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Un visiteur
2,0
Publiée le 7 septembre 2015
C'est un gros trip qui mélange tout ce qui ne va pas ensemble: délinquants par Kassovitz avec Cassel, musique d'Isaac Hayes sur fond noir et blanc...je n'ai rien trouvé d'esthétique, ni rien de touchant. J'ai du mal à saisir l'intérêt même du film qui est bancal, le scénario ne tient pas debout. Je ne comprends pas qu'un jeune délinquant qui fait tout pour tuer un policier, je ne comprends pas sa naïveté à certains moments et ses choix. Ça sonne comme si elle voulait être reconnue en tant que "bon copain" pour vengeance mais c'est tout l'inverse qu'elle fait dans les actes. Le côté noir et blanc n'a également aucun sens, assez beau dans le fond mais de mauvais goût par rapport à l'ambiance tragique du film. Bref du Kassovitz, sûrement un film qui ne peut être compris que par de gros intellos, au vue de sa prime au festival de Cannes....
Voilà un film qui me semble bien hétérogène. Commençons par tout ce qui peut défendre le film. On pourrait remarquer tout d'abord une certaine originalité dans la mise en scène, qui certes s'avère tout de même un peu bancale et pas réellement artistique, mais elle existe tout de même. Puis une volonté d'élaborer des plans corrects. Le film possède également un scénario passable, récit assez bien mené avec un petit message à la clé. Voilà c'est correct pour résumer. En parlant des défauts ou des insuffisances du film, on trouve beaucoup plus à dire. Du point de vue de la mise en scène tout d'abord. Ce qui me frappe le plus, c'est le jeu des acteurs. Il est mauvais, pas mauvais dans le sens ou non conforme à la réalité, mais mauvais dans le sens où ce jeu n'a rien d'artistique. Kassovitz dirige ses acteurs de manière à imiter une certaine image de la réalité. Il ne réalise pas son travail d'artiste : il ne crée rien, n'invente rien et dans un même ne donne aucune profondeur artiste à ses personnages : quel dommage lorsque, comme dans ce film, les personnages sont totalement les éléments essentiels du récit. Au delà de ce jeu d'acteurs, le film souffre également d'une mise en scène trop caricaturale, pas assez fine, qui manque clairement de beauté. Kassovitz semble vouloir marquer le coup pourtant : grands mouvements de caméra, plans atypiques etc... Mais on sent bien que tous ces procédés cachent en réalité une compréhension trop basique de son sujet et même du cinéma en général. Puis le scénario également possède de nombreux défauts : les dialogues tout d'abord. Très insuffisants même si le film porte sur des jeunes de la cité. Pourquoi absolument vouloir faire réaliste? On ne pourra jamais copier totalement la réalité, plutôt la surpasser cela est tellement plus enrichissant. Puis le message, interessant quand l'on y pense, mais qui n'est pas assez soutenu. Il aurait fallu que Kassovitz aille plus loin dans son message, et approfondisse ainsi son scénario. Pour conclure rapidement, "La haine" est un film correct qui ne fera pas rêver le public cinéphile.
Inutile de préciser que c'est LE film à retenir de Mathieu Kassovitz. "La haine" est un film brillant qui restera culte pour toute une génération. Un noir et blanc parfaitement adapté, un scénario entraînant grâce à ce terrible trio dirigé par l’œil de Kassovitz, qui nous propose une vision réaliste de ces jeunes de cité. On prend son pied devant cette réalisation à la limite du reportage en immersion. La banlieue visitée sous le bon et le vrai regard. C'est rare de mettre 5 étoiles sur un film français, celui-ci le mérite amplement et ça fait plaisir, c'est vraiment réussi.
