16 164 abonnés
13 121 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 16 juillet 2009
Elle vous dissèque de son regard-scalpel, se dèshabille comme si sa jupe ètait en feu puis vous demande l'air de rien, d'aller tuer son mari...La garce est de retour en 1993! Avec "Last Seduction" du spècialiste du polar John Dahl, on la retrouve cupide, manipulatrice, froide et perverse dans la grande tradition du film noir des annèes 40! Corsetèe dans un tailleur, montèe sur talons aiguilles, Linda Fiorentino a surtout la voix railleuse qui lâche des propos salaces au kilomètre avec une morgue tranquille, pleine de mèpris! Ses insultes tuent (surtout dans un bar) mais plus encore ses dèclarations d'amour! Quand elle murmure "Je t'aime", la garce signe votre arrêt de mort! Ses baisers sont empoisonnès , ses mots tendres piègès! Tour à tour cynique et sulfureuse, dèvoreuse et glaciale, elle jauge les performances de son amant avec une cruditè de garçon boucher et l'initie, avec une habiletè consommèe, aux perversions de l'amour vache! Le film, sensuel et vènèneux, tisse sa toile entre deux coups de thèâtre qui balancent le spectateur de choc en frisson! Un très bel hommage au film noir...
Quel dommage qu’on ait perdu de vue Linda Fiorentino car c’est clairement elle qui fait toute la substance de ce thriller que je trouve très bien ficelé.
Linda fiorentino dans un rôle de femme fatale ignoble de machiavélisme , une intrigue bien tortueuse, et une bonne réalisation de l'un des grands spécialistes du film noir , jon dahl . Brillant.
Si vous cherchez la signification du mot "garce", ce film est un exemple d'un genre de type de femme qu'on peux croiser dans un bar et se laisser emporter par une dame à la beauté vénéneuse qu'on croirait connaitre et qui vous envoute au lit en cachant ses mensonges et ses arnaques, c'est le cas du héros du film joué par Peter Berg, futur réalisateur de "Very bad things" ou "Battleship", jeune homme à la recherche d'une femme qu'il croise, une brune joué par Linda Fiorentino dans son meilleur role au cinéma et dont on n'a plus de nouvelle aujourd'hui artistiquement. A la caméra, c'est John Dahl qui clot en beauté sa trilogie de femme fatale après "Kill me again" et "Red Rock West" avec une héroine à la chevelure ressemblant à Lauren Bacall dans les années 40, un caractère trempé et une silhouette envoutante qui obtient tout ce qu'elle veut par ses arrières pensées. Une bonne intrigue très bien écrite, bien mis en scène, les acteurs sont formidables comme Bill Pullman par exemple. Un film méconnu à découvrir.
En dix ans au détour des années 1990, John Dahl se sera affirmé comme l'un des maîtres du film néo noir. En l'espace de six films, il aura montré sa capacité à reprendre les codes du genre pour les adapter à son époque où une sensualité explicite rivalisait avec un humour qui ne devait en rien gâcher la tension inhérente au genre. Pari difficile que John Dahl a réussi haut la main dans chacune de ses entreprises. "Last seduction" son troisième film doit beaucoup à la beauté incendiaire et peu conventionnelle de Linda Fiorentino qui connaitra une courte période de gloire grâce à ce rôle très haut en couleurs. Juste après le terrible flop que fut "Jade" (1995) de William Friedkin; un autre rôle sous la houlette de John Dahl ("Mémoires suspectes" en 1996) ne parviendra pas à relancer sa carrière qui doucement d'étiolera jusqu'à la fin des années 2000. Elle brille néanmoins de mille feux dans "Last seduction" où femme de caractère, elle dépouille son yuppie de mari (Bill Paxton) du magot qu'il vient de chiper à des trafiquants de drogue spoiler: après qu'il a eu la mauvaise idée de la gifler pour lui remettre les idées en place. S'ensuit une planque dans une petite ville sur la route de Chicago où elle dévergondera un bureaucrate (Peter Berg) entre autres péripéties qui la conduiront à vouloir se débarrasser de son mari qui a rapidement embauché un détective pour récupérer les 70.000 $ envolés . Le scénario écrit par Steve Barancik enfile certes les invraisemblances pour parvenir à son twist final en pied de nez mais peu importe car Miss Fiorentino qui ne respecte rien incendie l'écran pour notre plus grand plaisir. Un film malin devenu culte qui n'est sans doute pas le plus aboutide John Dahl mais dont l'originalité nous fait regretter de voir ce réalisateur si prometteur aujourd'hui cantonné dans la réalisation d'épisodes de séries télévisées ("Californication", "Dexter" ,"True Blood", "Vampires Diaries", "House of Card").
