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Starwealther
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1,0
Publiée le 31 octobre 2007
Un Wong Kar Wai des plus communs, c'est en gros toujours la même histoire. Des personnages s'entrecoupent la tueuse à gage, le mangeur d'ananas et le flic avec la vendeuse du snack. Ce sont toujours des amours impossibles, des chagrins d'amour, des incompréhensions. Ca suit ce qui se passe déjà dans "Les années sauvages" mais en beaucoup moins bien selon moi. J'ai préféré "In the mood for love" ou même "Les anges déchus". Mon moins bon Wong Kar Wai pour l'instant.
Picth : Un policier fréquente un snack en plein HongKong. Une serveuse en tombe amoureuse et tente par quelques moyens de vivre à sa manière son propre amour pour lui. Caméra dynamique et énergique qui anime bien le film. Des musiques qui à leur première apparition améliore bien le film. Mais ces 2-3 chansons sont répétées sans cesse après, du coup, elles n'apportent plus rien. Pire, elles dénotent le film ! La BO officielle de ce film, si elle existe, doit tenir en 3 tracks pas plus. Fable très bizarre sur la vie amoureuse : la serveuse met la main sur le double des clés d'appart du policier, et y fait régulièrement le ménage voir la déco. Le pire c'est que le policier ne se rend compte d'aucun changement ! Une répétition trop mécanique des zics et des rencontres inoppinées entre la serveuse et le policier. Le réalisateur Wong Kar Waï nous pond quelque chose d'inabouti, malgré une première demi-heure réussie. Un bon Tony Leung (policier). Atmosphère qui suscite tantôt le sourire tantôt un profond ennui.
J'ai été extrêmement déçu par ce film qui avait pourtant tout pour être un excellent film car, autant la première histoire du film est passionnante, bien filmée, bien mise en scène, autant la seconde est plate, décousue et parfois carrément incompréhensible.
L'idée était pourtant originale, mais pourquoi se contenter de se faire suivre deux histoires complètement différentes, au lieu de faire un chass-croisé des destins des 4 protagonistes principaux, j'avoue ne pas avoir saisi ...
Puis, il y aussi la facilité recherchée par le réalisateur qui fait réellement tache ... Qu'est-ce qui relie ces deux histoires ? Le fait que les 2 héros soient flics ? ... Non. Le fait qu'ils perçoivent tous les deux l'amour d'une manière différente (Et encore pas tant que ça) ... ? Non. Ce qui, au sein du film, relie ces deux histoires c'est un misérable Kebab asiatique vendeur de pizza et de salade du chef ... En somme un lien ténu, voire quasi inexistant ...
Je emts donc deux étoiles, pour la réussite de la première partie du film ... Mais ça s'arrête là !
J’ai beaucoup aimé ce film. Il est un peu comme les rêves : ça part dans tous les sens et puis les gens se croisent, s’entrecroisent, se touchent et se séparent. Sans problème, sans état d’âme. C’est comme ça que je l’aime la vie. Sans questions, sans soucis, sans retenues et sans contraintes. Et le cinéma asiatique est comme ça. Sans doute que les asiatiques sont comme ça : ils ne s’embêtent pas avec des états d’âmes : les gens partent s’ils en ont envie, tentent d’échaffauder une histoire mais sans souscrire au désespoir ou en le gérant au mieux et j’aime ça. J'ai bien aimé aussi dans la deuxième histoire comme le gars humanise les objets et leur transfert ses états d'âme. ça m'a bien plu. Et puis ça se laisse regarder comme un clip géant. Les histoires se laissent toujours porter par une musique obmniprésente chez WKW et ça me plait beaucoup.
Non désolé, je n'ai rien vu d'admirable dans ce film, différent peut être oui si on le compare aux films sorties à la même époque seulement dans le cas présent entre différence et indifférence il n'y a pas loin.
J'ai bien l'impression qu'on a pris l'habitude de louer WKW par principe en occultant ses petites manies, ses tics qui sont un grave défaut pour un cinéaste. Pour ne pas dire sa paresse parfois, comme parfaitement illustré dans Chungking Express qui est pourtant l'un de ses films les plus appréciés. Passer d'une histoire à l'autre sans prendre la peine d'y apporter un semblant logique, sans transition, et sans que le sens de ce passage abrupte (existe-t-il ?) n'apparaisse jamais au spectateur, qu'est-ce sinon de la paresse. On peut voir dans ses tics et répétitions un procédé, tel l'humour de répétition, mais cela ne va finalement pas très loin, en tout cas cela ne me semble pas faire de lui un grand cinéaste (qu'il est par ailleurs).
