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SpiderBaby
50 abonnés
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3,0
Publiée le 18 août 2013
On peut greffer Paranoid Park à la trilogie précédente de Van Sant (Gerry - Elephant - Last Days). Le style y est toujours aussi aérien et hypnotique, les acteurs frais et spontanés, la bande-son seyante, et la thématique de la mort, (plus exactement des instants qui la précèdent) y plane aussi d'un vol crédible, profond, méditatif et magnétique.
Sympathique film, sans véritable fin ni véritable début... Tout est impressionnisme, tout est instant vécu, cela j'imagine pour traduire la confusion que doit ressentir le personnage principal. Le concept est sympathique dommage que le spectateur demeure un peu sans réponse.
Bien aidé par une photographie superbe, G.Van Sant captive. Son oeuvre ne cesse d'intéresser faute de séduire ; et l'on arrive au bout du chemin sans vraiment avoir cerné son héros.
Je ne suis pas an de films d' "ados". Mais ici, on sort de ce contexte pour entrer dans une histoire particulière, une histoire qui peut arriver à tout un chacun. Tout le talent de Gus van Sant est de nous amener avec les caméras (8 et 35 mm), la bande son, les aller et retour, etc. à vivre les hésitations de cet ado. Bravo ! Un détail qui a son importance, les acteurs ont été choisis sur MySpace, ce qui contribue sans doute à un toucher encore plus juste.
Après Elephant, un nouveau film de Gus Van Sant sur l'adolescence, d'un point de vue plus intime ici. Avec Paranoid Park, on se retrouve en effet dans l'esprit d'Alex, jeune skater de Portland, qui, un soir d'escapade au skate park "Paranoid Park" tue accidentellement un agent de sécurité de la gare ferroviaire et décide de cacher son implication. Par le montage Gus Van Sant nous fait suivre le cheminement d'Alex, sa recherche de l'instant où il "aurait pu" agir mais ne l'a pas fait. Les répétitions du montage et l'importance accordée au regard du jeune Alex, via les plans du skate park en lui même et les séquences "rêvées" idéales, sont assez fascinantes. Je pense que l'idée principale et la marque de Van Sant se posent là.
Le problème, c'est que cet unique ressort me parait insuffisant pour tenir tout le film. Et pour gonfler cela, j'ai l'impression que le cinéaste est obligé de recourir à un déluge d'effets de ralentis et de flous qui ne sont pas forcément nécessaires. S'il les utilisait uniquement à des moments précis afin de cristalliser un doute ou une action, je dirais amen sans hésiter. Mais là, ça recouvre une bonne moitié du film. De la même manière, j'aime beaucoup les choix de BO mais cette dernière m'a régulièrement semblé un peu envahissante. En définitive, je dirais que j'ai été un petit peu déçu par ce film, qui avait le potentiel pour être un chef d'oeuvre mais qui joue sur un ressort narratif un peu court. Quoi qu'il en soit, je suis assez admiratif du travail de Van Sant sur le montage, les cadrages et la photographie.
Première chose qui me vienne à l'esprit: bonne surprise! Même si j'avais beaucoup aimé les précédents films de Gus Van Sant, la bande-annonce me laissait perplexe, de crainte d'avoir affaire à des personnages sortis d'un teen-movie. Grossière erreur! Gabriel Nevins donne toute son intensité au film à travers son regard, le distanciant du monde qui l'entoure, sans pour autant qu'il lâche prise. Comme de l'indifférence obligée pour ne pas sombrer... La manière de filmer (où que l'on soit, on ne peut qu'être avec Alex, comme son fantôme - ou lui le notre) et la façon d'énchaîner les séquences sont toujours aussi réussies. Les séquences de Skateboard sont "poétiques", et représentent (l'éventuel) dernier espace de liberté d'Alex. Même s'il serait de mauvaise foi d'affirmer qu'à aucun moment le temps ne semble long, ce film ne peut que se savourer dans ses moments de silence. Pour ceux qui ne supporteraient pas que l'intensité d'un films puisse résider dans ces silences, dans un simple regard ou cheminement d'un personnage et non dans ses actes eux-mêmes, à ceux-là je dirais de passer leur chemin. En attendant, je me suis totalement laisser emporter par le film, me sentant envahir par ce sentiment que ne rien faire est peut-être la seule solution qu'il nous reste quand tout nous échappe,et je m'attendais à ce qu'on ne nous donne pas le mot de la fin. Bref, mon analyse est plutôt maladroite, mais Paranoid Park fait partie de ces films auquel on doit s'abandonner pour pleinement le savourer, et duquel on ressort avec ce flottement étrange....
Une enième réussite dans l'oeuvre prothéiforme de Gus Van Sant, peut être une des plus belles ... D'une incroyable richesse visuelle, traversé de fulgurances esthétiques à couper le souffle, ce film au ryhtme lent mais d'une grande densité est empreint d'une mélancolie et d'une poésie latente presque bouleversante. Subtil, profond mais jamais poseur Van Sant atteint ici la plénitude de son art.
