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Un visiteur
3,5
Publiée le 29 juillet 2018
Comme pour chaque film d'Assayas que j'ai vu, j'aurais du mal à expliquer précisément ce qui m'a plu. Il y a toujours cette vibration particulière, cette atmosphère de fantastique qui plane et qui passe moins par les personnages ou par l'histoire que par les objets (ici, les oeuvres d'art ayant appartenu à la mère décédée et qui vont se disperser entre musées et salles des ventes). La caméra a toujours l'air de montrer autre chose que ce que raconte le scénario, comme si elle filmait des fantômes. D'ailleurs, les personnages ont une manière de disparaître du film qui en fait un peu des fantômes, comme dans Sils Maria. Jolie découverte.
Non je n'ai pas oublié de mettre une étoile... Je mets rien et c'est déjà du temps perdu que d'écrire une critique sur ce film. D'ailleurs ce n'est même pas du film que je vais parler telleMent il est sans intérêt... J'ai lu les critiques des personnes qui ont mis 4 étoiles et qui jugent donc ce film comme proche de la perfection à part des "bla-blas" incompréhensibles qui ont pour but de flatter leurs égos surdimensionnés et qui leur donnent l'impression d'être intelligents ou des "superbe" sans préciser ce qui est superbe, comment peut-on attribuer un note comme celle-là à un film comme celui-là : c'est long, lent, pas intéressant personne n'a besoin de ce film pour lui apprendre quoi que ce soit. On a beau être fan du réalisateur ou des acteurs mais franchement un peu d'objectivité, ce film est bien sans intérêt... C'est la famille, les ami(e)s, le réalisateur lui-même et les acteurs eux-mêmes qui mettent des critiques pareilles ? Je me pose la question parce que comment des personnes peuvent notés un film comme celui-là aussi bien. Pour ceux qui perdront leur temps comme j'ai perdu le mien à voir ce film, chacun jugera...
Une histoire a priori banale, mais tellement bien racontée, mais tellement plus profonde qu'il n'y parait et qui renvoie à la continuité de la famille, de son patrimoine matériel et immatériel et au temps qui passe et efface. Un joli film.
C'est une abomination, mais si vous êtes un homme-soja ce film va vous plaire, bourrés de bien pensance de bobo parisien. J'ai mis 1/5 car quand on regarde ce film au 3 eme degré c'est hilarant (encore faut il en avoir).
Portée par un casting séduisant, une chronique intimiste qui aborde avec un peu trop d’élitisme par moment mais aussi avec bcp de justesse et de nostalgie, les questions de succession et de partage au sein d’une famille. 3,25
Un film tout en finesse d’Olivier Assayas qui relate une affaire de famille avec sa délicatesse et son intelligence habituelle. Sa caméra, toujours bien placée scrute les visages et voit s’égrener le temps qui passe inexorablement sur les générations. Dans la première partie, Edith Scob est éblouissante en vieille dame apaisée et lucide. Ses trois enfants sont interprétés avec une justesse totale par Charles Berling, Juliette Binoche et Jérémie Rénier, dont le désaccord n’empêche pas l’union et l’amour fraternel. C’est subtil, c’est faussement lent, c’est parfois à la limite de l’ennui… à l’image tout simplement de la vie, sans artifice ni tape-à-l’œil. Le scénario est très travaillé et ne trahit aucune faiblesse, les images sont douces et légères, on regarde, on est séduit, on réfléchit… C’est du bon cinéma français.
"L'heure d'été" ou comment foutre en l'air le potentiel d'un film. Le deuil, l'héritage, la transmission, les relations frères et soeurs,... autant de sujets riches et passionants que ce film réussit à traiter de façon incroyablement fade, fausse, et complètement ridicule.
