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3,0
Publiée le 24 octobre 2019
La comèdie la plus connue de Patrick Schulmann! Un film dans l'air du temps qui tourne autour des relations de couple avec tous les malentendus possibles! Une forme d'humour relativement inhabituel et ironique pour l'èpoque où tous les couples (phallocrate, tendre, romantique) sont passès à la moulinette Schulmann! On y parle des choses du sexe et de l'amour avec un cinèaste qui ne sait plus du tout s'arrêter! Interprètation que l'on ne peut oublier (mention à Jean-Luc Bideau), dialogues (« Gros bisous au minou . ») et sèquences d'anthologies dont il est difficile d'oublier tant elles nous ont marquè dans notre adolescence : le sombrero double de Giraudeau & Dress, le père Bideau qui se flatte de faire tourner son zizi devant une bande d'ados qui n'en a cure [...] Et n'oubliez pas messieurs, vous deviendrez un homme quand vous arriverez à sauter pied joint dans un slip rouge! Le ridicule ne tue pas mais l'effort paie toujours! Gros succès populaire à sa sortie pour ce film culte de toute une gènèration! La suite est moins percutante...
Et la tendresse?... bordel est une comédie délicieuse et orignale. Une super comédie française qui mérite d'être plus connue, tout comme son réalisateur Patrick Schulmann. Quelques répliques cultes sous l'impulsion de Jean-Luc Bideau et Bernard Giraudeau.
Premier film versant déjà dans l’irrévérence et le franc-parler, « Et la tendresse ?... Bordel » est le film plutôt inspiré de Patrick Schulmann sorti en 1979. S’il est certain que le propos du long-métrage est toujours d’actualité puisqu’il traite d’un sujet universel (le couple dans tous ses états), la forme n’a pas terriblement bien vieilli et cela se ressent hélas ! à chaque instant lorsqu’on voit les coiffures, les costumes des comédiens et certains dialogues pouvant aujourd’hui paraître un peu désuets. Le plaisir de visionner ce film est donc un peu diminué mais il n’en reste pas moins intéressant, avec la galerie de personnages qu’il nous présente : François le dragueur et poète à la manque (par un très bon Jean-Luc Bideau ), sa femme Carole qui ronronne comme un chat (campée par une Marie-Catherine Conti amusante), Julie et Léo, un peu coincés, timides, à l’ouest et myopes (Anne-Marie Philipe et Régis Porte), et enfin Luc et Eva, seul couple vraiment stable et mignon parmi ceux présentés (Bernard Giraudeau et Evelyne Dress). Le résultat est comique, parfois absurde mais toujours plaisant à suivre. A voir.
Ce film culte sur le cul a certes assez mal vieilli (mais il est trop marqué "années 70" pour qu'il en soit autrement) mais reste savoureux par son sujet, ses acteurs (ah, Jean-Luc Bideau, fabuleux ici!) et sa (ses) morale(s) plus fine(s) qu'elle(s) en a (ont) l'air. (au passage, le synopsis d'allocine est très faux! )
Un film hors du temps qui traite d'un sujet inépuisable : la relation hommes-femmes. La séquence pré-générique donne le ton. C'est drôle, intelligent, on comprend immediatement qu'on est entre les mains de quelqu'un de résolument libre, prêt à tout oser. Patrick Schulmann a mis dans ce premier film toute la créativité qu'il avait accumulée, comme s'il devait être son unique occasion de crier ce qu'il avait sur le coeur. Les dialogues sont brillants, les acteurs excellents et les situations font faire au spectateur des allers-retours énergiques entre la réalité et la fantaisie jusqu'à cette scène finale où Evelyne Dress, blottie dans les bras de Bernard Giraudeau, énumère ce qui "occupe les gens pendant qu'ils ne s'aiment pas". Cette comédie de 1979 demeure un chef d'oeuvre d'humour tendre, acide et inventif. Loin d'avoir vieilli, elle rajeunit avec les années, au fur et à mesure que les nouveaux corsets moraux se resserrent.
Film culte des seventies, à voir avec plaisir. Mais le film dans son ensemble est tout de même un peu limité. Ca reste une comédie sympa mais il y a trop de différence entre les scènes... 4 étoiles pour les dialogues te le jeu de Jean-Luc Bideau loin devant ce que cinéaste et scénariste ont pu offrir aux autres protagonistes ce qui rend le film un peu bancal. Dès qu'on a plus Bideau à l'image on attend avec impatience son retour !
Un film sympathique mais sans grande originalité. Beaucoup de clichés et beaucoup de gags tombent à plat. Une mention spéciale à Jean-Luc Bideau qui est irrésistible dans son rôle de macho pur porc.
Il n'y a plus rien à retenir de cette comédie à sketch dénuée de récit et d'idée. Un phénomène parasite en son temps qui ne fait plus mouche ni débat. Seule la moustache de Bideau saurait nous manquer.
