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SofaVoyageur
81 critiques
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4,5
Publiée le 11 juin 2026
Ravi d'avoir assisté à ce "Bal" ! Un film d'Ettore Scola au style particulier : pas de dialogues, uniquement de la musique et de la danse. On traverse différentes époques de l'histoire de France, ses modes et certains événements, de 1936 à 1983. Les mêmes acteurs incarnent plusieurs personnages à différentes époques et jouent vraiment bien. Chaque plan est bourré de détails, comiques ou plus tragiques. Il n'y a jamais de figuration, mais toujours du jeu lorsque l'on observe les personnages. Les modes et les danses reflètent l'état d'un pays, c'est intelligent, et l'on réalise que les mêmes comédies humaines se rejouent encore et encore...
J’en gardais un merveilleux souvenir, et cette deuxième vision plus de 40 ans après m’a laissé dans le même enchantement. Tout est parfait : la mise en scène, la direction artistique, la musique, les chorégraphies, les danseurs…
César du meilleur film et de la meilleure réalisation pour Ettore Scola en 1984, ainsi que ceux de la meilleure musique (Vladimir Cosma) et de la meilleure photographie — tout cela est amplement mérité pour un très grand film, rare et unique.
Cette comédie musicale, au sens le plus absolu parce qu'elle est mise en scène sans le moindre dialogue, retrace un demi-siècle d'Histoire à travers ses époques musicales. Des javas du Front populaire au disco contemporain, en passant par les bals populaires troublés par l'Occupation ou par les évènements de 68, Ettore Scola propose un florilège très éclectique de genres musicaux. Pour autant, "Le bal" n'est certainement pas un film historique; c'est un exercice de style, singulier et brillant, qui évoque par la musique et les festivités traditionnelles l'évolution des moeurs françaises, tout en célébrant l'impérissable convivialité des bals. Une foule de personnages -interprétés toujours par les mêmes comédiens- se presse sur la piste d'un dancing, décor unique où se rencontrent, se courtisent et se séduisent parfois, au son de mélodies célèbres, les danseuses et leurs cavaliers d'un soir. Le film est amusant dans sa façon originale de présenter, simplement par l'expression gestuelle des interprètes et danseurs, différents caractères tout de suite identifiables: le dragueur, la pimbêche, le timide...
Adapté d’une pièce de théâtre à succès, un film au concept original et ambitieux pour un résultat plus ou moins séduisant et enivrant, qui nous entraîne sur la piste de danse d’un bal populaire, au gré des intempéries de l’Histoire du XXe siècle et de l’évolution des mœurs. Récompensé par 3 Césars (meilleur film, réal et musique).
Il faut probablement avoir un goût pour la musique et la danse, pour bien apprécier le film d'ettore Scola. ce qui est mon cas. Après un début déconcertant où on se raccroche à ce qu'on peut pour suivre le déroulé (le film est sans dialogue), on est ensuite lancé dans un spectacle enthousiasmant, qui sait apporter des touches de tristesse ou de gravité, ou l'on suit l'évolution des danses, modes, attitudes, musique sur plus de 40 ans. Des valses si Françaises à l'arrivée du jazz américain ou du rock'n roll, des choix musicaux judicieux, on est emporté par la caméra plutôt virtuose de Scola, des sens de la transition épatants, pour un spectacle total. Il y a un côté theatral dans le film tres réussi, avec des acteurs qui changent de rôles au rythme des années. Malgré quelques idées moins réussis comme un sosie Gabin pas indispensable, quand les derniers néons du bal s'éteignent, on referme aussi notre poste de télé avec un sourire et une pointe de mélancolie. heureux d'avoir vu un spectacle rare
Un peu de l'histoire de France du 20ème siècle en musiques, en chansons et en danses. Aucun dialogue, tout se passe en langage corporel. Ettore Scola nous délivre un film captivant.
