Un classique moderne, un remake remettant plus que les pendules à l’heure tout en dynamitant ce qui fut déjà une révolution visuelle en 81. Quasiment le premier péplum que j’ai découvert étant ado et premier DVD acheter en tabac/presse, j’ai personnellement toujours eu lien particulier avec ce récit qui m’aura fait découvrir l’ensemble de son cast qui fut lui-même et d’une certaine manière, devenu star avec ce titre.
Premier péplum fantastique de l’ère moderne et dynamitant l’intégralité de ce qui s’était fait jusqu’alors, pas une scène n’à pris une ride et pas une réplique n’à pas été soigneusement penser, mettant ainsi le ton et à l’honneur les 2 frères ennemis de l’Olympe, Zeus par l’impeccable Liam Neesson & Hadès par l’indétrônable Ralphe Fiennes. Je pourrais presque dire que j’ai découvert ces 2 monstres grâce à cette aventure mythique qui rayonnent littéralement et incarnent avec un respect total les 2 principaux dieux. Il est également clair que la première différence de taille par rapport à la première version est justement le duo divin principal, là ou Zeus provoquait sa femme Héra et Poséidon s’offrait alors une grosse séquence hallucinante pour l’époque, Hadès fut clairement absent. C’est donc tout l’inverse là mais l’autre point d’orgue restera la sublime salle du trône qui, désolé du peu, reste le meilleur décor du film et meilleur imaginaire jamais penser pour les dieux Olympiques dans ce registre. Du côté humain, Sam Worthington (Persée) dépoussière littéralement la prestation d’Harry Hamlin en y intégrant une légère familiarité verbale mais surtout, une dynamique de jeu plus rock. Gemma Arterton en créature mi humaine mi céleste, alliée et protectrice de Persée au charisme aussi guerrier que séductrice. Enfin Mads Mikkelsen en général, garde rapprocher du roi et « maître » instructeur du demi-dieu contre son grès, un jeu juste dément. Visuellement il n’est même pas possible de dire à quelle point le fossé entre les 2 œuvres est monumental et pourtant, les années 80 entamaient avec respect et efficacité la naissance des effets physique, le stop-motion et les prothèses pour offrir le rendu le plus immersif. 30 ans plus tard le numérique pris sa place et pour le meilleur, les scorpions passent de 2 à 7 avec une virulence déboîtante, l’intro subliminale de l’espace sous la narration divine d’Io est d’une perfection sans faille, Méduse devenue beauté sculpturale mais clairement fatale dans un ensemble thriller et son décors de post-Enfer à tomber. Quant au Kraken, ce bulldozer né des entrailles des Enfers marque un final il est vrai bien cours mais suffit en quelques sorte à nous anéantir les oreilles et la vue, là ou son prédécesseur était une bien mignonne marionnette mais tout aussi belle niveau imaginaire. Niveau décors et costumes, rien à redire, tous ce qui brille doit se retrouver dans ce registre et parfaire l’antiquité, le « lumineux » pour les uns, le « sombre et poisseux » pour les autres. Comment ne pas conclure par la bande-son cultissime de Ramin Djawadi signant incontestablement la plus sublime partition du genre (avant ou après « Gladiator » & « Troy ») en y mettant l’intensité et puissance d’un côté et l’émotion divine de l’autre. Il s’agit pour ma part du seul péplum n’ayant pas ouvertement de thème principal ou alors 2
. Un classique du genre qui n’à pas vraiment briller aux yeux des critiques mais franchement, un remake aura toujours les mêmes problèmes pour ces dernières mais nous offrira à coup sûr le renouveau dont le récit à tant besoin. Pour ma part, le « Choc » fut prit mais quelques longueurs auraient largement pu intervenir.