La Fille du puisatier
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Oeuf4419
Oeuf4419

80 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 février 2026
Chef d'oeuvre, tout simplement. Les dialogues sont de la poésie. Le scénario est une tragédie grecque. Raimu, Josette Day sont incroyables.
Superbe.
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2025
Avec La Fille du puisatier, Marcel Pagnol signe une œuvre à la fois tendre et grave, portée par un Raimu magistral et un Fernandel d’une justesse rare. Le scénario, proche dans l’esprit de la trilogie marseillaise, repose sur un thème cher à Pagnol : la naissance d’un enfant sans père et la honte qui s’abat sur la famille. On y retrouve ce mélange de drame intime et de comédie de mœurs, où l’honneur, la fierté et l’amour se livrent un combat silencieux.

Le contexte du début de la guerre ajoute une profondeur tragique à cette histoire villageoise. La jeunesse masculine est happée par le devoir militaire, les destins se brisent ou se suspendent, et Pagnol observe tout cela avec la tendresse d’un moraliste lucide.

Les dialogues savoureux, typiques du maître, résonnent avec chaleur et ironie. On y goûte ce parfum d’un autre temps, où les valeurs familiales, le regard des autres et la place des femmes étaient au centre des débats.

Film profondément humain, La Fille du puisatier est un bijou de sensibilité et d’observation sociale, où Pagnol, fidèle à lui-même, transforme un drame modeste en leçon d’humanité universelle.
denis vieille
denis vieille

