Un conte de Noël
Note moyenne
3,3
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367 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 18 septembre 2008
D’emblée la teneur des dialogues génère un intérêt pour les personnages. Cette manière de ne jamais laisser de place au « non-dit » est un mode de communication survitaminé qui tend vers le « jeu de la vérité à vie ». Mais cette catharsis permanente n’aboutit paradoxalement à aucune évolution notable chez les personnages et chacun semble avancer dans sa bulle dont on devine ou subodore les fantômes et les angoisses mais qui restent finalement secrets pour les autres personnages et les spectateurs. La fin du film également laisse tout en suspens : les relations mère/fils, frère/sœur, cousin/cousin etc., comme si Arnaud Desplechin nous préparait la suite du feuilleton familiale.
Mais s’intéresse-t-on vraiment à cette histoire de famille au-delà de la truculence des personnages ? Pas vraiment. D’une part le caractère un peu trop brillant de cette famille, lettrée, théâtreuse, musicienne, nous coupent d’une identification potentielle, d’autre part les concepts psycho-généalogiques exposés sont, soit trop fumeux, soit trop simplistes pour être passionnants. La filiation, l’inversion de la filiation, sont traités de manière abrupte et péremptoire.
Desplechin indique comme point de départ du film deux ou trois concepts qui l’interpelait mais qu’ils ne comprenaient pas, et dont il espérait une clef dans l’interprétation des acteurs. Belle idée, mais il ne recherche à aucun moment la « collaboration » du spectateur.
Cette famille, vaguement maudite, terriblement énervante, mais si géniale dans l’esprit de son auteur (on peut supposer que c’est un peu la sienne), ne touche le spectateur ni par l’identification ni par la sensation d’une compréhension privilégiée des personnages et des situations.
D’autres cinéastes se sont servis du cinéma pour leur propre psychanalyse…avec plus de bonheur.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 septembre 2008
Je n'aime toujours pas Desplechin avec "Ce conte de Nôël", il est vriment ennuyeux et cette famille est vraiment tordue! Je mets une étoile à Amalric qui est extraordinaire comme toujours.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2026
Bienvenue chez les Vuillard, famille de Roubaix écrasée par divers drames. Aujourd'hui, la grand-mère Junon apprend qu'elle a de grandes chances de mourir d'une maladie, et qu'une greffe de moelle osseuse pourrait la sauver. Elle demande à ses enfants et petits-enfants de faire des tests pour savoir qui est compatible, ce qui va indirectement remuer du couteau dans la plaie.
J'avais envie de vraiment l'aimer ce film. Avec un sujet universel (la famille), une distribution en or, et des personnages bien névrosés comme il faut. Pourtant j'ai eu du mal à être emballé.
La faute à un début décousu qui sautille d'une scène à l'autre sans grande cohérence. Des effets de style piqués à d'autres qui paraissent superflus (une rupture du quatrième mur scorcésienne, une courte scène totalement gratuite au musée référençant lourdement "Vertigo"...). Et une durée déraisonnable (2h25 !) pour une chronique aux quelques sous-intrigues.
Néanmoins, je ne peux que m'incliner devant la qualité des acteurs. Dont surtout Mathieu Almaric en pauvre type alcoolique agressif et méchant. Même si la plupart des personnages sont antipathiques, cela donne lieu à quelques scènes fortes ou amusantes. Je note également la présence de Chiara Mastroianni, véritable clone féminin de son père. L'ironie est qu'elle incarne la bru du personnage de Catherine Deneuve... qui est sa mère à la ville.
Je précise que j'ai eu beau regarder "Un conte de Noël" sur une plateforme de streaming tout à fait respectable, et avec du bon matériel, le mixage sonore était assez mauvais, sans aucun sous-titre proposé. En conséquence, si j'ai bien saisi toutes les intrigues, j'ai du manquer quelques dialogues...
