L'Homme tranquille
Note moyenne
4,0
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75 critiques spectateurs

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Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 décembre 2025
The Quiet Man passionne parce qu’il transpose des thématiques chères au western, genre de prédilection de John Ford et, par extension, de son acolyte John Wayne, dans un autre genre, celui de la comédie romantique, en tout point opposé au premier. Car ce qui compte est autant la conquête amoureuse que la reconquête d’une terre familiale, les deux apparaissant indissociables dès les premières séquences du film : la volonté manifestée par Sean Thornton de retrouver ses racines, donc de se tourner vers le passé, suppose celle de composer un héritage à transmettre ; aussi le récit ne cesse-t-il de se préoccuper de spoiler: sommes d’argent, de chapeau féminin à récupérer tel un trophée après une cavalcade, de pièces de mobilier que l’on rapporte par charrette ou que l’on part réclamer à grands coups de poing.

Comme dans le western, l’extérieur projette les conflits intimes que les espaces fermés contiennent et verbalisent, en l’occurrence ici les deux maisons opposées – celle du frère, celle de Sean qu’il faut reconstruire de fond en comble – et le pub du coin où se décantent les crises et les solidarités. Il s’agit alors, pour notre protagoniste américain, de se familiariser avec les coutumes irlandaises qui redéfinissent la symbolique des gestes et des lieux en vertu de la place de chacun, en l’occurrence ici maritale : la séquence de marche précédant l’affrontement, durant laquelle Mary Kate est trimballée de force sur huit kilomètres par son époux, relève ainsi d’une tradition locale que respecte Sean, seule façon pour lui d’atteindre un équilibre conjugal. Là résident l’ambiguïté et la fragilité des personnages, dans leur dépendance à une force supérieure qui exerce sur eux un pouvoir et dont ils tirent leur identité – thématique chère au cinéaste.
Le choix du Technicolor associé à la photographie magnifique de Winton C. Hoch change chaque plan en un tableau magnifiquement composé, dont le lyrisme est décuplé par la partition musicale de Victor Young.
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 553 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 décembre 2025
Un peu déçu pour ce film qui est très connu comme étant le retour aux sources irlandaises en 1952 de stars du cinéma américain. Il y a une histoire mais cela se limite un peu à une querelle assez machiste, une romance sympa mais un peu anodine et quelques beuveries. Les paysages sont là mais les irlandais apparaissent un peu caricaturés dans cette mode américaine des débuts des années 50. Une romance mais surtout un défilé de ce qui ressemble à des clichés même si souvent de bon goût. Le peu d'expressivité de John Wayne n'aide pas non plus à donner de la profondeur à cette chronique dont le titre n'est pas non plus bien explicite.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 décembre 2025
La première partie du film est délectable. La mise en scène va à l’essentiel et l’on est admiratif devant l’art de Ford de mettre en place des personnages et un univers (une campagne Irlandaise idéalisée) avec un telle habile simplicité. Les situations recèlent quelques sous-entendus ou symboles savoureux, les traits d’humour sont retenus et pertinents, et l’émotion affleure, comme dans la magnifique scène dans la chaumière abandonnée où Marie Kate est venue faire du feu pour Sean (par charité chrétienne se défend-elle). La seconde l’est moins, car le cinéaste force le trait, dans les personnages (la caricaturale rigidité de Marie Kate et la quasi perfection de Sean) ou les évènements, en particulier dans la fameuse bagarre qui s’éternise et relève de la pantomime ; et les plans qui concluent le film respirent la mièvrerie. Au final, je reste partagé, entre l’émotion générée par la sincérité de Ford dans sa déclaration d’amour à l’Irlande d’une part, et le côté désuet et fleur bleue de la romance teintée de machisme d’autre part.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 055 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 janvier 2026
Un film culte et assez personnel de john Ford, avec des paysages irlandais à couper le souffle.
L histoire est touchante, le retour sur ses terres d un homme qui avecu une tragédie, responsable de la mort d un homme dans un match de boxe.
Ce retour aux sources va lui permettre de connaître le grand amour dont son épanouissement va connaître d énormes difficultés.
Un bon petit mélo qui a l aune de notre époque ne serait même pas sortie tant il est très misogyne.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 juillet 2007
Mon film fétiche. En apparence, il ne s'agit qe d'une petite histoire d'amour impossible entre un boxeur nostalgique de ses origines et la soeur caractérielle d'un propriétaire terrien ( non moins cabochard) ; mais la beauté du film réside outre dans ses couleurs oniriques ( a-t-on déjà vu plus femme plus rousse que maureen o'hara ?), dans la façon dont john ford a réussi le pari de montrer ses sentiments à la découverte de la terre de ses parents, et ce à travers les yeux de son personnage principal Sean Thornton.
D'ailleurs on sent bien que la quasi totalité des acteurs étaient d'origine irlandaise, et éprouvaient les mêmes sentiments que leur metteur en scène vis à vis de cette terre retrouvée.
Pour moi, l'homme tranquille c'est un peu le rêve d'une terre phantasmée qui devient réalité le temps d'un film.
Peut-être pas un chef d'oeuvre, mais un petit monde franchement attachant que l'on a du mal à quitter.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 avril 2020
Une pure merveille
Un grand acteur une grande actrice un grand réalisateur des seconds rôles excellents ça ne pouvait donner qu'un film excellent
Je ne me lasse pas de le revoir
Il se dégage de ce film une certaine joie de vivre, de l'humour du romantisme
Certes le film a vieillit mais quel joyau cinématographique
Des films comme Hollywood n'en produit hélas plus
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 novembre 2010
Le film culte pour tous ceux qui aiment l'Irlande et aussi pour les autres.
A voir, à revoir, et à re-revoir.
Infovest
Infovest

