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DomiMo C
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5,0
Publiée le 2 décembre 2008
Dans la lignée directe de la série Palace cette excellente commédie au ton complètement décalé ironise sur les musées, leurs visiteurs et les gens qui y travaillent.
Ca commence par une guide qui a peur de la perspective et finit sur une version revue et corrigée du "Radeau de la Méduse"... en passant par l'urinoir de Marcel Duchamp enfin rendu à sa fonction première.
Même si une petite connaissance en histoire de l'art permet de capter un peu plus de gag on peut tout autant s'amuser de cette galerie de personnages.. et certaines scènes usent d'effets spéciaux impressionnants.
La moitié des acteurs français dans un film qui empile les sketchs de 10 secondes, le tout réalisé par Jean-Michel Ribes: non, ce n'est pas "Brèves de comptoir": hélas. On s'ennuie ferme, pas grand chose n'est drôle, et à peu près tout est téléphoné, attendu, lourd ou tombant à plat. On parlera donc de gâchis pour ce qui aurait dû être ou ce qui reste de positif, comme la critique des amateurs d'art (regard complexe, parfois fin, mais finalement trop complexe) sans dénigrer l'Art lui même, les décors et la lumière, eux, souvent à la hauteur du projet, et bien sûr le casting digne d'un palace, ou de "Palace". Quelle dommage d'avoir transformé tout ça en punition pour le spectateur...
Dès l'ouverture, avec l'intervention de Julie Ferrier, on comprend très vite à quoi on fait face. Le ton est donné vers le décalage complet et l'esprit loufoque, assumé à outrance. J'aurais bien tenté une comparaison avec une célèbre troupe de comiques Brittaniques des 70's, mais ce serait vraiment leur faire honte que d'avoir un tel batard en héritage. Le film n'est pas drôle pour un sou, lourdingue et surtout soporiphique. C'est un véritable gachis d'inviter tant de grands acteurs pour cette mélasse intellectuelle qui ne plaira qu'aux bobos Parisiens en manque d'excentricité. Si le film était une oeuvre d'art, il ne serait probablement pas un Picasso, encore moins un Velasquez ou un Rembrandt, mais un Jeff Koons : un truc laid et auquel on ne comprend rien. Et dire que tant de films doivent se battre pour être montés en France : c'est un vrai déshonneur que nous offre Michel Ribes.
Ce film ne mérite ni l'excès de critiques ni l'encensement téléramien; c'est le résultat de la fausse bonne idée de transformer une pièce de théâtre très parisienne et, ma foi, pas mal du tout en oeuvre cinématographique afin que le bon peuple provincial, si détesté pourtant par J-Michel RIBES, puisse avoir accès au sommet de la pensée et de l'humour. Le résultat, c'est quelques bons gags (le ministre de la culture!),mais aussi pas mal de beauferies (les homos) et des divagations hors sujet (envahissement de l'art par la nature) si ce n'est qu'elles reprennent les obsessions récurrentes de JMR (on sait qu'il hait la campagne, il l'a déjà fait un livre là-dessus).
Un véritable navet comme on en avait pas vu depuis très longtemps, et qui ne donne aucune envie de défendre l'exception culturelle française. On ressort de ce film hanté parne question: comment autant de bons acteurs ont-ils pu accepter de se compromettre dans un film aussi pathétique? Entre les clichés acumlés à la pelle, les caricatures très peu subtiles pour ne pas dire d'une lourdeur rarement vue, la simple nullité déguisée en absurde de certaines situations qui seraient risibles si elles ne cherchaient pas à l'être (l'employé qui réssuscite, Josiane Balasko et son fils) et un final élevant le film au rang de série Z promise à devenir une référence en matière de pur mauvais goût. C'est pourquoi le fait de lire dans Télérama qu'"il y a une verve à la Ionesco" dans ce film m'attriste autant que cela me révolte: ne mélangeons pas les torchons et les serviettes s'il-vous-plaît! A la différence de Jean-Michel Ribes, Ionesco maîtrisait de manière admirable la langue de Molière et avait le don de créer des situations absurdes d'une subtilité frisant le génie, or la subtilité est bien le grand absent du film de Ribes. Les acteurs sont très bons et certaines scènes font mouche, mais l'ensemble est bien trop maladroit pour séduire. Musée haut musée bas est un des pires films de l'année, navrant du début à la fin, à éviter absolument.
