Je n'ai pas accroché à The Fall qui comporte trop de longueurs et puis la petite fille qui pleurniche pendant les 3/4 du film, c'est vraiment agaçant. Visuellement c'est beau certes, et j'ai saisi les hommages au 7ème Art, mais dans son ensemble le film ne m'a pas emballée.
Projet de longue haleine du réalisateur Tarsem Singh dont le tournage s’est étalé sur 4 années « The Fall » est un étrange conte onirique plastiquement très travaillé. Regorgeant de décors sublimes et bénéficiant d’un soin apportant à la mise en scène, le film souffre avant tout d’un aspect parfois brouillon et décousu avant de réellement trouver son élan dans une excellente dernière partie. Le cinéaste signe avec ce long-métrage son œuvre la plus aboutie à ce jour.
Visuellement somptueux et profondément émouvant, The Fall n’est pas qu’un voyage onirique : c’est aussi une méditation sur la douleur, l’exploitation et la fabrication du rêve. Roy, cascadeur blessé, incarne la figure de l’acteur sacrifié par une industrie du cinéma qui ne voit en lui qu’un outil jetable — un corps au service du spectacle, interchangeable et vite oublié.
À travers la relation entre Roy et Alexandria, le film interroge aussi la position du spectateur. Alexandria incarne l’innocence du regard, mais aussi sa malléabilité : elle croit ce qu’on lui raconte, ressent ce qu’on lui fait ressentir. Roy devient alors le narrateur-manipulateur, usant de l’imaginaire pour pousser son auditrice (et donc le spectateur) à adhérer à ses intentions. Un parallèle saisissant avec les techniques du cinéma lui-même, qui mêle magie et manipulation.
Malgré quelques moments de naïveté, The Fall brille par sa puissance visuelle, sa charge émotionnelle, et sa capacité à questionner les mécanismes de l’illusion cinématographique.
The Fall éblouit par son esthétique, mais sa narration incohérente et ses personnages superficiels rendent l’ensemble creux. L’excès d’esthétisme étouffe le récit, transformant l’expérience en un exercice fatigant, interminable et pénible à suivre.
Même si le film est tourné en Argentine, au Brésil, en Inde et un peu partout dans le monde où il y a des paysages sublimes, dont le Taj-Mal, pour filmer les plus beaux paysages, cette espèce de conte niais pour enfants est franchement mauvais : les acteurs jouent très mal, et le scénario est indigent.
Réalisateur de clips, de pubs, de séries et de long-métrages de cinéma, Tarsem Singh a mobilisé beaucoup de moyens pour réaliser ce remake d’un film intitulé Yo Ho Ho (Zako Heskia, 1981). La production est fastueuse (décors, costumes), la photo est léchée, la mise en scène aspire au grandiose… mais le scénario n’est pas à la hauteur pour trouver l’équilibre ambitieux entre drame intimiste, déploiement imaginaire épique, touches d’humour décalé et hommage au 7e art. Dommage, car l’idée de départ est intéressante, sorte d’antithèse aux Mille et une nuits, avec un personnage principal qui invente une histoire non pas pour retarder sa mort mais pour trouver un moyen de la précipiter… La concrétisation de cette idée (très noire) manque malheureusement de subtilité et se fourvoie souvent dans une confusion de propos, d’actions et de tonalités, avec une certaine complaisance en effets de style, pour accoucher d’un spectacle artificiel et sans âme.
Un film au scénario adressé aux enfants, mais d'une violence adressée aux adultes. Donc, ce film ne s'adresse à personne. Tant mieux, car il n'y à rien à en retenir. Long, lent, prévisible, violent.
Pas mal effectivement même si je serais un peu plus modéré que les critiques dithyrambiques. Belle photo, original et histoire sympa. Mention spéciale pour la petite fille
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4,0
Publiée le 13 décembre 2022
Prèsentè par David Fincher et Spike Jonze, "The Fall" (2006) est une oeuvre à l'imagination dèbordante qui n'a pas peur de prendre des risques! Une histoire dans l'histoire, totalement envoûtante et dèpaysante, avec des images souvent inoubliables! On dirait de la poèsie en mouvement où les mots importent peu! Alors fermez les yeux et imaginez une èpopèe èpique, un infâme gouverneur odieux, une jolie femme torturèe, une soif de vengeance, un naturaliste anglais qui aime toutes les formes vivantes, des fonds marins sublimes où nage un èlèphant, des forces mystiques, des pirates, un palais au milieu d'un lac...Difficile de rèsumer un tel film qui allie le conte d'aventures façon « 1001 nuits », l'imaginaire de l'enfance et l'èmotion pure et simple! Dès lors les intentions du hèros (un cascadeur blessè...mais de l'intèrieur) deviennent parfaitement claires! A voir absolument en version originale et sur grand ècran pour que l'immersion soit totale...
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4,0
Publiée le 8 novembre 2020
The Fall est une histoire charmante et fantastique avec une nuance envoûtante et met en scène la jeune actrice la plus attachante depuis Ponette de Jacques Doillon et qui peut-on se vanter de plus. De plus ce film pouvait être regardé en sourdine tout en laissant une impression durable sur le spectateur grâce à ses images saisissantes. Le film est l'histoire d'Alexandria une enfant immigrante blessée errant à l'hôpital où elle est soignée. Le spectateur est entraîné avec Alexandria dans un monde sombre et extravagant à travers l'histoire d'un cascadeur mutilé avec qui elle se lie d'amitié. Je ne peux que recommander ce film fortement...
Initialement réalisateur de clips musicaux et de publicités, Tarsem Singh accorde énormément de soin à l'esthétique de ses longs métrages quitte à en faire des tonnes. C'était malheureusement le cas avec son premier film, "The Cell", qui pêchait justement par cet abus stylistique. Dans "the fall", on retrouve cette envie de nous en mettre plein les yeux et les oreilles. De ce côté-ci, c'est une réussite car ce métrage est d'une grande beauté visuelle et sonore ce qui participe grandement à ce ton poétique et onirique donné à cette histoire. Ces prouesses techniques et artistiques n'étouffent cependant pas les émotions ressenties qui sont belles et bien présentes. Un joli conte qui nous fait voyager et rêver.