Pour conclure Refn démontrait déjà que celui-ci possède un talent rare de mise en scène, tout en développant un style propre et atypique ; dès lors, bien que l’histoire de Pusher n’est finalement que peu particulière, c’est la force de ses personnages et son ambiance si captivante qui en font un film foutrement original, et ce dans le bon sens du terme.
Etonnant! J'ai découvert par hasard ce film en scutant les forums et c'est une vraie réussite! L'action est rythmé par les jours de la semaine et une BO d'enfer! On saute de l'espoir/l'humour à la détresse en un clin d'oeil! Un réalisation haletante à l'image des personnages qu'elle met en scène!
C'était après avoir vu le bijou Drive que je me suis intéressé à la filmo du danois.
Pusher est un autre exercice de style que Drive. Ici Refn s'efface derrière sa caméra, on sent sa volonté de filmer à la manière documentaire, avec une image froide et brute, et de saisir la réalité (la vraie réalité ? Pas celle prétendue par le cinéma Hollywoodien) du milieu mafieux de Copenhague à travers le personnage de Frank, personnage qui paraît comme une personne "lambda", mais qui se révèle impulsif et perverti par l'argent. Ce que j'ai beaucoup aimé dans ce premier opus, ce sont les relations hypocrites et ambiguës entre les différents mafieux, entre Frank et Tonny, ou Frank et Milo par exemple, soit disant "les meilleurs amis". Cela montre à quel point l'homme est perverti par l'argent. Bon y a quelques incohérences dans le scénario (spoiler: Milo et ses potes sont un peu bêtes de laisser à Frank le flingue pendant la torture à la fin... ), mais ça reste un détail. Bon bref tout ça pour dire que le premier opus vraiment très bon et qui change ce qu'on a l'habitude de voir dans les films du genre.