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SociN
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2,5
Publiée le 16 janvier 2025
Le style me fait penser à Rohmer. Des personnages un peu naïfs, très convaincus, sensibles, érudits, sans problème majeur, qui s'écoutent beaucoup parler. La B.O. en plus. L'histoire est mignonne, mais sans grand intérêt. On a tout de même un peu l'impression que Emmanuel Mouret, qui est doté d'un physique assez commun, ne fait des films que pour pouvoir embrasser des jolies actrices, autrement inaccessibles.
Emmanuel Mouret habituellement réalisateur de la délicatesse se perd un peu dans un marivaudage fade et verbeux. Les dialogues sont intéressants mais les répliques semblent ânonnées sur un ton identique, sans variations de voix, quels que soient les acteurs. Malgré un scénario séduisant qui parle d'attachement, de tendresse et de tromperie avec pudeur et respect, on peine quand même à trouver les messages tellement la forme est anesthésiante et niaise, voire insipide.
Encore une oeuvre pleine de subtilité du grand Emmanuel Mouret sur le mécanisme du désir et l'infidélité. Le réalisateur s'y révèle également un excellent acteur qui préfigure un Vincent Macaigne. A déguster sans reserve comme toute l'œuvre de Mouret. Une légèreté qui fait un bien fou dans l'époque où nous vivons.
La perfection pour ce genre de film ! Il faut bien sûr aimer les films français : s'immerger un moment dans la vie des personnages et ressentir avec eux. Percevoir leurs émois à travers quelques dialogues bien écrits et une mise en scène éloquente, et vivre intensément l'instant. C'est un très beau film, qui traite de la passion amoureuse, du lien affectif avec une rare élégance.
Dans ce vodeville, Emmanuel Mouret parle de l'amour, son grand thème de prédilection. Il questionne le désir sexuel, les sentiments amoureux ou amicaux, le mensonge ou la vérité, à travers le regard de plusieurs personnages attachants. Un scénario léché pour un film qui remplit son projet, nous divertir simplement et parler de nous !
La qualité des dialogues ne masque pas l'artifice de l'entreprise. Emmanuel Mouret installe pourtant bien son histoire, avec ses bons mots, en la faisant raconter, bonne idée, par une personne qui en a eu l'écho, donnant ainsi de la tension, son cinéma est malin, mais ici ça vire au fade et ça manque de débordements. L'amour est aussi égoïste, contrairement à ce que nous raconte cette histoire, ou les personnages sont tous animés par le sentiment de ne pas faire souffrir leur conjoint. Cela donne trop de bons sentiments, on y croit pas. Mouret était bon comédien avant de renoncer à apparaître dans ses films, Ledoyen est très moyenne
Le cinéma d'Emmanuel Mouret m'était sorti de la tête. Le constat fait, aussi sec décidais-je d'y reposer mes grolles. Finalement, il ne m'aura pas fallu plus de 5 minutes pour retrouver ce que j'avais laissé en plan plus de 10 ans auparavant. Cet amour des femmes, celles-ci se laissant facilement prendre au piège de la séduction, ces dialogues verbeux complètement décalés, créant parfois d'eux-mêmes des situations décalées, cette obsession des raconter des histoires dans l'histoires et ces baisers qui tombent de partout, à pareille fréquence que les pluies lors de la Mousson. Seulement, le style trouve assez rapidement ses limites. On se laisse d'abord bien prendre au jeu et, le temps passant, l'intérêt s'étiole. Surtout que cela n'est pas aidé par un énorme tendon d'Achille : chez Mouret (à l'exception de lui-même quand il se met en scène), les acteurs les plus convaincants sont ceux que l'on voit le moins. Ici en l'occurrence Julie Gayet, Frédérique Bel et Michaël Cohen. Parce qu'on ne va pas se mentir les gars, Virginie Ledoyen est charmante, mais est aussi bonne comédienne que ne le serait un dé à coudre. Cela dit, car tout est toujours possible, Mouret a réussi à distribuer plus mauvaise encore.
Sur le papier, l’intrigue de « Un Baiser s’il vous plaît » est assez banale. Une histoire d’adultère, celle de deux amis respectivement en couple qui tombent amoureux l’un de l’autre. Qui plus est, au sein de l’éternelle bourgeoisie parisienne chère au cinéma d’auteur français. Néanmoins, le film bénéficie de l’écriture d’Emmanuel Mouret. Certes, la mise en scène est simple, et le parlé parfois trop lustré pour être crédible (s’apparentant davantage à du théâtre intellectualisé qu’à de vraies relations). Mais le réalisateur aborde son sujet sans prétention, avec beaucoup de malice innocente. Tant dans les personnages que le récit, qui se permet quelques emboîtements. Amenant des réflexions pertinentes sur l’adultère et le souhait de ne pas fait souffrir son conjoint. La notion d’amour qui apparait progressivement et peut être cultivé. Emmanuel Mouret fait son numéro de candide hésitant, ce qui ici le met dans des situations romantiques très amusantes. A ses côtés, la part belle est donnée aux actrices. Virginie Ledoyen en meilleure amie dévouée, incapable de reconnaître une passion pourtant évidente, qui va fait chavirer sa vie. Frédérique Bel en petite amie à bon fond. Ou Julie Gayet en inconnue qui réfrène son désir d’un soir. En résulte une comédie romantique intelligente et agréable à regarder.
Un délicieux marivaudage, plein de charme et de subtilité. Il faut se laisser immerger dans cet univers précieux et aux dialogues joliment désuets afin d'apprécier ce film. Il y a du Rohmer, un peu de Truffaut, un peu de Woody Allen et beaucoup de talent et de singularité chez Emmanuel Mouret.
Une excellente surprise : toujours passionnant, tour à tour léger, subtil et émouvant. Les comédiens sont absolument parfaits et semblent avoir pris un plaisir immense à jouer ce très beau texte.
Fan de Mouret et de son univers, très léger, presque sans y toucher. Une sorte de Léaud moins perché et plus drôle (et meilleur comédien). Des films assez légers, rappelant les années 60. C'est généralement fin et spirtiuel, extrêmement bien écrit et ciselé.