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Robin M
84 abonnés
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1,5
Publiée le 15 février 2011
Un film saississant qui un un peu perdu de sa superbe avec le temps mais reste toujours remarquable. Jean Gabin signe ici une prestation incroyable. Le réalisateur retrouve 3 ans après le mythique "Quaie des brumes" son acteur qui tenait aussi le premier rôle. Michel Carné filme avec une puissance l'histoire de cet homme qui se tue par amour et tue également par amour. On suit l'histoire dans une france ouvrière de l'aube des année 40. le film est donc aussi un enrichissement dans un plan historique et culturel. Le plaisir du noir et blanc et de cet image qu'on retrouve uniquement dans les anciens films rajoute une consistance au film. Un film interessant et saissisant !
Jean Gabin a bien été le grand interprète du prolo français dans les années 30, avec toute la mouise et la désillusion qui vont avec. Voir les décors de Trauner reconstituant une banlieue industrielle et ouvrière de l’époque est fascinant quand on a vécu près de Saint-Ouen en 9-3. Peu de films ont osé aller aussi loin dans la désespérance sans concession. Après « Pépé le moko », c’est le deuxième film où je vois Gabin jouer un suicide. Grand film cafardeux, avec une construction en flash-back, où les objets servent de base à remémorations, de liens hyper-scènes en quelque sorte, à la suite de la madeleine de Proust.
Pas emballé par ce film. Une histoire d'amour contrariée, comme d'hab j'ai envie de dire. Les flashbacks sont mal mis en évidence, mais comme nous ne sommes pas de gros neuneux on s'y retrouve quand même assez vite. Gabin éclabousse le film de sa classe, comme toujours, mais cela ne suffit pas à sauver le film. Du moins en ce qui me concerne, car j'ai bien conscience qu'en mettant zéro étoile je vais à contre-courant de l'orthodoxie cinéphilesque, et que je prête le flanc à la critique. "Le jour se lève" n'en reste pas moins un monument incontournable du cinéma français, à voir au moins une fois dans a vie.
L'ouvrier François tombe amoureux d’une midinette fleuriste, mais celle-ci est sous la coupe de Valentin, un dresseur de chiens mythomane qui va rompre avec Clara, sa partenaire de scène. Troisième collaboration entre Carné et Prévert et second mélodrame. On retrouve les mêmes qualités et les mêmes défauts que dans « le quai des brumes » : De bonnes scènes (entre Arletty et Gabin, et entre Gabin et Jules Berry), des scènes sur jouées, des scènes d’une naïveté touchante (le don de la broche), des scènes ridicules. Le scénario est benêt avec toutefois quelques bonnes idées, les dialogues souvent intéressants, mais parfois ampoulés. Le film tient grâce aux acteurs : Berry qui campe un étonnant personnage de raté pervers adepte de l’autocritique, Arletty en femme désabusée, meurtrie par la vie et les hommes, et Gabin, à l’aise dans son personnage d’ouvrier généreux et naïf. Le choix d’une production en séquences de flash-back successives était risqué, en ce qu’il désamorce le suspens et contraint à des transitions difficiles ; il est assez réussi. A voir comme un témoignage d’un réalisme poétique qui ne tournait les films qu’en studio, mais par moment savait émouvoir et charmer.
Certes ce film n'est pas exempt de défauts : Gabin en fait parfois trop, l'histoire est classique, certains dialogues finalement décevants. Mais le film prend bien cependant, grâce aux jeux de lumière (un très beau noir et blanc), à Arletty, à Gabin quand il ne surjoue pas, et à Jules Berry vraiment très impressionnant (il est également le seul à avoir des répliques dignes de ce nom). On aurait aimé voir ces personnages évoluer dans un scénario un peu plus fouillé, mais ce film est à voir comme une leçon de réalisation... même si je conseillerai plutôt drôle de drame.
Grand classique du cinéma français, ce statut n'est au final en rien dévolu, encore moins aujourd'hui. Car Carné frappait une nouvelle fois très fort ici, au travers d'un récit très simple mais poignant, magistralement réalisé, tant par les trouvailles visuelles que l'émotion se dégageant de l'ensemble. Car c'est un film d'abord à dimension humaine qui nous est présenté ici, proche du peuple, très ancré dans une réalité sociale difficile à admettre... Ce qui impressionne le plus c'est la manière dont Carné a réussi à rendre son film fascinant, par des détails toujours habilement ajustés, une lumière toujours dans le ton très grave de l'ensemble... Et le texte, d'une puissance rare, déclamé brillament, Gabin faisant du Gabin plutot bien il est vrai, mais définitivement éclipsé par Jules Berry, qui nous régale une nouvelle fois par ses performances dont ils avaient vraiment le secret. Bref, un classique intemporel, un chef d'oeuvre absolu du septième art : il n'y a alors plus grand-chose à ajouter...
Une perle du cinéma français à l'époque où l'on savait faire des films. Des acteurs inoubliables et magnifiques sur des dialogues de Prévert. Que dire de plus! L'un des meilleurs fims français.
Quand on voit un film avec Gabin, souvent l'on commence à se dire "ah, oui Gabin", et oui force est de reconnaitre que c'est un comédien, un vrai comédien capable de faire passer des émotions fortes et intenses dans un film ou sur une scène. Ainsi, Carné signe un grand film en partie grâce à la présence de l'un de ses acteurs fétiches d'avant-guerre. C'est dans la sène où Francois est à sa fenêtre et qu'il s'écrit envers tout le monde avec sa colère que l'on ressent le personnage de François, ce qu'il peut vivre dans cette chambre qui se referme de plus en plus sur lui. Outre, l'interprétaion de Gabin, on ne peut oublier Arletty et les autres... Cependant, la beauté du film demeure également sur le fait de la mise en scène. Carné réussie avec une grande maitrise des flash-back qui nous font découvrir petit à petit la vraie histoire de François
Carné livre son chef duvre, meilleur encore que ses enfants du paradis. ( ) Deux ans avant Citizen Kane, c'est véritablement Le film qui a tout changé.
Un grand film, un chef-d'oeuvre, mais pour le voir soyez en forme, car il vous laisse sans voix et a tendance à vous déprimer pendant plusieurs jours. Jean Gabin excellent au-delà des mots, et un scénario au dénouement inéluctable..
Ce film est remarquable. Carné nous offre ici un pur moment de poésie sous des dialogues de Prévert mémorables ("est-ce que j'ai une geule à faire l'amour avec des souvenirs!" est une réplique d'Arletty que l'on ne peut oublier, au même titre que "Atmosphère, atmosphère, est-ce que j'ai un gueule d'atmosphère !... " qu'elle sortira avant dans "L'hôtel du Nord" du même rélisateur). En plein dans le réalisme poétique, ce long métrage ne peut que vous toucher. Jean Gabin joue à la perfection et Jules Berry est au sommet de son cynisme. Les décors créés sont simples mais beaux. Bref un chef d'oeuvre du cinéma classique...