Dans sa partie contemporaine ce film est réussi, les personnages au fur à mesure de leur entrée en scène dévoilent un aspect particulier. Le séducteur le timide, le hableur. Je suis moins sensible à l'évolution de cette histoire, la période du nazisme, le front populaire. ne me semble rien apporter de plus.
Adapté d’une pièce de théâtre à succès, Le Bal rend deux vibrants hommages, audit bal tout d’abord, art et pratique alors en voie de disparition qu’il s’agit de restituer dans leur histoire, au cinéma ensuite et essentiellement : Ettore Scola pense chaque époque par le prisme des films qu’elle a portée, fait évoluer la caractérisation de ses personnages à mesure qu’ils réagissent avec leur environnement politique, social et culturel, si bien qu’il compose une galerie de portraits en mouvements mimétique des danses engagées. La photographie diffuse une mélancolie surannée que l’on trouverait sinon dans le cinéma de Rainer Werner Fassbinder, référence explicitée par la chanson « Lili Marleen » à laquelle le cinéaste allemand a consacré un biopic en 1981, soit deux ans auparavant. Le choix d’instantanées en noir et blanc pour articuler les époques emprunte à la vignette et, par extension, au format de l’album que l’on feuillette pour retrouver une atmosphère disparue ; l’omniprésence de la musique, qu’il s’agisse des chansons originales et des reprises par un orchestre, revivifie le passé mais d’une façon paradoxale puisque c’est en insistant sur la fiction que la réalité transparaît. Dit autrement, Ettore Scola rend visibles les artifices de la reconstitution pour mieux figurer et concrétiser les âges traversés : il ressuscite Jean Gabin ou le duo formé par Olivia Newton-John et John Travolta dans Grease (Randal Kleiser, 1978), conçoit une esthétique de la soirée dansante – encadrée par l’ouverture et la fermeture de la salle – et signe une œuvre unique en son genre, dépourvue de paroles, acte de foi placé en l’image et en l’acteur.
Ettore Scola est un réalisateur italien de la fin de l'âge d'or du cinéma transalpin ( années 50 et 60). Certains de ses films ont obtenu de gros succès public et il bénéficie d'une réputation qui me semble un peu surestimée même si Scola n'est pas dénué de talent. "Le bal" est un de ses films qui obtint une reconnaissance aux césars et aux oscars. Il nous propose un regard sur la France au xx em siècle au travers d'une salle de bal. Les styles de musique se succèdent et les danseurs sont toujours les mêmes. Le film ne propose aucun dialogue. Il est la mise en image d'un spectacle monté par le théâtre du compagnol. Mon hypothèse est que le film veut nous montrer l'importance de la musique et de la danse dans l'existence, par-delà lHistoire qui bouleverse forcément nos vies. Maintenant, je dois reconnaître que le film ne m'a pas totalement convaincu. Les chorégraphies et les danseurs ne sont pas formidables et je me suis un peu ennuyé pendant la vision du film. La seconde partie est, selon moi, plus réussie que la première et on finit "le bal" sur le meilleur. A mes yeux, Scola donnera toute la mesure de son talent dans "affreux, sales et méchant ", voire dans " nous nous sommes tant aimés " que je place bien plus haut dans sa filmographie que "le bal" film honorable mais qui ne possède rien de transcendant.
Que dire du César du meilleur film en 1984 ? Il s’agit d’un long-métrage très surprenant mais finalement captivant. Ettore Scola signe une œuvre conceptuelle qui retrace l’Histoire de France, de l’entre-deux-guerres aux années 1980. En soit, cela n’a rien d’extraordinaire. Là où il sort des sentiers battus, c’est que cette remontée du temps s’effectue à travers la mise en scène de danses de salon et sans aucun dialogue. Avec des musiques évocatrices de chaque époque et des chorégraphies souvent empruntées à l’univers de de Jacques Tati, on suit cette narration avec enchantement. On s’attache aux petites histoires dans l’Histoire. Bref, il convient d’admettre que ce type de cinéma peut déboussoler le spectateur.