Disons que j'ai apprécié le début. Le casse est bien ficelé, mais le reste, hormis quelques bonnes répliques, est ennuyeux, trop long, manquant d'entrain. C'est moyen et on a fait mieux depuis. Pourtant, l'organisation criminelle et les répliques font mouches même si peu nombreuses. La BO de Serge Gainsbourg est parfaite ! Idem pour le décors final et les prises de vues.
Au niveau des paroles c'est un chef d'oeuvre, l'ambiance aussi. L'histoire est bien ficelée. Pis la musique de Gainsbourg est extraordinaire. Une belle oeuvre. Jean Gabin extraordinaire et magnifique, ses expressions et ses mimiques, génial, un roman à lui tout seul, le boss du cinéma français .
Le Pacha marque la collaboration entre le grand réalisateur Georges Lautner et l'immense acteur Jean Gabin. Collaboration ancrée dans l'univers flic-voyou qui leur était plus ou moins propre à tous les deux. L'histoire est assez simple, un flic va tout faire pour venger la mort de son pote d'enfance, flic également, mais sans faire passer le meurtrier par la case justice qui ne sera jamais à la hauteur de la vengeance souhaitée par notre héros.Tout le long du métrage, on sent très bien que le couple réalisateur/acteur connait par cœur la chanson et qu'il récite sa partition sans réelles fausses notes, certes, mais sans jamais non plus, apporter ne serait-ce qu'un petit brin d'inventivité ou de nouveauté. Tous les ingrédients sont bien présents, flics ripoux, fusillades ou autre trahison; on ne s'ennuie donc jamais devant cette sombre histoire de vengeance mais le duo star tourne clairement en rond. Jean Gabin semble plus résigné que vraiment motivé et Lautner nous ressert simplement ce qu'il sait faire, sans plus...Et puis que dire de ces nombreux plans futiles dont nous abreuve le réalisateur (notamment la scène de la discothèque et de la danseuse aux seins nus interminable) tentant vainement de boucher les trous d'un scénario un peu trop vite expédié.Bref, on était en droit d'attendre un film beaucoup plus inspiré de la part de cette grande union du cinéma français...
Faire la concession complète à l'ère post-68, c'était prématuré pour l'année même dans l'idée de Lautner, ce qui ne l'empêche pas de truffer son oeuvre de références au peace and love. Ce qui se ressent par contre, c'est que la richesse en tout est telle que le duo Gabin/Audiard est effacé, largement mis en retrait au profit d'une bande son de Gainsbourg omniprésente et d'une histoire policière bien ficelée à l'ancienne, quoiqu'agrémentée d'un on-ne-sait-quoi à l'arrière-goût d'une modernité menaçante.
Film avec un Jean Gabin en très grande forme, tout comme André Pousse, qui nous gratifie d'une bonne présence. C'est un bon petit film policier, sans prétention, mais efficace.
Le film doit beaucoup à ses comédiens car l'histoire n'a rien d'exceptionnel elle est même très classique. Gabin impose non seulement sa stature mais il impose son ton au film. Et les bons dialogues signés Audiard ne font que vernir renforcer tout ça. Il faut signaler aussi l'excellent morceau de serge Gainsbourg requiem pour un con,Gainsbourg sera d’ailleurs présent dans le film pour interpréter son propre rôle.
Un tres bon film policier avec un bon casting et des acteurs qui jouent bien leurs rôles à part André Pousse que j'ai trouver mou dans ce film. Sinon il y'a une belle musique de Serge Gainsbourg il y'a un bon scenario palpitant et avec un peu de suspens et une fin innatendu.Bref un excellent film policier que je vous conseille.
Film que j'ai découvert, méconnu des nouvelles générations (dont je fais parti). Je le conseille à tous, Audiard aux dialogues, Gabin en forme, des second rôle au point, une réalisation intéressante, que demande le peuple ? A voir.
Le Pacha" constitue pour moi l'un des meilleurs films de Georges Lautner : un scénario efficace, un Gabin au sommet de son art, les savoureux dialogues d'Audiard et la BO culte de Gainsbourg.
