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JoeyTai
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3,0
Publiée le 15 septembre 2018
Un tueur en série sévit en Louisiane. Un policier mène l'enquête. Les décors sont particulièrement bien exploités (bayous, brume, maisons délabrées après le passage de l'ouragan Katrina...). Tavernier a su créer une atmosphère mystérieuse, inquiétante, avec des apparitions surnaturelles surgies du passé. Cela dit le film n'est pas une réussite. Plusieurs éléments s'emboîtent mal entre eux. Je n'ai pas saisi le lien entre le meurtre de 1965 et ceux qui viennent de se produire. Quel est le rôle exact de Balboni ? L'enquête est alambiquée, pas palpitante, avec des éléments périphériques qui certes créent une atmosphère, mais désorientent et nuisent à la progression de l'intrigue. Heureusement Tommy Lee Jones est excellent et sauve l'ensemble.
Film un peu trop brouillon à mon gout. Film sauvé par la seule présence de Tommy lee Jones toujours aussi fringuant et charismatique. Toutefois les parties de film avec le général sont un non sens et décrédibilise le scénario. On s'éloigne de l'enquête initiale. C'est dommage
B. Tavernier a réalisé un vieux rêve en tournant aux USA et en adaptant un de ses romans favoris. Il s'est offert un bon casting, il a soigné sa mise en scène, a tourné dans des décors naturels et... le résultat est à la hauteur de son talent. Dommage que les distributeurs ne l'ait pas sortit en salles aux USA. Tout d'abord, il y a un T. L. Jones énorme, escorté par des 2nds rôles solides et l'intrigue, pour tortueuse qu'elle soit de prime abord, se résout au final de façon assez simple. Mais la mise en scène de Tavernier, élégante et vivante, arrive à nous tenir en haleine même si les quelques éléments fantastiques rendent le tout un poil invraisemblable. Un polar sombre, humide, teinté de blues, magnifiquement éclairé et qui bénéficie de l'excellente musique de M. Beltrami. D'autres critiques sur
Une enquête policière parmi tant d'autres, à l'exception que celle-ci se déroulera dans un cadre atypique (celui du bayou), mais malheureusement pas assez mis en valeur dans cette réalisation. "Dans la brume électrique" n'arrive pas à trouver son charme, malgré le travail honorable du cinéaste et de ses acteurs. Après son blues du Mississippi en 1983, Bertrand Tavernier retourne sur ces décors et s'empare d'acteurs américains prestigieux (Tommy Lee Jones, John Goodman & Peter Sarsgaard), pour livrer un polar au scénario classique et au dénouement banal. L'atmosphère est présente dans cette énième traque au tueur en série, mais le film oubliera de surprendre en quoi que ce soit.
« Dans la brume électrique » est un surprenant thriller Franco-Américain signé par Bertrand Tavernier en 2009. On y suit l'enquête d'un policier de campagne, fatigué mais tenace, qui tente de démasquer le meurtrier d'une jeune prostituée dans les bayous de Louisiane. L'ambiance étouffante et malsaine qui se dégage des marécages est encore appuyée par un rythme volontairement lent qui met le spectateur presque mal à l'aise. Quelques touches de fantastique assez étonnantes (et qui n'aident pas forcément à la compréhension) compliquent un peu le scénario, qui n'est déjà pas facile à appréhender. Ceci dit, Tommy Lee Jones fait le job avec une réelle conviction et emporte facilement l'adhésion malgré un doublage français totalement ridicule (en tout cas sur mon DVD). Au final, il faut bien reconnaître que Bertrand Tavernier parvient à réaliser une œuvre riche et intéressante qui sort assez largement des sentiers battus... A découvrir !
Dans ce polar noir, tiré du roman de James Lee Burke, on perçoit bien l’amour pour le cinéma américain de Bertrand Tavernier. À aucun moment, si on ne le sait pas, on ne peut deviner que le réalisateur est autre chose qu’un réalisateur américain. À la rigueur l’absence de fusillades et de scènes d’actions peut étonner, mais cela reste un indice mince. Tavernier retranscrit bien les codes du roman noir à l’image, avec cette Louisiane aux décors délabrés aux personnages ambivalents, souvent antipathiques, dans la chaleur moite du Mississippi où les fantômes du passé ségrégationniste ne sont pas encore vraiment enterrés. Tommy Lee Jones semble être Robicheaux plus qu’il ne l’interprète et la voix off qui exprime son état d’esprit nous plonge avec subtilité dans l’ambiance du roman sans tomber dans l’effet appuyé. L’histoire, réactualisée dans le contexte d’une Louisiane post-Katrina, ne sombre pas dans des stéréotypes avec des coupables trop évidents et préfère se glisser dans des conflits où les salopards le sont parce qu’ils sont justes des personnages banals. Un polar sombre dans une ambiance chaude et lumineuse où Tommy Lee Jones traîne son cynisme bourru à la recherche de la vérité pour laquelle il est prêt à faire quelques entorses à la légalité. Un très bon polar qui ne sombre jamais dans la caricature ni dans les effets faciles et nourri d’une ambiance musicale dépaysante. À voir absolument.
