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Philippe C
126 abonnés
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2,5
Publiée le 12 avril 2025
Un film sombre à tous points de vue; Beaucoup de scènes de nuit, de pluie, des images de taudis et une histoire noire, celle d'un pompiste qui se prend d'affection pour un jeune voyou, voleur et dealer qui finira assassiné devants a station.. ça c'est la première partie du film. Il s'en suit une vengeance sous le regard encourageant de la police, dans une seconde partie où l'on comprend le motivations profondes du pompiste et dans la protection qu'il offre au dealer et dans sa détermination à le venger; Donc, on ne s'amuse guère, ce n'est ni positif, ni vraiment moral. Le seul rayon un peu plus lumineux, au moins partiellement est celui de la jeune punkette qui a flirté avec le jeune voyou puis se prend d'affection pour le pompiste. Reste Coluche dans le rôle principal du pompiste alcoolo, désabusé et misanthrope qui tire plutôt bien son aiguille du jeu dans un personnage à contre-emploi
Film culte pour toute une génération de spectateurs et œuvre emblématique de la filmographie de son réalisateur Claude Berri et de l’acteur principal Coluche. Ce polar sombre, glacial et réaliste nous dépeint un tout autre visage de l’acteur que l’on connait tous. Coluche y apparait à contre-emploi de sa carrière de comique & comédien (spécialisé dans les comédies), ici il y interprète un pompiste alcoolique travaillant la nuit. Un soir, une de ses connaissances est abattue suite à un règlement de compte. Il décide de faire la lumière sur ce drame, ses instincts d’ancien flic reprennent le dessus et se lance dans une introspection pour découvrir la vérité et surtout, faire justice lui-même, n’ayant rien à perdre et ne craignant pas la police. Tchao Pantin (1983), adapté du roman éponyme d'Alain Page (publié en 1983) est un magnifique polar, réalisé en plein cœur d’un Paris populaire comme on en voit plus, magnifiquement interprété (quelle fin tragique !), un passionnant vigilante-movie, bien franchouillard et qui connu un beau succès en salles et ne passa pas inaperçu aux César (12 nominations dont 5 récompenses dont celui du Meilleur acteur pour Coluche, Meilleur acteur dans un second rôle & Meilleur jeune espoir masculin pour Richard Anconina).
Un film qui est pas une comédie pour pouvoir montrer que coluche peux tous jouer Mais Es ce vraiment le cas car même si le film est bon et que l'on a dit le film est un film triste (ce qui n'est pas franchement le cas ) , l'interprétation de coluche mérite elle vraiment tous le battage qu'il y a eu ?j e dirait non car certes sont interprétation est bonne mais pas non plus grandiose ni exceptionnel dans des film se la même époque on a vue des gens mieux interpréter un rôle. Que dire des effet spéciaux ? le sang qui coule ava't même que des gens soit toucher (du jamais vue ) , des claque, coup et coup de poing qui passe largement à coter ou mieux qui s'arrête avant le visage de la personne et que cela est flagrant alors du visionnage me semble exagérer comment a t'on pu laisser faire cela même à cette époque ? Richard anconina une bonne interprétation , un film qui n'est pas très long , on s'ennuie pas contrairement à d'autre drame . on est peut être un peut toucher par le personnage principal mais c'est tout .
un rôle à contre emploi pour Coluche qui lui va à ravir tant ce film est devenu culte !! Richard Anconina y débute de forte belle manière !!! un regard sur le "coté noir" parisien !!!
Un grand drame français des années 80."Tchao Pantin"dépeind le quotidien d'un pompiste totalement désabusé,qui va reprendre contact avec la vie sociale grace à un dealer beur et une punkette.Déchirant Coluche,épatant Coluche,triste Coluche...Les qualificatifs manquent pour qualifier sa performance à contre-emploi.Marquante au point que tous s'en souviennent encore aujourd'hui.Sorti en 1983,le film caractérise la fin d'une époque bénie et l'arrivée de la crise.L'essentiel du récit se concentre sur ces personnages paumés,cabossés par la vie.Richard Anconina et Agnes Soral s'y révèlent de belle manière.Claude Berri a toujours été un grand réalisateur.C'est confirmé ici avec cette mise en scène austère et puissante à la fois.
Tchao Pantin articule deux cinémas de façon plutôt juste : un cinéma populaire, que portent des têtes d’affiche venues de la comédie et qui remplissent souvent les salles ainsi que la filmographie même de Claude Berri, faite de succès populaires qui ne cessent d’ailleurs aujourd’hui de repasser sur les chaînes de la TNT ; un cinéma d’auteur, fort de thématiques empruntées au polar et au drame, d’une atmosphère crépusculaire et d’un souci accordé aux problèmes sociaux de la France, notamment vis-à-vis des Arabes. Aussi, le geste artistique de Claude Berri semble-t-il s’inspirer de celui d’un Ridley Scott pour Blade Runner (1982), sorti un an auparavant et que l’on retrouve peut-être par certains plans iconiques – la voiture de police sous une pluie bleu métal, la fille punk à la chevelure blonde, l’omniprésence de la ville aux allures futuristes – ; car l’œuvre de Scott croisait elle aussi le populaire, en prenant par exemple Harrison Ford pour le rôle-titre, avec une démarche d’auteur et l’adaptation du roman de Philip K. Dick. Tchao Pantin partage également avec Blade Runner son humanité à l’agonie que composent des spectres oscillant entre individualité tourmentée et machine réglée pour répéter, jour après jour, une routine stérile ; l’irruption de la romance bouleverse alors l’ordre des choses et convertit notre protagoniste principal en rebelle, en justicier soucieux de se reprendre en main. Ce que met en scène Claude Berri n’est autre que le sursaut intérieur d’un homme qui, en revivant son traumatisme passé, prend conscience qu’on ne saurait vivre véritablement sans s’engager dans, sur et pour le monde ; le rôle de justicier qu’il endosse dans la seconde partie fait de lui un vengeur et surtout un vivant qui paraît de plus en plus en vie à mesure qu’il distribue la mort. L’existentialisme du long métrage résulte d’une peinture sans concession des quartiers pauvres de Paris que peuplent tous les paumés, les marginaux et les dealers. Une zone à l’écart, mais bien au cœur de la souffrance humaine, que Berri retranscrit avec talent, quoique sa démarche souffre de lourdeurs et que sa direction d’acteurs pâtisse d’une théâtralité certaine.
