Le Coup de l'escalier
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Max Rss
Max Rss

257 abonnés 2 329 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2024
Robert Wise était de ce genre de gars que les studios adoraient avoir sous la main. Très pro, gros bosseur, éclectique, ne refusant jamais ce qu'on pouvait lui proposer et surtout, le plus important, très bon cinéaste. Ce "Coup de l'escalier", c'est en deux parties bien distinctes que ça se passe. La première, la préparation du casse. En terme de de déroulé des événements,, on est d'accord c'est du tout venant, mais quelque chose fait qu'on la regarde avec intérêt : une description sociologique qui vise juste. Puisqu'exposant les problèmes sans pour autant juger et condamner. La deuxième, le casse en lui-même/ Et là les amis, Wise donne une leçon de mise en scène dont la quasi totalité des cinéastes d'aujourd'hui devraient s'inspirer. De plus, une interprétation pas bidon. On voit peu dames Winters et Grahame mais elles sont à la hauteur. Quant à ces messieurs, c'est du tout bon aussi. Ryan, dans son élément, est solide comme un roc. Belafonte excellent et Begley ne l'est pas moins. Un bon gros classique à l'ancienne qui n'est, hélas, pas si facile à voir ou à revoir.
Yves G.

1 856 abonnés 4 064 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mai 2023
Dave Burke (Ed Bigley), un ancien policier corrompu, cherche deux acolytes pour braquer une banque dans le nord de l’Etat de New York. Il convainc Earle Slater (Robert Ryan), un ancien soldat, et Johnny Ingram (Harry Belafonte), un chanteur noir criblé de dettes. Mais la rivalité entre les deux hommes compromet vite la réussite du hold-up.

"Le Coup de l’escalier" est l’œuvre de Robert Wise, un des réalisateurs les plus étonnants de Hollywood. Il tourne d’abord des films de série B, d’horreur, de science-fiction, un western et même un péplum (avec Brigitte Bardot !) avant d’accéder tardivement à la célébrité avec "West Side Story" en 1961 et "La Mélodie du bonheur" en 1965 qui seront l’un et l’autre couverts d’Oscars. Il n’avait guère joué de rôle dans "Le Coup de l’escalier", sorti quelques années plus tôt, un film de studio dont l’initiative revenait à Harry Belafonte alors au sommet de sa gloire.

Dans son "Dictionnaire du cinéma", Jacques Lourcelles a consacré quelques lignes à ce film noir méconnu, dont le sujet est moins l’organisation d’un hold-up ("Quand la ville dort" est son modèle indépassable) que le racisme viscéral de l’un de ses protagonistes. Il parle d’un film sur l’échec, d’une « élégie glaciale », d’une « pavane pour l’agonie de trois losers, de trois has-been saisis dans un univers urbain qui les encercle et les asphyxie ».
C’est l’inconvénient de lire d’autres critiques avant d’écrire la sienne : que peut-on rajouter à celles qui ont déjà tout dit ?
Loïck G.

391 abonnés 1 831 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 septembre 2022
Il n’y a rien de transcendant dans la mise en scène de Robert Wise qui privilégie ici la psychologie des personnages à leurs mouvements de mauvais garçons. On a parlé de film noir, dans l’esprit social et humaniste de l’époque, le racisme étant la pierre angulaire des rapports entre ces trois malfrats, l’un ne supportant pas la négritude de son partenaire. Il est joué par Harry Belafonte très impliqué dans le projet. L’ambiance dans la bande n’est donc pas au beau fixe et Robert Wise ne fait rien pour endiguer ce flot de haine qui ressurgit à plusieurs moments. Au plus fort de l’action, il sera fatal. L’empreinte de ce film aujourd’hui réside peut-être dans son final , avant que le braquage n’ait lieu. L’attente du trio autour de la banque est quasiment filmé en temps réel . La mise en scène cette fois se distingue par ses apartés. Robert Wise les observe les uns après les autres, et laisse filer le temps à travers les artères de la ville où les habitants regagnent tranquillement leurs pénates. Entre chien et loup . Un tableau de peintre… AVIS BONUS Deux spécialistes se penchent sur l'œuvre et son auteur, instructif !
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
soulman
soulman

