Jess est l'unique garçon de sa famille modeste, voué à connaître la solitude. Son existence connaît un bouleversement lorsqu'il rencontre Leslie.
Ce film fait partie des films qui ont traumatisé certains, ont fait rêver d'autres. Sans aucun doute, une majeure partie de l'humanité sait son existence et ses nombreuses scènes. Tout au long de ce film, on suit le personnage de Jess. L'unique garçon, mûr pour son âge et attachant, il subit le manque de matériel de la vie, qui a quelques conséquences sur son moral. L'une des premières scènes du film est l'emblématique scène des baskets. Si parlante, elle donne le ton et montre l'impact de la pauvreté dans la vie scolaire de Jess. Mais Jess n'est qu'un adolescent parmi tant d'autres dans cette situation.
Ce n'est pas à Jess qu'on doit toute la beauté de ce film, mais à la relation amicale qu'il entretient avec Leslie. La rencontre entre les deux personnages marque une rupture : le film entre dans l'ère de la joie et de l'évasion. L'apparition de Leslie marque celle de l'imagination dans le film. Dès lors, leur relation amicale se retrouve renforcée par cette faculté humaine, qui est peinte comme un line invisible connu que par eux. Ce lien ne porte aucun regard sur la classe sociale, leur religion ou leur origine, et c'est dans cela que réside toute la beauté de ce lien. L'imagination est plus forte que tout.
Ce film nous démontre l'impact des gens sur nos vies. Tout le monde a été traumatisé par la fin tragique, mais il faut regarder cette tragédie d'une autre manière. Par le lien qui les unissait - et unit toujours - ces deux adolescents, Leslie marque autant la vie de Jess que la nôtre par son caractère et son esprit. Si Leslie nous a marqué, il est certain que tant de personnes ont gravé à jamais des souvenirs, des paroles, des images dans notre mémoire, et ces gravures agissent dans nos cœurs et dans nos vies.
Deux vies. Une histoire. Des joies et des pleurs. Des images, fruits des esprits fertiles de ces deux êtres, qui nous rappellent que notre existence est plus belle se l'on vit en communion avec notre imaginaire.