Juste après avoir réalisé « Le maître d'école » avec Coluche dans un rôle déjà sensible, Claude Berri revient en 1983 avec un film nettement plus sombre. Cette-fois ci, Coluche n’est pas là pour nous faire rire, mais pour nous montrer la détresse d’un homme seul, alcoolique et démangé par son passé. Sa remarquable prestation lui vaudra d’ailleurs le César du meilleur acteur. Il est accompagné de Richard Anconina interprétant un jeune dealer avec lequel il se lie d’amitié. L’histoire dramatique nous emporte jusqu’au final bouleversant. Bref, la reconnaissance du milieu professionnel mais également du grand public pour ce long-métrage est entièrement méritée.
" Lolita n'a plus de parrain...Nous on a plus notre meilleur copain...T'étais un clown mais t'était pas un...Pantin " chante Renaud dans sa célèbre chanson Putain de Camion pour rendre hommage à son ami Coluche, ayant joué son premier rôle dramatique dans Tchâo Pantin, trois ans avant son accident de moto ( ou assassinat ? A débattre...). Un film sublime - au sens propre du terme - signé Claude Berri, qui permit à Richard Anconina d'incarner son premier grand rôle à l'écran : Bensoussan, un jeune dealer qui se lie d'amitié avec Lambert, un pompiste de nuit alcoolique. Et c'est avec ce dernier personnage que le regretté Michel Colucci fut consacré meilleur acteur de l'année 1984 par les Césars : un rôle sensible digne des prestations d'un Raimu ou d'un Jean Gabin, un regard empli de solitude et de chagrin apportant de la profondeur au film de Claude Berri. Bref, Coluche trouve avec ce chef d'oeuvre du film policier son meilleur rôle à l'écran. Agnès Soral dans le rôle de Lola la punk est potentiellement brillante, mais nous n'avons plus besoin de justifier le talent de Philippe Léotard, excellent dans le rôle du flic manipulateur. La musique de Charlélie Couture est belle qui plus est, tout comme la photographie crépusculaire de Bruno Nuytten ( également récompensé aux Césars pour son travail ). C'est peut être le film le plus poignant dans le cinéma français des années 1980. Un incontournable...
Tchao Pantin est un bon film, qui permet à Coluche de véritablement se révéler en acteur dramatique. L'histoire est bien écrite, on pourrait vraiment croire à un fait divers, tellement elle semble réaliste. Coluche est absolument impeccable, tout en subtilité (un César bien mérité). Son personnage est vachement intéressant. On accroche tout de suite à sa personnalité et à sa part de mystère. Il est accompagné par de bons jeunes acteurs dans de second rôle, Richard Anconina et Agnes Soral, mais également par Philippe Léotard. Je le recommande, ne serait-ce que pour être bluffé de voir Coluche sous un tout autre visage.
Voici Coluche dans un film sérieux des plus surprenants : pas une grimace, pas un seul gag, juste le drame d'un pompiste alcoolo désabusé au lourd passé... Et contre toute attente, il se lie d'amitié avec un loubard dealer à la petite semaine, à savoir Anconina qui déçoit rarement pour sa part. Puis tout s'enchaîne autour d'une cascade d'évènements dans un Paris glauque et crade, le milieu interlope des bars maghrébins et des trafiquants de drogue arabes.
En ce qui concerne Coluche, je ne peux pas dire qu'il soit bon mais il étonne dans ce rôle aux antipodes de sa personnalité de comique troupier. Quant à Agnès Soral, elle n'est certainement pas une bonne actrice mais son naturel vulgaire s'accorde assez bien à sa prestation de punk désoeuvrée. Même le flic joué par Léotard se révèle presque aussi désabusé que notre soudard de pompiste, ce qui n'est pas une mince affaire.
Cet ensemble à l'atmosphère de sombre polar tient la rampe tant bien que mal, malgré ou à cause de la mise en scène plate et sans envergure... et grâce bien entendu à un scénario certes prévisible mais solide. Un film inattendu qui aurait mérité un meilleur traitement.
inoubliable et indémodable. un classique bien sûr dominé par la prestation incroyable et totalement à contre-emploi de Coluche en pompiste désespéré puis vengeur. On y suit avec émotion sa lente descente aux enfers dans un Paris crasseux et glauque pour venger un petit dealer (incarné par un juvénile et bouleversant Anconina) devenu son pote. Sans pathos excessif, Tchao Pantin prend aux tripes, on ressort secoué mais conquis après ce drame de destins brisés.
Je suis content de l'avoir regardé mais on ne m'y prendra plus. L'ambiance est crasseuse, le film est très sombre. La seule lueur d'optimisme vient de Lambert et son envie de venger la mort de son ami. La musique de Charlélie Couture est particulièrement mauvaise.