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mr. edward
190 abonnés
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4,0
Publiée le 25 juillet 2010
Michael Mann nous offre un excellent film de gangster avec un trio d'acteurs (Johnny Depp, Christian Bale, Marion Cotillard) formidable. Une photographie impeccable, un réalisation toujours aussi bonne (mais est-ce vraiment étonnant de la part de Mann ?), un rythme qui nous tient en haleine. Seule point négatif est sa durée (2h10) trop courte pour un tel récit.
Quand Michael Mann fait un film sur le grand banditisme,il faut s’attendre à du très gros.Alors en plus,autour de John Dillinger campé par le parfait Johnny Depp…Bien sûr les autres acteurs sont tout aussi mémorables.Reproduisant avec style le décor de l’époque,Mann joue sur le réalisme avec une image nette aux couleurs vieillies.Mais la force de ce réalisateur,c’est bien évidemment et une fois de plus dans sa mise en scène de l’action,servie comme un coup de poing dans l’œil tant on y croit.Le seul bémol du film serait qu’il manque peut-être un point de départ à son histoire,et quelques scènes transitives.En bref :Mann revient de plus belle à ses origines pour notre plus grand plaisir.
Je suis très déçu... Un film qui paraissait très alléchant, un beau gratin au casting, mais pourtant, un creux perpétuel, et une accroche difficile. Bien que les interprétations soient tout à fait à la hauteur, il manque quelque chose dans ce film. Un gangster pas très malin, beaucoup trop sûr de lui, et qui ne fait attention à rien. Ça tire de partout, et la fin est trop prévisible. Cela dit, ce film étant tiré d'une histoire vraie, on ne peux pas y faire grand chose...
Public Enemies file dans la nuit sans jamais se retourner, tissant un climat de douceur hallucinée qui n'est pas sans rappeler l'avancée d'Ali, avec cette impression de traversée sans résistance, presque somnambule, d'un fragment de mythologie américaine. Que Mann soit peu inspiré par la féminité n'est pas nouveau. L'essentiel réside dans ce que cela produit : un monde de figures taillées au couteau et interchangeables, l'agitation de curseurs schématiques tentant de fuir la trame qui est pourtant leur seul écosystème. Michael Mann continue d'enrichir son univers complexe et pessimiste avec Public Enemies, mélange de polar d'action et de chronique historique qui déroutera par son parti pris visuel osé. L'obstination sobre et travailleuse de Christian Bale répond à l'imagination flamboyante et audacieuse de Johnny Depp, duel implacable dans lequel Marion Cotillard, égérie du truand en cavale, apporte une vibrante note d'humanité.
Ah, les Etats-Unis et leurs films de gangsters, toute une histoire... Si les années 30 ont donné naissance à une série de productions certes inégales mais ô combien passionnantes du fait de leur réalisme et de leur côté instantané (je pense au "Public Enemy" justement de Wellman, à "L'Ennemi Public numéro 1" avec Gable cité dans le film, au "Scarface" de Hawks, à certains réalisations de Raoul Walsh...), la suite ne vit malheureusement pas un renouvellement des conventions (le schéma-type est toujours resté le même) malgré quelques coups d'éclats à l'époque du nouvel Hollywood des années 70 et les oeuvres de Penn, Scorsese, Coppola ou bien encore De Palma. Aujourd'hui, le cinéma outre-Atlantique est tout ce qu'il y a de plus lisse et puritain ; le profit est un mot sacré, la prise de risque est inexistante. C'est ainsi que les dernières réussites "gangstériennes" nous proviennent du Danemark (les films de Nicolas Winding Refn), d'Italie (cf Placido, Soavi ou Tullio Giordana), d'Asie (Kitano, To), d'Amérique du Sud (Caetano, Maille)... Contexte économico-social propice ou style décalé ont effectivement pimenté ces créations... Michael Mann, c'est le classicisme à l'extrême. Rien de neuf, tout est calculé, millimétré, conçu pour plaire au plus grand nombre. Des stars, de l'action, des rebondissements, un rythme haletant, des effets de style à la mode... Et puis une utilisation de la haute définition pas si originale que ça pour un blockbuster (de plus, son précédent opus, "Miami Vice", assez ridicule par bien des aspects possédait au moins quelque chose auquel on pouvait se rattacher avec son image graineuse alors qu'ici, le travail effectué autour de la technologie numérique s'apparente en fait à l'avènement définitif d'un outil de substitution simplement plus rentable économiquement) qui fera pourtant bander les critiques dans le coup. Bon, ça reste plaisant car bien foutu et sans temps mort, même si ça ne casse pas trois pattes à un canard. Divertissant.
