Après La Femme du boulanger (1938), voici La Fille du puisatier... Pagnol a repris, sans se fouler, une recette qui marche : scénario centré sur une "faute", une "femme perdue" (épouse dans le premier film, fille dans le second) et un artisan (boulanger ou puisatier, mari ou père). Ce dernier étant toujours un homme digne, au grand coeur... et incarné par le même acteur : Raimu. Cet ersatz de La Femme du boulanger est donc une pagnolade cousue de fil blanc, proposant une image de la femme peu flatteuse. Mais il se distingue par son contexte historique. Car il s'agit du premier film tourné après l'armistice en zone libre. Une scène fait d'ailleurs entendre une partie du discours du maréchal Pétain annonçant la défaite française (scène qui fut longtemps censurée dans les salles). À travers les commentaires des personnages, Pagnol célèbre alors le travail, la famille, la patrie... Aujourd'hui, tout cela a un petit relent pas très ragoûtant. Restent, malgré tout, quelques dialogues savoureux et des acteurs en terrain conquis, manifestement heureux de jouer ensemble. Mention spéciale à Fernandel. Gros succès à l'époque.
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4,0
Publiée le 31 mai 2012
Avec la guerre, la France en 1940, dèsormais sous le gouvernement de Vichy, se voit partagèe en deux zones, celle du Nord, occupè par l'ennemi, et celle du sud, dèclarèe libre (c'est à dire qu'elle ne relève que de l'administration du marèchal Pètain). C'est donc en zone sud que la production cinèmatographique reprend, avec un grand classique de Marcel Pagnol, tournè durant cette pèriode entre Nice et Marseille! Avec aucune morale conservatrice ici, ce mèlodrame saupoudrè de comèdie est interprètè par deux acteurs impèriaux, Fernandel et Raimu, avec une verve toute mèditerraneénne, dans la plus pure tradition des films de Pagnol où la fille d'un puisatier alias la belle Josette Day tombe amoureuse d'un aviateur qui part pour le front et la laisse enceinte! Le commis de son père lui èvite le dèshonneur en acceptant de l'èpouser, nous rèservant quelques belles scènes très pagnolesques entre joie de vivre et optimisme! A noter que Daniel Auteuil signera en 2011 un remake plus que rèussi de "La fille du puisatier"...
Excellent film de Marcel Pagnol, à côté le remake d'Auteuil ne fait pas le poids. Tout est dans l'accent, la province. Nous sommes littéralement plongé dans l'univers que nous offre Fernandel et son équipe. Le registre mélo-dramatique est maîtrisé, c'est un film à voir, histoire de se faire une petite idée ;-)
Difficile de juger une film vieux de plus de 70 ans, c'est à dire une autre époque, un autre cinéma. Un cinéma composé presque exclusivement de dialogues (chose rare à notre époque). Si certains de ces dialogues sont savoureux, d'autres laissent perplexes et inspirent plus l'ennui qu'autre chose. Car, il faut l'avouer, ce film aurait gagner avec plusieurs dizaines de minutes en moins...Au final, ce film est plus que moyen et souffre de nombreux défauts mais son age avancé mérite notre indulgence.
Comment ne pas tomber sous le charme de Fernandel avec un tel film ? La Fille du puisatier (1940) est une comédie dramatique passionnante qui durant près de 140 minutes nous tient en haleine au coeur de cette histoire à la fois tendre et bon enfant (le flot de bons sentiments risque sans doute d'en déranger certains). Mais la façon dont le film est construit ne nous empêche en aucun cas de tomber sous le charme de ce superbe film, remarquablement filmé en noir & blanc et restituant des paysages de Provence comme on en a rarement vus. Le script est certes simpliste mais ce qui en découle, ce sont de magnifiques dialogues entre Fernandel, Raimu, Josette Day, Line Noro & Fernand Charpin. Des échanges tout simplement magiques à entendre, 70 ans nous sépare de ce film et on prend toujours le même plaisir à le voir et à le revoir, gardant en mémoire un Fernandel toujours aussi joyeux (au volant de son automobile !!), un vrai régal !
Que peut-on refuser à un Fernandel aussi attendrissant? Certainement pas de réunir les amoureux. Ni un sourire nostalgique à la vue de ce film antique et champêtre où l'on reconnaît avec joie la marque de Pagnol. Pour un peu, on prendrait l'accent du midi.
Magnifique de A à Z! 10 étoiles! L'histoire, les acteurs dont la merveilleuse interprétation de Raimu, la réalisation, les répliques, on a même en prime un aperçu de la vie et des moeurs de l'époque. A part le fils Mazel qui ne se prend pas pour une merde, ce film est merveilleux.
Un film que l'on estampille à tort du sceau infamant du pétainisme. Il faut se souvenir tout de même qu'en 1940 (le film sortant au mois de décembre), la plupart des Français sont maréchalistes, y compris les résistants comme Henri Frenay. Ils éprouvent de l'estime pour le vainqueur de Verdun. Donc rien d'étonnant à ce que le discours de Pétain soit diffusé en intégralité. Quant au film lui-même, il est assez agréable à regarder. Faut dire que, voir évoluer Fernandel et Raimu, deux monstres sacrés du cinéma français, c'est assez excitant. Et certaines répliques sont bien ciselées. Mais la durée est trop grande, le film aurait gagné à rester au format d'1h30. L'histoire est bien simplette, elle manque de relief. Enfin et surtout, l'espèce de déferlante de bons sentiments à laquelle on assiste à la fin peut écœurer. Tout s'arrange, tout le monde devient beau et gentil, c'en est presque risible. C'est bien dommage, car j'avais trouvé l'analyse des sentiments et des réactions humaines très juste jusque-là.
avoir dans le même film Raimu,Fernandel et l'exceptionnel Charpin injustement méconnu fait que ce film ne peut être que grandiose et il l'est. le duel amoretti et mazel donne une ampleur encore plus forte. un véritable chef d'oeuvre qui vous marque à jamais.
Avec la sortie cette semaine de « La fille d’Ugolin » réalisé par Daniel Auteuil, il est intéressant de revoir l’original. On peu comprendre que la France sinistrée de l’année 1940 ait fait un triomphe à ce gentil mélodrame plein de bons sentiments. Mais on peut également trouver le cinéma pépère de Pagnol assez ennuyeux. Quant au numéro d’acteur de Raimu, il est vite fatiguant.
Des scènes un peu longues parfois, mais vraiment, film dégageant une émotion que l'on a du mal à retrouver dans les films d'aujourd'hui. Associé au charme du noir et blanc ( évidemment, il faut aimer ^^) personnellement, j'ai vraiment adoré
Une merveille du cinéma celui ou celle qui critique ce film n a rien compris au cinéma si le cinema. Français est ce qu' il est aujourd'hui il le doit à ce genre de films.