Le premier long-métrage de Patrick Schulmann, sorti en 1979, constitue une véritable farce. L’histoire met en scène la vie sentimentale de trois couples dont la conception de l’amour est diamétralement opposée. On a le droit aux phallocrates, aux romantiques et aux tendres. Des répliques qui font mouche, des situations absurdes et surtout un Jean-Luc Bideau absolument hilarant. Bref, sur la forme, ce grand succès populaire de l’époque a terriblement vieilli, mais sur le fond il reste intemporel.
Cinq ans avant le très impertinent P.R.O.F.S. Patrick Schulmann réalise son premier film, une amusante comédie de moeurs intitulée Et la tendresse ?... Bordel ! Humble et astucieux, ce long métrage présenté sous la forme de trois sketches facilement identifiables séduit par sa touche unique, son humour irrévérencieux et son soupçon de ringardise. Moraliste généreux, Schulmann porte un regard maladroit mais parfaitement original sur la sphère conjugale : phallocrates, romantiques ou sentimentaux les personnages sont comme autant de cas sociaux différents mais partageant les mêmes incertitudes et idéaux. Malgré sa mise en scène souvent approximative voire parfois raté, Et la tendresse ?... Bordel ! garde un capital sympathie plus que mérité au fil des années, de par son traitement intelligent et audacieux et son refus de l'hypocrisie et du politiquement correct. Bref un film qui sonne juste et qui fait plutôt du bien, même s'il aurait gagné à être moins appuyé sous quelques aspects. Reste à découvrir la suite qui - si je ne m'abuse - permet de voir le jeune Fabrice Luchini. Un petit film culte.
Film culte des seventies, à voir avec plaisir.Ça reste une comédie sympa mais il y a trop de différence entre les scènes... Les dialogues sont bien travaillés ainsi que la mise en scène sympa.Bref dans l'ensemble un bon film.
Ah, qu'il fait rêver ce souffle de liberté qui parcourait les années 70. Des blagues racistes et sexistes à tire-larigot, des poitrines opulentes et des bijoux de famille qui se multiplient dans tous les sens, quelques dérapages langagiers pas bien contrôlés... le pied en somme. Pourtant, la réalisation à la hussarde gâche le plaisir qu'on pourrait éprouver. Visiblement, Patrick Schulmann méconnaît la technique du fondu-enchaîné, et je ne parle même pas des ellipses temporelles avec lesquelles il assomme le pauvre spectateur. Le film est par conséquent pénible à suivre. Second nuage noir dans l'horizon de "Et la tendresse bordel", l'humour. Tel Saturnin, le canard jaune qui a marqué l'enfance de tant d'entre nous, il trébuche tous les deux mètres et frôle allègrement le ridicule. Nombre de blagues coulent à pic dans les profondeurs de l'océan du comique. Mais, à la manière de ce stupide canard jaune, les gags se veulent parfois touchants. Qui n'a pas souri en voyant pour la 58e fois le minot essayer de sauter désespérément dans son slip ? Un humour de répétition qui finit par payer, même si c'est un peu lourd. Le scénario n'est, pour sa part, pas dégueu. L'idée de suivre plusieurs couples très différents et de suivre leur évolution est bonne. Le final est bien trouvé lui-aussi. Il est caustique à souhait. Un film à voir donc, mais pas forcément à conserver.
Seule assurance : « Et la tendresse ? Bordel ! » ne pouvait qu'être supérieur à l'immonde « P .R.O.F.S. », réalisé six ans plus tard. Mais si c'est effectivement le cas, il n'était pas gagné que le spectacle serait même de qualité ! Car si niveau mise en images c'est toujours aussi sommaire (pour ne pas dire moche), aucune comparaison possible concernant les dialogues, les situations ou l'interprétation (Jean-Luc Bideau est un spectacle à lui seul), à des années-lumières du premier film cité. Tout ne fonctionne pas à 200% et le lien entre les trois couples met longtemps à se dessiner, mais le propos est tellement malpoli, politiquement incorrect et surtout très juste concernant la vie à deux qu'il est difficile de ne pas être hilare à plusieurs reprises. De plus, sans idéaliser personne, Schulmann trouve le bon équilibre grâce à ces six personnalités si différentes les unes des autres, le tout sans trop porter de jugement. Finit même par se dégager de tout cela une certaine amertume vis-à-vis de l'amour, à l'image d'un dénouement plutôt bien vu. Et puis, on a beau dire, c'est toujours sympa de voir des personnages parler de sexe avec autant de liberté, sans la moindre gêne... Bref, à défaut d'être légère, cette comédie (dramatique?) s'avère pertinente, maligne et vraiment agréable : dommage que l'ami Patrick n'aie pas persévéré dans cette voie...
Je gardais un souvenir amusé de cette comédie de la fin des années Giscard, vue à sa sortie alors que j'entrais dans l'adolescence. Reste un film lourdement irrévérencieux, où tout le monde en prend pour son grade. Jean-Luc Bideau, bien loin des œuvres feutrées du cinéma suisse, est irrésistible dans le rôle d'un Hénaurme phallocrate. Ses approches de drague, toutes en vers, sont irrésistibles... A l'heure #MeToo, impossible d'imaginer qu'un tel film puisse aujourd'hui sortir en salles ; peut-on vraiment le regretter ?