Le film est en deux parties. La première est poétique, l'autre est magique. Quand je vois ce genre de film (surtout les films de WKW), j'ai envie de pleurer, c'est beau, les musiques sont toujours en harmonies avec l'image, bref, c'est totalement magique, le plaisir émotionnel atteint son paroxysme. Je suis trop ému pour parler de ce film. Merci WKW.
Récit enivrant et mélancolique de deux histoires d'amour contrariées dans lesquelles des âmes solitaires se croisent et baladent leur spleen dans un Hong-Kong sous les néons, servi par la mise en scène frénétique de WKW.
Wong Kar-Wai période 90s, musique rock, photo léchée, thématique romantico-grunge. Un film bien de son époque, qui a pris un petit coup de vieux il faut bien le dire. Les errances sentimentales ont été sublimées par le réalisateur cinq ans plus tard avec son chef-d’œuvre "In the mood for love". Ce qui fait la beauté du film c'est cette sensibilité des hommes face aux femmes. Des durs à cuire fragiles, mis en relief par une mise en scène vraiment maîtrisée. On oublie donc le petit côté vintage, après tout c'est ce qui faisait son charme à l'époque, et on ne peut s'empêcher de penser que, si Tarantino avait réalisé un drame romantique en Asie il aurait été proche de ce film. Les acteurs sont magnifiques.
Suis ressorti bien plus convaincu par cette ballade nocturne hongkongaise que par le Happy Together tourné à Buenos-Aires. Ce film a été tourné rapidement mais avec un talent certain, la caméra bouge sans cesse mais ne donne pas le mal de mer ! En revanche, tout l’univers obsessif de Kar-Wai est là : ambiance mélancolique, la pluie, les êtres qui se frôlent sans se rencontrer comme deux aimants aux pôles opposés. Le tragique n’interdit pas l'humour et des gags réussis. On est en sympathie avec ce film d'ambiance, de poésie, de personnages paumés et de rencontres rêvées plus que vécues. Il permet de comprendre un peu mieux l'univers de WKW avant sa venue à Lyon au Festival Lumière. Bande sonore envoutante. Cinema - vo - octobre 2017
Premier film de Wong Kar-Wai que je découvre, "Chungking Express" se vit comme une rêverie, un songe qui devient parfois flou mais où tout se croise teinté de poésie et de mélancolie. Manquant parfois de rythme, l'ensemble atteint parfois des sommets de lyrisme sublimé par la mise en scène et une musique omniprésente, ajoutant beaucoup à l'ensemble.
"Chungking Express" est, comme toujours chez Wong Kar-Wai, une œuvre profondément déroutante. Les promesses qui sont faites au spectateur sont, à l'instar des "Cendres du temps" avec le wu xia pian, complètement tordues, déformées, noyées sous les ambitions du cinéaste hong-kongais.
Le long-métrage se scinde ainsi en deux parties, chacune narrant un amour naissant entre deux êtres. Il y a alors de quoi être surpris, voyant un récit romantique, à la structure semblant classique, débuter par une scène de polar au montage effréné, avant qu'une phrase, aussi simple que belle, invite toutes les obsessions de WKW à surgir.
La notion du temps est de nouveau une composante essentielle dans la construction, formelle et narrative, de l'œuvre, par sa mention directe, mais surtout par sa mise en scène. Aucune des expérimentations de montage n'est ici gratuite, cherchant à créer un véritable langage plutôt qu'un quelconque caprice esthétique. Tout s'extirpe alors du réel, devenant la traduction des sentiments qui animent les protagonistes.
Si la répétition d'événements accentuent ce sentiment, c'est encore une fois celle de la musique qui s'impose comme véritable marqueur dans l'évolution des relations. Cette vision radicale donne parfois lieu à des tentatives déstabilisantes - les mouvements ralentis de l'individu, alors que la foule est accélérée - se voulant témoin d'un monde où l'amour est hostile. En effet, les matricules 223 et 663 (deux face d'une même pièce) cherchent à se reconstruire après une déception amoureuse, mais se heurtent à un monde où la communication est devenue ennemie. Les personnages passent ainsi leur temps à s'aimer, mais font pourtant tout pour s'éviter.
Malgré la puissance des ses ambitions, le plus beau reste la manière dont elles sont traitées. Car si les thématiques sont lourdes, le film, lui, ne l'est jamais. Mettant très vite de côté l'enjeu de la création possible d'un couple, le long-métrage est investi par un désenchantement doux-amour dans la première partie, là où la désinvolture propre au personnage de Faye (incroyable Faye Wong) emporte totalement la seconde.
Et c'est bien cette liberté que l'on retient de "Chungking Express". Celle d'un auteur en pleine possession de son œuvre, qui se permet d'expérimenter aussi longtemps que cela sert son intention ou son propos. Une œuvre d'une richesse formelle inouïe, et à la force émotionnelle rare.