Je suis septique car autant les personnages, l'histoire, le rythme, le son, les paysages, etc... sont maginifiquement mis en scéne mais alors j'ai encore du mal avec ce rapport au générale... ce dernier point me reste dans la tete malgré un avis ultra positif sur ce film... sinon, Tommy l j est de plus en plus hallucinant dans ces prestations, l'age aidant peut être mais quelle réussite.
Bon moi les histoires où le passé est encore présent, il est parmi nous etc etc, c'est pas forcément ce que j'aime. Et c'est d'ailleurs ce que j'aime le moins dans le film Dans la brume électrique. Par contre j'aime le reste. J'aime l'ambiance de cette Louisiane dévastée qu'arpente Tommy Lee Jones, j'aime la façon de filmer de Tavernier qui fait de cette terre presque une terre mystique et mystérieuse et qui y ajoute une enquête (un peu ratée par moment, mais bon, tant pis) bien réelle et qui semble en complet décalage avec l'atmosphère presque irréelle qu'il a insufflé à sa Nouvelles Orléans. Car Dans la brume électrique est un vrai polar. Mais pas un polar de seconde zone, non. Je pense que Tavernier a fait plus que se "payer son film américain" en tournant Dans la brume électrique, il a signé un film très américain sans pour autant s'effacer complètement.
Quand Tavernier s'essaie au film noir américain, cela donne un bon film... mais sans plus. L'apathie et la confusion règne en maître et finit par prendre le pas sur le scénario et la mise en scène. Qui plus est, le grand Tommy Lee Jones ne semble pas véritablement concerné par ce que Tavernier veut lui offrir. Du coup, en vrai professionnel qu'il reste, le grand Tommy Lee s'en tire le plus souvent par des pirouettes plutôt que par de grands numéros d'acteurs. Tavernier est loin de ses plus belles oeuvres, de "Capitaine Conan", "L627", ou du "Juge et l'assassin"...
Vu en VOST, un thriller/polar de qualité plutôt médiocre... En effet, l'enquête (ou devrais-je plutôt dire les enquêtes) avance trop lentement, la faute probablement à une mise en scène un peu molle et à des comédiens qu'on a connus plus inspirés (ici, ils se répartissent en deux catégories: soit ils n'en font pas assez, soit ils en font trop...). Bref, j'ai eu la vague impression d'assister à un épisode mou du genou de "Derrick". En outre, on observe tout le long du film un certain penchant gênant pour les incohérences et autres facilités en tout genre (par exemple, la première rencontre entre Dave et Elrod Sykes). Cependant, "Dans la brume électrique" n'est pas exempt de qualités. Premièrement: son ambiance, poisseuse à souhait. La photographie est froide, l'atmosphère lourde (en même temps, les marécages, pas évident de faire autrement). Bref, on est vraiment dans le vif du sujet, si j'ose dire. Les meurtres sont quant à eux plutôt glauques (grâce, notamment, au hors-champ). Deuxièmement: la musique, qui contribue à nous immerger véritablement au coeur même de l'intrigue. Mais ces qualités ne sont rien comparés aux (trop) nombreux défauts qui entachent le bon déroulement du film.