Un belle surprise pour ce film puissant, très fort, sur un sujet pourtant austère, celui de la mort , de la transmission , de l’oubli puis de la disparition dans les mémoires des êtres chers. Sujet assez classique mais vu sous le prisme très original d’une famille d’artiste , intellectuelle, bourgeoisie moderne, mais qui va vite devenir représentatif de l’ archétype de la famille , avec un grand F. Le montage est exceptionnel et Assayas nous éblouit par ses raccourcis, et ses ellipses, une technicité qui permet de sauter des étapes dans la chronologie, pour se consacrer à l’essentiel, sans jamais tomber dans le pathos . Tout commence bien par une réunion de famille dans une très belle maison de campagne pour l’anniversaire des 75 ans de la grand-mère , magnifique prestation de Edith Scob , excellente , qui tient un de ses plus beaux rôles, plein de profondeur, de sérieux mais aussi de cynisme. Tous les acteurs sont excellents magnifiquement dirigés par Assayas. C’est une superbe demeure, culte, temple sacré, qui abrite les souvenirs d’un grand peintre français, célèbre mondialement, grand-oncle des tous ses enfants, pleine de tableaux et d’objets de valeur. Ce milieu des artistes de haut niveau est très bien décrit, y compris une scène désopilante au musée d’Orsay, avec des experts qui évalueront les œuvres. On comprend très vite que la succession qui doit être diviser entre les 3 enfants, sera le sujet au centre de la discorde . Malgré la hauteur et la valeur des biens à partager ; dont 2 tableaux de Corot, de très grande valeur, épicentre de l’argument. Crise familiale, désaccord, tout cela est extrêmement bien vu, comme cela arrive dans chaque famille. Mais c’est aussi beaucoup plus profond, car il y est question de l’oubli, de la disparition des êtres et de leur trace, du temps qui efface la mémoire, de la famille qui se désagrège ; très beaux dialogues sur cet effacement, thème central. La scène finale est d’une beauté inouïe, pleine de fulgurance, la jeune Alice de Lencquesaing toujours aussi envoutante, charmeuse et délicate qui se souvient de sa grand-mère, en marchant dans la campagne avec tristesse et mélancolie , peut-être dernier témoin d’une individue maintenant disparue et vouée à s’effacer dans les mémoires comme chaque individu sur terre . Je n’ai pas encore vu tout Assayas mais c’est pour moi sa plus belle œuvre à ce jour .
Même lorsque l'on est très éloigné du sujet (héritage, patrimoine d’œuvres d'art et de mobilier), on peut être captivé par ce long-métrage d'Assayas. Parce que les dialogues sont intelligents, le casting est magnifique et le ton du film, qui n'est pas loin de la mélancolie, touche au plus profond. Bien entendu, la mise en scène est d'une belle fluidité, ce qui permet de tenir le spectateur en haleine même lorsque le débat porte sur des questions notariales peu séduisantes. La dernière séquence, où la maison de famille est envahie par les jeunes pour une dernière fête, est superbe, la caméra suivant la petite-fille de la défunte dans un parcours plein de vie et de musique.
Trouver ce film lent, ennuyeux ou pédant c'est passer à côté de sa justesse à peindre des choses simples . De belles scènes avec de l'émotion qui amènent à réfléchir mais on peut regretter qu'il n'approfondissent pas certains sujets. Un film discret mais perspicace.
au démarrage ce film est agréable mais vite on se perd dans des considérations inutiles de la valeur des meubles et le pire est la fin qui traîne et ressemble purement et simplement à du remplissage.. des gens sont partis avant la fin ils ont eu raison ils n'ont rien perdu
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2,5
Publiée le 18 septembre 2018
Encore un film thèorique d'Olivier Assayas mais celui-ci est consacrè à une famille et à sa mèmoire! Tout le monde a connu un jour ou l'autre ce moment là! La disparition d'un père ou d'une mère, d'un grand-père ou d'une grand-mère! La conservation ou non des biens et trèsors familiaux! Se qu'on va choisir de garder ou de vendre ? Ça, Assayas l'a bien compris et signe avec l'èlègance qu'on lui connait une oeuvre de vie et de lègèretè. "L'heure d'ètè" manque malheureusement de tension, d'èmotion, de sensibilitè (hormis la scène d'introduction avec Edith Scob) et ressemble parfois à une commande du musèe d'Orsay! La transmission du patrimoine familial est un sujet original et jamais abordè dans le cinèma français! Alors pourquoi avoir choisi une famille bourgeoise qui est quand même loin de la moyenne ? Car vous en connaissez beaucoup de famille qui ont dans leur maison des meubles et tableaux de valeur à faire rougir d'ècarlate les plus beaux musèes de France ? Acteurs convaincants (Berling, Scob, Sadoyan), maitrise de la camèra et jeu de lumière remarquable! C'est bien là l'essentiel...
La mère d'une famille aisée meurt et il revient aux enfants de prendre en charge la succession. Les dialogues et personnages sont subtils et justes. Beau film.
Ce film d’Olivier Assayas est profond, intelligent, vrai, émouvant, élégant aussi. Juste ce qu’il faut de mélancolie devant une vie qui passe, avec ses secrets et son patrimoine artistique et culturel qui du privé trouvera sa place dans les musées. Le scénario est intense, fouillé et léger à la fois. La mise en scène subtile et efficace nous donne souvent l’impression d’être l’interlocuteur des personnages. Les comédiens sont parfaitement justes et remarquables dans leurs rôles respectifs. Beaucoup de plaisir pour cette grande réussite, et le plaisir de revoir la lumineuse Edith Scob.