1 abonné 101 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 avril 2025
en ayant revu ce film dans la foulée de la version de celui d'auteuil, je suis déçu par cet original où certains acteurs sont trop en en retenue et d'autres en représentation comme celle qui joue le rôle de la fille du puisatier, beaucoup trop sophistiquée pour ce rôle.
Si on ajoute que la version récente à l''avantage de la qualité de l'image pour moi, il n'y a pas photo ...
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 février 2025
Marcel Pagnol est sans conteste l’un des très grands écrivains et réalisateurs de la première moitié du XXème siècle. Auteurs de romans, nouvelles et de pièces de théâtre à succès qu’il s’est ensuite chargé de transposer à l’écran. Un écrivain/réalisateur un peu oublié désormais. Sa spécificité provençale très affirmée qui imprime toute son œuvre ne contribuera sans doute pas de sitôt à lui faire retrouver un « Regain » de popularité. Pourtant derrière cette volonté de ne parler que de ceux qu’il connaît le mieux, les gens au langage fleuri et chantant dépassant souvent le fond de leur pensée, Pagnol l’humaniste parle en réalité à chacun d’entre nous, étalant sur l’écran une pâte humaine qu’il ne parvenait jamais à rendre complètement mauvaise, éternel optimiste qu’il était. Chez Pagnol, la rédemption, le pardon et l’émotion sont tellement sincères que ses films portés par des acteurs de son Sud natal provoquent à chaque nouvelle vision le même effet vivifiant en dépit des malheurs qui s’abattent en rafale sur ses personnages. Rarement un cinéaste aura su autant insuffler sa foi en l’homme. Revoir ses films à intervalles réguliers est sans doute un excellent baromètre pour vérifier l’évolution de sa propre foi. Chacun d'eux qu’il soit issu de son œuvre écrite ou de celle de son ami Jean Giono exprime sur le fond la même chose : « Il ne faut jamais désespérer de la race humaine, le bon côté de l’homme finira toujours par se frayer un chemin l’emportant sur les rancœurs et les frustrations qui emplissent trop souvent nos âmes ». On se plait à le croire même si souvent le contraire nous fait face. « La fille du puisatier » que Pagnol entreprend alors qu’il est au sommet de sa gloire se tourne alors que la France est entrée en guerre avec l’Allemagne nazie et que l’armistice vient juste d’être signée le 22 juin 1940. Le contexte d’une France séparée en deux au moment de la sortie du film n’empêchera pas « La fille du puisatier » d’être un énorme succès. Pagnol adopte pour thème central « l’enfant naturel » qu’il avait déjà évoqué dans « Fanny » (1932) et « Angèle » (1936) puis dans "Naïs" (1945). Augustine, la mère de Pagnol avait mis au monde un enfant naturel avant son mariage et lui-même aura ses trois enfants hors mariage dont un qu’il ne reconnaîtra pas. Dans une campagne provençale indéfinie, Pascal Amoretti (Raimu), un puisatier élève seul ses cinq filles. Son aînée Patricia (Josette Day) assure l’intendance et veille à l’éducation des plus jeunes en l’absence de leur mère décédée. Le travail est certes dur et la vie assez austère mais sous le soleil du Midi, la routine induite par le travail et les pauses sacrées des repas se déroule paisiblement. spoiler: Félipe (Fernandel), le commis du puisatier rêve sans vraiment y croire d’épouser la jolie Patricia. Rêve hors de portée qu’il se plaît à évoquer à demi-mots avec Amoretti qui n’a pas le cœur de décourager un Félipe très modestement entreprenant. Les deux hommes ne sont sans doute pas dupes de la chimère entretenue qui ne fait de mal à personne, là étant l'essentiel. Le long fleuve tranquille va être détourné de son lit après que Patricia va faire la rencontre fortuite d’un jeune officier aviateur (Georges Grey) fils
d’un riche couple de commerçants du village voisin. S’ensuivra une intrigue plutôt prévisible se nourrissant de la confrontation entre deux classes sociales qui ne se connaissent que très peu, agrémentée d’un renversement de situation lié au conflit mondial qui permettra de dénouer dans la joie retrouvée et la bonne humeur une blessure née de l’impossibilité ancrée dans les esprits d’une union entre deux fortunes par trop dissemblables. Pagnol est alors sans pitié montrant avec férocité la morgue (formidable Line Noro) émanant de ceux qui d’office ressentent toute approche comme un chantage. Mais l’ensemble est teinté d’une réjouissante naïveté consubstantielle à l’optimisme de Pagnol qui veut croire en la capacité de l’homme à s’amender de ses erreurs. Pour donner corps à sa vision irénique qu’il expose à longueur de films, le réalisateur ici à son meilleur s’entoure régulièrement des mêmes interprètes, provençaux comme lui, Jules Raimu, Fernandel, Fernand Charpin, Milly Mathis, Charles Blavette ou Marcel MaupiL L'ensemble accueillant la très belle Josette Day la nouvelle conquête de Pagnol, une "parigote" s’accommodant fort bien de l’accent marseillais. En somme Le « feel good movie » pagnolesque plus de 60 ans avant l’appellation venue d’Hollywood.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 novembre 2024
Classique du cinéma de Marcel Pagnol tourné dans des conditions particulières (la défaite de la France face à l’Allemagne a lieu en plein tournage spoiler: et le discours du Maréchal Pétain l’annonçant est mis en scène pour être suivi d'une ode aux soldats morts même si le film ne prend pas réellement position sur le conflit en cours
), La Fille du puisatier est une comédie dramatique teinté d’éléments plus ou moins humoristiques qui possède tout le charme de la Provence vue par son célèbre auteur. Malgré un rythme pouvant paraitre lent de nos jours, cette histoire montrant les mœurs d’autrefois spoiler: (le fait d’être fille-mère étant encore vu comme un déshonneur à cette époque)
, le film n’ennuie jamais. Si la réalisation de Pagnol possède son classicisme habituel visant à mettre le théâtre en bouteille, ce qui fait la force de ce récit est la grande qualité de ses dialogues et le fait que Pagnol réunit une fois de plus sa fidèle troupe de comédiens offrant toujours de splendides numéros d’acteurs (Raimu, Fernandel, Fernand Charpin, Milly Mathis, Marcel Maupi, Charles Blavette …) associée à de nouveaux venus (Josette Day, Line Noro, Georges Grey…). Le résultat est donc une petite pépite, mettant en avant la douceur de vivre provençale, qui réussit à supplanter l’aspect dramatique d’une histoire qui aurait pu être très sombre si elle était racontée par un autre cinéaste. Hélas pour lui, le public français dut attendre la Libération pour pouvoir retrouver ce charme purement pagnolesque avec la sortie de Naïs.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 342 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 septembre 2024
Le film est un superbe mélodrame sur un thème qu’affectionne particulièrement Pagnol, celui de la fille-mère et de l’honneur perdu, en l’occurrence ici, Patricia (Josette Day, 26 ans, alors compagne du réalisateur), fille ainée (18 ans et ayant vécu de 6 ans à 15 ans à Paris avant de revenir vivre près de Salon-de-Provence) du puisatier Pascal Amoretti (Raimu, 57 ans), veuf et père de 6 filles, dont l’assistant est Félipe Rambert (Fernandel, 37 ans), le cœur sur la main, et enceinte d’un aviateur, Jacques Mazel, 24 ans (Georges Grey, 29 ans) disparu pendant la bataille de France et fils du propriétaire du bazar (Fernand Charpin, 53 ans) et qui a été à l’école primaire avec Félipe. Le film bénéficie du talent des acteurs, de dialogues savoureux (« Il faut se méfier des gens qui vendent des outils sans s’en servir ») ou émouvants (pour Patricia, « le sacrifice des soldats morts des batailles perdues sont la raison de vivre des vaincus »), traite des gens simples [comme « Regain » (1937)] et, bien que très daté [il est tourné avant et après le discours radiophonique du 17 juin 1940 du Maréchal Pétain (1856-1951), annonçant qu’il faut cesser le combat], il reste toujours d’actualité concernant les relations de classe et le mépris de classe (scène cruelle quand le puisatier, en présence de ses 6 filles, vient présenter la situation aux Mazel).
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 406 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 août 2024
Réalisé en zone libre (1940), " la fille du puisatier" est un des titres que je préfère de Marcel Pagnol.

