Merci à Olivier Assayas pour ce film aérien,subtil et qui nous touche tous de par sa sujet.A savoir la famille et la transmission.Il règne sur "L"heure d'été"un charme mélancolique qui nous emporte dans nos souvenirs et nous prend par les sentiments.La mise en scène fluide et discrète émeut autant que les personnages surtout lorsqu'Assayas filme la maison familiale et les oeuvres d'art.Alors,bien sur le tempo est lent,et il faut accrocher à ce sujet un peu déconcertant.Malgré sa langueur,le film séduit.Son aspect nostalgique nous renvoit à notre enfance et au temps qui passe.Emouvant et unviersel.De meme qu'il montre la valeur sentimentale des objets.Tout en sobriété,Berling,Binoche et Rénier jouent les frères et soeurs tiraillés par cet héritage inattendu.Vraiment une oeuvre solaire et très humaine.
Superbe film, très touchant, admirable Edith Scob que je découvre et bien sur Charles Berling avec un rôle parfaitement taillé à sa mesure. Enfin, un bon film français que je recommande.
Je sors tout juste du cinéma, et le mot qui me vient à l'esprit : ENNUI ! Bon sang, je me suis ennuyée à mourir, je ne m'attendais pas du tout à ça. C'est d'une lenteur absolue, les scènes contiennent des détails assommants, c'est creux et déprimant. Il faut peut-être avoir vécu ce genre de choses (héritage etc...) pour être touché, ou alors suis-je trop jeune ? Je dis cela car la salle était remplie de personnes âgées, j'étais quasi la seule jeune (d'ailleurs ma voisine d'âge mûre a fait la remarque en s'asseyant et m'a regardé en riant). J'avais l'impression d'être à une projection dans une maison de retraite, était-ce un signe annonciateur de mon futur ennui ? Sûrement !
Allez-y si vous voulez mais je me suis profondément ennuyé.. en langage présidentiel "j'me suis vraiment fait ch..." Il n'y a pas d'histoire, on sait tout au bout de dix minutes et rien ne se passe. Tois personnes ont quitté la salle pendant la projection ; j'ai failli en faire autant mais au moment de me lever, je me suis rendu compte que mon épouse à côté de moi... dormait.
Ce film d’Olivier Assayas est profond, intelligent, vrai, émouvant, élégant aussi. Juste ce qu’il faut de mélancolie devant une vie qui passe, avec ses secrets et son patrimoine artistique et culturel qui du privé trouvera sa place dans les musées. Le scénario est intense, fouillé et léger à la fois. La mise en scène subtile et efficace nous donne souvent l’impression d’être l’interlocuteur des personnages. Les comédiens sont parfaitement justes et remarquables dans leurs rôles respectifs. Beaucoup de plaisir pour cette grande réussite, et le plaisir de revoir la lumineuse Edith Scob.
Un film sympa qui nous montre la réalité d'une succession assez importante ! Je m'attendais à un peu plus de " bagarre" entre les frères et soeurs pendant le film !
un grand film ! intelligent, élégant, fin, drôle et émouvant. tous les acteurs sont fantastiques avec une mention spéciale pour charles berling et edith scob.
L'heure d'été, l'heure des partages et des souvenirs, du grand air et des esprits qui se figent, dans l'élan posé de la verdure, heure proche de la mort où rayonne un dernier sourire, où s'échangent au vent les rimes folles d'un âge qui perdure au-delà de tous les prodiges.
Dans le mouvement continu de la vie intrépide se déchirent les âmes nues d'un quotidien bête et aride.
Beau souvenir qui nous fait vivre, relance le soleil, les tableaux, les vases peints pour nous rappeler le temps où nous étions ivre, d'amour, de bonheur et de plaisirs enfantins.
Au zéphyr délicat d'un beau matin, renaît les cendres de notre mère, perdue dans les ronces du destin qui l'a rendue si vieille et éphémère.
Il n'y a de trajet que celui de vous transmettre, enfants d'un drame que vous ignorez, l'héritage pour vous permettre de vivre avec la marque véritable d'un passé déchu mais irremplaçable.
Aujourd'hui est le temps où il faut se faire, se construire seuls comme si on nous avait abandonnés, le temps horrible et sans vie de l'heure d'hiver, où seuls dans un petit salon sans lumière, nous nous rappelons un à un les bons moments passés, fugaces ombres errantes qui nous condamnent à délirer.
Je t'admire, jeune fille aux cheveux bruns, dont l'éclat rayonne de mille feux dans le si vaste et beau jardin de mon enfance privée de mots joyeux, à ton tour ma fille d'étaler ton voile doré dans l'aube sublime et admirée que de ton visage tu pilles.
Par milles fragments douloureux, ma mère revient vers moi. Je ne sais pas si je dois ouvrir ou fermer les yeux, ou bien me retourner vers toi. ou peut-être laisser la place au souvenir pour qu'il s'imprime, qu'à la place des volets blanchis je vois le rire, les yeux qui pétillent plutôt que l'infranchissable abîme.