Le rôle principal est parfaitement tenu et apporte beaucoup à l'ensemble, la comédienne faisant impeccablement son travail de bout en bout. Les seconds rôles sont moins bons tout comme le scénario qui tombe au milieu du film dans une histoire tournant en rond et manquant de rythme, de tranchant. Malgré pas mal de bons moments, on a tendance à lâcher prise et la musique, plutôt bonne, endort légèrement alors qu'on aurait aimé qu'elle amène du dynamisme ou de l'intensité !!
Ca ne bouge pas des masses. Les acteurs jouent normalement, sans plus. Il n'y a rien à se mettre sous la dent, la mise en scène, le scénario, le rythme, tout est soporifique, conventionnel, sans enthousiasme, sans passion, bref : C'est creux ! On est proche du vide intégral dans le film. Il ne s'y passe rien d'intéressant, rien de divertissement. Les dialogues n'ont rien d'alléchant et le coup du téléphone à la police et de la localisation de l'appel en même pas 20 secondes... "lol".
6 189 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 19 avril 2021
Plus l'on regarde ce film et plus les trous dans l'intrigue sont évidents. Chaque personnage est décrit comme un idiot alors que Fiorentino est intelligente et belle. Un exemple un détective privé est engagé pour la garder sous surveillance et il sait qu'elle est dangereuse. Elle lui offre des biscuits et il est tellement stupide et glouton qu'il les mange et elle se barre. Pourquoi l'idiot de détective qui connaissait son adresse n'a-t-il pas simplement contacté la compagnie de taxi et découvert quel chauffeur l'avait prise à cette adresse à cette heure-là et demandé au chauffeur où elle était allée. Non seulement les personnages sont décrits comme des idiots mais le réalisateur pense que le public est stupide et idiot aussi. Fiorentino joue le rôle d'une personne qui pense qu'elle est plus intelligente que tout le monde. Cela ne fonctionne que lorsque ce personnage est vraiment plus intelligent que tout le monde. Et cela nécessite aussi une intrigue intelligente. Au lieu de cela les rebondissements dépendent tous du fait que les autres personnages agissent de manière incroyablement stupide. Si Last Seduction avait été un peu plus léger il aurait pu être supportable. C'est l'un des films les plus irritants que j'ai eu le malheur de regarder depuis longtemps...
Hommage à l'ambiance de polar des films noirs, l'intrigue se pare de davantage de solidité et de crédibilité en suivant le parcours criminel d'une manipulatrice obsédante campée par une fascinante Linda Fiorentino. Jeu de faux-semblants et de retorses pensées, la narration se pare de volutes sensuelles, perverses, jubilatoires par cette course-poursuite à distance entre deux anciens partenaires devenus antagonistes. En respectant ses codes génériques le récit demeure assurément classique, jusque dans certains stéréotypes musicaux, psychologiques (avec l'opposition des milieux citadins) ou de mise en scène - mais les utilise assez habilement. Fort plaisant, jusque dans son ultime soubresaut...
Je ne sais pas si Linda Fiorentino est « belle ». Ce qui est sûr, c'est qu'elle est follement sensuelle, sexy, charismatique, bref tout ce qu'il faut pour ce rôle de garce intégrale rappelant manifestement celles de la grande époque du Film noir. Sur une trame rappelant vaguement celle du « Facteur sonne toujours deux fois » (en un peu plus outrancier), John Dahl livre un polar efficace, peut-être un peu long mais au suspense plutôt bien mené, maîtrisant les codes de manière assez classique tout en y ajoutant un côté (très) légèrement trash et volontiers cynique pour emporter l'adhésion du spectateur. Ça n'est pas suffisant pour en faire un parangon du genre (le schéma reste dans l'ensemble assez classique et donc sans réelle surprise), mais cela reste suffisamment astucieux, amorale spoiler: (le dénouement est à ce titre réjouissant) et bien pensé pour que l'on y trouve son compte, Peter Berg (oui, le futur réalisateur de « Deepwater »!) et Bill Pullman jouant les faire-valoir avec un plaisir manifeste. Dommage que l'actrice fétiche de Dahl n'ait pas eu plus souvent l'occasion de démontrer son pouvoir d'attraction, le cinéma y aurait sans doute gagné quelques bons films.
Une musique omniprésente qui nous donne envie d'avoir la covid, un jeu d'acteur digne des pires films. Je lui mets 1 étoile pour respecter le courage des réalisateurs d'avoir réalisé ce film.