J'aime bien l'idée du film de toutes ces mini histoires qui se développent à partir d'une jeune fille morte retrouvée dans la nature. C'est assez intéressant de voir comment cet évènement chamboule la vie de plusieurs personnes et y a des trucs assez intéressants, assez inattendus. Le problème après c'est qu'on voit que pour créer des histoires, parfois les scénaristes ont vraiment gratté comme ils ont pu, complètement piégés par le parti pris de leur film et ne pouvant plus s'en extirper : une histoire juste pour un autre personnage, juste pour une autre partie du film. En gros y a un quand même un ventre mou dans le film, avec des parties vraiment inégales (ce qui est souvent le cas dans ce genre de films avec une succession d'histoires différentes). Bon, après le film est pas inoubliable mais ça reste pas mal.
5 courts-métrage compose ce long. Forcément, ils sont inégales. Si la mère est touchante, et la jeune fille tragique, les 3 autres volets font pâle figure et peuvent même ennuyer...
Film tendance soleil (de Satan), la réalisatrice illumine cependant son film sans concession d'une lumière présente tout au long, par le fond (la narration et la direction des comédiennes) et par la forme (ses cadres et sa photo). Les comédiennes sont TTES impaccables, (Rose Byrne petite nouvelle venue confirme et signe sur ce registre)...On ne sait comment mais la réalisatrice en ne traitant que de la noirceur humaine donne une beauté toute féminine (trop?) à son oeuvre. Un film radical, emplit de talent et d'émotions, de réflexions et de sensations...Certains trouveront le tout diablement difficile à digérer...il suffit de se laisser porter par sa narration fluide et originale pour éprouver le contraire...Un film dur, beau et chose rare, utile...
Un portrait humain aussi triste que réaliste d'un avenir sombre qui emportera avec lui, celui d'autre personnage affecté par la déchéance d'un être. Un jolie tableau qui engendre de belles scénes de désespoire mais également une ambiance pesante et très lourde à digérer.
Bien fait mais très sombre et franchement dépressif, "The dead girl" peut apparaître comme rebutant puisqu’il ne fait qu’exposer sans ménagement cinq situations morales et sociales des plus terribles. Où est l’espoir dans tout cela ?
Un film choral dans la lignée de 21 grammes ou Collision, sans être de la même classe, c'est à dire moins bon. Une historie glauque et désabusée portée par des actrices talentueuses et une réalisation soignée, mais qui pêche par une sur-utilisation du pathos ambiant et un manichéisme exacerbé. (Les femmes sont toutes des victimes, les hommes tous des salauds). A voir mais pas indispensable.
Un thriller sombre et pathétique qui décrit l'univers de 5 personnages autour du meurtre de l'une des cinq. L'interprétation est remarquable et la réalisation originale, mais il manque une lueur d'espoir dans ce film resolument triste. La fin , peut etre trop rapide n'apporte pas vraiment d'intéret car on aurais aimé que ces 5 personnages se recoupent un peu plus.
L'intérêt des segments vis à vis du cadavre n'est pas toujours des plus probants mais tous restent néanmoins intéressant d'un point de vue proprement féministe. Le film forme un canevas plutôt pessimiste, assez sombre sur la condition de la femme. Par contre Il manque sans doute une réelle tension sur certaines séquences.
