Rio Bravo
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Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 avril 2018
Non Rio Bravo n'est pas le plus grand western de tout les temps… Ceux qui affirment ça n'ont sans doute jamais vu Johnny Guitar (Nicholas Ray, 1953) ni l'Homme de l'Ouest (Anthony Mann 1958) ni l'homme aux colts d'or (Edward Dmytryk, 1959) ni Vera Cruz (Robert Aldrich 1954) mais on pourrait en citer cinquante ! Alors pourquoi ? Et bien la nouvelle vague (encore elle), avait décrété que Hawks était l'un des géants du cinéma américain, ses westerns ne pouvaient donc être que les meilleurs. En fait Hawks était plus un excellent technicien qu'un réalisateur au sens où on l'entend aujourd'hui, n'a-t-il pas déclaré par exemple qu'il avait dirigé le tournage du Grand Sommeil (The Big Sleep 1946), sans en comprendre le scénario (c'est vrai que Verdi avait fait la même chose avec le Trouvère, mais comparer Hawks à Verdi n'est pas gentil pour Verdi), et puis il n'est que de regarder Red line 2000 (1966) pour comprendre que pour faire aussi mauvais, on ne peut être dans les meilleurs. Et le film ? Il est lent, inintéressant (il ne se passe pas grand chose), tout est prévisible, convenu et truffé de facilités de scénario gros comme des maisons spoiler: (le sang dans le verre)
. L'interprétation va du convenu (Wayne) au ridicule (Brennan, le patron de l'hôtel) Quand au coup de foudre de la belle Angie Dickinson pour John Wayne, on tombe carrément dans la gérontophilie (ce qui est son droit le plus absolu, mais ça fait un peu tache dans un western aussi moralisateur.)
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 août 2009
Très bon film, Wayne a une grande classe. La réalisation de Hawks à la fois belle et sobre sert le récit agréablement et conduit le spectateur jusqu'au final.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 avril 2015
Rio bravo est le premier western avec John Wayne que je vois. Avant cela j'étais plutôt habitué aux westerns spaghetti de Leone, mais j'avais vu scarface, d'Howard Hawks, le réalisateur du film. Rio bravo, pourtant, se démarque des westerns de Leone par l'image de l'ouest américain complètement différente qu'il renvoie. Tandis que les personnages des westerns de Leone sont des ordures finies ( même les héros ), les héros de Rio bravo sont attachants, sympathiques et surpassent toujours leurs problèmes. Contrairement aux westerns spaghetti et leur côté dramatique, les westerns comme Rio bravo sont plutôt familiaux, avec quelques moments comiques. Enfin, là où l'égoïsme règne dans les westerns de Leone, le courage et la solidarité s'impose dans Rio bravo. Bien sûr le film a des défauts : les méchants ( vous avez dit manichéen ? ) ne savent pas viser et ne tuent jamais les héros lorsqu'il faut qu'ils le fassent, et du coup ils se font avoir comme des bleus. Ensuite certains acteurs sont légèrement dans le surjeu ( les mimiques ), et ça donne une tonalité plus enfantine au western. Le scénario n'est pas recherché, mais les personnages, bien que stéréotypés, sont bien approfondis. Le film a également quelques peu vieilli. Au vu de la réputation de macho de John Wayne, je m'attendais à ce que cela se reflète dans le film, mais c'est le contraire : la femme domine par sa sympathie le héros bougon et finit par le changer. Le film délivre également plusieurs morales : les liens de l'amitié sont plus forts que tout, la justice gagne toujours, l'alcool n'est pas un échappatoire ou encore on a toujours besoins de l'aide des autres. John Wayne, qui n'est pourtant pas un acteur que j'apprécie, joue plutôt bien et Dean Martin est bon aussi. Je ne vais pas citer le reste de la distribution, mais elle est plutôt bonne. Les fusillades sont sympa et l'ouest est magnifié.
Bref, Rio bravo est un western sympa, qui même si, de mon avis, il n'atteint pas le niveau de ceux de Leone, reste plutôt bon.
Mr-Orange
Mr-Orange