Grâce à cette merveilleuse chronique sociale pleine de réalisme, Kassovitz (qui, avec une autodérision jubilatoire apparaît dans la peau d’un jeune skinhead agressif) a su mettre en lumière un sujet qui, à l'époque, était encore tabou qui, suite à elle est devenue à la mode: La situation tendue dans les banlieues. Les trois acteurs sont géniaux dans leurs rôles taillés sur mesure, celui de trois jeunes que la marginalisation par la société et le mal être identitaire va pousser à des errements sans fin et à un comportement agressif. La mise en scène basée sur le temps réduit de l’action, représentant l’eternel répétition de ce quotidien sans avenir, la caméra au poing pleine de violence et la photographie noire et blanche splendide mais maussade amplifient la démonstration de la vie désœuvrée de cette génération sacrifiée.
Quand une équipe télé survient pour un micro-trottoir à propos des "jeunes", il faut voir comment Vinz, Hub et Said les chassent, ces "bâtards" qui veulent donner d'eux une image de voyous. Du respect, ils réclament le respect qui leur est dû. Ils sont même très chatouilleux quand à l'image qu'ils donnet et au vocabulaire qu'ils emploient. L'odyssée de ces trois petits mecs de banlieu, en goguette à Paris, devient un cauchemar. D'ou les sons amplifiés (trains qui crissent, voitures qui hurlent) que Kassovitz nous assène comme des baffes. D'ou les scnènes qui, souvent, semblent imploser dans un fondu au blanc. Dans le néant... D'ou ces étonnantes bouffées, qui cassent rythme logique : la vache que Vinz aperçoit au détour d'une allée et qu'il est seul à voir. Le même Vinz imitant, devant son miroir le De Niro de Taxi Driver. Incontestablement, le film a marqué son époque. Veillira-t-il bien ? Et bien oui.
En 1995,"La Haine" a provoqué une onde de choc sur la Croisette et dans le cinéma français en général.Matthieu Kassovitz livre un film coup de poing,générationnel,et d'une remarquable justesse sur la cité et les banlieusards.Son approche documentaire,son refus des concessions et son noir et blanc pénétrant donnent un cachet étonnant à ce drame urbain.On suit 3 jeunes banlieusards au fil d'une journée,ressemblant fort à un compte à rebours.Kassovitz stigmatise la fracture sociale existante entre policiers du coin et jeunes des cités.Et balançe quelques pavés minés à l'adresse du corps de police prompt à dégainer le revolver ou la matraque,mais incapable de discuter.Les émeutes,les violences quotidiennes et l'effet de communauté sont des instincts de protection car les banlieusards n'ont que ça.Pas d'argent,pas d'avenir,pas d'éducation.Ils sont comme parqués dans leur cité,lieu de tous les drames,mais aussi des amitiés à la vie à la mort.Vincent Cassel(Vince),Saïd Taghmaoui(Saïd)et Hubert Koundé(Hub)forment ce trio de petites racailles désoeuvrées,livrés à eux-mêmes,bidouillant pour survivre.Kassovitz rend "La Haine" définitivement culte en alternant plages de comique de situation(le vol de la voiture...)et brutalité sèche(le passage à tabac chez les flics).La fin est percutante et inscrit le destin de ces gamins en pointillé.Un film qui capte parfaitement le malaise des banlieues.On n'a jamais fait mieux depuis,et Cassel est ahurissant.
Du grand n'importe quoi ... Kassovitz ( cassos ) starifie les délinquants qui pourrissent nos villes ... C'est lent , on s'ennuie ferme et impossible d'y adhérer , juste envie de mettre des claques à tout le monde ...
Véritable film coup de poing lors de sa sortie en 1995. La Haine, 20 ans après sa sortie, fait partie de ces films cultes qui n'ont pas pris une ride. Mathieu Kassovitz effectue un choix judicieux en réalisant son film en noir et blanc. Le film est intemporel et toujours en lien avec le contexte social actuel. Les rapports entre les forces de l'ordre et les jeunes des cités sont filmés sans aucun manichéisme. L'heure de la journée ponctuant le déroulement de l'action renforce également la tension dramatique. Vincent Cassel, Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui restent mémorables dans leurs prestations et sont représentatifs d'une jeunesse sacrifiée. Au final, un diamant brut cinématographique qui a clairement sa place parmi les chefs-d'oeuvre du cinéma Français.