Michael Mann encore une fois au sommet de son art pour une reconstitution d'époque aux petits oignons et servie par une distribution impeccable. Très bon.
Quand Michael Mann annonça qu'il allait réaliser un biopic sur le célèbre braqueur de banques des années 30 John Dillinger, avec Johnny Depp dans le rôle principal et Christian Bale dans la peau de son chasseur Melvin Purvis, on en était tout excité. Un film de gangsters réalisé par un ténor avec un casting de dingue, ça ne pouvait qu'être fabuleux. Malheureusement pour nous, le réalisateur de Collateral réutilise une fois encore la caméra DV et cette fois-ci à mauvais escient, plombant son film d'une qualité visuelle fortement déplaisante... Car filmer un film d'époque avec une caméra moderne, au grain sale, à la vitesse d'images trop réaliste et à la luminosité hasardeuse n'était pas la meilleure idée du metteur en scène qui nous livre ici une vraie première déception (ce style collait tout de même au mitigé Miami Vice). Par ailleurs, la trame qu'a choisi d'exploiter Mann s'avère quelque peu ratée : se concentrant sur la romance paradoxalement peu exploitée de Dillinger et sa compagne Blackbird (Marion Cotillard, moins énervante que d'habitude mais facilement remplaçable), le réalisateur en oublie le Némésis du gangster : l'agent gouvernemental Melvin Purvis, campé par un Christian Bale motivé mais hélas trop en retrait pour ne pas dire transparent. L'ambiance 30's est présente, décors et costumes appuient la reconstitution historique mais on n'y croit jamais vraiment. Pareillement, on ne sait pas trop où veut en venir le script : le portrait du braqueur de banques n'est qu'effleuré, au même titre que les autres personnages, pour la plupart creux et sans dimension. Pour le reste, nous avons affaire à quelques séquences d'action tonitruantes, une poignée de répliques fracassantes et une interprétation haut de gamme (Depp en tête) mais le long-métrage peine à nous immerger dans le récit, à nous plonger dans ce monde impitoyable de gangsters et encore moins dans cette chasse à l'homme interminable entre Dillinger et Purvis. Au final, Public Enemies est un film raté ou plutôt maladroit qui arrive néanmoins à demeurer sympathique en dépit de ses nombreux défauts.
Je ne suis pas toujours fan des films de Mann mais avec Public Enemies je suis ravi certes tout cela manque un peu d'émotion mais c'est mis en scène de manière nerveuse et vive comme il sied parfaitement à la vie courte et folle de Dillinger très bon Depp dans ce rôle, les autres acteurs le sont aussi. Bonnes scènes d'évasion et de fusillades, un film qui m'a emballé dans lequel on rentre rapidement dans le sujet et l'ambiance de l'époque est bien reconstitué.
