La petite histoire dans la grande, ici l'Occupation de la Chine par le Japon pour cette dernière (ce qui me fait penser que j'ai toujours "Quatre générations sous un même toit" dans ma PAL !!!), pour une fresque historique imparfaite mais qui est loin de manquer de souffle et de tension sexuelle. Imparfaite parce que tout cela reste un peu sage notamment pour la caractérisation des personnages qui manquent clairement d'ambiguïté, pour une intrigue reste un peu trop prévisible et pour une mise en scène qui ne brille pas par une grande originalité. Mais comme dit plus haut ça manque pas de souffle et on ne s'ennuie pas une seconde, le film passant même d'un trait, et les scènes de sexe sont très bien filmées. En plus, ce film me permet de faire une superbe connaissance à savoir l'actrice Tang Wei (ouah, quel canon... il n'est pas étonnant que le film ait du souffle étant donné que ça devait certainement être celui que j'ai perdu en la regardant !!!). Donc en résumé avec un peu plus d'audace, ou du moins si tout le film avait la même que celle que l'on voit dans les séquences de baise, ben on aurait pu être devant un grand film.
Ang Lee,le réalisateur taïwanais,adulé pour Tigre et Dragon et Brokeback Mountain,livre ici une fiction soyeuse.Une sorte de retour à ses racines,avec ce sujet qui lui tient à coeur.En 1942,la Chine est sous occupation japonaise,un groupe de résistants envoie une jeune étudiante séduire un officier collabo,avec tout ce que cela implique comme dilemne moral...Une passion charnelle,au plus près des corps.L'érotisme a un sens.Les 2 baissent leur garde,ce qui les mène à leur perte."Lust,Caution" parle du déni de soi,du reniement de ses sentiments,de son identité;au service d'une mission aux contours flous.Un drame à base d'espionnage qui se regarde un peu trop le nombril,prenant la pose,lorsque cela n'est pas nécessaire.En résulte une langueur,adaptée ou non selon les situations.Le malaise est bien distillé,mais pas toujours intense.On appréciera la mise en scène élégante bien qu'impersonnelle d'Ang Lee.Lion d'or 2007 à Venise tout de même.Il faut y rentrer pour l'apprécier comme il se doit.
Mélo d'espionnage agréable à suivre et magistralement joué, ce film confirme le savoir-faire de Ang Lee. Reste que son académisme est un peu pesant et qu'un deuxième Lion d'or à Venise ne s'imposait pas.
Après "Le secret de Brokeback Mountain", Ang Lee nous revient avec un film aux scènes "choquantes". "Lust, Caution" est une très belle réussite, avec des scènes poignantes et touchantes, des acteurs au point mais aussi des mélodies enchantantes! Seul bémol: la longueur. On sent vraiment passer les 2h30.
Le film est plutôt bien réussi, réalisation, décors, comme scénario mais dommage qu'il soit souillé par des scénes à caractères pornographiques qui n'étaient franchement pas nécèssaires.
Ang Lee a forcement vue Black Book et il en donne sa version c'est à dire un film magnifique visuellement parlant mais assez ampoulé si bien que le temps commence à devenir long pour les spectateurs. S'intéressant uniquement à la relation presque masochiste entre la résistante et le collabo, Lee se débarrasse vite fait du côté thriller et du côté politique ce qui est peut être le plus gros défaut du du film et déséquilibre complètement sa narration. Enfin Tony Leung Chieu-wai confirme qu'il est bien le meilleur acteur chinois de sa génération.
Ang Lee a réalisé un très grand film, et il a osé. La réalisation est superbe, le film ne souffre pas de lenteur, on ne voit pas passer les 2h30. La relation entre le collabo et la résistante est progressive, entre violence et passion, et, on peut le penser, amour. Tony Leung est un acteur vraiment intense, tous ses regards semblent en dire long sur ses sentiments. La musique est magnifique, ainsi que la reconstitution de la Chine occupée. Ang Lee nous présente une époque que personnellement je ne connaissais pas, et je trouve un peu dommage qu'on ne s'étende pas plus que ça sur l'occupation dont souffre la Chine. Il a préféré se concentrer sur l'histoire de ces résistants, et finalement, ce n'est pas un si mauvais choix.
Comme chacun le sait, l'homme est avant tout dirigé par sa queue. C'est le nerf de la guerre et aussi le nerf de ce nouveau joyau de Ang Lee. Celui-ci est magnifiquement porté par la jolie Tang Wei qui est une belle découverte ainsi que par Tony Leung Chiu Wai qui baise comme une bête avec cette partenaire bien chaude. Ce n'est pas le seul intérêt de cette oeuvre (pour le spectateur coquin s'entend) qui est aussi à la fois un beau film d'époque et une histoire brillament mise en scène par le réalisateur taïwanais. On s'attache en effet avec beaucoup de passion à cette Mata Hari chinoise amoureuse de Cary Grant et qui nous initie aux joies du mahjong. D'ailleurs, c'est quand elle veut pour jouer avec moi. Même sans les atouts.