J'attendais ce film depuis longtemps, certainement le seul film sorti cette année que je voulais impérativement voir, et bien forcément quand on attend un film avec tant d'impatience on veut en avoir pour sa patience, si j'écoutais mon coeur par rapport à mes attentes je mettrai zéro étoiles, mais, ce n'est pas parce qu'on a fantasmé sur un film six mois à l'avance et parce qu'il n'est pas aussi parfait que elephant qu'il faut le blâmer, au contraire, ce film est trop bon, juste que j'en demandais trop (surtout que j'ai dévoré le livre et que j'avais aodré). On retrouve les longs plans séquences bien qu'ils soient trop peu présent à mon goût et l'histoire du livre à très peu de choses près en désordre total, bref du GVS. Le plan de skate son magnifique, les acteurs amateurs sont très bons, la réalisation est au top. J'attends les prochaines oeuvres du réalisateur avec impatience !
A ce jour je n'avais vu que deux films de Gus Van Sant : Will Hunting et Elephant. Le premier nous avait révélé Matt Damon et Ben Affleck tous deux oscarisés pour le scénario du film. Le deuxième Palme d'or à Cannes, vrai chef d'oeuvre, m'avait profondément marqué et touché. Avec Paranoid Park, rien de tout cela, à part la révélation d'un jeune acteur à qui l'on souhaite la carrière des deux précédents nommés. Le film a, certes des qualités. Sur le plan formel, il est d'une grande beauté. Les images sont magnifiques, accompagnées de musiques très différentes de tous styles de Nino Rota à la musique classique. Le montage, utilisant beaucoup le ralenti, et la photo de Christopher Doyle sont parfaits. La mise en scène de Gus Van Sant est cette fois-ci plus paresseuse, on a en plus, l'impression qu'il s'intéresse davantage aux physiques de chez jeunes acteurs qu'à l'histoire qu'il raconte. En résumé un film plutôt lent à la limite de l'ennui. Si Paranoid Park n'a pas la force et la fascination de Elephant, tout comme celui-ci il est d'une grande beauté formelle et possède un casting de jeunes acteurs prometteurs. Maintenant cela ne suffit peut être pas à faire un chef d'oeuvre à chaque fois.
J'aime assez le travail de Gus Van Salt (surtout 'Elephant' qui était une grosse claque), alors c'est sans hésitation que j'ai visionné ce 'Paranoid Park' quand j'ai vu qu'il passait à la télévision sur la cable. Dans l'ensemble, j'ai aimé malgré la déception car je m'attendais à un peu mieux. Le scénario est moins efficace que 'Elephant', et je me suis demandé à plusieurs reprises où le réalisateur voulait en venir... Par contre, les personnages sont très bien développés, ils donnent beaucoup d'intérêt à l'histoire. De plus, la b-o colle parfaitement à la photographie qui est tout simplement magnifique ; visuellement, c'est là où le film assure le plus !! Je trouve les images d'une grande beauté, avec ses abstractions et ses jeux de caméra... Gus Van Sant a vraiment fait du bon bouleau sur son long-métrage.
Paranoid park est un bon film de Gus Van Sant. La mise en scène est travaillée, le sujet traité est intéressant et le scénario est bien ficelé, les acteurs comme Gabriel Nevins, Jake Miller ou encore Daniel Liu sont corrects dans leurs rôles et pour finir j’ai bien accroché à l’histoire. Je mettrais donc trois étoiles.
skateur, depuis peu Alex fréquente le Paranoid Park, et suite a un évènement va tué accidentellement un agent de sécurité, c'est alors qu'on va découvrir, l'avant, le pendant et l'après meurtre ... Une fois n'est pas coutume, Gus Van Sant s'attaque a a jeunesse et leur milieu. Avec Paranoid Park, c'est le skate qui sert de forme. Plus épuré que Elephant, moins ennuyeux que Gerry. Doté d'une photographie superbe, c'est peu étonnant avec Christopher Doyle au commande. Quand à la mise en scène, elle est très soigné. Van Sant alterne sans nous perdre, et ça fait partie des très bon point du film. Coté acteur, Gabriel Nevins s'en sort pas trop mal, malheureusement l'ensemble du film reste cependant trop dans le style du réalisateur pour apprécié cet oeuvre à sa juste valeur. Paranoid Park est avant tout un film réservé au inconditionnel de Gus Van Sant.
On retrouve tous les éléments d'un film de Gus Van Sant mais cependant, ce nouveau film m'a legerement laissé sur ma faim et je n'ai pas trop aimé les antithèses que fais le réalisateur avec la musique lors de certaines scènes. Néanmoins le reste de la BO est excellent, les scènes de Skate filmées en 8mn sont sympa et les acteurs sont convainquant.
En plus d’une bonne bande son, ce film est vraiment une réussite au niveau de sa construction et de son style visuel qui met en scènes des super mouvements de caméras et des ralentis soignés. Le film est construit à partir d’un journal d’un adolescent qui par accident a tué un homme. Le jeune homme écrit dans un cahier sa mésaventure et le montage habile de Gus Van Sant qui répètent entre autres les scènes fait qu’on revit en même que l’auteur les circonstances qui l’ont conduit au drame. Par contre si l’enchaînement en flash – back agencé par des belles séquences artistique est excellente, on peut regretter que l’intrigue à mon goût est trop mince pour donner à ce film l’épaisseur nécessaire pour en faire un chef d’œuvre. Mais le héros de Paranoïd Park n’a que 16 ans et il ne pas peut être un personnage dostoïevskien comme dans Crime et châtiment car l’histoire semble plutôt être là pour dépendre le comportement des adolescents américains que d’exprimer une vue existentialiste même si l’approche de la culpabilité et la prise de conscience sont intelligemment bien abordés dans leur contexte.