L'Homme aux colts d'or
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chrischambers86

16 210 abonnés 13 164 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2012
L'importance du colt dans le western n'a pas besoin d'être soulignèe! Rappelons simplement ici l'hommage que lui rendit par exemple Edward Dmytryk en 1959 dans le remarquable "Warlock", interprètè par de grands acteurs: Henry Fonda (en mercenaire aux colts d'or), Richard Widmark (en shèrif à la fragilitè extrême) et Anthony Quinn (en compagnon boiteux). Cinèaste torturè et victime du maccarthysme, Dmytryk signe un western devenu cèlèbre pour sa richesse psychologique et son homosexualitè latente, un metteur en scène qui met l'accent sur l'attitude, le maintien et le comportement de ces personnages notamment la dèmarche raide, les bras collès au corps de Fonda! De plus Dmytryk analyse ègalement avec froideur et duretè leurs comportements avec dans le reste de la distribution une superbe Dorothy Malone en Lily Dollar! Brillant...
Caine78

7 789 abonnés 7 402 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 septembre 2010
Il manque toujours à Edward Dmytryk cette petite étincelle, ce petit plus qui lui permettrait incontestablement d'atteindre les plus grands. Cet "Homme aux colts d'or" ne déroge pas à la règle, notamment par un rythme parfois un peu inégal, nous empêchant de nous passionner totalement pour l'ensemble. Néanmoins, et malgré donc quelques petites réserves, l'oeuvre n'en demeure pas moins d'un intérêt profond, et ce pour beaucoup de raisons. On apprécie en effet énormément la manière dont Dmytryk traite ses personnages, tous très complets et évitant avec aisance et subtilité les stéréotypes, les dialogues pertinents et rigoureux ne faisant eux que confirmer cette impression. De plus, le film a la qualité de poser énormément de questions auquel il répond toujours avec intelligence et talent, allant qui plus est souvent assez loin dans sa démarche. Ajoutez à cela trois excellents acteurs et des seconds rôles plus qu'à la hauteur (mention spéciale à DeForest Kelley), et vous obtiendrez ce western certes atypique et étonnant, mais au final très enrichissant. Du bon cinéma.
Misoramengasuki
Misoramengasuki

79 abonnés 399 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 février 2011
Je suis toujours étonné de voir combien le western, genre hyper normé s’il en est, parvient néanmoins à donner des films originaux et passionnants. Peut-être est-ce justement la présence d’un cadre très rigide qui oblige scénaristes et réalisateurs à peaufiner le dessin de leurs personnages et à fignoler les rouages de leur histoire. Et comme Hollywood, en ces années 50, pouvait compter sur une génération d’acteurs au charisme hors norme, nombreux sont les exemples où ces histoires apparemment banales de cow-boys, de shérifs et de bandits deviennent des drames d’une puissance et d’une intelligence étonnantes. A preuve cet "Homme aux colts d’or". Bien sûr, quand on a au générique Henry Fonda, Anthony Quinn et Richard Widmark, on part sur de bonnes bases. Mais aux manettes, Dmytryk ne se contente pas d’orchestrer l’affrontement entre trois monstres sacrés. Au contraire, il construit un film ambigu, où chaque personnage suit un parcours long et douloureux et où la notion de changement tient une place essentielle. Dans cette ville de Warlock, seuls survivent ceux qui s’adaptent et décident de changer de camp: Widmark quittant sa bande de voyous pour devenir shérif (versus son frère, qui s’entête et se fait descendre), Fonda songeant à quitter sa vie de tueur itinérant pour s’établir, Dorothy Malone renonçant à sa vengeance... A l’inverse, Quinn reste sur son idée fixe de poursuivre son association avec son ami et en mourra. Quelle virtuosité pour agencer cette intrigue complexe ! On pourrait aussi disserter sur la relation entre Fonda et Quinn, que certains ont qualifiée de "quasi-homosexuelle". Ou sur la force du personnage de Widmark, aussi timide en apparence qu’inflexible dans sa résolution et qui rappelle James Stewart dans "L’homme qui tua Liberty Valance". Ou sur les conflits entre loi, ordre et justice dans la société américaine que Dmytryk met en évidence. Tant de richesse! Une chose est sûre: devant l’écran, on ne voit pas le temps passer.
Y Leca
Y Leca

47 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2021
Un des grands westerns classiques : tout y est, la loi, les hors la loi, les prévôts tireurs d'élite, les femmes potiches, la lâcheté de la foule...mais celle-ci se rachète à la fin au contraire de "High Noon" . Le trio de grands acteurs est pour beaucoup dans la réussite du film, surtout le couple Fonda-Quinn, à l'amitié troublante.
clint54
clint54

