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framboise32
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4,0
Publiée le 6 février 2017
Mathieu Kassovitz nous fait vivre 24 h avec 3 jeunes vivant en Banlieue parisienne Vinz , Hubert et Saïd. Les 24 heures se passent après une nuit d’émeute. Une colère provoquée suite à l’interpellation musclée d’un jeune du quartier, gravement blessé par la police. La haine c’est le sentiment que les jeunes des cités ressentent face à l’injustice et la présence des CRS en bas de leurs immeubles. Vinz, la grande gueule du trio, veut se venger en tuant un policier. Tout au long du film, il va fantasmer son geste. Cette jeunesse est sans emploi et sans activité. Au sein du trio, Seul Hubert, jeune boxeur, est impliqué dans l’action associative du quartier. Hubert qui va voir la salle d’entraînement qu’il a créée complètement ravagée par les émeutiers. Les combines et les trafics sont leur quotidien. Ils ont leurs codes et leur langage. Cette nuit d’émeute va changer leur vie.
Les 24 heures filmées par Mathieu Kassovitz filent lentement. L’heure apparait régulièrement fixant la lenteur et confirmant l’ennui et le désoeuvrement du trio. Vinz, Hubert et Saïd trainent dans la cité, puis à Paris. Ils s’ennuient, attirent les flics, s’engueulent, se battent. La tension est palpable. A plusieurs reprises, on imagine le pire. Le réalisateur nous tient en haleine jusqu’au bout ( La superbe fin et le regard de Saïd ). Mathieu Kassovitz nous offre des scènes magnifiques, sublimées par le noir et blanc. Le cinéaste sait nous émouvoir, nous faire réfléchir, et nous faire rire sans jamais nous faire la morale
Les personnages sont attachants. Vincent Cassel, révélation du film, est magnétique. Dommage pour les deux autres acteurs même si ils sont excellents. Même chose pour les seconds rôles ou l’on retrouve des acteurs prestigieux comme Vincent Lindon.
Hélas, le film aborde des sujets encore d’actualité. La seconde partie est franchement plus réussie
Inspiré d'un fait divers s'étant passé en 1993 - l'histoire de Makomé M'Bowolé, tué d'une balle dans la tête par un policier lors de sa garde à vue dans le XVIIIème arrondissement - La Haine nous amène au coeur des émeutes fiévreuses dans les banlieues parisiennes, et suit sur le vif la journée de trois "amis", issus de trois minorités ethniques différentes de la société: il y a Hubert le Black, Vinz le Blanc et Saïd le Beur. Reposant donc sur une histoire vraie, s'inscrivant à l'époque (1995) dans l'actualité la plus brûlante du moment, restituant sans fard le "verlan" vif et à moitié compréhensible de ces trois figures (Hubert, Vinz, Saïd) de la banlieue, La Haine lorgne inévitablement vers le documentaire - d'ailleurs en 2008 il a été diffusé sur "La Chaîne Parlementaire" en tant que tel.
Mais plus encore qu'un simple enregistrement d'une réalité sociale (les émeutes, la rixe entre flics et voyous), La Haine est peut-être avant tout à comprendre comme un appel d'urgence, un appel à l'éveil, au réveil: autrement "Il faut faire quelque chose!". Ce film de Mathieu Kassovitz, légitimement auréolé du prix de la mise en scène à Cannes en 1995, se veut un choc, une claque pour réveiller une société endormie et engourdie. Il faut voir que ça va mal et en déduire les conséquences nécessaires. Les cartons d'intertitres indiquant quelques horaires phares de cette dite journée - 10h38, 20h17, 0h33, 06h01 - octroient par ailleurs une intensité dramatique supplémentaire à cette histoire, qui menace à chaque moment de virer au cauchemar, depuis que ce pistolet, ce Smith & Wesson 44 chromé se trouve dans les mains de Vinz, que la possession d'une arme à feu surexcite, au point qu'il rejoue la scène de De Niro dans Taxi Driver dans sa salle de bain: "C'est à moi que tu parles? C'est à moi que tu parles?". Ce minutage consciencieux à la seconde qui accompagne le film fait a quelque chose de menaçant. Il fait penser à un compte-à-rebours. À la fin du long-métrage, un face-à-face fiévreux et intense filmé dans un sublime noir & blanc, juste après la mort de Vinz, la voix-off de Kassovitz elle-même nous prévient: "C'est l'histoire d'une société qui tombe et qui, au fur et à mesure de sa chute, se répète sans cesse, pour se rassurer, jusqu'ici tout va bien. L'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage."
