D'abord, je me suis dit, j'y vais pas, en voyant la bande annonce. Et puis, les critiques avaient l'air vraiment bonnes et il me restait une place à utiliser qui allait se périmer.
Alors go!
Enième film de propagande américaine, où le placement de produit principal semble encore être la bannière étoilée.
C'est donc l'histoire d'un type qui, après avoir abandonné ses enfants dans une scène aussi improbable que ratée, s'envole vers l'espace pour trouver une nouvelle planète. Si, c'est possible, grâce à un trou de verre (sorte de Stargate dans l'espace) dont seuls les américains avaient connaissance, et même qu'ils y ont déjà envoyé plusieurs vaisseaux spatiaux pour explorer les possibilités de vie… hum… c'est pas moi c'est le scénario.
Alors sur place ils choisissent qui ils vont visiter parmi les différentes missions précédentes. Et évidemment ils choisissent le méchant qu'est tombé sur la mauvaise planète en leur faisant croire que c'était la bonne et qui veut les tuer pour s'en échapper. Ne me demandez pas pourquoi, puisqu'il pourrait s'en échapper sans les tuer.
Bref, évidemment il meurt (le méchant) et les deux personnages principaux en réchappe de justesse et le fermier surdoué (oui parce qu'il s'occupe d'une ferme mais c'est aussi le meilleur pilote que la NASA ait jamais eu (dixit le vieux professeur qui est à la base du projet), malheureusement il a crashé un appareil et après c'était pas la joie alors vlan il a été fermier! Et donc, le fermier surdoué disais-je, là, pour lâcher du leste, il se jette avec le robot carré (ha! Oui, je n'avais pas parlé des robot carrés (parallélépipèdes rectangles, pour être précis). C'est presque le truc le plus original du film) qui a un sens de l'humour réglable, dans un trou noir pour se retrouver derrière la bibliothèque de la chambre de sa fille! (en passant, une sacré bibliothèque si l'on considère la vétusté de la petite ferme en planches de bois au milieu des champs ravagés par les tempêtes de sable ainsi que l'intérieur rustique et sommaire de la baraque).
Là, il pousse des livres et on assiste à la même scène qu'au début quand sa fille disait voir des fantômes qui jouaient avec ses livres sans que ça n'intéresse ou n'effraie personne. En fait c'était son père qui tentait de lui envoyer un message. Et là il recommence à pousser les livres pour le même message dont il sait qu'il ne tiendra pas compte puisque c'est pour ça qu'il en est là… (en passant, la théorie de l'oeuf et de la poule s'impose alors à nous).
Et du coup, on comprend que dans les trous noirs y'a possibilité de voyager dans la dimension du temps. Ce qu'on supposait bien avant puisqu'évidemment il y a eu quelques cours accélérés au fil des séquences où l'on découvre l'endroit secret où est construit le vaisseau. D'ailleurs j'adore la scène où la salle de réunion s'ouvre sur le pas de tir à 20 ou 30 mètres des fusées.
Mais on comprend aussi qu'on devient "fantôme" en passant dans les trous noirs avec la possibilité de se retrouver derrière une bibliothèque… au milieu de l'Arkansas (ou du Wyoming ou je ne sais où…) et ça, ils ne le savaient pas à la base secrète.
Enfin, passons… finalement, le type ne meurt pas (sans blague?). Lui et son robot carré préféré se retrouvent dans un hôpital sous les fenêtres duquel il y a un terrain de base-ball rutilant, où de joyeux bambins se divertissent sous un soleil permanent. Mais le terrain est dans un tube gigantesque, alors le type fermier mais pilote de l'espace demande où il est. On lui répond qu'il est dans un vaisseau spatial en orbite autour de Saturne et que sa fille, mourante à cause de son grand âge veut le voir. Il va donc voir la vieille dame, et là, j'avoue qu'il y a quelque chose de troublant. M'enfin, 2 heures 45 et des millions d'effets spéciaux et d'approximations en tout genre pour ça…
Bref!
Entre Solaris, Stargate, Gravity et Star trek, avec un petit côté film parapsychologique, Interstellar est une mixture indigeste où l'on s'ennuie parfois. Du recyclage en somme. Si c'est bien pour la planète, c'est peu stimulant pour nos neurones. Mais ça permet une fois de plus de se moquer de l'imaginaire hollywoodien, comme on se moque de la télé réalité.
Sauf que de nombreux critiques ont encensé le film, notamment pour son ambition visuelle… Donc, c'est acté? On ne commente le cinéma hollywoodien que par ses qualités?
Sans moi.