J'ai retrouvé dans ce film une ambiance à la "mystic river". Le côté électrique lorgne plutôt du côté moite. Et j'aime la façon dont le policier avance dans son enquête. En solitaire et avec conviction.
Bertrand Tavernier pose ses bagages aux Etats-Unis pour un polar dans le fin fond du bayou. Style et ambiance proches des Films noirs de la grande époque. Deux qualités principales émergent de ce long métrage : Les deux acteurs principaux que sont Tommy Lee Jones et… le Bayou. Le reste n’est pas mauvais mais plus anecdotique. C’est d’ailleurs le problème de ce film qui ne propose finalement pas grand-chose de croustillant et de surprenant à se mettre sous la dent. Cette enquête policière se suit sans passion et sans tension. Pas mal mais malheureusement oubliable.
Un polar atmosphérique baigné de blues, au récit mystique à tiroirs, soutenu par la belle mise en scène de Bertrand Tavernier et l’interprétation sobre de Tommy Lee Jones.
Après une carrière déjà prolifique, B. Tavernier s'offre l'expérience américaine et un casting hollywoodien solide. cette enquête trouble est posée au cœur des marées de la Louisiane, menée par un flic aux pratiques peu orthodoxes et confère une ambiance particulière. Pour autant, la narration, certains dialogues et situations confuses n'apportent pas toujours de contenu avec le fond de l'intrigue. Un polar moyennement convaincant.
Un grand Tavernier ! Superbe polar où s’intègre sans heurt un brin de fantastique et de métaphysique. Avec une mise en scène brillante, une photographie grandiose, des dialogues accrocheurs et une interprétation parfaite de tous les acteurs. Ajoutons une B. O. qui swingue. Nous voilà devant un film complexe, intelligent et captivant, enchanteur pour l’œil, avec l’ambiance inimitable que sait créer Tavernier. Du grand cinéma américain réalisé de main de maître par un Français.
Un solide polar, emmené par le magistral Tommy Lee Jones. Dans les bayous de Louisianne rôde un tueur en série qui tue des jeunes femmes. Tommy Lee Jones mène l'enquête qui ravive des souvenirs traumatisants. L'atmosphère de cette Amerique sudiste, ancien bastion esclavagiste, est prenante. Le racisme est encore assez présent. On y retrouve aussi l'excellent John Goodman en chef mafieux arrogant. L'enquête est prenante et tient bien la route.
Oui Bertrand Tavernier a du talent, oui c'est un réalisateur sachant faire pluralité, dans un même film, d'auteurisme et de spectacle (L.627, Capitaine Conan), oui un talent classique et contemporain se mêlent dans ses films, non son dernier ouvrage n'est pas celui que la scène critique encense. Passé l'an 2000 Bertrand Tavernier n'a pas perdu de sa ferveur sincère face au cinéma, non, il a juste perdu un ton, mais cette perte est sans doute plus du à un cinéma changeant ou le sien, celui des années 70 à 90, n'a plus lieu et surtout, hélas, de place. L'acide cinématographique par son fond n'est hélas plus à verser aussi subtilement. On "dénonce un peu moins". Alors Tavernier essai de rester sincère mais son dernier sujet était trop imposant et fin pour faire figure de film bien tenu. A trop vouloir brasser de genres, d'ambiances, d'histoires, il nous perd lui même dans cette brume du bayou on nous restons les bottes enfoncées sur des séquences trop souvent glissantes. Monté et mixé à la machette le film perd une deuxième fois un rythme jamais élevé sur le plan narratif. Le fond est pourtant bien là, mais il aurait sans doute fallut un film plus long, le paradoxe s'inscrit alors puisque c'est le défaut principal de film, non pas sa lenteur mais sa longueur. On peut alors en déduire que c'est par péchés d'envie et d'excès que Tavernier ne réussit à séduire. Le casting est présent (Jones à souhait (verbal), Goodman en profusion (vocal) et Sarsgaard en addition (banal)) mais ne sort jamais la tête de l'eau. Oui, les métaphores sont là, oui on comprend un alcoolisme passé rampant sans pour autant le souligné (merci) mais était-ce utile de sabré une conclusion à la va vite? non, mal expliquée (on aime parfois nous faire comprendre plus que nous faire voir) mais trop embrumée. Le tout clos sur un plan final fantastique des plus ridicule (on l'avait cependant vu venir) et improbable nous achève et nous plante dans la brume de notre déception. On aurait aimé l'aimer, on aura
Un bon Tommy Lee Jones dans une Louisiane après ouragan dans une brume pourtant l'histoire qui est une énième chasse au tueur en série est classique sous ses allures des usa profonds. Le film est bien rythmé, il y a bon nombre de personnages et l'effet de la brume donne un aspect supplémentaire mais à moins de se complaire de ces atmosphères glauques c'est d'un intérêt moindre malgré de bons acteurs et aussi un peu à cause de cela.