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2019
Une réalisation à la richesse symbolique et métatextuelle très forte, ainsi que l'annonce le titre. Cependant, l'intrigue ne surprend guère et la singularité des personnages peut être considérée comme poussée à un jusqu'au-boutisme excessif. A étudier dans les écoles de cinéma pour ses particularismes techniques et à décortiquer pour ses réflexions thématiques, mais plus ardu à savourer en soi.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 août 2025
Avec cette réunion d’une famille déchirée pour les fêtes de fin d’années Arnaud Desplechin signe un film certes brillamment interprété mais très pour ne pas dire trop dialogué qu’il en ressort un contenu indigeste où la multitude des personnages affables déverses leurs litanies de propos acerbes. C’est long, froid, prétentieux et ennuyeux.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 18 décembre 2008
Moi qui était tant attiré par ce film...Quelle déception!Peut-être ais-je tort,aussi,de m'attendre à regarder un chef-d'oeuvre dans la veine de"Cuisine & Dépendances", je ne retrouve là qu'un ersatz de feuilleton du dimanche aprés-midi pour retraités dépressifs. Réglements de compte, nous dit le synopsis, il n'y a que des pseudo-conflits entre bobos ininteressants.Desplechin filme avec prétention une histoire sans intérêt avec des personnages sans saveur.(Mathieu Amalric étant l'exeption tant la virtosité de son jeu d'acteur tient du génie.)Pour les autres, on repassera. Catherine Deneuve que d'aucun diront qu'elle est en parfaite retenue n'en branle effectivement pas une.Je commence à comprendre cette école de cinéma issue pour la plupart d'institutions pompeuses et vaines comme Florent : se persuader d'avoir quelque chose d'interessant à dire, à montrer, à filmer, alors qu'il n'y a la que du vent.Ce film mérite t-il fraiment qu'on y consacre DEUX HEURE ET DEMIE de sa vie???Vous me direz, beaucoup de films non plus, mais pour la majorité, ils ont la modeste ambition de divertir tout simplement, ce qui est loiiiiiiin d'être le cas dans UN CONTE DE NOËL.
Il y également une constante stupéfiante chez ce genre de cinéastes, c'est qu'ils appuient tellement certaines choses qu'elles en deviennent presque parodiques. Par exemple, cette manie de donner à des personnages qui se veulent "torturés" une cigarette à fumer à chaque plan, une fiole d'alcool à boire à chaque scène "d'introspection"??? Emmanuelle Devos n'a rien à faire là,ou plutôt son personnage, tout est tellement lisse,conforme,plat...Pourquoi ne pas faire les choses à fond et filmer un VERITABLE drame social et familial?Pourquoi se contenter de tenter d'accumuler des plans qui ont tous leur places dans les scènes coupées plutôt que dans le récit initial? Vraiment, ne perdez pas votre temps en cette période de fêtes...
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mai 2017
Le chef d'oeuvre de Desplechin... Casting 4 étoiles, tous les acteurs sont impeccables voire énormes pour certains (Almaric bien-sûr!) , direction d'acteurs irréprochables comme d'hab avec ce réalisateur... L'histoire de ce gueuleton de famille était intéressante et ma foi tient ses promesses certaines scènes sont vraiment irrésistibles et sont sûrement devenues cultes pour les cinéphiles... Oui mais voilà, ca reste du Desplechin et perso j'ai tjrs eu du mal à accrocher à son cinéma que je trouve un peu "bourgeois", je n'accroche pas à son cinéma et aux dialogues que je trouve trop écrits, récités dans bcp de scènes (ici Consigny et Amalric principalement) Du coup, il y a tjrs une petite distance qui m'empêche de bien rentrer dans le film d'où un certain ennui sur la fin (pas vraiment étonnant , il dure 2h30 qd même!) Ca reste malgré tout un film à voir et certainement l'un des meilleurs du réalisateur français
Cthulhu Mantis
Cthulhu Mantis