Une oeuvre majeure du cinéma policier français. Et probablement l'un des meileurs films de Lautner. Dans la tradition du policier "Melvillien" , mais avec quelque chose en plus ( car Melville est parfois un peu froid , et il n'a pas toujours bien vieillit) . Ici Lautner nous joue un mélange de tradition et de modernité (1968 oblige). La mise en scéne est sobre , rigoureuse, des plans dans la campagne froide, glaçée , enneigée. Des crimes et des braquages qui se commettent froidement, dans ces mornes plaines. André Pousse est remarquable en tueur cynique. Les plans sont ressérrés et courts. Et puis la modernité avec la sublime musique de Gainsbourg et son apparition en studio d'enregistrement pour "le requiem pour un fou". La boite de nuit 'les hyppies " ou travaille Dany Carrel, si belle , si séduisante , Quel dommage qu'elle n'ait pas fait une plus grande carrière..Elle avait l'étoffe d'une très grande .. Gabin est bien sûr à son Top, servi par les dialogues époustoufflants de Audiard et Simonin,on pourrait cité une dizaine de répliques cultissimes; souvent noires , désabusées, Audiard est là dans sa veine la plus sombre , la plus Célinienne. Gabin lui même joue le flic désabusé, aigri, il ira au bout de son enquête , sans respecter les règles, juste pour venger son copain d 'enfance issu des quartiers populaires bellevilliens comme lui. Il y aussi un coté très américain dans la manière de filmer l'enquête policière et de décrypter l'énigme ( un avant goût de la police scientifique). C'est très moderne , et le film n'a pas vieillit du tout. Tous les seconds rôles sont remarquables , dans la grande traiditon du cinéma français d'avant- guerre, à noter Maurice Garrel dans un de ses meilleurs rôles..La scène finale dans cette usine désaffectée, sorte de cathédrale, où se joue la dernière messe des truands, et aussi l'arrivée au bout du chemin pour Gabin , la fin d'une époque : "le requiem pour des fous"...
Polar français de 1968, délicieusement kitsch (scène au "Hippie's"), du temps des téléphones à cadran, telex, Simca Beaulieu, DS et autres Renault Galion, du temps ou l'on pouvait filmer des cigarettes sans censure. Pour cette unique collaboration Lautner/Gabin, le réalisateur s'est offert les services de Michel Audiard et ça se sent. Véritable festival de dialogues fleuris, ses "cons sur orbite" gravitent encore au Panthéon des répliques cultes. Côté violence, on ne fait pas dans la dentelle. Ca défouraille à gogo. Et pour venger son collègue et ami, froidement assassiné, le commissaire divisionnaire Joss n'hésitera pas à utiliser les mêmes méthodes que les truands, faisant implacablement le ménage dans le milieu parisien. Autour d'un Gabin bourru comme on l'aime et d'un André Pousse -alias Quinquin- parfait salaud pas du tout partageur, on a plaisir à retrouver des acteurs comme Robert Dalban et Dany Carrel. Toute une époque. Film d'action efficace et rythmé, "Le Pacha" s'achève sur une belle scène dans une sucrerie champennoise désaffectée.
Producteur du film par l'intermédiaire de la Gafer, Gabin devient réac et milite pour une police employant les mêmes méthodes que les voyous : on ne s'encombre pas de procédure, on se fait justice soit même ! Cet aspect qui n'est pas énoncé de suite fait tâche. Voyons le reste maintenant : le scénario est à la fois simpliste, absurde, inintéressant et confus, à l'instar de cette histoire despoiler: flics déguisés en postiers qui se font assommer . Gabin fait du Gabin mais du Gabin fatigué et il est dommage que Danny Carrel ne soit pas mieux mise en valeur, les autres personnages semblent être des figures de cires tellement ils sont figés, En ce qui concerne la mise en scène, on a connu Lautner nettement plus inspiré. La musique est un peu trop obsédante, quant à la chanson Gainsbourg : au secours ! Ah j'oubliais : on a beaucoup critiqué la scène du cabaret et son strip-tease, ben moi je l'ai trouvé jolie.