Ce film était attendu à plus d'un titre. Une nouveauté de Michael Mann est toujours un évènement, tout comme la présence de Johnny Depp dans un film, et pour finir c'est la première apparition à l'écran de Marion Cotillard depuis La môme. Hormis cela le film ne tient pas ses promesses. La mise en scène reste son seul avantage, Mann est habile avec une caméra et cela se voit. Malheureusement sans un scénario en béton derrière cela ne sert pas à grand chose. C'est vu et revu et on s'ennuie plutôt. Il y a quelques belles scènes d'action et deux trois scènes intimistes mais cela ne suffit pas. Techniquement si le montage, les costumes et les décors assurent, l'image en DV est parfois très laide et pas très regardable. Quant à l'interprétation, si le casting est certes de haute volée, elle ne convainc pas vraiment. Johnny Depp fait juste le minimum, tout comme Christian Bale. Marion Cotillard à un second rôle très discret où elle est très bien mais n'a pas grand chose à défendre. On retrouve aussi en vrac : Billy Crudup, Leelee Sobieski, Lili Taylor, Stephen Dorff ou Giovanni Ribisi, guère plus convaincant. Même si la presse semble dire le contraire, un premier vrai gros ratage pour Michael Mann. A suivre...
Mitigé mais je reste quand même déçu non pas par la prestation des acteurs qui sont incroyables mais du scénario qui peine à rester actif. On tombe trop souvent dans des dialogues long et sans fin et l'action reste rare et trop bâclé. Pimenté le scénario et jouer entre les 2 parties " gentil et méchant " serait pas de trop...
Mille manières de rendre digne d'intérêt les réussites et chausse-trapes vécues par un braqueur de banques qui a aussi un coeur, tiens donc. Par une entrée prometteuse, Diana Krall en arrière-plan envoie le sirop, relayée par Billie Holiday la "pieuvre" du jazz, on est séduit par l'atmosphère à peine à double tranchant... S'ensuivent maintes échauffourées, la passion réussit tout de même à s'intercaler, disons que la bande son y aide pour beaucoup. Images léchées, un peu givrées : le moral du spectateur descend par paliers... Succession d'actions émergeant de tous les coins, longuettes souvent plus que nécessaire, on a compris le classique duel flics bandits et on attend l'impasse... Destinée de John Dillinger, voleur d'argent anonyme, celui des coffres-forts bénéficiant d'assurances. Johnny Depp s'en tire bien avec ses tics de héros en attente d'étau... Une excellente idée d'avoir permis à Marion Cotillard d'incarner, par son visage d'ange, la trompeuse Billie Fréchette, "douce de service qui tient bon sous les sévices" !
Une distribution prestigieuse ne vaut qu'exploitée, ce qui n'a guère été le cas de Christian Bale sur cet opus. Malgré le charisme de Depp et la beauté informelle de l'image, on est parfois happé par un léger sentiment d'ennui. Bref, un biopic solide mais sans génie!
WoW ! A on l'attendait le dernier M.Mann et il faut le dire, on n'est pas déçu. Bon sang, mais quelle maitrise dans la mise en scène, c'est simplement prodigieux ! Le génie transpire vraiment de tous ses ports. Ahurissant ! Le scénario quant à lui, reste quelque peu classique et sans grande surprise, mais qu'importe, puisque le plaisir est présent du début à la fin. Deep et Cotillard sont vraiment parfait et dirigés d'une main de maitre. Je suis nettement plus circonspect sur la prestation de Bale, qui à mon grand regret, est quelque peu en retrait vis à vis des autres interprétations. Le reste du casting est bien c'est simplement du très très lourd, et un des meilleurs castings qu'il m'ait été donné de voir depuis le début de l'année. Reste le drame de ce film, le support numérique. Alors il est claire qu'au niveau immersion on a jamais fait mieux, on est clairement dans l'action et c'est vraiment bluffant. La définition de l'image est proprement incroyable ( on voit presque jusqu'au point noir de Bale et de Deep ;) mais l'ambiance et la chaleur que devrait donner l'image avec de la pellicule est absente. Et malheureusement dans les scènes sans actions c'est pour moi vraiment préjudiciable. Bref j'espère vivement que cela ne va pas devenir une mode, car je pense qu'à terme le cinéma se mettra en danger.