Un film volontairement en noir et blanc, à mi-chemin entre le documentaire, la comédie et le drame.
Portés par des acteurs saisissants par leur jeux si réels, une bande de potes, touchante par sa solidarité, nous fait vivre son quotidien dans une cité au lendemain d'émeutes. Il n'y a qu'à voir quand ça part en embrouille, et que les esprits s'échauffent, pour voir le jeu d'acteur incroyable, ainsi que le lien qui unit les personnages. Les plans de caméra sont longs et servent à merveilles le propos et l'ambiance angoissante du film. On stress à quant à ce qu'il va arriver aux personnages principaux, jusqu'à l'apothéose finale !
Des messages et des enseignements portés à l'écran à la perfection, une cité dédiabolisée en quelques sortes, et une magnifique critique d'un système qui en a laissé, en laisse, et en laissera trop sur le carreau.
Récompensé par le César du meilleur film de l'année, le second long-métrage de Mathieu Kassovitz permet de donner la parole à des personnages pour qu'ils s'expriment à cœur ouvert. Une banlieue parisienne connaît une nuit d'émeute après qu'un jeune s'est fait tabasser par la police lors de son interrogatoire. Le lendemain, trois amis, Vinz, Hubert et Saïd vivent 24 heures qui vont changer leur vie à jamais... La réalisation est très réussie : un bon cadrage, une mise en scène originale et des prises de vue élaborées. Le scénario est bien écrit, malgré quelques longueurs, et il capte jusqu'à la fin qui est parfaite. Les personnages sont très bien écrits et attachants et les acteurs qui les interprètent sont excellents. Les dialogues collent très bien aux personnages. Le directeur de la photographie Pierre Aïm (qu'on peut retrouver dans le très bon J'ai toujours rêvé d'être un gangster) signe un nouveau noir et blanc magnifique, très soigné et propre, avec une très bonne utilisation de la lumière. Le montage est plutôt bon, il est vif mais reste lisible. Il apporte beaucoup de vie au film. On pourra reprocher des plans parfois trop longs. Les décors ne sont pas très beaux mais sont une part importante dans le film, tout comme les costumes, simples et efficaces et une très bonne utilisation de la musique. La haine est un film choc mais également d’une grande beauté.
Un film coup de poing... qui a obtenu ce qu'il visait : un prix à cannes et la notoriété pour kassovitz et Cassel. Quant à la sincérité de l'un ou de l'autre sur le sujet, mieux vaut ne pas aborder le sujet. Kassovitz a montré qu'il aimait une certaine violence exhibitionniste qu'il excelle à diriger, Cassel est devenu une star et a joué dans de grands films avec brio. Malgré tout, on comprend bien en regardant l'affiche dans le blanc des yeux qu'on ne va pas faire dans la subtilité... kestatoi... ouais, j'ai la haine alors je kill du keuf... ouais ouais j'ai un gun man... c'est à peine plus que ce niveau. Sorti pratiquement en même temps que l'Etat des lieux de Richet, il en est la version bankable et Cannes'able. Voir les 2 pour comparer.
Critique de "La haine". Un grand film sur les cités qui est toujours d'actualité. Les trois protagonistes sont au top. La réalisation est originale, ce qui permet de rentrer dans le bain dès le départ. De belles répliques et des touches d'humour bien dosées. Kassovitz offre sa vision sur cette haine permanente dans la société encore présente de nos jours. Il évite les gros clichés du genre émeute manifestants contre policiers, la caricature et le sentimentalisme. 4/5
Un film en noir et blanc avec des acteurs tous débutants en majorité à cette époque . Une réalisation originale de KASSOVITCH avec comme sujet une bavure policière qui a mal tourné. Un film choc, réaliste, avec un trio d'acteurs tous justes et crédibles dans leurs rôles de jeunes de cités. Il a montré la banlieue et surtout la haine entre les forces de polices et les jeunes de cités. Le noir et blanc renforce la notion de docu et de réalisme. A côté de cela, de l'humour bien dosé avec des répliques cultes allègent ce film . Merci canal de repasser des films de cette époque.
D'une nullité affligeante !! on voit pas où on veut nous emmener !! Les dialogues sont d'une vulgarité gratuite !! C'est surjoué , bref c'est pas bon ....
Des acteurs plutôt bons et des plans assez intéressant mais le rythme reste faible et est très très calme, on s'ennuie vite. Cependant les punchlines restent toujours aussi puissante même tant d'années après.
