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Tom'sws
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3,5
Publiée le 1 mai 2026
Sous ses airs de drame social, Red road cache une histoire de vengeance implacable et brillamment pensée, une quête de justice personnelle, lente et calculée, qui sert de moteur à la reconstruction d'une femme brisée. On y retrouve immédiatement la patte si particulière de la réalisatrice : une caméra portée, organique, qui colle aux visages et aux textures, créant une intimité presque étouffante.
Pour son premier long métrage, Andrea Arnold ancre son décors dans les "Red Road Flats". Ces tours, aux portes de Glasgow, autrefois promesses de grandeur et de modernité, portent aujourd’hui le poids de leur déclin. Dans leur verticalité blessée s'exilent ceux aux peines passées, devenant la synthèse des maux sociétaux et des thèmes traversés par le récit.
Au cœur de ce tableau morne, Jackie, héroïne hantée et enfermée dans un quotidien fait d’écrans et d’observations, s’engage dans une quête initiée par la loi du Talion : se confronter au responsable de sa tragédie.
La caméra opte pour des cadres serrés et des mouvements nerveux, portée à hauteur de ses regards et de ses blessures, épousant son enfermement intérieur. Les écrans de contrôle qu'elle scrute jour après jour ne sont pas de simples outils d'observation : ils incarnent son besoin de maîtrise sur un monde qu'elle ne peut plus toucher, mais seulement contempler.
La lumière naturelle, crue et froide, s’impose comme une vérité nue, acceptant l’âpreté de l’environnement. Mais loin de réduire le film à une chronique austère, Andrea Arnold insuffle à chaque plan une signification, comme si l’image elle-même portait le poids d’un passé.
La narration, fragmentée, avance par touches, laissant au spectateur le soin de recomposer le puzzle. Le scénario, faussement minimaliste, prend des allures de thriller intime. Mais loin des codes du genre, il privilégie une lenteur méditative, où le mystère n'est pas un artifice.
Kate Dickie, dans le rôle de Jackie, habite cette douleur et ses mystères par sa retenue et ses micro-expressions.
En somme, un film totalement dans la droite lignée du Dogme 95 fondé en 1995 par les réalisateurs danois Lars von Trier et Thomas Vinterberg. Ce manifeste avait pour but de purifier le cinéma en rejetant toutes artifices.
Ce premier long-métrage réalisé par Andrea Arnold et sorti en 2006, est assez moyen. C'est le premier film de la réalisatrice que je vois, je précise donc que je ne suis pas familier à son style. C'est en tout cas ici l'histoire d'une femme travaillant dans une société de vidéosurveillance. Un jour, elle voit un homme qu'elle semble connaitre et passe de l'autre côté de la caméra afin de se rapprocher de lui. Bien évidemment, à la fin, nous saurons pourquoi elle tient tant à rentrer en contact avec cet homme mais tout le dénouement se déroule dans la dernière demie-heure de film et toute la première partie se dévoile alors réellement à nous et nous comprenons bien plus de choses. C'est un procédé assez intéressant puisque soudainement, certains éléments nous sautent aux yeux et nous paraissent beaucoup plus clair, amener les choses comme ça apporte une certaine part de mystère au film. Mais d'un autre côté, il faut rester accrocher pendant toute la première heure et demie car il ne se passe pas grand-chose ! Tout est très lent, nous ne comprenons donc pas les motivations du personnage principal, qui sont ces autres personnages qui gravitent autour d'elle, nous émettons des hypothèses mais ça s'arrête là. Nous ne sommes pas vraiment dans le thriller palpitant. De plus, tout est très lourd, très sombre, le film donne d'ailleurs quelques fois mal à la tête car c'est dur de rentrer dans un monde aussi froid et morne. En ce qui concerne les acteurs, nous retrouvons Kate Dickie et Tony Curran qui jouent bien. "Red Road" est donc un film intéressant mais dont on a du mal à rentrer dedans.
Un film étonnant, pas tout à fait thriller et pas complètement drame, avec des acteurs excellents, une idée originale, celle du métier de l'héroïne, qui permet de surveiller sans être vu, et une fin excellente, et ceci malgré quelques longueurs en début de film. A voir.
Un film hyper prenant, à l'ambiance sombre et inquiétante... Andrea Arnold réussit à nous mettre aussi mal à l'aise que son héroïne avec une mise en scène vraiment impeccable! Le film est très lent mais reste captivant grâce tout d'abord à son actrice principale (Kate Dickie) vraiment niquel... Un film à voir absolument et une réalisatrice à suivre !