5 abonnés 180 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 décembre 2025
Quel merveilleux film sur l’Irlande et ses coutumes !!
Quelle beauté des paysages , quel enchantement largement attisé par les acteurs aussi beaux que bons !!
Et quel humour !!
Du grand John Ford.
Arthur Bradol
Arthur Bradol

1 abonné 148 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 février 2026
Bon, ça fait une semaine que je suis sûr ce film hahahah, je le regardé toujours dans un état de fatigue un peu trop élevé...

Néanmoins, c'est aussi l'intrigue et le rythme du film qui m'a particulièrement endormi, j'ai vraiment eu beaucoup de mal à apprécier la longueur de cette oeuvre. Elle manque de suspens et même l'aspect romantique n'est selon moi pas magnifiquement abordé, je trouve qu'on se lasse vite de Maureen et que John Wayne a tendance à parfois être trop lent et trop prévisible.

Bref, je n'aurai pas grand chose d'autre à dire, une oeuvre que je ne visionnerai pas de nouveau, se fut long. Encore, j'ai beaucoup apprécié Qu'elle était verte ma vallée du même réalisateur, autant ici la pertinence de l'oeuvre est absence, selon moi bien sûr.
Christian Duhourcau
Christian Duhourcau

125 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 décembre 2025
Un classique de l'histoire du cinéma avec John Wayne en héros d'un western irlandais. Mais en 1952, on est loin de la lutte des femmes d'aujourd'hui pour l'égalité des droits avec les hommes !
Robertaylor
Robertaylor