140 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 janvier 2021
Un chef d'oeuvre du genre, vif, sans temps mort, où Robert Ryan trouve un de ses plus rôles, partagé entre Shelley Winters et Gloria Grahame (excusez du peu !). Il campe un personnage de malfrat sur le retour, dont le racisme aveugle et la brutalité feront échouer toute l'affaire (la scène dans le bar où il est provoqué par un jeune militaire est hallucinante). Face à lui, le jeune Harry Belafonte est étonnant de maturité, particulièrement convaincant (et pour cause) dans la très belle scène du night-club où il chante et joue du vibraphone. La B.O. est d'ailleurs épatante, tout comme le générique et la mise en scène au cordeau du sous-estimé Robert Wise.
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2022
L’ascension et la chute
L’Iris de Questembert a eu la formidable idée de proposer à la programmation (en 35 mm s’il vous plaît) ce petit bijou de noirceur de Robert Wise. Un requiem pour le film noir, avant de passer à autre chose, West Side Story par exemple.
Dehors il fait froid et les rues de New York sont venteuses. Dans le cœur de nos protagonistes, c’est un peu pareil vu qu’ils sont déjà morts. Un ancien flic viré, un crooner de cabaret fauché et un bandit vétéran d’on ne sait quelle guerre s’associent dans l’organisation du casse d’une banque. Bien sûr, c’est l’histoire d‘une fois, un one shot pour résoudre tous les problèmes des uns et des autres. Et bien sûr, ça ne va pas bien se passer.
Le principe du bon film de braquage n’est pas tant de montrer le casse lui-même que les problèmes qui l’ont causé ou qu’il va entraîner. Le principe du polar noir, c’est qu’on n’échappe pas à son destin, surtout si celui-ci mène au cimetière. Ainsi, ce qui compte, c’est moins l’action que la psychologie des protagonistes. Nous tenons là une histoire d’hommes. Voici trois types qui se démènent à vouloir compter. L’un vit avec son chien dans son hôtel miteux. L’autre, abonné aux dettes de jeux, regrette l’absence de son ex-femme qui le méprise. Le troisième n’admet pas que sa nana rapporte l’argent du foyer quand lui ne réussi jamais rien. Or on le sait, la frustration rend con, surtout si on est un homme. Le désir d’ascension sociale de chacun des trois va les mener dans le mur car le crime ne paie pas et surtout car c’était écrit. On ne peut pas réussir quand on s’en croit pas capable. Autour de ces mâles, des femmes émancipées, souvent victimes des névroses de ces messieurs et pourtant compatissantes. Ce vide en eux est à l’image de tous ces plans figés d’une ville creuse, d’un ciel menaçant et d’une eau qui ne sait pas où elle va. C’est sûrement la plus grande force visuelle de ce film de Wise. Il utilise une pellicule infrarouge qui relève tous les contrastes et donne aux plans nocturnes un relief nouveau. A de multiples égards, on pense au meilleur de Michael Mann (Heat et Le Solitaire entre autres), tant à l’image qu’au procédé narratif. Bref, c’est beau. A l’interprétation, c’est nickel. On aimera en particulier la partition d’un Harry Bellafonte qu’on ne savait pas si bon. A ce titre, les scènes chantées au bar sont proprement sublimes (la lumière, le dialogue en champ-contrechamp, l’intervention déglinguée …). Si le suspens final n’est pas forcément à la hauteur, ça compte peu au regard de ces magnifiques portrait d’hommes … et de femmes. A voir et revoir, cette scène de séduction fiévreuse entre le personnage de Slater et la voisine. Électrisant. Pour un chant du cygne, le film noir sème les graines qui feront renaître le genre encore et encore dans les décennies à venir.
Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2016
2 ans avant West side Story , Robert WISE revient au Film Noir dans son mode d'expression originale .On y retrouve d'ailleurs 2 comédiens emblématiques : le fabuleux Robert Ryan et la trop rare Gloria Grahame. Curieux film en vérité dont la 1ere partie (anti) scénarise par le génial (et black-listé) Abraham Polonsky n'est rien d'autre qu'un ultime hommage au genre ou dans un époustouflant grain Noir et blanc gravitent tout en tension, les figures iconiques du Film Noir . La dernière partie, anecdotique et bâclée démontre encore une fois que le genre est avant tout une proposition de mise en scène et une manière de composition,assez éloigné des enjeux du récit.
stebbins

566 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2012
J'ai beaucoup aimé ce film noir de Robert Wise... Le Coup de l'escalier témoigne d'enjeux narratifs particulièrement prenants ; il est d'une efficacité surprenante, bien qu'il faille attendre la fin de la première heure pour que les trois protagonistes se rencontrent enfin. Abordant la question du racisme sans pour autant l'utiliser comme une fin morale Robert Wise développe le caractère de chaque personnage avec un équilibre constant et intelligent. Autre point fort du Coup de l'escalier : sa mise en scène. Qu'il s'agisse des cadrages, des mouvements d'appareils ou de la direction d'acteurs le film ne semble jamais se faire remarquer, bien qu'il soit prodigieusement réalisé ( notamment cette séquence magnifique dans laquelle Ingram offre un tour de manège à sa petite fille...). La dernière partie du métrage, consacré au fameux braquage évoque immanquablement L'ultime Razzia kubrickienne dans sa mécanique hyper-huilée mise à mal par les aléas du destin ( Robert Wise y ajoute quelques frictions relationnelles pour épicer le tout ). Un très bon film, élégant et séduisant.
gjolivier1982
gjolivier1982