Le scénario est moins pesant que "Angèle" auquel il fait penser. Une jeune campagnarde tombe enceinte d'un jeune officier de l'armée de l'air mobilisé lors de l'offensive de 1940.

Pagnol redessine des portraits de parents toxiques ( la mère du jeune homme et le père de la jeune femme).

Il y a les accents chantants du midi, la campagne qui adoucissent le propos, les prestations de Raimu et de Fernandel et la présence de Josette Day ( son rôle le plus connu sera celui de la belle dans " la belle et la bête" de Cocteau).

Le titre est un des plus équilibrés de la filmographie du cinéaste ( aucun temps mort, ni longueur selon moi).

On relèvera l'annonce du Maréchal Pétain transmise à la radio et en sous texte, pour le spectateur contemporain, les tragédies que ceux qui sont à l' écran vont connaitre.

Une réplique formidable prononcée par le personnage incarné par Raimu" la charité est le contraire de la justice".

L'amateur du cinéma du patrimoine ne manquera pas ce titre, proposé en salle parmi une réédition en salle de dix opus du futur académicien.
Laurent 22000
Laurent 22000

15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juillet 2024
Pour ma part, ces films d'un temps jadis aujourd'hui révolu, ce sont les souvenirs de les découvrir pendant les vacances estivales en compagnie de feu mes grand-parents.

De véritables madeleines de Proust.
Pierre L.
Pierre L.

54 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juillet 2024
Vu à Utopia pou la rétrospectiv Marcel PAGNOL.J Ai adore Voir ce film sur grand écran.On y retrouve le vie de l époque,les vêtements de l époque et tout ça en noir et blanc.un régal.
L histoire est dramatiqu mais légère et reflète bien la condition féminine de l époque. 2h30.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2024
Comme dans "Marius", comme dans "Angèle" ou "Naïs", l'enjeu dramatique est intoduit par la faute d'une jeune fille pauvre. Et, particulièrement ici, les considérations de Pagnol sur les filles-mères résonnent d'accents mélodramatiques plutôt appuyés, tandis que la liaison entre la fille du puisatier, Patricia, et son bel aviateur prend trop de place, et d'autant plus que ce sont des séquences surannées.
Au chapitre négatif toujours, les quelques sentences maladroites (étonnantes chez Pagnol) sur la guerre (il est vrai que la sortie du film suit de peu la débâcle) ou sur la vertu des jeunes filles et le mariage flirtent avec l'emphase.