Sous-couverts de disséquer l'Art et ses conséquences, Ribes s'auto-congratule et offre au cinéma français l'un de ses pires représentants. Ça n'a aucun sens, ça ne veut rien dire et apparement, il faut aimer parce que c'est de l'art. Voilà le genre de "travail" qui fait vraiment de la peine tant c'est insultant envers tout le bien que l'on peut penser du cinéma.
Si ça c’est de l’art, alors j’y suis beaucoup plus imperméable que le musée du film ! Les bras m’en tombent comme dirait la Vénus de Milo ; on en ressort plus médusé que le radeau, on pourrait même penser que Guernica est une toile prémonitoire destinée à dépeindre l’horreur des spectateurs après le visionnage de cette « pellicule ». Un seul intérêt : Découvrir que Mr Bean a un sosie français qui a un sens profond de l’élégance. Petite remarque qui m’interpelle sur les notations: Bizarre, bizarre de constater le nombre d’allocinéens votant 4 étoiles et pour qui ce film constitue la première critique… Musée haut – musée bas déclencherait-il de soudaines vocations épistolaires ? Ou bien le réalisateur a-t-il fait appel à la rescousse à tous ses potes en leur demandant de s’inscrire en urgence sous divers pseudos pour faire artificiellement remonter une moyenne qui ne peut-être que catastrophique (si je me réfère au nombre de personnes qui ont quitté la salle avant la fin) ? J’ai notamment lu « Jubilatoire, comment peut-on ne pas l’aimer ?», et bien je me pose exactement la question inverse…
Que dire de ce film qui avait un atout important pouvant entrainer un succès important: une pléiade d’acteurs tous aussi talentueux les uns que les autres. Mais en voyant ce film, on ne sait que répondre si ce n’est que c’est affligeant. M. Ribes décide ici d’utiliser le détournement de façon burlesque pour se moquer des ministres de la culture, du snobisme des parisiens ainsi que sur les réflexions sociales, esthétique…. Tiré d’une pièce de théâtre à succès, le film garde un côté théâtrale, sans mise en scène, cadrage ou autres effets qui aurait put relever le film ainsi que sans aucune idée nouvelle ne voyant ici qu’une simple adaptation n’étant fait que pour générer de l’argent (mais les résultats au Box-office nous prouve le contraire), on découvre donc des petites saynètes assez nombreuses (il faut caser tout ces acteurs) qui sont presque toutes inabouties. André Dussolier en copie de Jack Lang car c’est bien connu que jack Lang a été le seul ministre a s’occupé et s’intéresser autant à la culture, des acteurs dont on à l’impression qu’ils en font trop pour rendre leur présence plus importante, qu’on se souvienne d’eux et qu’ils rendent leur présence utile. Il y en a même qui se demandent ce qu’ils font dans ce film, c’est pour dire. En résumé le film est sans grand intérêt avec des dialogues, lorsqu’ils sont dit, sont répétés plusieurs fois comme-ci le réalisateur (qui a aussi la casquette de scénariste) croit qu’il a sorti la meilleur blague du monde, mais aussi des expressions lorsqu’une personne découvre une œuvre qui lui plait. Le plus déroutant est l’image que se donne Ribes : conservateur fou, des touristes incultes, les gens de la rive gauche vu comme des prétentieux cultivés. On a l’impression que le réalisateur déteste ces amis et qu’il se moque même d’eux ainsi que ceux qui pourrait devenir ses amis. Ribes essaye de nous parler d’inégalité culturelle, pensant le faire par le biais de ces personnages tous différents(...suite sur mon blog)
Je ne comprends pas les mauvaises critiques à l’égard de « Musée haut, musée bas ». C’est l’un des tout meilleurs films français de ces dernières années. Les dialogues percutants servis par une diction remarquable, pas ces chuchotis inarticulés, une écriture structurée qui sait où elle va, pas ce brouillon de scénario d’un certain cinéma français, des situations décalées, des trouvailles qui ouvrent des horizons stimulant la pensée à chaque instant, sont des atouts majeurs qui font du film un chef d’œuvre, que de petits défauts (longueurs dans le thème récurrent du parking) n’empêchent pas d’être génial. Ainsi de ces tableaux vivants, reproduisant de grandes toiles de maîtres, qui provoquent une intense émotion esthétique. On a peut-être trop habitué le public à ne pas réfléchir, d’où l’accueil plutôt froid dès que le propos n’est pas au ras des pâquerettes. Contrairement à ce qu’ont voulu comprendre et faire croire certains spectateurs, J.M. Ribes démontre par l'exemple que l’art n’est pas réservé à une élite et que son effet est puissant et libérateur, justement sur ceux qui n’ont pas l’habitude de fréquenter les musées. Ici la critique du snobisme attaché à l’art contemporain n’est jamais creuse ni gratuite, la moquerie adressée aux béotiens est sans mépris, sans méchanceté, au contraire pleine de tendresse et de complicité, chaque remarque au premier degré provoquant un étage supplémentaire de réflexion sur l’universalité de l’art. Une inventivité visuelle constante caractérise l’ouvrage. Je pourrais donner mille exemples, je citerai seulement Michel Blanc, attendrissant et effrayant dans son obsession d’exterminer toute vie végétale dans le musée car la nature imite très mal l’art. Mais la nature fait des projets de vengeance… Ribes provoque un rire plein de tendresse qui soulage et un sourire de satisfaction complice grâce à son intelligence. Une seule vision n’épuisant pas le plaisir, je n’ai qu’une hâte, revoir ce film et un seul conseil: courez-y vite!
