Après les excellents Johnny Suede, Ca tourne à Manhattan et Une vraie blonde (pas vu Bad luck !) Tom DiCillo nous revient avec une merveille de comédie. Un film très drôle, caustique et souvent corrosif sur la célébrité et ses aléas. Le scénario est très bien écrit avec des dialogues drôles et intelligents. Le metteur en scène aussi scénariste, dépeint le monde du show-biz américain avec beaucoup de mordant en nous montrant à la fois les bons et mauvais côtés des stars et de ceux qui les traquent. Il ne juge jamais ces personnages et les suit plutôt avec tendresse. S'ils ont tous de quoi être détestables on ne peut finalement pas s'empêcher de les aimer. La dernière partie et la fin du film tourne un peu à la comédie à l'eau de rose mais c'est tellement bien fait que ça passe sans trop d'encombre. L'atout majeur du film est le formidable duo que nous offre Steve Buscemi et Michael Pitt. Buscemi avec sa gueule et sa voix si particulières colle parfaitement au rôle. Il faut dire que DiCillo l'a écrit pour lui. A la fois détestable et attendrissant il nous fait un grand numéro. Michael Pitt est très sobre et convaincant passant du SDF à la star montante avec le même bonheur. Un beau face à face. Jolies performances aussi des deux actrices du film Alison Lohman et Gina Gershon, actrice talentueuse qui n'a jamais vraiment explosé après un premier rôle dans Bound des frères Wachowski. Une comédie d'été, drôle, caustique, mordante. Un bon Tom DiCillo fidèle à lui même, pas si léger que cela avec un petit air aigre-doux pas désagréable.
Un long métrage d'une assez incroyable qualité, étant donné le parti-pri comique du réalisateur. Delirious n'est ainsi pas qu'un terrain de jeu pour le grand S.Buscemi: c'est un film qui traite finalement serieusement des gens, de leurs attentes et de leurs relations. L'environnement, d'une esthetique très plaisante (sublime A.Lohman), achève de convaincre.
Tom DiCillo, qui fut au début de sa carrière le chef opérateur de Jim Jarmusch, s’était lancé sans réel succès dans la réalisation pour le cinéma. C’est après plusieurs années d’absence qu’il fait sa réapparition, avec Delirious, une histoire étonnante et drôle où un paparazzi New-Yorkais fait la rencontre d’un jeune SDF qu’il va prendre sous son aile en tant qu’assistant. Mais par un concours de circonstances, celui-ci se retrouve propulsé star et petit ami d’une des plus grandes chanteuses à la mode ! Le réalisateur s’amuse à brosser des portraits pas toujours dans le sens du poil, avec notamment le paparazzo à tendance schizo, le SDF romantique et très chanceux, sans oublier la pop star, la starlette adulée et traquée par tout le monde (tiens cela nous rappellerait pas une certaine Britney Spears ?). Une comédie dramatique à la fois émouvante, tendre et pleine de bons sentiments. Mais sous ses traits bien lisses, se cache en fait, une véritable satire du monde de la célébrité et tout se qui s’y rapporte. Delirious risque d’en surprendre plus d’un !
Divertissement inégal. Une belle photographie, le cabotinage délicieux de Steve Buscemi et la belle gueule d'ange de Michael Pitt au service d'un récit un peu mou, qui arrache quelques sourires.
Delirious est une comédie romantique, relativement déjantée certes, mais une comédie romantique tout de même. Le réalisateur s'appuie sur l'excellent Steve Buscemi, une nouvelle fois incroyable en loser dont la pire hantise est de devenir un loser, et sur un Michael Pitt toujours aussi déconnecté. Le film cache derrière un aspect comique (les petits enseignements de Buscemi sont souvent hilarants) une réflexion assez tragique sur la solitude et la médiocrité. En trame de fond, le réalisateur ironise sur le monde du spectacle (et ce qui l'entoure) et sur l'arbitraire de la célébrité, souvent sans rapport avec un quelconque talent. En conclusion, un film plutôt talentueux auquel il manque un peu de consistance pour être vraiment réussi.
Pionnier de la "new wave" new-yorkaise (celle des Wes Anderson, Sofia Coppola, Zach Braff, David O. Russell, P.T. Anderson), Tom DiCillo nous revient avec Delirious après 6 ans d'absence depuis le raté de Bad Luck. Ce retour est d'autant plus fort qu'il reforme son duo avec l'inenarrable Steve Buscemi et donne (enfin) à Michael Pitt un rôle à sa hauteur. Malheureusement, le résultat est bien trop moyen pour marquer les esprits.
On retrouve le ton décalé, doux-amer, et surtout la vitalité du réalisateur de Ca tourne à Manhattan, avec un prodigieux sens du cadrage, de la musique et du montage, ce qui nous laissait présager une bonne heure et demie de pure mise en scène, or il n'en est rien tant nous sombrons vite dans l'ennui et que l'histoire apparaît cousue de fil blanc.