...Les cinq parties s'imbriquent parfaitement les unes aux autres et l'on sait qu'il y aura un lien entre elles même si cela ne saute pas aux yeux immédiatement. Chaque histoire est d'une force incroyable, décrivant magnifiquement, avec justesse et une belle profondeur psychologique, un portrait de femme détruite par un manque : absence de vie, de soeur, de mari, de fille ou simplement par manque d'amour. Le scénario n'est ni complaisant, ni voyeur, ni juge ni partie, il se contente de nous faire voir un morceau de ses vies détruites avec tact et sensibilité, sans pathos, sans bons sentiments (on est loin de Sans plus attendre !). Les faits bruts nous sont présentés, sans être mis en valeur, au plus près de la vérité. Les sentiments très forts entre espoir et résignation, apportent une belle émotion contenue, qui devant tant de réalisme nous laisse perplexe et dérouté par la réalité d'un certain rêve américain devenu bien loin. La réalisation est sobre, discrète, elle colle parfaitement au sujet, en laissant les personnages en avant, nous impliquant dans ces tranches de vie sans que jamais notre attention ne soit détournée par quoi que ce soit. L'entreprise est donc couronnée par une interprétation exceptionnelle. Chaque segment réserve son lot de surprise et des morceaux d'interprétations mémorables...donc on l'aura compris, un casting de choix au top de la performance, et des actrices toutes absolument merveilleuses. Il y a bien longtemps qu'un film ne n'avait pas remué les tripes comme cela. Les histoires sont fortes, dérangeantes, poignantes, dures. C'est sans concession, noir, avec à peine une petite lueur d'espoir. Dès le départ on est pris à la gorge et la tension ne retombe jamais. La mort est là, partout présente, inéluctable, inévitable. Un grand film. Coup de coeur.
Un long métrage vu sous plusieurs angles, tous autour d'un même point principal. Le jeu d'acteurs et le scénario sont très maitrisés et la fin laisse porter la réflexion. Pas facile à regarder par moment, mais bonne surprise. 14/20.
Servi par un casting quatre étoiles, "The dead girl" ne parvient malheureusement jamais à totalement décollé. Trop sombre, trop lent et manquant de de lien entre ses différentes histoires, le scénario est finalement légèrement décevant bien que l'ensemble demeure absolument regardable.
Le cadavre d’une femme mutilée retrouvée dans les champs va bouleverser le quotidien de cinq autres femmes, toutes ayant un rapport direct ou indirect avec la victime. Second long-métrage pour Karen Moncrieff (pour lequel elle a par ailleurs reçu le Grand Prix du jury lors du 33ème Festival de Deauville en 2007). Alors que la jeune cinéaste pouvait surprendre ou innover, finalement, le résultat n’est pas ce à quoi on pouvait s’attendre. « L’effet papillon » ayant déjà été exploité (de bien meilleurs façons) dans Collision (2005) ou encore Babel (2006), cette fois-ci, le film peine à trouver son rythme, trop long, trop lent, on appréciera néanmoins la mise en scène qui découpe le film sous forme de chapitres, faisant ainsi la distinction entre les personnages ou groupes de personnes ayant un lien avec le drame. On saluera aussi les prestations des nombreuses têtes d’affiches, comme Toni Collette, Rose Byrne, James Franco, Josh Brolin et surtout Brittany Murphy.
Des morceaux de vies, des points de vue différents, tous rattachés plus ou moins proches de cette "dead girl". Des moments inachevés qui nous laissent imaginer un peu plus qui sont tous ces gens et ce qu'on aurait fait à leur place. Un joli film, certes sombre, et avec une belle distribution.
Dans la lignée d’un film comme « Collision », un autre film choral qui voit un moment de la vie d’inconnus se dévoiler autour d’un événement particulier, en l’occurrence la découverte du cadavre d’une jeune fille – « The dead girl »- . Comme dans le film susnommé, le casting est plutôt impressionnant, jugez plutôt : Toni Colette, Giovanni Ribisi, James Franco, Brittany Murphy, Josh Brolin, Bruce Davison, Nick Searcy. Le thème récurant du film est l’enfermement des personnages dans une vie qui les aliène : une fille prisonnière d’une mère malade et acariâtre, une sœur piégée dans le chagrin de ses parents, une épouse dans un mariage malheureux, une mère dans une disparition sans explication et une fille dans une vie de prostitution et de drogue. Bref rien de très réjouissant ! Sauf que parfois une étincelle de lumière jaillit comme dans le regard plein d’intérêt d’un inconnu, dans les bras d’un ami qui vous aime secrètement ou dans le regard d’une petite fille. Néanmoins le film reste sombre, très sombre et les plaies de l’Amérique s’exposent à notre regard sans aucun fard qui viendrai en atténuer la violence. Un film sur les ravages de la solitude et le manque de communication et d’amour entre les êtres dans une Amérique des petites gens de la classe blanche en ce début vingt et unième siècle.