Après The Animatrix (2002) qui était la version animé de Matrix, Michael Arias sattaque à tout autre chose, et plus précisément, à l'adaptation du manga Tekkon Kinkreet de Taiyo Matsumoto. Il quitte donc lunivers de la Matrice pour celui de Tokyo avec un nouveau film danimation, intitulé Amer Beton. Un fabuleux voyage dans une ville labyrinthique et mystérieuse. Aux couleurs chatoyantes et à perte de vues, un graphisme visuelle étonnamment prodigieux et spectaculaire. Deux personnages viennent nous entraîner dans leurs folles aventures, Noir & Blanc, deux adolescents orphelins qui sèment la terreur en plein cur de la ville. Une aventure menée tambour battant, auquel de nombreuses références viennent ponctuer cet incroyable voyage, avec notamment La Cité de Dieu (2003) de Fernando Meirelles. Ajouté à cela une remarquable et envoûtante B.O composée par le groupe de musique électronique Plaid. Si seulement le scénario avait été aussi captivant que les effets techniques ou visuels, on pourrait alors dire que Amer Beton est une véritable réussite. Certes, si on fait abstraction au scénario. Mais il faut reconnaître que les scénaristes sont loin de réussir à nous tenir captivé tout au long de ces deux longues heures ! Si le début et la fin savèrent être excellentes, il en faudra un peu plus pour nous tenir en haleine pour le reste ! Après la production, pour un premier passage à la réalisation, Michael Arias sen sort pas trop mal, en nous offrant un face à face plutôt complexe mais éblouissant entre des gamins de la rue et des Yakusas !
Il faut reconnaitre que, techniquement et artistiquement, "Amer Béton" est à ce qu'on a vu de mieux en matière d'animation depuis des lustres : un dessin absolument moderne, plus proche des canons de la BD européenne que du manga, d'une élégance qui ne se dément jamais, servie par une combinaison parfaite d'animation 2d et 3d, un univers coloré et exubérant qui ravit les yeux autant que le coeur, au service d'un scénario totalement adulte, faisant se rencontrer la SF post-punk avec le spleen des yakuzas de chez Kitano. Malheureusement, on réalise que les scènes qui se succèdent, au lieu de construire le film, produisent un effet de saturation émotionnelle, de trop plein narratif, de va-et-vient épuisant entre rationalité et spirituel. Trop riche, trop complexe, trop schématique aussi dans sa répétition de scènes lugubres, voire désespérées, "Amer Béton" devient un film malade, qui, malgré lui, contamine son public de son malaise existentiel. Au final, une expérience aussi étonnante que désagréable.
Quelle claque !! Mélange de satire politique, de saga gangstérienne, de fantastique et de mysticisme, AMER BETON colle le frisson. Couleurs, montage, dialogues...Ca vous remplit le coeur d'une joie indescriptible, vous fait pleurer, vous fait rire, vous fout sur les rotules... C'est du grand Cinéma, point barre. Jamais auparavant l'animation 2D n'avait atteint un tel niveau de fluidité, d'aisance. Affranchie de tous complexes, la caméra joue avec les échelles et les proportions (personnages, décors, détails...TOUT y passe) comme avec un yoyo, élargit la profondeur de champ jusqu'a nous faire oublier l'horizon, étale une palettes de couleurs vivifiantes, harmonieuses, et trouve le moyen de transformer un microcosme en véritable organisme. C'est simple : AMER BETON est un film vivant, au sens littéral du terme, dont chaque recoin est rempli de détails qui contribuent à la beauté irréelle de cet univers inédit. Et le script est idem : chaque scène est plus belle, plus surprenante, plus onirique que la précédante. Et tout ça pour quoi ? Pour nous conter l'histoire de Noir et Blanc, deux petites teignes "ensemble pour toujours", qui règnent sur leur quartier, qui sera bientôt convoité par un yakuza diabolique. Dans le manga, chaque personnage ou presque trouvait son pendant animalier au détour d'une case. Si ce caractère est moins mis en avant dans le film, AMER BETON conserve toute sa force symbolique, et ne parle au final que d'amitié et de nostalgie, de respect et d'attachement à ses racines. Des thèmes mille fois explorés ailleurs, qu'Arias réactualise dans un monde qui n'appartient qu'à lui et à sa mise en scène enlevée, virevoltante et planante. Un film magique, hors du temps et des modes, capable de surprendre un peu plus à chaque plan. Une oeuvre extraordianaire, voyage intemporel et fascinant que je ne suis pas près d'oublier...