33 abonnés 64 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 février 2013
En fait, je suis déçu pour les mêmes raisons que les fans de Rio Bravo encensent.
Nous sommes dans une petite ville, non sans un certain charme et attachement, Rio Bravo comme le titre l'indique, qui est encerclée par une petite "armée" d'hommes de main d'un riche propriétaire terrien qui veut faire délivrer son frère, condamné pour un meurtre. Ce qui créera des problèmes au vaillant shérif interprété par John Wayne, son adjoint bon garçon mais alcoolique campé par un Dean Martin qui n'a pas la même prestance que dans ses shows et un vieux gâteux du nom de Stumpy qui geint, geint, geint.
L'assiègement de la ville aurait pu créer une tension intéressante, à la manière d'Hitchcock avec Les Oiseaux, mais non Howard Hawks préfère n'en faire qu'un prétexte pour privilégier le thème de l'amitié entre cette petite équipe de justiciers, c'est un choix. Le problème, c'est que cette amitié ne fait vibrer aucune émotion, nous ressentons rarement les sentiments entre les personnages, à part pour le personnage resplendissant d'Angie Dickinson, les autres sont des clichés (bon Wayne est un cliché du brave shériff la plupart du temps donc bon) surtout Ricky Nelson qui se prend pour Elvis mais manque de charisme.
Le film manque donc clairement d'enjeux, Dude se fait capturer, aller on prend pépère deux fusils et on fait une fusillade (une fusillade bien fade d'ailleurs), un ami de Wayne se fait tuer, on a juste le droit à un "dommage, j'avais pas beaucoup d'amis comme lui" et puis c'est tout ça s'arrête là, j'ai vraiment été déçu par le manque dramatique et l'ambiance "films à sketches" du film.
Bon bien sûr, j'insiste lourdement sur les défauts, le film n'est pas vraiment mauvais et a des qualités, une trame prometteuse mais mal exploitée (pour ma part bien sûr) , ça fait plaisir de voir Dean Martin, on voyage dans une ville plutôt attachante et Howard Hawks n'est pas un manchot.
Mais quand on entend depuis son enfance que Rio Bravo est un mythe du Cinéma, eh bien j'ai envie de dire : en effet ça reste un mythe, une légende, quelque chose de sûrement faux.
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 octobre 2015
"Rio bravo" est l'un des plus grands films de l'histoire du cinéma, et sans doute le plus grand western... à bon... ben non. John Wayne fait du John Wayne, l'histoire est des plus banale, c'est niais même pour l'époque, heureusement le personnage campé par Dean Martin donne un peu de souffle à ce film très mollasson. Je me suis fait... je me suis ennuyé en regardant ce qui constitue l'une de mes plus grosses déceptions.
Vixare
Vixare

43 abonnés 369 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 septembre 2013
RIo Bravo fait partie des ces chefs d'oeuvre du western classique américain. Construit comme l'antithèse de "High Noon" qui avait marqué la consécration de Gary Cooper, Howard Hawks fait du personnage du sherif interprété par John Wayne le héros américain idéal : courageux, moral et charismatique. Rio Bravo n'est vraiment pas un western comme les autres, tourné à 100% dans décors urbains là où Ford magnifiait les grands espaces, Hawks y laisse libre court à ses acteurs, interprétant des personnages extrêmement différents, mais humainement très profonds. La grande force de cette réalisation réside dans la sobriété de sa mise en scène, qui valorise les moments de bravoure des personnages comme les instants plus intimistes, notamment de doute avec le personnage de Dude interprété par l'excellent Dean Martin. La romance, qui se déroule en parallèle de l'intrigue d'action, permet de compléter un tableau où s'exprime à merveille toute la sensualité dégagée par Angie Dickinson. Enfin, les seconds rôles de Rio Bravo sont eux aussi très intéressants pour leur côté atypique et l'interprétation dont il en est donné, à l'image de l'excellent Walter Brennan en vieil adjoint estropié grincheux, Calude Akins en "bad guy" dénué de toute sensibilité ou Ward Bond en conducteur de convoi impétueux. Il est d'ailleurs assez intéressant de remarquer la forme de la construction narrative souvent coupée de petits instants de pause, de répit où un petit événement inattendu montre l'apaisement précaire de l'histoire, à l'image de la scène ultra-plaisante dans la prison où Dean Martin et Ricky Nelson font briller leurs voix. Un excellent moment de cinéma !
riri2
riri2

29 abonnés 263 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 août 2013
Rio Bravo est l'archétype des westerns américains des années 1960 : l'intrigue tient sur un ticket de métro, la mise en scène est poussive et le rythme très - trop lent -, cela empêche de percevoir pleinement ce qu'à voulu sans doute faire le réalisateur, à savoir s'intéresser aux portraits très typés dans un huis-clos d'une ville frontalière. Malgré de bonnes performances d'ensemble, on s'ennuie face à Rio Bravo...
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juin 2019
« Rio Bravo » est un classique indéniable. De ceux qui vous font vous sentir chez vous dès les premières secondes. Le scénario est limpide comme de l'eau pure, les acteurs semblent plus vrais que nature, malgré la patine du Technicolor et un jeu millimétré, et la caméra sait se faire discrète, tout en rendant chaque plan évident. Tout cela permet de nous servir l'intrigue sur un plateau d'argent : un duel à mort entre un shérif consciencieux et une fratrie de riches personnages véreux. Chaque grande séquence est d'anthologie. Tout commence dans un bar : un homme dont on ne sait rien se fait humilier. Quelqu'un vient à son secours, hélas pour lui, car il se trouve dans le bar de son ennemi juré. Tout est dit en quelques regards, quelques gestes : une attitude arrogante, et l'on sait que l'on a affaire au pourri de l'histoire. Une attitude franche et courageuse, on sait qu'on a affaire au héros de l'histoire. Une attitude hésitante, meurtrie, mais là on ne sait pas encore qu'on a affaire à l'un des personnages principaux, déchiré, tiraillé entre un passé douloureux et un présent de rédemption. Hawks nous offre ainsi toute une galerie de personnages, aux personnalités plus ou moins tranchées, des plus fourbes aux plus héroïques. Si certains sont stéréotypiques, mais dans le bon sens du terme, comme dans un mythe (de l'Ouest), certains sont génialement complexes, à l'image du pistolero joué par Dean Martin, donc, ou de la jeune femme mystérieuse, récemment arrivée dans la ville. « Rio Bravo » est une sorte de western métaphysique, contemplatif, lent, qui privilégie la psychologie de personnages richement écrits à l'action, qui se fait rare et sèche, brève, incisive. « Rio Bravo » est une aventure humaine, une histoire d'amour et de camaraderie, une histoire de dépassement de soi dans l'épreuve, de pardon et de rachat. Une aventure tellement riche qu'un seul ou même plusieurs visionnages ne suffisent certainement pas à épuiser tout ce que contient ce film. Dans ces conditions, comment ne pas y voir un chef-d’œuvre ?
charly5766
charly5766