Personnellement je trouve Mathieu Kassovitz aussi bon acteur (chez les autres !!!) qu'il est mauvais réalisateur. J'espérais que son film le plus réputé (le seul d'ailleurs qui soit réputé !!!) me fasse changer d'avis, ce n'est pas le cas. Beaucoup de monde le qualifie de premier grand film sur les violences en banlieue, sur les bavures policières, etc... Passons outre les acteurs qui en font des caisses et qui ont visiblement plus l'air d'être habitués à fréquenter les allées de Neuilly-sur-Seine plutôt que celles de Clichy-sous-bois (par contre, la vache elle joue super bien la comédie !!!). Kassovitz montre juste qu'il s'y connait en technique, avec un joli noir et blanc, des gros plans et montre même une fois qu'il est capable de diriger un plan à la grue bien que l'on peut se demander l'utilité de ce dernier, etc... Mais bon n'importe qui qui a au moins la capacité de s'entourer une équipe technique un minimum compétente peut en faire autant. Mais pour ce qui est de l'intensité, de la direction d'acteurs, etc... on repassera. Il essaye aussi de nous faire croire qu'il ne se veut pas manichéen en nous montrant un policier des beaux quartiers qui indique poliment le chemin mais cela ne cache l'outrance à ce niveau-là dans le reste du film. Pourtant si le côté "réaliste" de l'oeuvre est raté, les séquences décalées donnent un petit regain d'intérêt à l'ensemble même si elle ne brille guère par leur subtilité et que ce côté n'est pas assez exploité donnant ainsi un caractère bancal à l'ensemble. Mais il n'empêche, et je suis le seul ou un des seuls à penser cela mais tant pis, "La Haine" est un film totalement surestimé.
Il paraît que cette nullité est un film culte. Même si le sujet traite d'une réalité, il n'y aucuns intérêts et perdre son temps à le regarder. Kassovitz est toujours aussi mauvais dans ses films autant en tant que réalisateur et acteur. Quand à Cassel ... n'en parlons pas !!!
Dès 1995 et la sortie de La Haine, le talent de Vincent Cassel explosa aux yeux du grand public. La Haine est un film coup de poing sur les banlieues que Mathieu Kassovitz filme brillamment à travers le regard de Cassel, Koundé et Taghmaoui qui forment, par ailleurs, un très bon trio. Dans La Haine, il n'y a pas de méchants ni de gentils, tout le monde a sa propre responsabilité. Un film qui n'a pas vieilli et qui est toujours d'actualité aujourd'hui.
"La Haine" est un véritable chef-d'oeuvre du cinéma français ! Sortie en 1995, il est encore aujourd'hui une référence pour toute une génération. Ce long-métrage peut, j'en suis presque sûr, être compliqué à visionner pour certains en raison de son concept. L'histoire nous raconte, en effet, la journée de 3 jeunes de cités tournant en rond dans leurs vies. Forcément avec un point de départ comme celui-là, certaines personnes pourront être peu tenter notamment à cause du propos du film. Mais ne pas voir ce film, ce serait rater un grand long-métrage ! Si ce projet a été autant récompenser à l'époque, ce n'est pas pour rien ! Mathieu Kassovitz avait été récompenser pour son travail de mise en scène et c'est fortement mérité. Sa réalisation et son utilisation du noir et blanc font de ce film, une oeuvre intemporelle proche du documentaire. Encore aujourd'hui, tout ce que filme le réalisateur est toujours d'actualité, et nous sommes pourtant 20 à 30 plus tard. Quant aux acteurs, quand on voit que ce film a lancé la carrière de Vincent Cassel, ce n'est pas pour rien étant donné que lui et les acteurs sont tous excellents ! Ils nous font croire à cette histoire tant du naturel se dégage de leurs prestations. Beaucoup de dialogues et de séquences ont d'ailleurs dû être improvisé à mon avis. Ce film est donc clairement un grand classique du cinéma français. Je vous le recommande donc fortement, ne serait-ce que pour votre propre culture personnelle. Pour conclure, "La Haine" est un film complexe mais qui est malheureusement, encore aujourd'hui, terriblement d'actualité.