Ce film est très rigolo et l'histoire sympas et originale, mais je lui mets que 2 etoiles car la fin tourne en vrille! Je ne m'attendais pas à cette fin là dont j'ai été déçu
L'art, notion très relative. A une époque où l'art est accessible à tous, voire vulgarisé, MHMB représente la curiosité, la fascination, le plaisir que procure l'art, aussi le respect qu'il force. Il évoque tous les mouvements, sans la moindre logique ni la moindre considération. Parcourant les différentes galeries, passant par la cafétéria, la boutique, Ribes fait un mauvais choix qui lui est fatal : se focaliser davantage sur décor et personnages que sur l'art. Ratage complet : déjà, par absence de talent et d'un style propre ; Ribes emprunte, mime, pastiche ; prend parfois ses airs à la Almodovar dans des décors colorés, ou se prend carrément pour Resnais, croyant que filmer les mêmes acteurs en reformant les mêmes couples et leur faisant débiter des répliques de style mimétique, suffirait pour en capter le talent. Ensuite, le sens qu'il prétend cultiver pour l'auto-dérision ou l'absurde ne suffit pas à décomplexer le ridicule qui fait l'essence de l'œuvre. Comiques de situations, de mots, de répétition, de personnages, tous sont bons pour nourrir une outrancière succession de saynètes inégales, interminables ou fulgurantes, jamais dotées du bon timing qui permettrait de les apprécier et déservant la plupart de leurs acteurs. Ces saynètes aux répliques ultra-lourdes semblent condensées pour masquer la légèreté d'un propos pseudo-intello, sans esprit. Pendant que le spectateur tente de trouver une raison d'être à ce casting éclectique et haut en couleurs, le film se barre dans un décalage qu'il voudrait absurde mais apparaissant totalement fade tant il est hystérique, surréaliste. Le spectateur se retrouve vite comme Muriel Robin recherchant Kandinsky dans ce bordel culturel, à rechercher l'art, le grand, en vain. Pas le moindre éclat, de talent, de rire. Nul besoin de s'affoler comme les visiteurs papillonnants de ce musée, c'est la crise de nerfs qui guette le spectateur. Une lueur de clairvoyance : l'art et la culture sont deux espèces en voie d'extinction !
Je ne met pas zéro car il y a une distribution énorme et un début prometteur cependant on s'en lasse très vite, ça devient rapidement totalement idiot et les situations comiques disparaissent pour laisser place à des inutilités et des inepties horripilantes et navrantes. Un véritable navet, un film qu'on a aucun mal à oublier et tant mieux!!
Comment autant d'artistes de talent ont-ils pu se fourrer dans un film sans queue ni tête ? Cela fonctionne surement sous la forme d'une pièce de théâtre, mais au cinéma, sans fil conducteur, façon tranches de vies, non. Ou alors ça a fonctionné dans les année 80 mais là, on nage dans du cinéma franchouille bien ringard avec des personnages coincés dans leurs stéréotypes comme le marron dans le cul d'une dinde. Un gâchis.
Qu'il est loin le Ribes fou, génial et absurde... On est dans un concours de qui jouera le plus mal dans cet objet très laid, pas drôle, faussement subversif où tous les habitués des cocktails viennent faire un numéro pathétique et beauf. Chaque mot, chaque gag est surligné et on patauge au niveau de la mer comme ce musée qui coule... ON se croirait dans les pubs d'assurances du même auteur. Le passage de la scène au cinéma est totalement raté. Ribes qui assassine sa propre pièce... C'est peut-être de l'avant garde ?