Un bon polar français français avec un Daniel Auteuil au sommet de son art. Il y incarne un personnage doté d'une profondeur rare qui confère tout son intérêt au film. A voir
Le film commence très fort avec une allusion religieuse vaseuse et de mauvais dialogues. Le scénario déçoit rapidement et ne renferme que de très rares moments de tension. Certaines situations sont grotesquesspoiler: (la petite fliquette qui vit dans résidence de luxe au bord de la mer, Auteuil qui conduit une Volvo de collection ou qui trouve du premier coup son rival dans la bonne chambre de l'hôtel de passe… ) En filigrane le film trimbale quelques clichés de comptoir bien réacs : la justice libère les criminels, les psychologues se font manipuler, aller aux putes c'est pas bien, par contre la justice expéditive et la peine de mort c'est très bien… On est dans le glauque absolu, c'est noirceur, décrépitude et déchéance, quant à la conclusion du film c'est une catastrophe,spoiler: le parallèle entre la naissance et la mort tout cela sous le regard du Christ ensanglanté , il faut peut-être se calmer un peu ! Parlons de la réalisation ; ben c'est pas brillant, certaines scènes sont trop longues et trop lourdes voir inutiles (comme l'insupportable scène spoiler: de la messe ) alors que d'autres sont éludées. Quant au montage c'est du grand n'importe quoi on passe parfois d'une scène à une autre alors que la précédente n'est pas aboutie… Evidemment il y a Daniel Auteuil et on bien obligé de saluer sa performance, mais ça ne sauve même pas le film, d'autant qu'une question fondamentale reste sans réponse : spoiler: qu'est devenu le chat ?
Un Daniel Auteuil impressionnant de justesse pour incarné un flic alccolique meurtri et brisé par la vie.La réalisation d'Olivier Marchal contribue à faire de ce film une référence dans le genre policier.Autant vous prévenir c'est trés triste et trés dur.
Olivier Marchal a réalisé un film noir, très noir. Trop noir ? Les comédiens sont le meilleur atout de MR 73, en particulier Philippe Nahon, incarnation du mal absolu, et Daniel Auteuil qui sauve de la caricature son personnage d'ange exterminateur . Le problème est le scénario, qui fait le choix du manichésme pour traiter une histoire d 'accidents de la vie quotidienne (Schneider, Justine) qui aurait mérité plus de nuances dans le propos, d'autant que la mise en scène est à l'unisson, qui grossit le trait et s'appuie sur des procédés, comme le traitement particulier un peu trop systématique de la pellicule couleurs, pour souligner les effets dramatiques. Un résultat mitigé, donc.
Un polar très noir et désespéré au scénario assez pompeux qui vaut surtout le détour pour la performance impressionnante de Daniel Auteuil en flic fracassé psychologiquement.
Hormis Daniel Auteuil, il n'y pas grand chose de bon dans ce film. Quand Olivier Marchal en fait la promo, son expérience de flic est toujours mise en avant comme gage de réalisme dans la réalisation. Au lieu de cela, le film est bourré de clichés et d'invraisemblances. Par exemple, le personnage joué par Daniel Auteuil : un flic en conflit avec sa hierarchie, et qui continu à bosser sur une enquête qu'on lui a retiré. Et c'est comme ça pour quasiment tous les autres personnages. C'est d'une banalité affligeante. Autre exemple, pour rendre son film plus sombre, Olivier Marchal a choisi des décors complètement irréel. Le commissariat est un entrepôt désaffecté; les juges travaillent dans une cave; le héros vit dans une chambre d'hôtel insalubre. Pour résumer, j'ai trouvé ce film banal, cliché, ennuyant, maladroit, irréaliste.
Pauvre Olivier Marchal, obligé de faire tourner sa femme affligée d'une paralysie faciale et Olivia Bonamy qui s'est coincé les doigts dans la prise... S'il n'y avait Daniel Auteuil, ce film serait l'objet de plaintes pour non assistance à spectateurs en danger.
36 quai des orfèvres était déjà gratiné dans le genre faux Melville raté et prétentieux mais là on atteint le fond de la nullité la plus crasse.