27 abonnés 495 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 février 2015
... de nouveau dans le thème Western, ce n'est pas mon pseudo qui contredira ce fait, "L'homme aux colts d'or reste en un seul film.. peut -être un pseudo symbole de cette Amérique, de cette époque de doute,de violence mais aussi de changement. Un long-métrage qui semble assez mal connu et qu'il faudrait revoir ou voir ! Schématique et psychologique, un mécanisme différent qui s'articule par des points d'ancrage que sont déjà trois acteurs qui représentent la thèse et l'anti-thèse de leur propre personnage ! Le truand repenti qui devient adjoint de l'Ordre. Le prévôt,tueur dans l'âme que la Loi semble oublier et son complice qui maquille son forfait par admiration,respect ou dévotion. Voilà donc un curieux Western complexe mais d'une grande qualité et intelligence. La double romance écourte un peu la tension qui s'accentue vers la dernière partie,comme le rideau qui tombe à la fin du spectacle, efficace.
orlandolove
orlandolove

175 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juillet 2010
Excellent western qui vaut en premier lieu pour son scénario, très nettement au-dessus de la moyenne du genre. Les personnages entretiennent des relations complexes et tortueuses, et le film reste ainsi passionnant et surprenant jusqu'à la fin, très réussie d'ailleurs. Avec en plus la classe de Henry Fonda et d'Anthony Quinn. Dommage, le casting féminin est moins réussi.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

145 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2017
Considéré comme un chef-d'œuvre du western, L'homme aux colts d'or est un film efficace et rythmé, porté par d'excellents acteurs, et qui se laisse regarder avec le plus grand des plaisirs. Distillant une atmosphère tendue, le long-métrage pose avec grande intelligence la question de l'opposition entre légalité et légitimité, manifestée ici par l'affrontement entre un shérif, représentant la loi mais faible car manquant de moyens, et un marshal, sorte de policier privé capable d'assurer la sécurité des habitants d'une ville régulièrement assaillie par des cow-boys hostiles mais n'ayant pour seul cadre que son jugement personnel. D'autres thématiques sont abordées, avec tout autant d'acuité, telles que la fidélité, l'amitié, les liens du sang, la rédemption...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 décembre 2011
Grand western des années 50, quand le genre était en pleine maturité (Antony Mann était passé par là). Mise en scène un peu rèche et statique (seul vrai point faible), assez peu d'actions et beaucoup de psychologie, "Warlock" se distingue en particulier par le couple Fonda/Quinn, assez inhabituel pour l'époque, et dont les relations "celluloid closet" peuvent apparaitre pour le moins très ambivalentes. Le film aborde en outre des sujets plus classiques dans le western (comment faire respecter la justice quand et si les moyens légaux ne suffisent pas ?). Mais l'Homme aux colts d'or sort du lot pour la raison suivante : porté en sous-main par la trajectoire personnelle de E. Dmytryk, le traitement de plusieurs thèmes fondamentaux tels que le remords, le changement, la traitrise, la demande de pardon, l'interrogation sur légalité/légitimité, se révèle passionnant. Henry Fonda écrase la distribution de toute sa classe ambiguë. La dernière scène du film est magnifique et sobriété et de richesse.
CH1218
CH1218

286 abonnés 3 307 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 janvier 2014
Un trio de 3 grands acteurs hollywoodiens - Henry Fonda, Anthony Quinn et Richard Widmark - pour un western un peu longuet de Edward Dmytryk. Toutefois, l’histoire est intéressante et les 30 dernières minutes, plus intensives, rehaussent heureusement le tout.
armenardo
armenardo

95 abonnés 322 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juillet 2010
un très bon western, des personnages intéressants et une histoire originale qui à le mérite de détourner les clichés( les "gentils" ne le sont ps tant que ça et les "méchants"ne sont pas monolithiques):le film y perd malheureusement un peu en tension dramatique: on ne ressent pas vraiment de réel menace de la part des opposants.
White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 janvier 2023
Le film débute par une scène de « duel » hallucinante où l’acte d’héroïsme pressenti se transforme en acte de lâcheté et l’on assiste à une scène d’humiliation assez insupportable. Toute l’intelligence de « L’homme aux colts d’or » (plus sobrement Warlock ») d’Edward Dmytryk est de jouer sur de multiples formes d’ambiguïtés. Certains « méchants » (Richard Widmark, DeForest Kelley) ont un fond d’humanité, alors que certains « gentils » (Anthony Queen) ont une part d’ombre. L’intrigue de base, un prévôt appelé en renfort pour pacifier une ville, va se complexifier grâce ou à cause des personnalités « tiraillées » des personnages. Les scènes d’amour, sobres et délicates, enrichissent le propos, tout comme la dégradation des rapports entre Henri Fonda et Anthony Queen. Chacun des personnages est impacté par les événements : Richard Widmark, fragile, mais en mission ; Henry Fonda dont les certitudes vacillent en fur et à mesure que la situation lui échappe ; Anthony Queen condamner au désespoir car abandonné. Et pour une fois, les personnages féminins (Dorothy Malone, Dolores Michaels) ne sont pas des potiches. L’apogée du film est l’enchainement des deux séquences de duel et un dénouement digne d’une tragédie antique. « L’homme aux colts d’or » est un petit bijou aux ressorts psychologiques extraordinaires. Formidable.
Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