Très belle histoire qui raconte l'histoire de trois racailles de cité, chacune avec ces défauts et qualité. Un trio qui marche très bien, quelques moments humoristiques, c'est bien sympa! on a une vision très réel des banlieues parisiennes d'il y'a quelques années, c'est pas mal du tout. La fin est surprenante, on s'attend vraiment à ce que le personnage principal fasse ce qu'il a promis alors qu'au final il cède et abandonne, mais! Ce qui est vraiment surprenant c'est le fait que le mec qui depuis le début trouve que l'idée de "Vinz" est totalement absurde, le fasse a sa place, enfaite la fin est assez psychologique, il faut ce mettre à la place du personnage pour comprendre et c'est franchement bien joué tout comme le fait que le film est en noir & blanc pour montrer l'envergure et la haine de la banlieue en général durant tout le film ! À voir !
La Haine est la preuve en images de la critique social de notre société actuelle. Reprenant une journée quotidienne de petites racailles de banlieue heure par heure, ce film à su faire connaitre au grand jour le talent de Vincent Cassel qui est remarquable dans son rôle de Vinz. Ce film à su rester dans les mémoires pour plusieurs raison, celle de l'originalité d'avoir voulu réaliser le tout en noir et blanc et les dialogues qui sont savoureux au plus haut point. Ce film dénonce pas mal de points sombres autant dans les cités que dans les commissariats de police. Le final m'a laissé sur le cul, vraiment un bon suspens jusqu'au plan final.
Jusqu'ici tout va bien... C'est l'histoire d'une soiciété qui tombe en morceaux et qui se répète sans cesse jusqu'ici tout va bien ... jusqu'à l'atterrissage. Mathieu Kassovitz nous offre un chef d'oeuvre du cinéma Français, qui suit trois banlieusards paumés et vadrouilleurs, sans aucun espoird d'avenir. La haine est l'un de ces rares films de chez nous qui efface le clivage bon flic / méchants banlieusards. Le scénario est parfaitement filmé, les acteurs immenses, dont la découverte Vincent Cassel. La Haine est tourné façon documentaire, sans aucune musique. Le noir et blanc vient renforcer l'ambiance polard.Quand au cliffhanger final, il fait réfléchir sur bien des choses, qui sont encore d'actualités.
Film sur la vie de jeunes de banlieue, sujet compliqué à aborder tant ce milieu est peu connu pour ceux qui n'y vivent pas !
Il y a du cliché oui, comme tout film traitant sur ce sujet ! Je vous rassure, non ça ne se passe pas toujours de cette manière dans les cités. Il y a un part de vrai cependant.
Mais parlons de ce film, les acteurs sont bien dans leur rôle, et montre de l'envie dans leur jeu d'acteur : Cassel est tout simplement culte dans ce rôle tellement il incarne son personnage de haine. Il y a de l'humour, de la haine, de l'amitié, de la violence.
C'est un film marquant avec son noir et blanc, qui est et restera culte pour son sujet traité et pour la performance des acteurs (tous très bons au passage) et par le réalisme de la mise en scène. Et en plus, Kassovitz réussit parfaitement sa chute avec cette scène finale pesante..
Ce film est tout simplement grand dans son genre.
"L'important ce n'est pas la chute mais l'atterrissage" une phrase marquante qui a plusieurs sens selon moi.. Un premier sens tout au long du film et puis un seconde sens avec Kassovitz qui nous fait comprendre que l'important ce n'est pas de savoir qui meurt à la fin (ce qui représente la chute), car dans tous les cas il y a de la violence et de la mortalité (ce qui représente l’atterrissage, et ce qui est malheureusement important dans le cas présent).
Mathieu kassovitz signe ici son meilleur film et le meilleur film français de tout les temps.La haine est un film qui a fait beaucoup parler de lui car en parlant d un sujet sensible "la cité".A travers trois jeunes de trois différente origines et porte par ses acteur excellent qui nous montre les premier grand pas du grand Vincent Cassel.Vinz lui veut venger un mec de la cité blessé et finalement tué pendant les émeutes,Hubert qui tente de lui faire comprendre que c est une bêtise et said qui tient un peu la chandelle.Pendant une journée on suit ses trois attachant personnage pour arrivé à la fin culte du filmer surtout sa réplique"C est l histoire d une société qui tombe et qui au fur et à mesure de sa chute se répète sans cesse pour se rassuré .Jusqu ici tout va bien x3 mais l important c est pas la chute c est l aterrissage"Cette chute est vraiment une bombe rien pour sa ce film doit être vu.De plus sa nous pensée ce qu on veut sur qui Meurt.A cette fin magistral Mathieu kassovitz conclut son chef d œuvre avec brio.La haine est un peu dans le même style qu un américain history x .Un chef d œuvre, un classique à voir absolument.5/5