Bon, c'est du social, c'est anglais, donc forcément assez déprimant, parfois légèrement ennuyeux et se croyant un peu brillant qu'il ne l'est. Cela dit, il faut reconnaître à Andrea Arnold un vrai talent pour filmer son héroïne, dont les réactions et l'évolution restent toujours crédibles jusqu'à la fin, l'excellente interprétation de Kate Dickie n'y étant pas non plus étrangère. De plus, le récit a beau être dur, la réalisatrice y intègre une réelle sensibilité et porte un regard finalement assez nuancé sur tous ses personnages, évitant ainsi avec intelligence le manichéisme. C'est peut-être parfois un peu forcé et légèrement déjà vu, mais il y a suffisamment de sincérité et de subtilité pour que cela passe sans trop de mal. Et le dénouement, spoiler: étonnamment apaisé , accompagné de la très belle chanson du générique « Love Will Tear Us Apart », viennent joliment conclure ce « Red Road » globalement de bonne facture.
Premier long-métrage d'Andrea Arnold, "Red Road", tourné à Glasgow, est un très bon drame/thriller qui ne laisse pas indifférent. Porté par l'excellente "Kate Dickie", le film commence doucement et monte crescendo. Et plus ça avance et plus on a envie de savoir. Quelles sont les motivations de notre héroïne? Qui est cet homme? Etc... La première partie du film est du thriller pur. La deuxième (Surtout la dernière demi-heure) est, quant à elle, plus axée "drame". La mise en scène est particulièrement soignée et travaillée, la photographie très belle. La bande-son est bien choisie et colle parfaitement à l'ambiance. Un film marquant.
Un film lourd, cru et lent dans lequel on a vraiment du mal à s'investir. C'est vraiment lent. Il ne se passe rien d'intéressant. C'est une sorte de série-B qui passe mal au cinéma. Vraiment pas terrible.
Magnifique premier film d'Andrea Arnold, à 45 ans (rien ne sert de courir, il faut partir à point). Impressionnant tout ce qu'elle invente, affronte et ose, à partir d'une idée de polar classique et d'un scénario dont elle n'a pas peur de tirer le meilleur. ça pourrait être glauque et ça ne l'est pas, la fin est bouleversante et tous les acteurs extraordinaires.
Assez improbable et des prises de décisions inexplicables pour une conclusion qui n'est pas à la hauteur!Des scènes véritablement trop longuet qui n'était pas nécessaire!les acteurs sont quand à eux crédibles dans leurs rôles c'est à reconnaitre mais c'est vraiment ces longueurs inutiles et tout ce bazar pour en arriver la!2/5.
bon sang ce film ! mais bon sang quel nullité ! j'ai perdu mon temps devant ce film mal construit, mal joué, d'une longueur INTERMINABLE, j'avais lu les critiques et je m'étais dis pourquoi pas ? cela à l'air vraiment d'être un bon film, j'aurais du lire les mauvaises critiques et pas les bonnes. Le sujet de départ aurait pu être effectivement une bonne idée, mais c'est mal traité, mal construit, du suspens qui tire sur des longueurs inutiles, eh puis ces scènes de porno puisque cela tient plus du porno que de l'érotisme sont d'une laideur poussée à l'extrême. Il n'y avait vraiment pas besoin de ce déballage malsain et moche de ces corps et de ses actes, suggérer aurait suffit ! vraiment j'ai perdu mon temps et je ne le conseille à personne, passez votre chemin....
Un bon long métrage, habile mélange de genres (thriller / Drame). La réalisation est réussie bien qu'un peu radicale. Un dénouement habile clôture le film... qui est à découvrir !
Attention, spoilers. Red Road est un thriller des temps modernes. Jackie travaille pour une entreprise de vidéo surveillance... publique. De son petit siège, bien confortablement, elle regarde les habitants de sa banlieue défavorisée. C'est, en soi, une métaphore sur le cinéma, Jackie est elle la spectatrice et assiste à un spectacle quotidien. Jusqu'au jour, où, elle tombe sur un homme qu'elle aurait préféré ne pas voir apparaître sur son écran. Nous voilà Jackie plongée dans son cinéma, cette fois-ci elle n'est plus juste spectatrice mais aussi actrice. Les écrans de surveillance n'auront de cesse de nous la montrer. Elle a perdu sa position confortable, dominante, elle est dans le feu de l'action. Toute cette première partie se révèle être assez intéressante, doublée d'une atmosphère nocturne pas mal foutue, qui vient rajouter une sorte de tension latente à un climat angoissant. La seconde partie hésite entre le cinéma social et le thriller, parfois de façon assez maladroite, il faut le reconnaitre. On voit déjà ses aspirations à Fish Tank, le film qu'elle tournera par la suite. La réalisatrice a assez de mal à filmer sa vengeance, ou plutôt à savoir ce qu'elle veut en faire. Le scénario semble culiminer avant de retombler de façon particulièrement décevante. Tout ça pour ça.