1 abonné 50 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 mai 2026
Critiques excellentes, succès public, mais je ne suis guère emballé par ce film. Parfois drôle, lourd, attachant, les personnages sont haut en couleur et en grande gueule. O hara en fait trois tonnes comme Maclaglen à chaque fois. Seul Wayne reste sobre. Franchement je ne comprends pas ce film surestimé
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 avril 2026
John Ford nous invite à une balade bucolique dans son Irlande natale. Abandonnant sa tenue de cow-boy, John Wayne est cet « Homme Tranquille », à la recherche d’une renaissance aux côtés de la rousse Maureen O’Hara. Autour du couple gravitent des seconds rôles hauts en couleurs dont un impayable Barry Fitzgerald, ce qui nous faut plusieurs séquences pleine de fantaisie dont la fameuse baston finale. D’une physionomie pittoresque et au machisme d’un autre temps, ce film peu connu est très divertissant et magnifiquement filmé en Technicolor. A noter qu’en comparaison avec le charme des extérieurs, les scènes tournées en studio font un peu taches.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mai 2026
Je ne comprends pas que John Ford ait pu s’intéresser à cette histoire, celle d’un Américain, Sean Thornton (John Wayne, 45 ans), ancien boxeur de Pittsburgh (Pennsylvanie) venu vivre dans l’ancienne maison de ses parents, dans le village (fictif) d’Inishfree, et qui tombe amoureux, rien qu’en la voyant, d’une femme rousse, Mary Kate Danaher (l’Irlandaise Maureen O’Hara, 32 ans), célibataire et vivant avec son frère Will (Victor McLaglen, 66 ans). L’histoire est vieillotte, et concerne 2 « vieux » célibataires se comportant comme des adolescents. Les scènes d’intérieur sont bavardes et relèvent, parfois, du théâtre de boulevard. Aucun des protagonistes n’est vraiment sympathique : spoiler: Sean Thornton, d’abord patient avec sa femme qui se refuse à lui, devient violent et la traine, à pied, jusqu’à son frère, sur plusieurs kilomètres, Mary Kate s’entête, faute de n’avoir pu toucher de son frère sa dot (350 £, alors que son mari se fiche de l’argent), caractère partagé avec son frère Will (l’acteur a l’âge d’être son père).
Sans oublier une description caricaturale des Irlandais, bagarreurs, parieurs et alcooliques. On suppose que l’histoire se déroule au début du XXe s, probablement après l’indépendance de l’Irlande (1921). Tout ça en 2h09 ! Pourquoi tant d’éloges ? On retrouve la même ambiance potache dans un film ultérieur, « La taverne de l’Irlandais » (1963), également avec John Wayne (dernière collaboration avec John Ford), riche en combats et alcool coulant à flot. Sur 93 longs métrages (dont 10 perdus), de 1917 à 1966, John Ford ne peut pas réaliser que des chefs d’œuvres (la comédie n’est pas le genre où il excelle) et il y en aura, heureusement, après ce film. John Ford s’est fait plaisir en tournant avec des membres de sa famille dans l’île dont ses parents (son vrai patronyme est O’Feeney) sont originaires, lui-même étant né près de Portland (Maine).
RochéDavid57
RochéDavid57

11 abonnés 212 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mai 2026
"Sean Thornton (John Wayne) décide de quitter les Etats-Unis, et de retourner s'installer définitivement dans son Irlande natale, et plus particulièrement dans son village d'Innisfree. Il va faire la connaissance de Mary Jane Danaher (Maureen O'Hara) dont il va tomber amoureux...
Attention chef d'oeuvre! Il y a des films dont on aimerait ne jamais voir le générique final. On voudrait qu'ils ne s'arrêtent pas, qu'ils se prolongent à l'infini. Des films tellement beaux, tellement parfaits, tellement enivrants, qui procurent une telle sensation de bonheur, et qui méritent d'être vus et revus des centaines de fois. "L'HOMME TRANQUILLE" ("THE QUIET MAN") est non seulement de ceux-là, mais il caracole sans doute en tête de ce petit peloton. John Ford délaisse l'ouest américain, les colts et les indiens, pour parler de lui, de son Irlande qu'il aime à la folie. John Wayne trouve peut-être ici son tout meilleur rôle. Maureen O'Hara est juste fantastique, tout comme la totalité des seconds rôles qui illuminent le film (Barry Fitzgerald dans le rôle de Michaleen O'Flynn, est inoubliable). L'Irlande est filmée comme jamais par un John Ford de toute évidence raide dingue de son pays. L'emploi du Technicolor magnifie la beauté des images On a sans doute jamais vu une herbe aussi verte au cinéma. La musique de Victor Young est magnifique. "L'HOMME TRANQUILLE" parle de l'Irlande, de ses coutumes, de ses traditions, d'amitié, d'amour, de religion, de bagarres, de bière et de whisky. Inutile de prolonger cette critique; voilà sans doute l'un des plus beaux films de toute l'histoire du cinéma. Un moment de pur bonheur, d'extase! A ne manquer évidemment sous aucun prétexte!"
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 avril 2026
Fable irlandaise d’une chaleur éclatante, L'Homme tranquille célèbre à la fois l’amour, la terre et les traditions avec une générosité rare. Avec une mise en scène ample et lumineuse, John Ford transforme chaque paysage en écrin mythologique, où la nature semble vibrer au rythme des passions humaines. Le duo formé par John Wayne et Maureen O'Hara déploie une énergie à la fois tendre et explosive, entre désir et affrontement. Derrière la comédie et le folklore affleure une réflexion subtile sur l’identité, l’honneur et la réconciliation avec le passé. De cette alliance entre lyrisme, humour et émotion naît un classique d’une vitalité contagieuse, profondément enraciné dans l’imaginaire fordien.
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