Notre ex-flic est sans doute amateur des films noirs de la grande époque, mais il n'a décidément aucune idée de ce qu'est un scénario voire des dialogues.
Un non-spectacle affligeant. C'est une insulte pour tous les réalisateurs de talent qui n'arrivent pas à trouver une production.
MR 73 est le genre de film noir qui ne laisse pas indemne à la sortie, ambiance glauque, dialogues crus, des scènes chocs, des acteurs plus que crédibles(excellente interprétation de Daniel Auteuil), accompagné d'une très belle musique et surtout un travail esthétique magnifique(les couleurs, la pluie etc).Mais on peut noter une certaine longueur, des passages plutôt mou. Au final le film est une vraie réussite si on part du principe qu'on va voir une histoire de flic raconté par un flic(Olivier Marchal le réalisateur étant un ancien flic)à déconseiller aux âmes sensibles.
Etant fan de 36 quai des orfèvres, je me suis précipitée sur ce film signé Olivier Marchal, mais j'ai déchanté... En le visionnant, on a l'impression qu'O. Marchal est en dépression avancée, à la limite du suicide. Le déroulement de l'enquête dans le film est en partie baclé par une mise en scène lourde de tous ses personnages : un flic (Daniel Auteuil) dépressif, alcoolique et suicidaire, un autre flic malsain, pervers, violent qui passe son temps aux prostitués affublé de deux crétins qui pour faire parler Auteuil balance son chat contre un mur, une hierarchie jugement foutiste et presque "pro-truand", des tueurs névrosés dont certains arrivent même à rejoindre l'église sans éveiller le moindre soupson, la femme d'Auteuil, trétraplégique, qui ne pousse des gémissement de plainte que pour faire comprendre à Auteuil qu'elle serait bien mieux dans la tombe... c'est pas gai tout ça, je dirai même que c'est noir "cramoisi"... La fin du film fait comprendre un agissement suicidaire comme derniers recours tout aussi gai pour faire disparaître toute cette pourriture... en bref, à la fin du film, on a le moral dans les chaussettes et c'est peu de le dire, les personnes les plus fragiles seraient tentés par le suicide... Je n'ai vraiment pas aimé ce film là qui d'ailleurs devrait être interdit au - de 16 ans pour l'aspect psyshologique.
ce qui fait un bon film? c'est que l'on peut le voir et le revoir à l'infini sans jamais se lasser, je n'ai rien à dire sur ce film, sinon qu'il est parfait
Les tons surchargés du grain de l’image et la sophistication exagérée de la photographie ne font pas bien longtemps illusion dans ce nouveau film d’Olivier Marchal. La banalité de l’histoire et des personnages nous afflige d’autant plus que ce "MR-73" se permet l’outrecuidance d’adopter un rythme lent qui n’aurait eu de pertinence qu’à condition que le film ait à parler de quelque chose. Bref un film qui, sans atteindre le stade de la malhonnêteté, n’en reste pas moins maussade et péniblement creux. A éviter.
Un film polar noir tellement poussé à l'extrême qu'il en devient ridicule et caricatural. Les amateurs du genre apprécieront surement. Les autres qui le regarderont avec un oeil critique s'ennuieront et ne comprendront rien à ce film qui n'a ni queue ni tête en rassemblant tous les clichés et poncifs du genre.
J'ai vu ce film avec mon fils, et en dehors des scènes glauques de cadavres mutilés, nous avons quand même bien ri. Scénario prévisible, personnages ultra-caricaturaux, psychologie des personnages surréaliste, ( le serial-killer tueur de femmes est un lâche, quand deux flics le menacent de leurs armes, il devrait s'effondrer en pleurant, cf Bundy et d'autres ), le gentil chez Marchal est toujours mal rasé et a les cheveux sales, le méchant est propre et bien rasé, la fille envoie sa photo à un sadique qui va sortir de prison. Le summum du pathos ridicule est atteint dans la dernière scène, celle du choix du prénom, prétexte pour nous d'un dernier éclat de rire, tant c'était attendu et grotesque. Et puis j'en ai assez de la vulgarité des dialogues inhérent à ce genre de films.