38 abonnés 84 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 mars 2026
Merci à Arnaud Desplechin de faire perdre 2h30 à d’innocents spectateurs dans cet exercice de narcissisme filmé, condensé assez stupéfiant de tout ce que sa filmographie peut produire de plus vain et de plus exaspérant.

Mettre en scène la bourgeoisie dans ce qu’elle a de plus pompeux, avec un tel excès de sérieux pour un résultat aussi médiocre, relève presque de la performance. Derrière un thème qui aurait pu être fertile, Un conte de Noël se révèle être un faux drame bergmanien : bavard jusqu’à l’épuisement, mais désespérément creux. Une logorrhée qui tient davantage de la saga d’été de TF1 que d’une œuvre habitée.

Le montage lui-même donne l’impression d’un assemblage de rushs poubelles, sans rythme, sans nécessité, sans regard. Rien ne circule, rien ne vit.

Il faut dire que Arnaud Desplechin semble avoir pris son passage par IDHEC (aujourd’hui La Fémis) comme un brevet d’excellence définitif. Comme si un diplôme suffisait à garantir la profondeur, la justesse, ou même l’intérêt de ce qu’il filme.

Oser le présenter comme un héritier de la Nouvelle Vague relève de la farce. Ce serait comme prétendre que Philippe Lacheau est le nouveau Francis Veber ou Bertrand Blier. À la différence près qu’un François Truffaut, lui, s’était formé en autodidacte et combattait précisément ce cinéma malade, cette espèce de syphilis audiovisuelle faite de posture et de vide.

Ici, tout donne l’impression d’un film qui se regarde penser, persuadé que son pedigree académique le dispense de toute sincérité. Comme si l’aura de La Fémis devait suffire à impressionner — comme si le CV pouvait remplacer l’émotion.

Mais à force de vouloir paraître intelligent, Arnaud Desplechin oublie l’essentiel : faire du cinéma. Un vrai. Vivant. Incarné. Pas ce pensum prétentieux qui confond logorrhée et profondeur.

Au fond, Un conte de Noël ressemble exactement à ce qu’il est : un film d’école qui n’a jamais réussi à en sortir.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 décembre 2019
Ce film, réalisé par Arnaud Desplechin et sorti en 2007, n'est vraiment pas terrible et encore, je pensais à la sortie du film mettre une note bien pire que celle-là. C'est l'histoire d'une réunion de famille pendant les fêtes de Noël en gros où personne ne s'entend vraiment mais il se trouve que la mère a besoin d'une greffe de moelle osseuse au plus vite. Bon voilà, on est vraiment à fond dans le drame social français mais ce n'est clairement pas ce qui me pose problème ici, j'avoue d'ailleurs avoir une attirance pour ce genre de film, c'est d'ailleurs pour cela que je me suis lancé dans ce film à corps perdu, après un synopsis très alléchant. Mais bien malheureusement, nous allons vite nous rendre compte que ce film n'a pas grand chose à nous offrir et n'est dans le fond pas si original que cela. Évidemment, c'est un film présenté au festival de Cannes et dont la presse raffole, notamment les magazines bobos du style Télérama, ce qui ne m'étonne absolument pas, en général, les films bien lourds, bien ennuyants, la presse crie au génie. Nous sommes donc encore une fois dans le problème du drame français qui en fait des caisses avec des effets de réalisation insupportables pour appuyer, je suppose, les effets dramatiques. Nous avons en effet, pour n'en citer que quelques exemples, des zooms, des flous, des (très) gros plans etc. qui finissent par en devenir désagréables, car ils sont le reflet d'un cinéma, notamment élitiste et intello, ce qui m'agace beaucoup. Peut-être que l'histoire est intéressante mais franchement, elle aurait pu facilement être bouclée en une heure et demie, nous avons ici clairement une heure de trop et le film en devient alors interminable, nous croulons sous l'ennuie ! Bon, je reconnais également que j'ai assez vite décroché, le fond de l'histoire ne m'intéressant finalement que très peu, n'ayant pas grand-chose d'original, ni dans l'intrigue, ni dans les personnages qui sont par ailleurs des clichés ambulants, bien spécifiques à ce type de film. Le film est très prévisible, les relations sont intéressantes au début mais tombent ensuite dans quelque chose de basique et de déjà-vu. Ce film est ma première entrée dans la filmographie de Desplechin, je ne sais donc pas si ses films sont tous aussi marqués par le mélodramatique, mais en tout cas, ça ne donne pas envie de continuer ! En ce qui concerne les acteurs, nous avons un très bon casting et je reconnais que tous jouent très bien. "Un conte de Noël" est donc un film, pour ma part, très ennuyant mais qui peut cependant plaire à un certain public.
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mai 2008
Si seulement tous les films pouvaient combiner un scénario d'exception, des dialogues truculents, cruels et droles, des acteurs habités (Emmanuelle Devos, Anne Consigny, Emile Berling, Chiara Mastroiani, Mathieu Amalric, Jean-Paul Roussillon, Catherine Deneuve, les petits frères Obled...), une musique choisie subtilement qui captive et un montage vif et surprenant...
MaxPierrette
MaxPierrette