Splendide !!! Une histoire d'espionnage où l'héroine doit jouer avec les sentiments de son coeur pour comploter l'assasinat d'un collaborateur chinois envers l'occupant japonais . Deux ans apres brokeback mountain , Ang lee nous emue avec ce mélodrame . Constitué d'une magnifique photographie , et d'une mise en scène tres soigné , il est un écrin de beauté. Tony leung ( In the mood for love , 2046 )est comme toujours genialissime dans cette incarnation d'un homme froid et sans état d'ame . Tang Wei , ex finaliste miss univers , pour sa première apparition est la cerise de cette création , belle et sensuelle à souhait , son regard est magnifié par le talent de ce réalisateur , au plusieurs étapes de sa vie . Esthétiquement réussi , il en va de meme pour ses toilettes soigné . Tel un bon Wong Kar Wai . Avec comme pour tout chef d'oeuvre , une musique mélodieuse et affriolante composé par un français "Alexandre Desplat " nommé d'ailleurs au oscar 2009 , pour la bande originale de Benjamin Button .Il est paré de quelques scènes de sexe explicites , non abusif au vù de ce scènario . Mettant en action la dévotion de corps et de toute son ame de Wang Jiazhi (tang wei ) envers ses convictions louables et torturées.Il reçu le Lion d'or à la Mostra de Venise en 2007. 2h30 de pure beauté
L’histoire ressemble à celle du film de Paul Verhoeven “Black Book”, où une jeune femme engagée dans la résistance avait pour mission de devenir l’amante d’un homme à abattre, et dont elle tombait amoureuse. Ici, même époque, mais autres lieux, autres cultures, autres décors et costumes, pour finalement pas grand chose de nouveau dans le traitement de cette idée assez classique. Surtout, et c’est peut être ce qui laisse le plus le spectateur sur sa faim, c’est l’aspect très hollywoodien de l’entreprise. Malgré la langue et les acteurs chinois, on se croirait dans un film américain. Rien dans le rythme, ni dans la construction du récit, ni dans le jeu des comédiens, ne donne une ambiance asiatique. Les décors extérieurs et les costumes (particulièrement bien sûr les robes de l’héroïne) sont magnifiques et font penser à Wong Kar-Waï, mais l’ambiance n’y est pas. D’ailleurs, lorsque la jeune femme va au cinéma, c’est pour y voir des films... américains ! Tony Leung joue une fois de plus le bel homme taciturne qui découvre qu’il a un coeur, et il le fait très bien. En revanche, Tang Wei, qui incarne la jeune femme chargée de le séduire, épuise rapidement son charme. Heureusement qu’elle porte de belles robes...
Ang Lee est un réalisateur dont on ne dira jamais assez d'éloges. Ayant atteint le summum avec BROKEBACK MOUNTAIN, difficile de faire mieux. LUST CAUTION s'impose malgré tout. Le film suit le parcours d'un groupe d'amis enrolés dans la résistance dont l'une des jeunes filles va devoir en apprendre le plus possible sur un haut commanditaire... Acteurs géniaux, Ang Lee réalise une nouvelle fois un nouveau chef d'oeuvre. Mais il y a de très (trop!) nombreuses longueurs, et même si certaines scènes atteignent le nirvana tant elles sont belles, on ne peut que regretter une allure un peu poussive. Ne soyons pas pointilleux, LUST CAUTION est un diamant implacable avec une fin glaciale.
Ang Lee, une fois encore, se surpasse pour mieux nous enchanter. Son dernier film mêlant espionnage, violence et érotisme laisse pantois devant une réalisation d'une fine intelligence. La distribution est excellente. La reconstitution historique parfaite. Un très grand moment de cinéma. A ne pas rater !
Ce n’est pas anodin si Ang Lee introduit «Se, jie» (Chine, 2008) par un jeu. Le jeu et ses limites font toute l’affaire du film. Le retour du cinéaste dans son pays d’origine, la Chine, nourrit à la fois son œuvre d’une intrigue chinoise tout en conservant un style américain. Du style etats-unien, il y a cette cadence maîtrisée du montage. A l’amour secret et authentique de «Brokeback Mountain» (USA, 2006), Lee substitue un amour violent et artificiel. De l’intrigue chinoise il y a ce choix de cadrer son récit dans l’occupation de la Chine par le Japon dans les années 1940. De jeunes étudiants gorgés d’idéaux décident, suite à une représentation théâtrale, de mener une résistance contre les collaborateurs chinois. Le jeu du théâtre se transforme en jeu de la guerre. Le film, plus que de relater une période sombre de l’occupation de la Chine, questionne la place du jeu dans la vie et aplatit une perspective de la mimésis en apposant le jeu dans l’artifice même du cinéma. Le jeu de l’art, souvent directement inefficace, se confronte là à la plus dangereuse des concrétudes : la politique. Dans «Se, jie», l’art/le jeu n’est pas l’objet d’un divertissement, ni même un plaisir esthétique mais bien le véhicule d’une Idée. Ainsi lors de la scène de la représentation, un des personnages de la pièce honore la Chine, embrasant toute la salle qui se lève et clame avec lui la liberté nationale. Le jeu se fragilise dans le rapport de Wong avec M. Lee. La relation qu’entretient la jeune résistante infiltrée avec le meurtrier s’enlise dans l’amour et la luxure avant que de tomber dans la trahison, ces trois mots composant le sous-titre français du film. Les entrelacements érotiques traduisent la communion des deux, la réunification d’une Chine arrachée par le Japon. Mais l’union n’est toujours qu’un prétexte, elle est une règle à part entière de l’espionnage menée par Wong. La tension de chaque instant rend le jeu de l’infiltration plus palpable au fil du film.