Un très beau film de genre. On se sent tout de suite dedans. L'animation est proprement HALLUCINANTE !!! Je n'avais jamais rien de vu de plus abouti à ce niveau, tant par des décors 3d, magnifiques de détails, de couleur... que par l'animation des personnages. Un récit noir et profond. Une ambiance dérangeante émane de ce film. Le scénario est vraiment peu banal. Les personnages sont très attachants (Blanc !). Tout se mange ici, se savoure... Magnifique !
On arrive facilement à se mettre dedans, l'histoire est intéressante, et les personnages sont attachants. Mais quel dommage que la fin parte dans tous les sens, et sombre dans du n'importe quoi existentiel à la Blueberry (le film). ça gâche tout.
Dans un premier temps, quand on regarde la première demi-heure de cet "Amer Béton", les deux seuls véritables attraits de ce film semblent se limiter à une grande finesse dans l'animation ainsi qu'à une certaine loufoquerie visuelle. Mais les plus patients des cinéphiles pourront juger du caractère bien hâtif d'un tel verdict. Car en effet, même si la première moitié peut laisser relativement indifférent, la deuxième ronge progressivement l'esprit grâce à un remarquable travail d'atmosphère. Loin de se limiter à un exploit technique et visuel, cette mise en condition concrétise en fait l'état d'esprit latent de cette œuvre qui finit par se révéler de plus en plus au fur et à mesure que les minutes s'égrainent. Le final est d'ailleurs remarquable de force, tellement la puissance subjective des images et la capacité d'abstraction sont traitées avec élégance et pertinence. En somme, même si les particularités de son univers ne le rendront pas accessible à tous, cet "Amer Béton" mérite à plus d'un titre le coup d'œil, car il est au fond bien rare que le qualificatif « artistique » corresponde aussi bien à la démarche d'un film.
Les décors sont très réalistes et je trouve que ça ne fonctionne pas avec les formes des personnages.Je ne crois pas qu'ils vont construire leur nouveau parc d'attraction mais j'ai pas compris quand la décision s'est faite je devai être en train de regarder les détails des dessins. Ce film ne va pas rester dans ma mémoire je suis novice dans ce genre d'animation mais j'ai mieux aimé les films de Myasaki
Moui... Pas trop mal, c'est sûr on ne s'ennuie pas, mais le scénario est assez plat, on a l'impression que l'histoire n'avance pas vraiment. Il se passe des choses, mais trop peu de rebondissements... Sinon l'animation est impeccable, la BO est bien choisie ce qui rend le tout très agréable à regarder. Pas à voir absolument, mais si vous n'avez rien de mieux, amer béton peut valoir le détour.
...j'ai trouvé l'animation et surtout le design des persos tellement laid que c'etait deja difficile de regarder, puis leur personnalité dérangeante et l'histoire ne m'a guere enchanté amer beton m'a laissé un gout amer ( :D) surtout qd je vois les notes je ne comprends pas
Un voyage apaisant et profond dans les bas-fonds de nos civilisations en plein coeur de ce qui ressemble à Tokyo; "Tekken Kinkreet" est une oeuvre dramatique très Taoïste dont le fil conducteur n'est autre que le principe du Ying et du Yang habilement mélé à une belle histoire entre 2 jeunes des cités qui en sont l'allégorie. Le domaine visuel et technique est lui aussi très intéressant bien qu'un peu rebutant au début, permettant parfois d'offrir des images sublimes en 2D/3D.
Une fable pour jeunes adultes sur la dualité entre le bien et le mal subtilement exposée. Une oeuvre (attention, séquence adjectifs) brutale, vivante, latente, belle, virevoltante, colorée, amère, démesurée, poétique et intelligente adaptée du manga de Taiyo Matsumoto. L'animation est incroyablement fluide et maitrisée dans les moindres détails. On se laisse aller dans les ruelles de TrésorVille en suivant Black et White, orphélins aux antipodes qui forment le clan des Cats. Et là, malgré les acrobaties de nos deux gamins, rien à voir avec la comédie musicale. Tantôt froid et amère, léger et insouciant, ce premier essai réussi est profondément humain. Rien à redire sauf peu être une mise en place un peu lente. On reste malgré tout et c'est tant mieux sur une très bonne impression.
Des graphismes somptueux, un scénario original et destabilisant, une atmosphère hors norme et parfois dérangeante. Un film teinté d'onirisme aux protagonistes imprévisibles. La dualité etre noir et blanc est extremement bien exploitée et les barrières entre le bien, le mal, l'imaginaire et la folie parfois bien minces. Au final un excellent animé souffrant de quelques longueurs mais extrèmement interessant et riche. une véritable réussite.
Film étonnant, à l'animation d'une incroyable fluidité et à la psychologie fouillée. Les séquences d'action sont époustouflantes, et les personnages sont tous intéressants. Ca crie pas mal de temps en temps, mais il s'agit d'un passage obligé. Bon film, vraiment.