Il est évident que Jane Campion a un sens de l’image hors du commun. Les costumes, concoctés au petit point, sont aussi fascinants qu’un défilé de mode de Jean-Paul Gaultier. Les atmosphères sont envoûtantes, les paysages brumeux à souhait, la lumière quasi surnaturelle et les acteurs sont délicieux, pas de problème là-dessus. Mais tout ça au service de quoi ? Sur le plan sociologique, on nous démonte l’articulation entre la situation financière du jeune homme et sa prétention à mettre la jeune fille dans son lit. Intéressant, mais ça ne fait pas un film. Sur le plan littéraire, on sort de la salle avec le sentiment que toute la production poétique du grand Keats n’était finalement qu’un recueil de sous-titres pour ses émois amoureux. Là je m’insurge carrément. L’un dans l’autre, la tétralogie de science-fiction de Dan Simmons (Hypérion, la Chute d’Hypérion, Endymion et l’Éveil d’Endymion) rend un bien meilleur hommage à Keats. A voir, donc, en remplaçant la bande-son par une belle musique d’époque. Les Nocturnes de Chopin par Rubinstein, par exemple. Ils ne devraient pas être trop difficiles à se procurer : l’année dernière, l’Express nous avait fait le coup de l’intégrale à 2 euros scotchée au journal et cette année, c’est le Monde qui s’y colle. Il y a des œuvres, comme ça, qui doivent tomber violemment dans le domaine public en éclaboussant partout.
c'est une très belle histoire d'amour, le film est un peu long mais c'est supportable. peut on croire de nos jours à des histoires d'amour aussi fortes, difficile à dire avec notre époque mais bon on ne s'ennuie pas. je regrette qu'au départ du film le rôle des acteurs est mal défini dans le contexte.
Ce film est magnifique! L'histoire est romantique, au sens littéraire du terme! Les personnages principaux sont incroyablement bien incarnés et leurs sentiments au départ nuancés, perplexes, puis de plus en plus forts nous transportent. Le film qui est rythmé par la poésie de Keats a un véritable élan. Les paysages anglais sont filmés avec grâce et chaque scène d'intérieur est un vrai tableau hollandais: les paysages à travers les fenêtres, les escaliers, le vent dans les rideaux, les papillons,... Un film à voir et revoir!
Ah la la... Terrible déception. Mais qu'est-il arrivé à Jane Campion, au parcours quasi irréprochable jusque là. Certes, la cinéaste avait déjà frôlé la naphtaline de l'académisme avec "Portrait de femme", mais sous le glacis de la mise en scène, vibrait nénamoins une violence sourde et une intensité sexuelle qui sauvaient le film... Alors que là... Face à une histoire d'amour censée cristalliser l'intensité et la fougue de la jeunesse, on a bien du mal à ne pas sombrer dans le sommeil. Campion, qui a toujours su aborder la violence des pulsions et les séismes sexuels, filme ici platement (oui, il y a de belles images, mais rien ne s'y passe) les tourments adolescents de deux beaux jeunes gens, dont les élans nous paraissent bien artificiels. Alors, peut-être suis-je passé à côté du film et s'agit-il d'une nouvelle direction dans l'oeuvre de la néo-zélandaise, mais pour l'instant, je préfère revoir Sweetie ou In the cut...
C'est avec ce genre de films que l'on se demande si la presse note de la même manière tous les réalisateurs... Car force est de reconnaître qu'il n'y a pourtant pas de quoi s'enthousiasmer outre mesure pour le dernier film de Jane Campion, qui partait d'un postulat qui plus est fort séduisant : la romance entre le poète John Keats et sa muse Fanny Brawne. Hélas, il manque manifestement à ce "Bright Star" la passion qu'il aurait fallu pour un tel sujet, le film s'engluant dans un académisme propret et même, avouons-le, un certain ennui. Et c'est bien dommage car le film n'est pas sans une réelle délicatesse dans sa manière de présenter ses personnages, la sensibilité de la réalisatrice se faisant également sentir régulièrement sans que cette dernière ne tombe jamais dans le pathos... Ces deux heures de film ne sont ainsi pas insoutenables, d'autant que la fin est évidemment touchante, mais reste que c'est tout de même un goût bien fade que nous laisse cette oeuvre certes honnête, mais tout de même guère passionnante. Une déception.
Voilà encore un grande oeuvre de cette magnifique réalisatrice! Le film est d'une poésie tellement incroyable qu'on ne peut s'empêcher de verser une larme durant la séance. De plus, il fait connaître un poète peu connu pour la plupart des gens. Le jeu des acteurs est tout bonnement magnifique. Ce film est un chef d'oeuvre! les plans, la musique, les acteurs, la poésie, tout ici montre la beauté du génie de Jane Campion.
attention n'aller surtout pas voir ce film .c'est d'un chiant, c'est mal filmé ,l'histoire et bien il n'en a pas .il est rare que je sorte avant la fin d'un film, je me dit que cela va passer mais là c'est pire que tout
Encore un film génial de Campion! A la fois différent des autres et en même temps toujours aussi femminin, sensuel , oú le désir et palpable et aussi présent que la nature... Une image magnifique, ainsi que la mise en scène, le scénario et le jeu des acteurs... Merci !