199 abonnés 320 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juillet 2008
Imaginer que son “Conte de Noël” va nous délivrer une morale mielleuse au détour d’une cascade de bons sentiments serait mal connaître le ton grinçant qui caractérise le cinéma d’Arnaud Despleschin, absent des écrans depuis 2003 et le succès de “Rois et reine”, qui avait notamment valu le César du Meilleur Acteur à Mathieu Amalric. Une fois encore à l’affiche de son nouveau long métrage, le comédien y incarne cette fois-ci Henri, authentique écorché vif, et cadet des enfants d’Abel et Junon. Laquelle, atteinte d’une maladie nécessitant une greffe de moëlle osseuse, réunit toute sa petite famille le temps de fêtes, dans le but, déjà, de trouver un donneur compatible, mais aussi de recoller les morceaux qui peuvent l’être entre chacun des membres de la tribu. Ce qui revient presque à croire au Père Noël, tant certains conflits semblent irréparables, et ne demandent qu’à exploser au grand jour, dans le petit théâtre que représente la maison familiale, véritable auberge espagnole où chacun est venu avec ses fêlures, du mal-être de l’ainée, Elizabeth, à la schizophrénie de son fils. De quoi laisser la porte grande ouverte à un festival de règlements de comptes, avec hystérie en sus, comme beaucoup avant Despleschin ont su le faire. Mais le réalisateur parvient à éviter le piège, laissant même poindre un zeste de tendresse derrière les rancœurs, tandis qu’il fait se rencontrer théâtre, musique, peinture et marionnettes, non sans quelques allusions à différentes mythologies (avec les prénoms Abel, Junon, Joseph, ou une allusion à la parabole du fils prodigue, puisqu’Henri, autrefois banni, s’avère être le donneur capable de sauver sa mère). Alors certes, la diction particuilère des comédiens en agacera peut-être plus d’un; certes, le film accuse quelques longueurs; mais personne ne pourra nier la justesse des acteurs, dirigés par un cinéaste funambule, capable de passer d’un extrême à l’autre, du rire au malaise, pour nous offrir un joli Noël avec six mois d’avance.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 février 2024
C'est une histoire de famille, pleine de références au passé, marqué par le deuil d'un premier né, par la maladie et les rancoeurs. De quoi nourrir un psychodrame familial ou un mélodrame, que n'est pas le film de Desplechin.
Après un long préambule où sont présentés les personnages et leurs liens distendus, le film prend un nouveau départ lorsque la famille est réunie pour les fêtes de Noël au chevet des parents et grands-parents
La singularité du sujet -déjà initié par le couple inattendu que forment Jean-Paul Roussillon et Catherine Deneuve (laquelle, dans le contexte populaire de Roubaix, n'est pas convaincante avec ses allures de grande bourgeoise déclassée et liftée)- la singularité du sujet provient, au-delà des effets d'une mise en scène brillante et parfois artificielle, du regard volontiers ironique que le cinéaste porte sur ses personnages et leur relation. Son point de vue sur la famille est quasi iconoclaste, caractérisé par l'indifférence, et même spoiler: l'absence d'amour d'Abel et Junon à l'égard de leurs enfants, lesquels ne les appellent que par leur prénom.
Cet aspect, fondateur du sujet, est l'intérêt majeur d'un film complexe sacrifiant la sincérité et la sensibilité à une excentricité un peu forcée et, ainsi que je le ressens, à une certaine prétention artistique et intellectuelle.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2013