Heureusement qu'en bien d'autres occasions, Pagnol retrouve son sens de la formule que servent bien Raimu, souvent grave en père de Patricia, mais toujours humain malgré la rigueur de ses principes, et Fernandel, dont la fantaisie innocente égaye ce vrai mélodrame. Pagnol, sait étirer les scènes les plus simples pour y glisser de l'émotion, de la verve (méridionale) ou une sévérité sous-jacente. Moins typiquement provençale, "La fille du puisatier" reprend toutefois la plupart des thèmes récurrents de son auteur.
Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2024
Décidemment le cinéma de Pagnol est beaucoup plus sombre qu’il n’y parait. Comme dans Nais et comme dans Angèle, il est de nouveau question ici de maternité hors mariage, de rapports de classes, de patriarcat et de la violence qui leur est consubstantielle et qui s’abat à chaque fois sur les épaules du personnage féminin. Les cigales, le pastis et la truculence de Raimu et Fernandel masquent à peine le spectacle terrifiant de l’incorporation par les classes populaires du carcan moral imposé par deux millénaires de sujétion religieuse et instrumentalisée par une classe dominante soucieuse de ses intérêts bien compris.
Ici encore l’écriture de Pagnol est d’une grande netteté que la sobriété de sa mise en scène contribue à affermir pour témoigner encore ici de la justesse de son regard sur les conflits qui agitent ses personnages.
Biertan64
Biertan64

65 abonnés 1 483 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 septembre 2021
Pagnol reprend un des thèmes de sa trilogie marseillaise, celui de la fille-mère, à une époque où cela signifiait déshonneur pour la "fautive" et pour la famille.
A ce titre, la "Fille du Puisatier" parait être une proche copie de "Fanny" mais avec un mélange des personnages et des rôles. Autour de la jeune Patricia Amoretti, nous retrouvons encore un amoureux parti au loin, une famille riche et une plus modeste, un père protecteur...
Cependant les textes sont toujours d'un excellent niveau, d'une grande puissance dramatique ou comique selon les scènes. Et quand ils sont récités par des acteurs charismatiques comme le sont les Raimu, Fernandel et Charpin (les autres sont en retrait, y compris celui jouant l'aviateur Mazel), cela donne un film intemporel.
Intemporel même si tourné à une époque critique de l'Histoire de France, la campagne de 39-40 et la défaite face aux allemands et que certains passages ont dû être filmés presque simultanément avec l'actualité et que cela se ressent à l'écran.
Interprétation sans faille (Raimu, quel talent...) d'une oeuvre d'un grand écrivain.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2025
Combinant parfaitement humour et émotion, Pagnol signe un sublime mélodrame qui sent bon la Provence d’antan, servi par des dialogues magnifiques et une interprétation excellente, avec notamment l’immense Raimu qui forme un duo savoureux avec Fernandel.
GéDéon
GéDéon

133 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 janvier 2023
Tourné en 1940, durant les premiers combats de la Seconde Guerre mondiale, ce long-métrage de Marcel Pagnol livre un regard attendrissant sur les mœurs familiaux et culturels de l’époque. L’histoire relativement simple de cette fille-mère rejetée par son père et sa belle-famille avant d’être progressivement réhabilitée reste truffée de bons sentiments. Mais ce sont surtout les dialogues intelligents et musicaux sans aucune grossièreté qui nous enivrent. Cela est bien entendu rendu possible par l’interprétation sans faille des acteurs principaux (Raimu, Fernandel et Charpin notamment). Bref, malgré sa longue durée (plus de 170 minutes), ce film rempli de nostalgie rappelle la vie champêtre sans artifice de cette période.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2020
Dure époque où une fille mère était considérée perdue. Mais c'est Pagnol, Raimu, Fernandel et ça reste éternel. Amour des petites gens, de la famille et dialogues magnifiques. A voir et à revoir avec la nostalgie au cœur.
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