« Dans la brume électrique » de Bertrand Tavernier (2009) est un film bien singulier. Au fin fond de la Louisiane, le détective Dave Robicheaux (Tommy Lee Jones), peu empathique mais déterminé, est sur les traces d'un serial-killer agressant de façon sadique de très jeunes péripatéticiennes. Assez curieusement épaulé par un agent du FBI, Dave va rencontrer Elrod Sykes, une star hollywoodienne qui tourne un film produit avec le soutien financier de la fine fleur du crime local, Baby Feet Balboni. Elrod raconte alors à Dave que lors d’un repérage dans un bayou, il a vu le corps décomposé d'un esclave noir enchaîné... et c’est là que ce film policier qui débute un peu comme un film de Clint Eastwood, dérape car ce crime remonte à plus de 20 ans : le présent et le passé vont se télescoper dans la tête de Dave avec des histoires de revenants, d’un général confédéré qui avec une béquille erre dans les marais et le « conseille »… et nous de perdre le fil de cette enquête bien brumeuse avec une voix-off qui finit par être soporifique peut-être du fait d’un mauvais doublage ? Certes on peut admirer les paysages de la Louisiane encore dévastée par l’ouragan Katrina (2005) et la bande musicale qui est de qualité mais après près de 2 h de film, on reste vraiment sur sa faim !
Au coeur du bayou de Louisiane, le shérif local (Tommy Lee Jones) enquête sur le meutrre sauvage d'une jeune prostituée. Premier suspect aux yeux du dénommé Dave Rochebeaux: un ami d'enfance. Adapté d'un roman de James lee Burke, le film de Bertrand Tavernier est un polar à l'ancienne, hommage peut-être au cinéma américain qu'il aime, à travers une intrigue tout en détours, voire digressive, et qui évoque même, fugitivement, quand le shérif s'exprime en voix off, la série noire façon Bogart. Le sujet est cependant moins classique qu'il y parait; il est même quelque peu déroutant lorsqu'au mystère initial s'en greffe un autre, résurgence d'un meurtre raciste commis jadis. Puis, surtout, on entre avec Rochebeaux dans un genre fantastique assez abscons spoiler: -hallucination ou vrai fantôme de général sudiste?- sur un territoire comme maléfique qui a généré tant de violences, jusqu'au récent cyclone sur la Nouvelle-Orleans. Cette bifurcation inattendue n'entame pas l'intérêt qu'on prend aux investigations du shérif et à l'énigme criminelle.
J'ai trouvé ce film assez spécial. Le scénario concernant l'enquête est très bon. Tommy Lee Jones et John Goodman sont excellents. Les décors de la Louisianne et cette ambiance pesante est bien reconstitué. Là où j'ai eu du mal, c'est lorsque le film se lance dans les hallucinations du personnage principal. Je ne savait plus ce qui était vrai ou non et ça destabilise un peu. De plus, la fin avec la photo (un petit clin d'oeil à shining peut être?) n'arange rien à la compréhension de ces scènes d'allucination. Il y a un autre point négatif pour moi, c'est la voix off. D'habitude j'aime beaucoup son utilisation mais là, j'ai trouvé ça absolument inutile et pénible. J'avais l'impression d'être dans un épisode de Nestor Burma. D'autant plus que la voix française de Tommy Lee Jones est affreuse. Au bout de 30 minutes, j'en pouvais plus, je suis passé en VO et c'était nettement mieu. Au final, j'y ai trouvé un film qui se laisse suivre mais sans plus.
Un film policier qui tire grande partie de son atmosphère tiré du roman dont il est adapté ( ne l'ayant pas lu, je n'évoquerai toutefois pas la qualité de l'adaptation mais le film lui même). Le cadre de la Louisiane, terre dévasté par l'ouragnan Katrina, confère parfaitement à cette atmosphère désabusé, étrange et trouble qui habite l'oeuvre. Elle permet de rehausser la qualité d'une intrigue que je n'ai pas trouvé particulièrement passionnante. Des rebondissements bienvenues permettent toutefois de relancer l'intérêt du récit. De même, certaines scènes oniriques et étranges donnent au film une dimension plus mystiques et ouvrent des perspectives. L'essentiel du film repose sur les épaules de Tommy Lee Jones qui compose à nouveau un personnage de policier. Loin de lasser dans ce type de personnage, il délivre à nouveau une interprétation extrêmement solide et entraîne le spectateur avec lui dans les méandres de cette enquête. Les personnages secondaires ne sont pas pour autant délaissé à l'image de John Goodman, parfait dans le rôle d'une vraie pourriture. Cet équilibre montre que Bertrand Tavernier a gagné son pari en réalisant ce film aux Etats-Unis avec des acteurs américains. En effet, il ne s'est pas laisser dépasser par ses acteurs et les financiers pour délivrer ce film policier appliqué qui trouve toute sa cohérence dans sa filmographie. Pour moi, il manque toutefois un peu de suspense et de dimension dans le récit pour qu'il rejoigne le rang des grands films du genre.