Porté par une ambiance poisseuse, à l'image des bayous de Louisiane, par un faux-rythme assez prenant, et surtout par l'interprétation de Tommy Lee Jones, Dans la brume électrique s'avère être un thriller assez fascinant, non pas par l'intrigue principale, mais surtout par les incursions dans le domaine fantastique. Une expérience assez bizarre mais marquante.
Deux meurtres séparés de trente ans avec le même flic témoin du premier et enquêtant sur le deuxième. Et si les deux affaires se rejoignaient? Un film de genre captivant grâce à la réalisation de Bertrand Tavernier qui arrive à la perfection à nous balader dans une peuplade de personnages loufoques allant des habitants du bayou, aux acteurs hollywoodiens tournant un film, aux trafiquants limites mafiosos etc L'image est belle et les hallucinations de Tommy Lee Jones se mariant à la réalité très naturelle. Un film policier, mâtiné d'esprit western, et proche des frères Cohen... Un film qu'il faut découvrir et qui en surprendra plus d'un. Bonne scène finale.
Un thème accrocheur, polar ambiancé Louisianne, un réalisateur français reconnu pour une première américaine, une star pas trop flashy mais de qualité pour porter le tout, tous les ingrédients étaient là pour faire un grand film. Quelle tristesse de voir qu'on n'y arrive pas. Ce n'est pas la faute des acteurs, hormis le pourtant excellent John Goodman qui cabotine un peu trop, pas non plus celle de la photo et de la musique, magnifique, ce qui pêche, et qui gâche l'ensemble, ce sont le scénario, qui n'assume pas sa part de fantastique, et le rythme du film, qui endort et apporte l'ennui. Le bilan est négatif car même si le film dispose de nombreux atouts, le spectateur ne le vit pas, ne les ressent pas. Et vu de l'extérieur, il ne peut adhérer à cette histoire trop banale, dont le côté surréaliste fait bouche trou scenaristique tout en amenant de la confusion. L'ambition était là, pas le résultat.
Amoureux de l'Amérique et de son cinéma, Bertrand Tavernier a choisi de rendre hommage à l'un des plus grands livres de James Lee Burke, "Dans la Brume Electrique". Fidèle à l'univers du romancier, Bertrand Tavernier parvient à construire son film à partir d'un rythme particulier, bien servi par les paysages du bayou de Louisiane (à noter l'excellente photographie et le travail sur le décors des villes américaines). Tommy Lee Jones est assez bluffant dans le rôle de David Robicheaux dont les caractéristiques sont bien présents (notamment les cauchemars qui le caractérise et qui reviennent sur l'Histoire de la Louisiane et des Etats-Unis : la guerre de sécession, l'esclavage et le racisme). On pourra cependant regretté un choix artistique de Tavernier, celui de centrer son film sur la psychologie et les relations entre les personnages plutôt que de s'appesantir sur l'intrigue policière développé dans le roman de Lee Burke.
Un tres bon thriller envoutant dans la Louisiane reculée sur un fond musical blues country. Des acteurs parfaitemebt dans leurs rile. Deux heures de plaisir. Bravo a Bertrand Tavernier qui apporte au film hollywoodien une profondeur dont il manque parfois.