71 abonnés 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2012
Belle réussite que ce coup dans l'escalier. Aujourd'hui considéré comme un classique méconnu, le film possède en effet des qualités plastiques, narratives et thématiques de premier ordre. On peut ajouter à cela une interprétation de premier ordre. Si le film n'atteint pas les sommets escomptés, c'est d'abord en raison de sa structure narrative aussi claire qu'efficace il est vrai mais un peu simple. Un film à découvrir.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 180 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 octobre 2020
Ou comment la haine raciale au sein de braqueurs fait foirer leur casse. Lent à démarrer et peu crédible dans le casse avec une fin trop symbolique. Mineur, avec New York en 1959.
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 septembre 2009
Malgré une intrigue un peu usuelle et des détails fantaisistes, Robert Wise sait de quoi il parle et il s'agit là d'un bon polar qu'on prend plaisir à suivre -par ailleurs le scandale de cette enquête policière avec son harcelement moral ses filatures et ses localisations n'ayant pas lieu d'être n'est pas si datée, et il faut dire que H. Belafonte joue un pecno juge & juré des plus amusants...
vince113
vince113

49 abonnés 208 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2010
Une des œuvres majeures de Robert Wise et un joyau du film noir. Le réalisateur fait preuve d'une incroyable modernité : complexité psychologique (chaque personnage est ambivalent et donc profondément humain), violence du propos (pas de compromis dans la noirceur finale), radicalité de la mise en scène (le film est tourné en pellicule infrarouge, créant des images hallucinantes, à la croisée de l'hyperréalisme et du fantastique). Cette histoire de casse est avant tout une radiographie foudroyante des passions et des pulsions humaines, de notre part d'ombre. Et ici, l'homme est son pire ennemi.
Cocobusiness
Cocobusiness

17 abonnés 382 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 novembre 2007
Le coup de l’escalier, 1959, de Robert Wise, avec Harry Belafonte, Robert Ryan et Shelley Winters. Film noir, très noir même, en noir et blanc, et avec un noir, dont la personnalité (chanteur, comédien, militant pacifiste pour l’égalité des droits civiques, très investi aux côtés de Martin Luther King) justifie qu’on s’intéresse à l’œuvre qui a pourtant beaucoup vieillie. Une sombre affaire de braquage de banque avec un ex flic corrompu, va échouer, en raison du manque de confiance entre un blanc et le personnage joué par Harry Belafonte. La fin, explosive, rappelle celle d’un autre film, avec James Cagney, qui se termine dans un incendie dantesque : l’Enfer est à lui, de Raoul Walsh, tourné 10 ans plus tôt.
kinophil
kinophil

23 abonnés 262 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 septembre 2011
Un ex-policier déchu monte une attaque de banque. Il recrute deux complices que tout oppose. L’un est un vétéran de la guerre, raciste, teigneux, brutal qui ne vit que par l’aide financière de son amie. L’autre est un noir, charmeur élégant, musicien-chanteur de bar, joueur invétéré, criblé de dettes.
Film noir antiraciste (!) plus tourné vers l’aspect psychologique que vers l’action et le hold-up : Le braquage est prétexte à la mise en scène de la vie de deux hommes : leur antagonisme, leurs problèmes relationnels, leur motivation à accepter le coup malgré leur réticence initiale (l’un ne veut pas s’associer à un noir, l’autre voudrait se ranger pour reconquérir sa femme).
Pas un film majeur, même si c’est un film culte pour JP Melville (inspiration de la scène du casse du « Deuxième souffle »). Mais agréable et intéressant par certains aspects de la mise en scène (les scènes d’attente), la qualité de l’interprétation, la manière de dessiner les personnages et en ce qu’il évoque de la réalité du racisme aux États-Unis qui commence à être traité au cinéma dans la fin des années 50 et débuts 60’.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 27 novembre 2020
Cela ressemble énormément au film de JOHN HUSTON "quand la ville dort"... mais cela n'atteint malheuresement pas le niveau de ce dernier classique cité. Pourtant le film avait énormément de potentiel. Un casting de premier choix, une description du racisme, la vie difficile des petit gens...mais c'est tout. LE film est assez mal raconté, on se perd dans des scènes dont on se demande qu'est ce qu'elle vienne faire là. On se demande a quoi sert le role de SHELLEY WINTERS.
ROBERT WISE connait très bien son métier de réalisateur, il nous fait de joli cadre originale avec une belle lumière.
Dommage...
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 6 novembre 2019
Le propos anti raciste prend le pas sur le film qui en devient presque chiant. Le racisme c'est comme la nudité , dès qu'on veut rallier le public à son art il suffit d'en parler.
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