Le gros problème de Delirious est qu'il se décrédibilise très vite, s'enfonçant dans d'innombrables clichés (des images MTV pour une Alison Lohman sous-exploitée, la pluie de pétales sur le héros et le happy end assez énervant), le tout n'étant relevé que par l'impressionant (comme toujours) jeu de Buscemi, là où Pitt et Lohman sont "clichéesques".
Au final, nous garderons du film quelques pirouettes de mise en scène nous révélant combien le réalisateur est capable du meilleur comme du pire : la tension montant crescendo lors du gala final est rondement menée et amène de vraies réflexions sur le liens entre la star, l'icône et son fan, son adorateur. Delirious aura tout pour plaire un certain public adolescents, preuve d'une certaine immaturité du projet nous laissant un srieux goût amer dans la bouche.
Un sympathique film, tres tres bien interprété (le casting est vraiment très bon, Steve Buscemi, Michael Pitt, la jolie Alison Lohman..) et bigrement intéréssant, notamment car il est direct, montre avec beaucoup de réalisme et d'analyse le rapport star/paparazzi, et fait usage de beaucoup de symboles tres forts. Une mise en scène parfois bonne, parfois un peu moins... Dans l'ensemble, "Delirious" reste un film d'une certaine qualité, en dépit de quelques légers défauts.
Une satire brillante de la célébrité et des paparazzis , Tom Di Cillo réussi une comédie épatante servi par d'excellents interpretes et une BO réussi,Buscini et michael Pitt sont étonnants dans ce film qui sait lui aussi être émouvant sans en faire de trop, un petit côté Woody Allen aussi dans le scénario, une réussite exemplaire et maitrisé de bout en bout , un divertissement agréable et corrosive, en bref il faut y aller pour passer un bon moment.
Un bon petit divertissement, sans plus. Un peu décevant du fait d'un scénario plutôt facile. A voir pour passer un moment sympa et pour la prestation de Steve Bucemi.
Après « une vraie blonde » et dans une moindre mesure « ça tourne à Manhattan » Tom Di Cillo dresse un nouveau portrait du star-system et de ses dérives. Parmi la galerie de personnages qui nous est présenté, la sympathie de l’auteur va bien évidemment aux loosers (Buscemi, plus Nerd que jamais) et aux innocents ( Michael Pitt et Alison Lohan figures d’anges blessés). Di Cillo porte sur eux un regard tendre et indulgent à contrario de celui porté sur leurs parents et sur les parasites du show business, véritables profiteurs de gloire ou briseur de rêves. Le travail sur la photographie et les décors volontairement sombre et « sale » gomme les contrastes entre l’univers des stars et celui des loosers, deux univers opposé en apparence, mis ainsi à égalité dans la bassesse, même si l’on trouve de ci de là quelques moments de féerie lumineuse pour percer les ténèbres. Reste que le film, aussi drôle et satirique soit il, lorgne au final vers la fable à la Capra, plutôt que vers le cynisme et le pessimisme d’un Billy Wilder.
Delirious, 2007, de Tom DiCillo, avec Steve Buscemi, Michael Pitt et Alison Lohman. Le cinéma américain indépendant compense parfaitement la faiblesse (supposée) de ses budgets, par une réelle créativité et beaucoup de talent. Ce film me semble en filiation directe avec Ça tourne à Manhattan (1995, de DiCillo) et L’Interview (2007, de Buscemi). Dans les trois œuvres, le monde du show business est sur la sellette, le star-system y étant à la fois dénoncé et montré dans toute sa puissance attractive. Mais Delirious est sans doute le film le plus abouti, principalement parce qu’au lieu d’être un huis clos, il est tourné dans la ville de New York, cadre idéal pour confronter les situations de désespoir des êtres à leur formidable potentiel d’énergie, la misère des uns au bling bling insolent des autres. Un jeune SDF trouve refuge auprès d’un minable paparazzo. Par un hasard improbable, comme seul un scénario très malin peut en produire, le premier entre en relation (totale !) avec la pop star caricaturale poursuivie par le second. S’en suit une cascade d’aventures, matérielles et humaines, aussi drôles que pathétiques, tendres et cyniques, qui tiennent à distance la bluette navrante qui menace. A la fois parodiques et réalistes, les personnages nous livrent finalement une réflexion profonde, sur leurs conditions, l’estime de soi, l’amitié, les relations sociales, familiales aussi (la scène horrible avec les parents), le tout sur un formidable plateau de cinéma : the Big Apple !
un film assez touchant mais mes étoiles vont pour Michael Pitt!! ce garçon m'avait déjà impressionné dans Funny Games US!! il a un charisme incroyable et une façon de jouer extraordinaire!! je suis fan!!