24 abonnés 710 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2022
L'Homme Aux Colts D'Or n'est pas très intéressant sur la forme, mais suscite l’intérêt grâce à son histoire et son scénario. La forme est ultra classique, illustrative, légèrement molle (certaines coupures arrivent trop tard) voire poussive.
Néanmoins, l'histoire est palpitante, car elle garde une part de mystère et possède une superbe distribution.
Dans une ville, Warlock, un méchant propriétaire terrien fait sa loi (Tom Drake). Les habitants décident de payer un Marshall mercenaire, c'est-à-dire un tueur professionnel (Henri Fonda, qui a des colts à crosse d'or, que nous ne verrons qu'à la fin du film), pour faire la loi, contre grasse rémunération et hébergement. Il est accompagné de son fidèle acolyte (Anthony Quinn), ange gardien, handicapé (il a un problème à une jambe et boîte), mais aussi menteur et torve, dont la principale préoccupation est de protéger Henry Fonda, de manière obsessionnelle. Se mêle à ce trio, un ancien de la bande de méchants (Richard Widmark, toujours excellent dans des personnages torturés), qui ne l'est finalement pas et qui prend le poste de Sheriff, pour contrer Tom Drake, mais aussi s'assurer que la loi est respectée par Henri Fonda. Ajoutons Dorothy Malone (interprétation manquant de subtilité) qui traque Henri Fonda par vengeance, et pour cela séduit Richard Widmark, mais tombe plus ou moins amoureuse de lui. Ajoutons Dolores Michaels (un peu pâlotte et fade), qui elle fait succomber Henri Fonda, au grand regret d'Anthony Quinn, qui se suicidera.
Cet ensemble est donc une bonne base pour un scénario et pour un bon film, même si le réalisateur est fade.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 août 2012
"L'homme aux colts d'or" est un western mythique et magnifique.Un chef d'oeuvre emmené par deux très très grands acteurs Henry Fonda et Anthony Quinn.
marc sillard
marc sillard

11 abonnés 199 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 octobre 2021
Le coup passa si près que le chapeau tomba. En fait, Quinn ne veut pas tuer son idole. Mais l'idole en question tue froidement son adorateur infirme qui voudrait tellement l'égaler. J'ai dû voir ce film il y a cinquante ans. Je ne me souvenais que de la scène finale où Fonda jette ses colts dans le sable. Cette fois-ci, Fonda m'a semblé trop vieux et trop raide pour le rôle. Widmark joue bien son personnage de mou sublimé en héros malgré lui. Quinn est parfait en faire-valoir de Fonda. Les rôles féminins sont le maillon faible des westerns américains. Entraîneuse de saloon sur le retour, pomponnée de façon outrancière et inadaptée, Malone a le mérite de donner du coeur à l'ouvrage à l'innocent Widmark. Il faut reconnaître qu'elle a de beaux yeux bleus et un sourire enjôleur. Quant à la fine psychologie des personnages, la cohérence de leurs attitudes dans un far west réaliste : laissez-nous rigoler !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 juin 2009
"Ceux qui vivent par les armes périront par les armes"... Très beau western que cet "HOMME AUX COLTS D'OR" qui nous fait réléchir sur la violence,l'ordre a n'importe quel prix et le besoin de faire sa loi( bref des valeurs machistes qu'on a peu pres tous les mecs).
C'est au bout de ma troisième ou quatrième vision ( en un laps de temps de 25 ans environ )que j'ai réalisé à quel point c'etait un excellent film . Une oeuvre qui fait réfléchir bref un western pour adultes.
FONDA, QUINN et Dorothy MALONE sont très bons mais WIDMARK les surpasse,il y joue un ancien mauvais garçon taciturne qui décide de se mettre du bon coté de la loi.Il est bluffant de sincérité et de justesse.
Pour l'anecdote je trouve que le rapport d'amitié(quelquefois ambigue ) entre FONDA et QUINN a certainement inspiré celui des deux protagonistes d'APPALOOSA recemment...
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