24 abonnés 393 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2013
Film absolument monstrueux ! Je préfère tout de même les westerns italiens toutefois entre la prisonnière du désert, le train sifflera trois fois et Rio Bravo (entre autre ...), les Etats Unis nous ont offerts quelques chefs d'oeuvres ! La scène du chant entre Dean Martin et Ricky Nelson est juste un très très grand moment de cinéma. La tension est présente tout le film, le charisme de John Wayne fait mouche et l'humour du vieux Walter Brennan prête à sourire. Film qui inspira Tarantino et surtout Carpenter et juste pour cette raison il faut le regarder.
Kubrick's Club
Kubrick's Club

43 abonnés 694 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 février 2008
Excellent western, dont toute la valeur réside dans cette impeccable mise en scène, qui plus est de personnages approfondis. Véritablement l'un des meilleurs du genre.
teofoot29
teofoot29

109 abonnés 648 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mars 2010
Plus qu'un grand western, un pure moment de cinéma joviale avec un grand John Wayne et un grand Dean Martin. Howard Hawks amène le genre à son paroxisme.
TCovert
TCovert

102 abonnés 383 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 octobre 2010
Film mythique !!
A VOIR !!
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2022
Avec Rio Bravo, Howard Hawks prend à rebours les codes du western pour offrir à ce genre codifié l’une de ses réussites les plus totales. Sa grandeur, il la doit à l’audace d’une unité de lieu – nous restons prisonniers de la ville de la même façon que le frère Burdette est contraint de demeurer derrière les barreaux d’une cellule – qui échappe à tout dispositif artificiel, privilégiant au contraire la dispersion de l’intrigue étendue sur un temps long (quelques jours) et ouverte à des personnages secondaires qui, par leur épaisseur humaine, gagnent le premier plan. Aussi ne savons-nous pas immédiatement quoi regarder ni à quoi s’attacher : le shérif est mis K-O dès son apparition dans le saloon, il se traîne, est aveuglé par l’explosion d’un sac de grain, surpris par une mule sortant sa tête de la grange... il dysfonctionne, à l’image de son équipe de choc composée d’un vieil éclopé et d’un alcoolique soucieux de remédier à son ivrognerie.
Nous sommes loin des héros des grands westerns fordiens ou, du moins, cet héroïsme est caché, enfoui sous la banalité d’une charge étoilée qu’il faut porter et arborer sans cesse. Dans le film, l’autorité n’est jamais gagnée, elle doit se conquérir encore et encore, se matérialiser par des actes non de bravoure mais de violence ; il suffit de voir d’ailleurs ce plan magnifique sur une chope de bière dont le contenu jaune se teinte peu à peu du sang du cowboy blessé qui se trouve à l’étage pour saisir l’atmosphère paranoïaque dans laquelle évoluent les protagonistes, où le divertissement n’est qu’un masque dissimulant les coups bas. L’irruption d’une femme dans un milieu d’hommes perturbe davantage encore les personnages, à commencer par celui interprété par John Wayne : ridiculisé par une accusation erronée, humilié par un jupon rouge que le gérant du saloon souhaite offrir à son épouse Consuelo – cette même épouse qui lui offrira en retour un œil au beurre noir –, le shérif doit faire ses preuves, démontrer ses talents d’homme selon une caractérisation alliant virilité et gentleman, comme nous pouvons l’observer dans nombre de films de Hawks (Bringing up Baby en 1938 ou Harari ! en 1962).
Le cinéaste exploite ainsi le genre de la comédie, qu’il mêle au drame et à la tragédie portée par le thème musical de mort joué de manière intradiégétique par des Mexicains durant toute l’incarcération du frère rebelle ; il signe ainsi une œuvre-somme, rugueuse et joyeuse, taiseuse (cf. ouverture) et chantée, minimaliste et généreuse dans l’écriture de ses personnages hauts en couleur. Un chef-d’œuvre, en somme.
Tedy

304 abonnés 2 480 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 novembre 2006
Un western classique, qui allie action et humour.
yannick R.
yannick R.

119 abonnés 966 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 février 2009
chef d'oeuvre du western avec john wayne et dean martin cette équipe de boiteux ou ce shériff lent partagé de son adjoint alcoolique doit s'occuper de burdett dans sa prison pour le transferer, mais le frére de celui ci veut le faire sortir.
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