Un conte de noël est d’ores et déjà un film majeur des années 2000 dans l’univers du cinéma français. Porté par une distribution épatante, il s’agit là, selon moi, du meilleur film d'Arnaud Desplechin et le plus « grand public ». Plus accessible peut être, mais il ne cède en rien sur les propres obsessions de son réalisateur (une vision personnelle de la famille, les secrets enfouis, les déchirures …), ce qui le rapproche de Bergman (Saraband …), d'Hitchcock (telle la scène dans le musée qui renvoie à Vertigo) voire de Woody Allen. A l’instar de ses films précédents, le film de Desplechin se permet d’étonnantes digressions (approche probabiliste de la médecine avec démonstration à l’appui, suivie avec attention d’une improbable façon par le vieux père). Un conte de noël bénéficie des géniales interprétations de Catherine Deneuve en mère perverse, Mathieu Amalric (un des plus grands acteurs de sa génération), Jean Paul Roussillon (au jeu détaché tel un quasi mort), Anne Consigny, très à l'aise dans un rôle délicat et Emmanuelle Devos dans un personnage ambivalent et surprenant. La demeure du film est un personnage à elle toute seule, quasi hantée et vivante d’une certaine façon. L’adolescent à la schizophrénie latente est stupéfiant ; ses troubles (hallucination, prostration) sont le résultat d’une recherche approfondie du réalisateur (l’apparition du chien loup donne une sensation de malaise). Il m’a d’ailleurs fait penser aux jeunes héros adolescents des films de Gus Van Sant. Si le scénario mérite bien des palmes à lui tout seul, la mise en image est forte et la composition musicale prenante. Le film, aussi empreint d’humour et de dérision n’en est que plus passionnant. Il est aussi très écrit (citations) et renvoie à William Shakespeare. Cruel, dérangeant et si l’on aime le film choral, on appréciera celui-ci. Le meilleur film français de l’année 2008, malheureusement absent au palmarès de Cannes 2008.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 mars 2009
Un conte de Noël relate une fresque familiale cruelle et tourmentée où toute une famille se réunit dans une maison bourgeoise à Roubaix pour célébrer noël et soutenir Junon (Catherine Deneuve), dont la maladie nécessite une greffe mais l'opération peut être réalisable si elle trouve un donneur parmi les membres de sa famille. Cependant, ironie de la vie, un des deux donneurs compatibles est son fils qu'elle déteste (Mathieu Almaric), lui même banni par sa sœur (Anne Consigny). Révélant peu à peu la personnalité, les relations, les sentiments et les souffrances de chacun où chaque protagoniste ne fait que vivre juste sa vie et se fout plutôt des souffrances de l'autre, Un conte de Noël ne parvient pas forcément à captiver de bout en bout, du moins en ce qui me concerne, à travers cette historie de don de moelle osseuse dans une famille qui se déteste. On pouvait penser alors que les membres de ce foyer en passant quelques jours ensemble auraient pu « grandir » mais au bout du compte, aucun d'eux ne va progresser , ce qui ne rend en rien attachant ce petit monde ... Et si Arnaud Desplechin a voulu s’attacher d’avantage à montrer la névrose de ses personnages, le métrage traitant d’un sujet à la Woody Allen sans être drôle, sauf pour le personnage de Mathieu Almaric mais d’une façon malsaine, font que l’ intérêt et la dimension de ce film nombriliste et désespéré est tout autre, à travers finalement la mise en valeur de comportements négatifs qui perdure tout au long de cette comédie dramatique, alors qu’ on en voit assez aux infos tous les jours. Que retenir ainsi de ce film qui ne fait ni rêver, ni s'évader ou apprendre quelque chose, dont l'histoire reste au final trop complexe, trop cérébral, voir élitiste en étalant des connaissances que seule une minorité en comprendra toute les références littéraires ou cinématographiques, mis à part qu' Arnaud Desplechin montre une fois de plus qu'il est un exceptionnel narrateur, que sa mise en scène impeccable se distingue p
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 avril 2017
Desplechin continue de s’amuser avec des noms bibliques, mythologiques et shakespeariens pour livre un film choral et familial enlevé et plein de vie malgré les secrets familiaux et les petites cruautés de la famille qu'il met en scène. Un de ses meilleurs films. Voir ma critique complète sur mon blog :
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